Magali Lefebvre

  • Si le mythe du loup-garou est l'un des plus classiques et tenaces de la culture populaire, ce n'est pas un hasard : ces créatures n'amusaient pas du tout nos ancêtres, qui jugèrent et brûlèrent environ 100 000 personnes pour « lycanthropie » entre 1500 et 1700.
    11 auteurs vous livrent ici 11 histoires de loups-garous, du passé, du présent ou du futur, de ce monde ou d'un autre, fleurant bon le terroir, la chair fraîche et le sang qui fume. Le loup-garou peut y être un prédateur, un monstre, un fou ou une victime, mais aussi parfois une allégorie de la nature sauvage et indomptée. Son dernier rempart contre la civilisation humaine. Un écolo de la première heure, en quelque sorte !

    S'il est vrai que le monstre n'est pas toujours celui qu'on croit, vous resterez toutefois libres de hurler avec les loups... À moins que vous ne préfériez libérer la bête qui sommeille en vous ?

  • La société postindustrielle produit de plus en plus de « cités fantômes », ces villes, quartiers et rues désertés par leurs habitants lors d'une crise économique (Détroit, Michigan ; Gary, Indiana), d'un accident nucléaire (Pripiat, Ukraine ; Fukushima, Japon), d'une catastrophe naturelle (New Orleans, Louisiane ; Plymouth, Montserrat) ou encore, à l'occasion d'un plan d'urbanisation forcée, ou d'un projet industriel avorté (Ordos, Mongolie ; Hashima Island, Japon). Ces zones urbaines, si souvent représentées dans leur matérialité brute - décombres, ruines et objets du quotidien désertés de toute âme -, interrogent particulièrement le devenir de nos sociétés ébranlées par les successives crises économiques, écologiques et humanitaires, articulées aux nouvelles configurations du local au global.

    Les ruines et les vestiges de la cité sont depuis longtemps l'objet de réflexions philosophiques. Leur présence, témoignage d'une béance, invite à une méditation sur le déclin et la disparition des civilisations passées, sur l'inexorable passage du temps et l'échec de son contrôle, sur l'incertitude des activités humaines, sur la perte, le manque, la mort. En elles s'exprime « [...] la fatalité en germe au coeur de toute chose » (Lacroix, 2008, p. 85), et elles appellent en ce sens une conscience aiguë, sensible, du temps, un « temps pur » (Augé, 2003) qui se donne, avant toute mise en récit, comme sensation et condition. L'esthétique de la mort dans les ruines de la cité, qui joue de ce dessaisissement vertigineux provoqué par la sensation du temps qui court, se transforme radicalement au début du XXe siècle pour interroger non plus un passé disparu qu'on regretterait, mais bien un présent de guerre et de décombres, un présent-catastrophe (Makarius, 2004 ; Benjamin, 1991).

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    Vous, incorrigibles romantiques, fans de Twilight et de Fifty Shades of Grey, d'After ou de Calendar Girl, lecteurs inavoués de new romance... Fuyez cette anthologie, n'explorez pas ses sentiers interdits ! Vous risqueriez d'y rencontrer des personnages improbables, d'y découvrir des unions contre-nature et monstrueuses... Comment ? Vous souhaitez en savoir plus ? Alors allez-y, tentez l'aventure, mais gare à Huguette la vieille démone ou à Xalanthussia l'extra-terrestre sexy ! Vous risqueriez de ne plus jamais voir l'érotisme de la même façon...

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