Marie-Pier Lafontaine

  • Chienne

    Marie-Pier Lafontaine

    Deux soeurs sont soumises durant leur enfance et leur adolescence à toutes les humiliations. Tenues en laisse, obligées de marcher à quatre pattes, empêchées d'uriner, frappées. Leur mère est le témoin muet de ces agressions répétées qui provoquent au père un plaisir sadique renouvelé.
    Viol supendu, inceste latent, jamais consommé.
    Un style lapidaire pour dire l'innommable et la monotonie de l'horreur. Chienne est, racontée à la premiere personne, l'histoire d'une jeune fille démolie qui s'appuie sur les pouvoirs de la littérature pour retrouver un corps et une parole.
    Et quand elle mord, ça fait mal.

  • Les personnages féminins sont rarement de mauvaise foi, et lorsqu'ils le sont, c'est toujours pour une bonne raison. Ce collectif de nouvelles, réunissant dix autrices et auteurs aux genres et aux voix variés, plonge dans la cruauté non négociée ou excusée des femmes.

    En explorant de manière audacieuse les différentes manifestations de la méchanceté (physique, psychologique, morale), les onze textes du recueil de nouvelles Cruelles mettent en scène d'odieuses amies, d'impitoyables mères et d'inquiétantes soeurs. Des femmes irrémédiablement cupides, perverses, et surtout, non-repentantes.

  • Le numéro printanier de XYZ se déploie sous le thème "Je préférerais ne pas", traduction maladroite du I would prefer not to de Bartleby le scribe dans la nouvelle éponyme d'Herman Melville (1853). L'expression signifie aujourd'hui la résistance passive, le haussement d'épaules inquiétant. D'un usage policier (Marie-Pier Lafontaine) à son pur détournement (Jean-Michel Fortier), les usages du thème sont inventifs. D'un ton érudit (Patrice Lessard) ou faussement scientifique (Daniel Grenier), taillé dans l'évocation poétique (Louis Carmain) ou dans le langage du quotidien (Mélissa Verreault), les nouvelles réinterprètent à leur manière l'art de la fuite : on esquive (Caroline Guindon) et on refoule (Annie Perreault). La revue présente également la première édition de son concours de traduction, en collaboration avec le Centre Figura sur le texte et l'imaginaire. Marie-Pier Labbé remporte les honneurs pour sa traduction de Jill Sexsmith, « Marcher sur une craque ». En thème libre, lisez une saga familiale (David Clerson), un monologue dense et morbide (Julien Farout) et une traduction de Douglas Smith (Mélina Lau). (source : XYZ. La revue de la nouvelle)

  • Ce numéro de la revue Voix et images s'intéresse à l'espace démocratique dans la littérature québécoise contemporaine. « Plutôt que de considérer la littérature comme un reflet fidèle des débats politiques qui agitent l'espace public [...] [les collaborateurs et collaboratrices tentent] de saisir la manière dont elle forme un espace démocratique alternatif qui, sans être autonome, oppose une forme de concurrence aux discours hégémoniques et prend en charge des débats non résolus dans l'espace public ou qui n'ont pu surgir que dans ses marges. » (Julien Lefort-Favreau, Stéphane Inkel) Parmi les oeuvres soumises à l'analyse notons, entre autres, Madame Victoria de Catherine Leroux, Un livre sur Mélanie Cabay de François Blais, Volkswagen Blues de Jacques Poulin L'évasion d'Arthur ou la commune d'Hochelaga de Simon Leduc, certains titres de Maude Veilleux, Lise Tremblay et Erika Soucy, Oscar De Profundis de Catherine Mavrikakis, Le poids de la neige de Christian Guay-Poliquin et les romans de Kevin Lambert.

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