Michel Langlois

  • 1627, Charente. Arnaud, douze ans, accompagne ses parents adoptifs à La Rochelle pour un baptême. Le garçon ne se doute pas qu'il y restera coincé pendant plus d'un an, car le siège de la ville, ordonné par Louis XIII, débute dès le lendemain de son arrivée. Cette expérience éprouvante le rend précocement adulte et apte à relever tous les défis. Après avoir suivi son apprentissage de charpentier-menuisier de moulin au sein des Compagnons du Tour de France, Arnaud effectue un premier voyage en Nouvelle-France. Ce qu'il y découvre le convainc de revenir s'établir à Québec, là où son métier fait de lui un homme précieux pour la colonie naissante. Le travail n'y manque pas, et les péripéties de toutes sortes non plus. L'immigrant est fasciné par ce pays neuf, le courage de ses habitants, les contrastes de son climat. Seule ombre au tableau: les femmes sont rares et toutes sont déjà promises à d'autres. Arnaud désespère de pouvoir se marier jusqu'au jour où la chance lui sourit, des circonstances pittoresques le conduisant à croiser la route de la charmante Agathe. Mais la Nouvelle-France est une contrée qui réserve aux pionniers son lot de dangers, et un drame épouvantable frappe Arnaud et le contraint à se lancer dans une quête périlleuse...

  • 1895, au milieu du golfe du Saint-Laurent, Anticosti, une bande de terre longue de deux cent vingt kilomètres, à peine habitée par quatre cents personnes. La vie y est rude. L'île est isolée du reste du continent pendant six mois de l'année.La famille Cormier et les autres habitants d'Anticosti apprennent que l'île a été achetée par le millionnaire Henri Menier. Dès lors, ils craignent pour leur avenir. De plus, personne ne croit que cet homme peut réaliser ce qu'il se propose de faire en quelques mois seulement. Pourtant, monsieur Menier tient ses promesses... Mais les règlements que met en place George-Martin Zédé, le nouveau directeur, en rebutent plusieurs, au point que certains quittent l'île. Et d'autres pensent partir sous peu. Chez les Cormier, la vie est ponctuée de grands changements. Wilfrid, devenu l'assistant du directeur, est de plus en plus solitaire et isolé. Il vit un temps à l'île, puis est contraint de s'installer à Québec. Bien secondé par Jeanne qui donne naissance à leurs premiers enfants, Laurent assume parfaitement son rôle de gardien de la lumière. De son côté, le bouillant Ernest se rebelle. Il continue à pêcher et à chasser malgré les interdictions, tandis que Claire, sa femme, se réfugie au phare avec ses enfants. Desneiges poursuit ses études pour devenir institutrice et Fabiola se fait religieuse. Pendant ce temps, rien n'est plus comme avant à Anticosti...

  • 1860. Plusieurs malheurs frappent Valois Ducharme et son épouse Henriette, qui se voient contraints de quitter Montréal pour le petit village de Sainte-Angèle. Or tous deux ne peuvent se résoudre à s'y installer pour de bon. L'effervescence de la ville leur manque. Ils ne tardent donc pas à y revenir pour tenter de nouveau leur chance. Mais cette fois, un enfant les accompagne, car ils ont adopté une petite fille sourde et muette prénommée Angélique.

    EN LUTTE CONTRE L'IGNORANCE

    Dès lors, Henriette met tout en oeuvre pour apprendre à parler à sa fille, tandis que Valois déniche un emploi à la bibliothèque de l'Institut canadien. Il y fait la connaissance de personnages importants de l'époque tels que Jean-Baptiste-Éric Dorion, Arthur Buies et Joseph Guibord. Au contact de ces hommes déterminés et avant-gardistes, Valois est impliqué, un peu malgré lui, dans le conflit opposant les membres de l'Institut canadien et les intellectuels de son temps à monseigneur Bourget.

    Après la querelle autour de l'Institut, Valois décide de créer une école laïque à Pointe-aux-Trembles avec l'aide d'Henriette et de leur ami Adalbert Desruisseaux. Toutefois, un autre événement majeur vient perturber leurs plans. Devant l'acharnement de monseigneur Bourget et la mainmise de l'Église, Henriette et Valois abandonneront-ils leur lutte pour l'affranchissement des Canadiens français?

  • À Saint-Roch, quartier populaire de Québec, le hasard fait un jour se rencontrer Ovila Joyal, un journaliste au Soleil, et Hubert Bédard, un bossu sonneur de cloches. Tout devrait les séparer et pourtant... L'amour d'Ovila pour Marjolaine, la soeur d'Hubert, réunira ces deux destins.

