Michel Aglietta

  • La monnaie

    Michel Aglietta

    Comprendre la monnaie dans toute sa complexité, tel est l'objectif de ce livre. En tant que lien entre l'individuel et le collectif, la monnaie transmet la puissance souveraine à l'économie à travers le temps par son emprise sur la finance, donc sur le système des dettes. Mais la liquidité est aussi l'objet de la polarisation des désirs de tous. Maîtriser cette ambivalence implique de construire et de conforter la confiance, car de sa destruction naissent les crises qui font resurgir le désir absolu de liquidité paralysant l'activité. Imbriquée dans les sociétés, la monnaie ne peut être appréhendée sans recourir à une démarche pluridisciplinaire qui mobilise les outils de l'anthropologie, de l'histoire et de l'économie politique. Ce livre parcourt cinq mille ans d'histoire pour saisir l'unité du phénomène monétaire et son rapport à la souveraineté à travers les transformations conjointes des ordres politiques et des systèmes monétaires. À partir de ces fondements, il est possible de comprendre les époques de régulation de la monnaie et les crises qui traversent le capitalisme jusqu'aux mutations de notre temps. Michel Aglietta est professeur émérite à l'université Paris-Ouest et conseiller scientifique au CEPII et à France Stratégie. Il a été membre de l'Institut universitaire de France et membre du Haut Conseil des finances publiques. Collaboration de Pepita Ould Ahmed et Jean-François Ponsot Pepita Ould Ahmed est économiste à l'Institut de recherche pour le développement (IRD) et membre du CESSMA à l'université Paris- Diderot. Jean-François Ponsot est maître de conférences au Centre de recherche en économie de Grenoble à l'université Grenoble-Alpes. 

  • Nous avons un besoin absolu d'Europe. Le " Brexit " illustre la défiance des peuples à l'égard d'une Union européenne dont ils dénoncent l'autoritarisme technocratique. Attisé par la victoire de Trump, le repli nationaliste pourrait bien l'emporter. En prenant pour point de départ la question de la démocratie, cet essai développe des propositions concrètes pour surmonter la crise européenne en commençant par rendre aux citoyens le pouvoir de se prononcer sur les grandes options économiques. La méthode des petits pas est révolue. Le contexte historique actuel appelle un nouvel acte fondateur, comme le furent l'institution du marché commun ou la création de l'euro. Cet acte, les auteurs le situent dans un budget européen, avec sa double dimension d'élément constitutif d'un ordre politique et de fonction d'investisseur en dernier ressort pour recouvrer une croissance soutenable. Seul l'avènement d'une véritable puissance publique européenne peut permettre la revitalisation des démocraties nationales en desserrant l'étau réglementaire de l'UE. En concevant la possibilité d'un partage des responsabilités politiques entre ces deux niveaux, les auteurs envisagent la figure inédite d'une double démocratie. Michel Aglietta est professeur émérite à l'université Paris-Ouest et conseiller au Centre d'études prospectives et d'informations internationales (CEPII) et à France Stratégie. Nicolas Leron, chercheur associé au Centre d'études européennes de Sciences Po, est président du think tank EuroCité et président du site de critiques Nonfiction.

  • Un regard critique sur les nombreux débats qui agitent les milieux économiques depuis la crise du système monétaire international et une tentative de caractérisation du nouvel ordre monétaire qui va se mettre en place d'ici la fin du siècle.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • L'Europe doit affronter les défits du XXIe siècle en retrouvant son autonomie idéologique dans l'esprit communautaire des origines. Ce livre montre le besoin d'une vue de long terme tournée vers deux finalités: reconstruire un contrat social fondé sur un partenariat entrepreneurial et investir résolument dans la transition écologique.

  • L'accord européen du 9 décembre 2011 introduit un début de gouvernance commune mais reste prisonnier d'un carcan de règles sans véritable action collective. Cet accord ne trace pas la voie d'une sortie de la crise par la croissance. Partant d'une analyse

  • La monnaie traditionnelle est-elle vouée à disparaître ? Les innovations en matière monétaire nous donnent le vertige : diversification des moyens de paiement avec les applications sur Internet et le mobile, apparition des monnaies digitales comme la libra ou de crypto-actifs comme le bitcoin, banalisation des monnaies locales... Comment s'y retrouver entre toutes ces monnaies ? Qu'est-ce qui différencie les monnaies digitales des monnaies électroniques ? Quid des monnaies de banque centrale ? Au-delà des aspects technologiques, quel est le rôle fondamental de la monnaie ? Celui-ci est-il menacé lorsque des acteurs privés cherchent à développer leur propre monnaie ? Ce livre veut démontrer que la monnaie est un bien public et que l'accès à la monnaie est une dimension fondamentale de la dignité humaine. À ce titre, la monnaie joue un rôle important tant pour les équilibres géopolitiques que pour le verdissement de la finance et la transition écologique des territoires. Ce livre y répond et nous explique pourquoi et comment. « Ce livre est d'abord d'utilité publique. En soulevant le voile de complexité qui obscurcit trop souvent les questions monétaires, les auteurs permettent aux citoyens de se les approprier. » Benoît Coeuré Michel Aglietta est professeur émérite à l'université Paris-Nanterre et conseiller scientifique au CEPII et à France Stratégie. Il a été membre de l'Institut universitaire de France et membre du Haut Conseil des finances publiques. Natacha Valla est économiste, doyenne de l'École du management et de l'innovation à Sciences Po, après avoir travaillé à la Banque centrale européenne. Elle a été membre du Conseil d'analyse économique (CAE) et du conseil scientifique de l'ACPR. Benoît Coeuré est un ancien membre du directoire de la Banque centrale européenne (2012-2019). Il est depuis 2020 chef du pôle innovation de la Banque des règlements internationaux (BRI), où il travaille notamment sur les enjeux de la monnaie numérique. 

