Mbaye Diouf

  • Peut-on envisager une énonciation de l'exil et de la mémoire dans le roman féminin francophone affranchi de la tutelle féministe ? Quels lieux de rencontre entre le texte africain et le texte occidental ? Ces questions structurent cette contribution majeure et inédite dans les études francophones en associant des écrivaines aussi différentes de style, de parcours et de cultures que Marguerite Duras (France), Anne Hébert (Québec) et Aminita Sow Fall (Sénégal).

  • La revue Études françaises fêtera dans quelques mois son cinquante-cinquième anniversaire. Peut-elle, pour autant, se croire à l'abri des tourbillons qui entraînent les créations les moins éphémères ? Pour la dixième fois depuis sa fondation en février 1965, elle change de directeur[2]. Afin d'éclairer ce long parcours, le rappel de quelques dates n'est sans doute pas inutile[3]. Le premier numéro de notre revue a paru en février 1965 sous l'égide du département d'Études françaises de l'Université de Montréal fondé en 1962. Si ce département a cru devoir changer de nom en 2003 et devenir le département des Littératures de langue française, la revue, elle, n'a pas souhaité renoncer au titre sous lequel elle croit avoir acquis une certaine autorité scientifique, ni déconcerter ses lecteurs, ni les bibliographes ni les bibliothécaires... Elle a été, dès l'origine, publiée par les Presses de l'Université de Montréal, elles-mêmes créées en décembre 1962, et se réjouit de l'être encore aujourd'hui, d'autant que c'est en collaboration avec cet éditeur que la revue décerne, depuis 1968, le prix de la revue Études françaises qui a été remis, pour la dix-huitième fois, au printemps 2019, à Marie-Claire Blais pour À l'intérieur de la menace[4]. En ne publiant que des oeuvres inédites, ce prix a permis de faire connaître - et reconnaître - des écrivains majeurs comme Ahmadou Kourouma (1968) et Gaston Miron (1970), aussi importants qu'Édouard Glissant (1995) et Assia Djebar (1999), des voix originales comme celles de Normand Chaurette (2011) et Louis Hamelin (2014), et celles de onze autres écrivains qui nous pardonneront de paraître les oublier[5].

  • « Un élargissement des frontières herméneutiques de la spatialité littéraire et
    cinématographique en francophonie constitue un important et nécessaire moment de réflexion que les études réunies dans ce volume veulent marquer. »

    Cet ouvrage est l'un des premiers travaux scientifiques consacrés aux littératures et aux cinémas francophones sous l'angle d'une géocritique postcoloniale. Développée au début des années 2000 autour des travaux de Bertrand Westphal, la géocritique est un nouveau champ d'étude de la représentation des espaces référentiels dans les narrations littéraires et non littéraires. Cet ouvrage en analyse les potentialités
    sémantiques dans les textes et les films francophones contemporains et montre comment des villes comme Dakar, Bizerte, Paris, Port-au-Prince, Libreville, Cyrthe ou le Cap révèlent de nouvelles topographies
    urbaines dont les formes architecturales et les histoires humaines sont reconstruites de manière surprenante dans les romans et les films francophones.

    Collaborateurs : Françoise Naudillon, Mbaye Diouf, Sihem Sidaoui, Obed Nkunzimana, Sada Niang, Whitney Bevill, Mouhamadou Cissé, Morgan Faulkner, Srilata Ravi, Josias Semujanga, Vincent Simédoh, Désiré Nyela, Kodjo Attikpoé, Lamia Mecheri.

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