    Grâce au journal intime d'Hubert, nous découvrons l'histoire de la famille Bédard, pendant que celui d'Ovila nous révèle les événements marquants de l'histoire de Québec - la petite et la grande.

    Deux époques sont campées dans ce récit à deux voix: la fin du 19e siècle et le début du 20e, la fin d'un monde et le début d'un autre. Mais il s'agit aussi du portrait de deux classes sociales, les mieux nantis et les plus pauvres, les intellectuels et les ouvriers.

    Par ce tableau vivant, Michel Langlois, avec sa verve proverbiale, nous plonge dans le quotidien de cette époque révolue. Il nous présente des personnages hauts en couleur et attachants dont les existences évoluent au gré des drames et des bonheurs qui tissent leur vie, dans la mouvance du siècle qui s'ouvre devant eux, pour le meilleur et pour le pire...

  • Nous voici de nouveau au coeur de Québec, où nous retrouvons la famille Bédard au lendemain de la Première Guerre mondiale. Nos deux héros, Ovila le journaliste et Hubert le bossu sonneur de cloches, continuent à relater tour à tour, dans leur journal personnel respectif, un quotidien riche en péripéties de toutes sortes.

    En cette première moitié du vingtième siècle, les sujets à la mode déchaînent les passions: le féminisme, bien sûr, avec le droit de vote des femmes à la clé, mais aussi la reconnaissance de l'homosexualité, l'émancipation des diktats de la religion, les innovations techniques et, en toile de fond, le spectre de la Deuxième Guerre mondiale qui étend son ombre menaçante jusque sur la Vieille Capitale.

    On suivra avec intérêt la lutte de Clémence pour être reconnue comme médecin à part entière dans une société encore totalement patriarcale ainsi que celle de Léonard, interné à l'asile d'aliénés en raison de ses moeurs dites «contre-nature»...

    Malgré les misères et les incertitudes, la maladie et les revers de fortune, l'amour qui unit les Bédard triomphe une fois encore de toutes les vicissitudes. Un tableau vivant de la grande et petite histoire de la ville de Québec, à travers le récit intimiste d'une famille attachante et colorée.

  • La vie d'un gardien de phare et des siens, sur l'Île d'Anticosti, au tournant du XXe siècle.

  • 1924, Saint-Jean-Port-Joli. Après la mort de Roméo Marion, c'est son fils aîné Bruno qui tient désormais l'auberge du JoliPort avec sa femme Marie-Ève. En deuil de son père, Bruno lit les mémoires que celui-ci lui a légués et se met lui-même à l'écriture. Alors que Roméo était obsédé par la question du destin de chacun, Bruno, pour sa part, se demande qui détient la vérité sur le monde qui nous entoure. Contrairement à la plupart de ses semblables, il doute que la religion soit la réponse. Cette conviction l'amène à rédiger un conte bien spécial, qui bouleverse le village en entier...

    En 1945, c'est au tour de Maxime, le plus jeune fils de Bruno, de prendre le devant de la scène. Du haut de ses vingt et un ans, il éprouve le même appétit de vivre que son grand-père au même âge. Installé à Québec, il devient journaliste pour le quotidien Le Soleil. Passionné, ambitieux, Maxime s'imprègne de l'effervescence de Québec dans les années 1940, et risquera même sa vie en devenant correspondant de guerre.

  • 1880, Drummond. Aimé Courchesne est bien connu dans la région, puisqu'à peu près tout le monde a recours à ses services pour traverser la rivière Saint-François vers les cantons de Wendover et de Simpson. Aimé s'enorgueillit de cette tâche, léguée de père en fils chez les Courchesne depuis la fondation du village.

    Mais la menace de la construction d'un pont pèse sur Aimé, sa femme et ses enfants, forçant le père de famille à s'endetter lourdement pour construire un nouveau bac afin de garder sa clientèle. Son gagne-pain devenu précaire, Aimé prendra-t-il le risque de conduire sa famille aux États-Unis, dans l'espoir d'une vie meilleure ?

    Une nouvelle série passionnante mettant en scène les tribulations de la famille Courchesne, évoquées avec brio par la plume alerte de Michel Langlois, dont la truculence et le style si vivant ont fait le bonheur de dizaines de milliers de lecteurs.

