Langue française

  • N'a-qu'un-oeil

    Leon Cladel

    ÉNOPHON, Horace, Virgile, Homère, et tous les autres classiques, grecs ou latins, m'avaient excédé terriblement ; aussi me disposai-je à jouir de mon mieux des vacances de Pâques, enfin venues : on était au commencement d'avril en cette année mémorable où, grâce à Paris, l'héroïque Paris, la France fut débarrassée en un clin d'oeil de feu M. Guizot, autruche dogmatique et pontificale qu'en pleine Sorbonne, plus tard, sous le bas-empire, un futur tribun, huppé parmi les plus huppés de la pseudo-République actuelle, osa qualifier avec enthousiasme de vieux lion, tout comme s'il se fût agi de Mirabeau-Tonnerre ou de Danton le chevelu, ce Shakespeare du Forum qui « jetait en défi aux rois une tête de roi !Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • Poésies

    Léon Cladel

    • Arelire
    • 1 Janvier 1970

    Table des matières
    Des poésies ignorées ?
    Poésies

    Maman
    Phoebé
    Yeux lyriques
    Le Soldat
    Menace
    L’Échafaudage
    Invitation
    L’Amie
    ? ? ?
    In excelsis
    Connais-tu la raison...
    La Cabane
    La Musicienne
    Le Puits
    Le Prêtre
    La Montagne
    L’Heure
    Elle
    Les Carriers
    Bouffée d’air natal
    Derniers vers d’un poète mort jeune
    La Mienne
    Le Nuage
    Mon Âne
    Déclaration
    Je ne l’aime pas...
    Palinodia
    S. M.
    Que devenir !...
    Aux Vélites
    Le Lion
    En Quercy, l’été
    Stances héroïques
    Médaillon
    Au Mort
    Versiculets
    Le Monstre
    Il est enfin une franche princesse...
    A Auguste Fourès

    Poèmes en prose

    Confiteor
    La Déesse
    Le Vétéran
    Défaillances
    Monsieur Escobar
    Ivresse
    La Mort d’un Âne
    Cynisme
    Le Proscrit

    Chansons et poèmes extraits de romans

    /> Le Soldat du Quercy
    A Ville-Neuve, n’allez pas...
    Aniren din’s lou cel...
    Le roi a fait battre tambour
    Ourland es tournat...
    Fra Coulas
    Le galant maréchal
    Poulido Margarîdo
    La brune et la blonde

    Chansons inédites

    Chanson de l’Étudiant
    La chanson de Pomponette
    Le choeur des Pradoteuses

    Notes
    Notes bibliographiques
    Chronologie
    Notes et commentaires

  • Guillaume est un enfant trouvé par des vendangeurs sous la souche d'une vigne. Son enfance est misérable, il est délaissé par les hommes et s'attache plus aux animaux de la ferme qu'aux humains. Sa vie va basculer le jour où il rencontrera des bûcherons, qui lui apprennent leur métier. L'enfant découvre ses semblables et bientôt il connaîtra l'amour...

  • Peintures écrites(1)Au docteur Pierre Midrin Grondant au loin, un express volait au-dessus de la colline et du couvent des Minimes, où règne la colonne militaire érigée après 1814, et tout à coup la foule immense, stationnant aux abords de la gare du Béarn, aperçut entre deux mamelons très chevelus un énorme panache de fumée ondulant dans les airs, ensuite ouït les ronflements du train écrasant les rails et les sifflements de sa locomotive : - Il approche, il accourt, il arrive ; enfin, enfin, nous le verrons ici, lui !Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • 5 Novembre 1869N° 918 DE L'UNIVERS LE PAYSANETANT ministre, M. Duruy, maintenant sénateur (Dieu lui fasse paix !), promenait volontiers une charge dessinée par La Bruyère, dans un moment de mauvaise humeur, contre le Fortunatus agricola de Virgile. Sans scrupule, peut-être avec candeur, le léger ministre présentait cette figure de rustre, ou plutôt de brute, comme le type de l'homme des champs de l'ancien régime.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • Quelques sires

    Leon Cladel

    ? ! ?... Il paraît qu'à l'aspect de ce grand pendard, vêtu d'une sorte de stambouline et coiffé d'un fez authentique à gland bleu, qui s'était permis de s'introduire chez moi, sans avoir préalablement frappé à la porte de mon sanctuaire, et se tenait immobile au pied de ma couchette, où, faute de place, aucun couple ne se fût logé, mes sourcils, sous le bonnet de coton qu'à cette époque j'arborais, la nuit, sur mon chef, avaient, en se contractant, dessiné deux énormes points d'interrogation séparés par mon nez, qui s'exclamait lui-même à l'instar du signe grammatical !Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • Parmi les collines boisées, que du haut des Buttes-Montmartre on découvre au septentrion, il en est une, entre Enghien et Montmorency, qui se souvient d'un certain Jean-Jacques, où j'ai passé des heures vraiment délicieuses au fond d'un chalet presque suisse entouré d'arbustes tantôt feuillus, tantôt dépouillés, mais peuplé l'hiver comme l'été d'une myriade de pierrots qui s'étaient assez familiarisés avec ma personne pour se percher sur les ailes de mon chapeau, quand je me promenais sous les ramures, à travers les champs d'alentour, et pour, à l'heure de mes repas, envahir ma table, y becqueter mon pain et boire mon eau jusque dans mon verre en se riant de ma complaisance et de ma débonnaireté.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • Dans un estaminet noir d'aspect, à la devanture brumeuse, aux carreaux opaques, se mouvaient de jeunes hommes, dont, dès l'abord, il n'était pas facile de déterminer la condition. Quelques-uns étaient revêtus de la vareuse artiste ou parasite ; sur quelques autres se moulaient des coachman aux doublures déchirées, d'une coupe flasque et indécise. Plusieurs vêtements trahissaient, au contraire, le ciseau de Renard ou de Dusautoy.Presque tous ceux qui étaient là portaient la chevelure inculte et longue.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

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