Louis Rousseau

  • Le Québec après Bouchard-Taylor ; les identités religieuses de l'immigration

    Louis Rousseau

    • Presses de l'université du québec
    • 1 Février 2012

    Ce livre plonge au coeur de la vie religieuse de quatre communautés au Québec : des bouddhistes d'origine cambodgienne, des hindous d'origine tamoule sri lankaise, des musulmans d'origine maghrébine et des pentecôtistes originaires d'Afrique subsaharienne. Des spécialistes tentent de comprendre le processus de recomposition identitaire de ces nouveaux citoyens.

  • Recherches sociographiques. Vol. 57 No. 2-3, Mai-Décembre 2016

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    • Département de sociologie, faculté des sciences sociales, université laval
    • 24 Janvier 2017

    N'ayant jamais fait l'objet d'une définition officielle, même dans les rares États ayant pourtant officiellement proclamé le principe aux fondements de leur organisation constitutionnelle, la laïcité n'a pas de contenu propre. Les significations qu'on lui attribue évoluent au gré des contextes historiques et des enjeux politiques. Ce faisant, la liberté conceptuelle qui en découle favorise la diffusion de représentations multiples - toutes légitimes - de ce qu'est la laïcité, ce qui contribuent à nourrir le débat scientifique. La polysémie inhérente au terme « laïcité » rappelle ainsi au chercheur le caractère dynamique de la réalité sociale qu'il a pour but d'analyser. S'inscrivant dans cette perspective, ce texte insiste sur l'importance des recherches sociographiques sur la laïcité, l'étude de ses trajectoires historiques, de ses fondements philosophiques, de ses ancrages juridiques et des débats sociaux qu'elle suscite s'avérant désormais indispensable à l'analyse compréhensive de l'objet « laïcité ».

  • Les Parisiens et les Parisiennes se répartissent en de nombreux types ou espèces. Le bobo, le bohème chic, le hipster et son opposé, lenormcore (ou le no-look) tiennent actuellement le haut du pavé. Ces espèces ont remplacé les branchés, les gauche-caviar et les midinettes, les titis et les mimis, et plus anciennement encore les grisettes, les lorettes, les lionnes et les chicards. Les types et les modes changent, mais non la frénésie d'étiquetage apparue en plein règne du "roi-bourgeois" (Louis-Philippe), à l'âge des physiologies. Grande pourvoyeuse de types de Parisiens et de Parisiennes, la littérature physiologique s'adresse à tous ceux qui, citoyens ou non de la capitale du monde, sont curieux de connaître les moeurs véritables des Parisiens et de comprendre pourquoi ils se trouvent si intéressants.
    Ce coffret contient dix oeuvres de la littérature française, avec une préface et une présentation de Jean Demerliac : Les Français peints par eux-mêmes (collectif), Physiologie de l'employé d'Honoré de Balzac, Physiologie de l'étudiant de Louis Adrien Huart, Physiologie de la lorette de Maurice Alhoy, Physiologie du Robert-Macaire de James Rousseau, Physiologie et hygiène de la barbe et des moustaches d'Eugène Dulac, Du dandysme et de G. Brummel de Jules Barbey d'Aurevilly, Jérome Paturot à la recherche d'une position sociale de Louis Reybaud, Les Réfractaires de Jules Vallès, Messieurs les ronds-de-cuir de Georges Courteline
    Retrouvez dans la même collection : Trois révolutions, deux empires, deux républiques..., Le Siècle positif, Le siècle de fer, Argent, bonheur et richesse, Esprit es-tu là ?, Le Tour du monde, L'Invention de Paris : des bas-fonds au Gai Paris, L'Amour dans tous ses états, Miscellanées.

  • Robert Laplante signe l'éditorial de ce numéro d'été en se réjouissant d'une initiative, le prêt de semences, de plusieurs bibliothèques qui savent se réinventer en se définissant comme lieu de culture vivante. Ce numéro sera « une occasion exceptionnelle de faire la preuve qu'il peut y avoir des liens intimes entre les navets et les chefs-d'oeuvre. » conclut l'éditorialiste. En témoigne selon lui l'excellente recension par Paul-Louis Martin de Curieuses histoires de plantes du Canada 1760-1867. Outre le parallèle botanique, ce numéro regroupe sous le titre de « L'air du temps » des recensions de Camarade, ferme ton poste (Bernard Émond), L'ère du temps. Modernité capitaliste et aliénation temporelle (Jonathan Martineau), Le désert et L'oasis. Essais de résistance (Jean-Claude Ravet) et Fuck le monde (Simon-Pierre Beaudet). Une vingtaine d'autres recensions traitant de divers sujets historiques, politiques et sociaux ainsi qu'un entretien de Pascal Chevrette avec Marc-André Bernier, coauteur de Renaissances de la rhétorique parue aux éditions Nota bene complètent le numéro.

  • L'Université du Québec 1968-2018

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    • Presses de l'université du québec
    • 7 Novembre 2018

    Le présent ouvrage est le fruit du travail d'une cinquantaine d'auteurs, professeurs et autres professionnels, associés aux diverses composantes de l'Université du Québec, réseau qui célèbre en 2018 son 50e anniversaire. Le fil conducteur de ce collectif est le développement de l'enseignement et de la recherche dans les constituantes de l'Université au cours des cinquante dernières années.

