Marc Andre Brouillette

  • La langue de ta langue

    Marc André Brouillette

    • Éditions du noroît
    • 4 Mai 2021

    Poursuivant le projet amorcé avec le recueil Ta voix là (2015) autour de l'écrivain italien Mario Luzi, La langue de ta langue s'appuie sur les univers singuliers de Roberto Juarroz (1925-1995), Arnaldo Calveyra (1929-2015), Silvia Baron Supervielle (1934-) et Jorge Luis Borges (1899-1986) pour interroger le fil de l'existence depuis les mouvements du corps et de la langue. Les poèmes prennent la forme d'un dialogue fait d'allers-retours entre les textes, le carnet, la rêverie, les déambulations dans Buenos Aires, la table de travail, et tout ce qui participe à faire apparaître, disparaître, puis réapparaître une parole qu'on pétrit dans la patience des jours pour faire surgir une certaine langue, au milieu de celle qu'on partage, qui puisse répondre à ce que la poésie interpelle en soi. D'un hémisphère à l'autre, l'Argentine se transforme en une expérience qui interroge les lieux intimes que seule l'écriture peut visiter.

  • L'automne 2004 a marqué le centième anniversaire de naissance du poète français Jean Tortel (1904-1993). Auteur de nombreux recueils de poésie, ouvrages de prose et études diverses, Tortel est encore considéré aujourd'hui comme un écrivain marginal en comparaison des Ponge et Guillevic avec lesquels il a entretenu des relations d'amitié et des échanges littéraires. Cette oeuvre diversifiée manifeste un désir constant d'approfondir la question du langage poétique dans ses multiples facettes (historiques, critiques et formelles). Le présent numéro a pour principal objet de susciter une rencontre autour d'une oeuvre trop peu connue et d'en mesurer l'apport dans la poésie moderne du XXe siècle.

  • Voix et Images consacre son numéro printemps-été au poète francophone d'origine ontarienne Patrice Desbiens. Actif depuis les années 70, établi au Québec depuis 1988, Patrice Desbiens est l'auteur d'une oeuvre abondante « qui réussit la prouesse de faire et dire beaucoup en peu de mots. » Ce dossier se veut surtout un premier effort collectif de sonder une oeuvre, qui malgré l'engouement qu'elle suscite, n'a encore fait l'objet d'aucune publication d'envergure, monographie, dossier thématique ou volume issu d'un colloque. Comprenant cinq études, le numéro propose d'examiner les « postures vocales » du poète (Marc André Brouillette), les manifestations et effets de « décalage » (Thierry Bissonnette), les dimensions narratives de ses textes (Frédéric Rondeau), la mise de l'avant d'expériences partagées dans un contexte capitaliste (François Paré) et une réflexion sur sa consécration (Lucie Hotte).

  • Ce numéro de printemps de Lettres québécoises est sous le signe de la poésie. La discrète poète Martine Audet (en couverture) se dévoile dans un autoportrait poétique et répond aux questions de son amie Catherine Mavrikakis dans « un entretien n'en est pas un, car c'est l'oeuvre d'Audet qui parle ». Gaston Bellemare est en entrevue pour souligner la 30e édition du Festival international de poésie de Trois-Rivières qui se tenait en octobre dernier et un article sur le Printemps des poètes nous rappelle que le Mois de la poésie est à nos portes. À lire aussi dans ce numéro, un dossier abordant la problématique de l'enseignement et de l'apprentissage de la littérature québécoise au secondaire et au collégial.

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