  • 1888. Encore ébranlés par la mort d'Aimé Courchesne, sa veuve, Élise, et leurs enfants quittent Lowell, aux États-Unis, pour revenir à Drummond et reprendre leur vie d'avant. Ils espèrent laisser derrière eux tous les malheurs qui se sont abattus sur la famille ces dernières années.

    Mais le jeune Guillaume, auquel incombe désormais la tâche de faire vivre les siens, trouve cette responsabilité bien lourde. Son vieux rêve de liberté tout comme ses ambitions le rongent, le poussant à se demander si, ailleurs qu'à Drummond, les Courchesne pourraient enfin trouver le bonheur.

    Un deuxième tome passionnant, où l'on suit avec plaisir les différents membres de la famille Courchesne dans leur quête d'amour, de travail ou de richesse.

  • 1914. La vie se poursuit tranquillement pour la famille Courchesne. De leur côté, Guillaume et son épouse Judith continuent de voyager entre leur demeure du Sault-au-Récollet et la villa Old Pine à Drummondville. Profitant de leur aisance financière, ils peuvent s'adonner pleinement à leurs passions respectives : Judith s'implique dans le milieu de l'art et dans la promotion du travail des femmes artistes, tandis que Guillaume prépare une exposition de voitures anciennes. Quant à Charlotte, la fille de Guillaume, elle est prête à prendre son envol. À 19 ans, elle est déterminée à devenir une artiste peintre accomplie. La réalisation de ce rêve ne se fait toutefois pas sans embûches, surtout dans un milieu dominé par les hommes, où une femme doit sans cesse prouver sa valeur pour être reconnue. De ses cours à Montréal à ses étés de ressourcement à Baie-Saint-Paul, en passant par un séjour à Paris, Charlotte voyagera, apprendra et connaîtra ainsi, véritablement, la force de son destin.

  • 1922. Charlotte, toujours prisonnière des griffes de son mari, se voit enfin délivrée après trois semaines de cauchemar. S'ensuit une longue convalescence au terme de laquelle, avec l'aide de sa famille, elle doit réapprendre à s'ouvrir au monde. Heureusement, la peinture demeure sa passion, son exutoire ; elle s'y plonge tête première.

    Entre alors en scène Oscar Ladouceur, un instituteur et photographe. Ensemble, ils sillonnent la région, cherchant des sujets d'inspiration pour leur art respectif, et bâtissent des projets d'exposition.

    Peu à peu, à force de patience et de douceur, Oscar parvient à gagner la confiance de Charlotte ; bien que celle-ci, se sentant encore fragile, ne veuille plus s'abandonner à un homme. Oscar saura-t-il l'aider à vaincre sa peur et, surtout, à lui faire croire de nouveau en l'amour?

  • 1879, L'Islet. Après la mort de sa mère, le jeune Roméo Marion s'est retrouvé dans l'obligation de faire vivre ses soeurs tout comme son père - ce dernier ayant sombré dans l'alcoolisme. Le jour de ses vingt-et-un ans, Roméo prend la décision de quitter sa famille et de partir sur la route, à la recherche d'une vie meilleure.

    Dans les années qui suivront, il sillonnera le Québec entre La Pocatière et Montréal, passant de village en village, de travail en travail. Il connaîtra l'amour, aura des amitiés qui changeront sa vie, et tentera même, lui qui est un simple menuisier, de gagner sa vie comme sculpteur, une passion qui l'habite de plus en plus. Malgré les inévitables coups durs qui surgiront sur son chemin, Roméo, toujours, gardera confiance en son destin.

  • Les changements survenus à Anticosti depuis quelques décennies ont bousculé les habitudes de la population, mais ils n'ont guère dérangé les Cormier,les gardiens du phare ayant l'assurance de pouvoir continuer leur métier sans être importunés.
    En 1919, alors qu'Émile s'initie à son tour au travail de gardien de la lumière, il cherche aussi une compagne de vie, ce qui le conduit jusque sur la Côte-Nord. Au moment où le jeune homme pense avoir trouvé celle qui lui convient, la Grande Faucheuse surgit chez les Cormier, venant bouleverser les habitants de la Pointe-Ouest et leurs proches. À Port-Menier, Antonin a moins de travail aux cuisines de l'hôtel.
    C'est dans ce contexte qu'il décide de faire un voyage en France, son pays d'origine, avec son épouse. Un séjour qui marquera leur vie. Après avoir remplacé Antonin pendant son absence, Des neiges s'empresse de retourner à la rivière la Loutre, véritable paradis sur terre où son mari travaille comme guide de chasse et de pêche. Dans le cadre de ses excursions, celui-ci multiplie les rencontres inoubliables. Un dernier épisode en compagnie des attachants personnages de cette saga, dans ce bout du monde pourtant si proche.