    Fille de la Révolution tranquille et de l'État-providence, l'Université du Québec s'est donné une mission axée sur l'accessibilité sociale et géographique. Elle propose une gouvernance plus collégiale par rapport à celle de l'institution universitaire classique et un rapport à la connaissance différent qui se traduit aussi bien dans l'enseignement que dans la recherche. L'Université du Québec est une création institutionnelle, mais c'est surtout une communauté qui s'est construite peu à peu, une construction collective.

    Le réseau est aujourd'hui formé de six universités constituantes, d'une université affiliée, de deux écoles universitaires et d'un institut de recherche regroupant lui-même quatre centres. En 2016-2017, l'Université du Québec regroupait tout près de 7 000 employés : 2 800 professeurs, 1 300 professionnels, près de 1 200 employés de bureau, plus de 1 000 techniciens, 350 cadres de direction et près de 300 employés des métiers et services, en plus de compter quelque 4 200 chargés de cours. En 2016, elle a délivré plus de 26 000 diplômes aux trois cycles d'études supérieures et a géré plus de 185 millions en fonds de recherche.

  • La Confédération a 150 ans et Relations se fait l'avocat du diable avec son dossier : « Ce qu'on ne fêtera pas ». Jean-Claude Ravet, Frédéric Barriault, Alain Deneault, Dalie Giroux, Diane Lamoureux, Murray Dobbin, Éric Pineault, Emiliano Arpin-Simonetti et Catherine Caron, Linda Cardinal et Rémi Léger, prêtent leur plume à ce dossier qui « vise à remettre certaines pendules à l'heure - notamment sur le colonialisme qui caractérise l'entreprise canadienne depuis ses origines. » (Jean-Claude Ravet). En bute à l'image édulcorée du Canada et de son histoire qui est servie jusqu'à plus soif dans le cadre des célébrations officielles, les auteurs se demandent « comment dépasser la logique extractiviste et capitaliste qui oriente le développement du Canada, au détriment des peuples qui l'habitent? Quels sont la place et l'avenir de ces peuples au sein d'un pays multinational qui ne s'assume pas? » Aussi dans ce numéro, l'extrême-droite québécoise est-elle réellement menaçante et Trump sera-t-il un tremplin pour les idéologies de gauche?

  • Il est de plus en plus clair, à mesure que se généralise la prise en charge par les algorithmes de nos rapports sociaux, que ces technologies - du moins, dans le cadre qui prévaut aujourd'hui - contournent l'exercice démocratique. On pose parfois sur elles un regard apolitique, puisqu'on ne comprend pas bien leurs rouages. Mais les algorithmes font des choix pour nous, ils trient l'information, formulent des prédictions de façon si opaque et mystérieuse aux yeux de la majorité que le processus s'en trouve naturalisé. « Si la machine le dit... » Ainsi, nous apprenons à conjuguer avec les résultats des calculs algorithmiques sans se trop se demander ce qui se passe derrière le rideau, ou plutôt derrière l'écran. Les rouages intimes de l'algorithme nous échappent. Nous n'avons pas eu le temps de réfléchir aux implications sociales de la délégation aux algorithmes d'un nombre croissant de tâches et de responsabilités humaines. La technologie nous a dépassés en un claquement de doigt. Mais ce faisant, nous apprêtons-nous à renoncer à l'exercice politique lui-même, en succombant aux chimères de la rationalité technoscientifique, qui prétend pouvoir résoudre toutes les tensions, tous les conflits ?

  • Atlas historique des pratiques religieuses : sud-ouest du quebec

    Rousseau Louis

    • Les presses de l'université d'ottawa
    • 1 Janvier 1998

    Au moment où le Québec s'intégrait aux circuits commerciaux internationaux et préparait son entrée dans l'industrialisation, un vaste changement socio-culturel plaçait la religion au coeur des conduites et de l'image que se fait le peuple de ce monde en changement. L'Atlas historique des pratiques religieuses étudie le Sud-Ouest du Québec, qui abrite maintenant les deux tiers de la population québécoise, au moment où se déroulent, entre 1820 et 1880, les phases d'un véritable réveil religieux. Par le moyen des cartes, de graphiques et de tableaux liés au texte des planches, on observe dans cet atlas le mouvement d'ensemble qui modifia les attitudes et les conduites religieuses populaires. Voici quelques-uns des thèmes présentés à partir d'informations inédites tirées d'archives religieuses : salaire des curés, nombre d'auberges et de maisons closes, capitalisation des paroisses, découpage des frontières des paroisses, transformations démographiques, fréquentation scolaire, pratique du jeûne et de la communion pascale, campagnes de tempérance, zones à forte pénétration protestante, architecture des églises, dévotions, paroisses fécondes en prêtres ou en soeurs. Voici, enfin, le portrait contrasté des transformations religieuses qui ont donné à la société québécoise, il y a un siècle, un fort sentiment de sa valeur et de sa sécurité. Ce surprenant tableau historique relance la question de la place du facteur religieux à l'ère où s'impose l'idéal du progrès.

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