  • Le capitalisme a pour centre nerveux la finance, dont la raison d'être est de faire de l'argent avec l'argent. Régulièrement secoué par des crises, il fait peser une menace d'instabilité sur nos sociétés. Surtout, ce capitalisme est responsable de l'explosion des inégalités sociales et de la destruction des ressources planétaires et du climat, ruptures majeures qui mettent en danger la survie des générations futures. L'enjeu de ce livre est de montrer que l'on peut « civiliser le capitalisme ». En réintégrant l'économie dans les rapports sociaux et en restaurant les biens communs, on peut remettre le capitalisme sur le sentier d'une croissance inclusive et soutenable. Ce livre pose les bases conceptuelles de cette transformation, qui passe par la démocratie participative, afin d'articuler justice sociale et écologie politique. Un livre fondamental pour penser autrement et à long terme les rapports entre finance, croissance et climat. Michel Aglietta est professeur émérite à l'université Paris-Nanterre et conseiller scientifique au CEPII et à France Stratégie. Il a été membre de l'Institut universitaire de France et membre du Haut Conseil des finances publiques. Avec les contributions de : Michel Aglietta (université Paris-Nanterre et CEPII), Luc Arrondel (Paris School of Economics), Gilles Dufrénot (université Aix-Marseille), Étienne Espagne (Agence française de développement), Anne Faivre (Caisse des dépôts et consignations), Yann Guy (université Rennes-II), André Masson (Paris School of Economics), William Oman (université Paris-I), Renaud du Tertre (université Paris-Diderot). 

  • Nous avons un besoin absolu d'Europe. Le " Brexit " illustre la défiance des peuples à l'égard d'une Union européenne dont ils dénoncent l'autoritarisme technocratique. Attisé par la victoire de Trump, le repli nationaliste pourrait bien l'emporter. En prenant pour point de départ la question de la démocratie, cet essai développe des propositions concrètes pour surmonter la crise européenne en commençant par rendre aux citoyens le pouvoir de se prononcer sur les grandes options économiques. La méthode des petits pas est révolue. Le contexte historique actuel appelle un nouvel acte fondateur, comme le furent l'institution du marché commun ou la création de l'euro. Cet acte, les auteurs le situent dans un budget européen, avec sa double dimension d'élément constitutif d'un ordre politique et de fonction d'investisseur en dernier ressort pour recouvrer une croissance soutenable. Seul l'avènement d'une véritable puissance publique européenne peut permettre la revitalisation des démocraties nationales en desserrant l'étau réglementaire de l'UE. En concevant la possibilité d'un partage des responsabilités politiques entre ces deux niveaux, les auteurs envisagent la figure inédite d'une double démocratie. Michel Aglietta est professeur émérite à l'université Paris-Ouest et conseiller au Centre d'études prospectives et d'informations internationales (CEPII) et à France Stratégie. Nicolas Leron, chercheur associé au Centre d'études européennes de Sciences Po, est président du think tank EuroCité et président du site de critiques Nonfiction.

  • Pourquoi l'abandon du franc et le passage à l'euro suscitent tant d'émotions ? Simple transfert d'une compétence économique ? Ou, plus profondément, remise en cause de notre identité nationale ? Mais alors comment la monnaie en vient-elle à symboliser l'identité d'un peuple ? Ce livre s'attache à répondre à ces questions en analysant la monnaie dans chacune de ses dimensions, économique bien sûr, mais aussi et avant tout religieuse, politique, sociale, psychanalytique, etc. Résultat d'un travail interdisciplinaire de plusieurs années, il montre comment la monnaie est beaucoup plus qu'un instrument d'échange de biens et de services : c'est le ciment des sociétés, les plus archaïques comme les plus contemporaines. Elle régit non seulement les relations des individus entre eux, mais aussi celles des citoyens avec l'État souverain. C'est le fonctionnement même de nos sociétés que cette analyse de la monnaie nous fait comprendre. MICHEL AGLIETTA et ANDRÉ ORLÉAN Professeur d'économie à l'université de Paris X-Nanterre, Michel Aglietta est membre du Conseil d'analyse économique auprès du Premier ministre. Directeur de recherche au CNRS, André Orléan est membre du CREA de l'École polytechnique. Avec les contributions de Jean Andreau, Mark Anspach, Jacques Birouste, Jean Cartelier, Daniel de Coppet, Charles Malamoud, Jean-Michel Servet, Bruno Théret, Jean-Marie Thiveaud.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Face aux crises qui ont secoué récemment les marchés émergents, le Fonds monétaire international s'est retrouvé en première ligne. Les plans de sauvetage qu'il a pilotés, soutenus par des engagements massifs de fonds publics et conditionnés par des programmes d'ajustement rigoureux, ont été fortement controversés. Ils ont suscité d'intenses discussions sur l'avenir du système monétaire et financier international et sur son institution emblématique. Pour mettre ces débats en perspective, cet ouvrage inscrit une étude du fonctionnement et des politiques du FMI dans une approche historique. Conçu pour être le gardien d'un ordre monétaire, le FMI a dû affronter les désordres financiers qui ont mis en péril l'économie mondiale depuis trois décennies. La montée du risque systémique associée à la globalisation financière appelle une refonte du dispositif international de gestion des crises. L'avenir du FMI dépend de la place qu'il trouvera dans cette nouvelle architecture financière.

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