  • Un coffret réunissant les quatre tomes de cette formidable saga.

  • 1880, Drummond. Aimé Courchesne est bien connu dans la région, puisqu'à peu près tout le monde a recours à ses services pour traverser la rivière Saint-François vers les cantons de Wendover et de Simpson. Aimé s'enorgueillit de cette tâche, léguée de père en fils chez les Courchesne depuis la fondation du village.
    Mais la menace de la construction d'un pont pèse sur Aimé, sa femme et ses enfants, forçant le père de famille à s'endetter lourdement pour construire un nouveau bac afin de garder sa clientèle. Son gagne-pain devenu précaire, Aimé prendra-t-il le risque de conduire sa famille aux États-Unis, dans l'espoir d'une vie meilleure?
    Une nouvelle série passionnante mettant en scène les tribulations de la famille Courchesne, évoquées avec brio par la plume alerte de Michel Langlois, dont la truculence et le style si vivant ont fait le bonheur de dizaines de milliers de lecteurs.

  • Dans Le retour, Marcellin Perré se désolait des agissements de son fils Clément, mais il refusait d'en révéler le moindre mot à son entourage. Le dernier tome de Ce pays de rêve lève maintenant le voile sur les activités du mouton noir de la famille qui lui ont valu la désapprobation si tenace de son père.
    Entraîné dans diverses affaires louches qui lui attirent bien des ennuis, Clément fait à la dure l'apprentissage de la vie avant que son père ne vienne le secourir. L'infortuné jeune homme épouse peu après une veuve énergique et à l'esprit pratique qui s'évertue à le ramener dans le droit chemin.
    Après avoir tenté bien des expériences pour faire vivre sa famille, il se résout à pratiquer le métier de clerc de notaire.
    Bientôt appelé à travailler au service du secrétaire de l'intendant Bigot, Clément a vent de toutes les intrigues de ce personnage et de sa bande qui s'enrichissent aux dépens des gens du peuple. Ces malversations finiront toutefois par être découvertes et Clément deviendra éventuellement un témoin important lors du procès de ces malfaiteurs en France. Comme quoi la corruption et les procès qu'elle engendre ne datent pas d'aujourd'hui !

    Notes particulières : Ce roman plaira à coup sûr aux amateurs de romans historiques, et à tous les lecteurs qui se sont délecté de la saga La Force de vivre, qui a imposé l'auteur.

  • Cette saga de quatre tomes s'étend sur presque tout le XIXe siècle et nous plonge dans le quotidien des habitants du Bas-Canada en nous entraînant aux quatre coins du Québec, d'abord dans la région de Charlevoix, puis tour à tour à Québec, Drummond, Métabetchouan (Lac-Saint-Jean) et bien d'autres lieux encore, sans compter une passionnante traversée des États-Unis d'est en ouest, lors du dernier tome de la série.
    La famille Grenon, héros de La Force de vivre, reflète bien la personnalité d'une majorité de Canadiens de ce temps, des gens travaillants, débrouillards, persévérants mais aussi aventureux et braves, appelés à exercer cinquante-six métiers pour assurer leur subsistance. D'Edmond l'aubergiste à Nicolas le militaire et le cultivateur, d'Emmanuel le pionnier à John l'éleveur de troupeau, sans parler de leurs compagnes non moins actives et tenaces, l'auteur nous fait découvrir un pays (un continent!) encore neuf, où tout reste à faire et à bâtir, et au coeur duquel l'adversité se dissimule à chaque détour du destin sous les formes les plus diverses: maladies, catastrophes naturelles, omniprésence du clergé, mainmise du régime anglais, etc.
    Une extraordinaire traversée d'un siècle et d'un pays, au côté d'êtres d'exception...

  • Havre de Grâce, France, 1670. Marcellin Perré, jeune clerc de notaire au service de son vieil oncle, se languit de la Nouvelle-France. Quand il reçoit du Nouveau Monde la lettre d'un ami père jésuite qui l'invite à y revenir pour travailler, sa décision est prise dans l'instant. À l'insu de son oncle, Marcellin quitte la France et traverse l'océan. À Notre-Dame-des-Anges, seigneurie située non loin de Québec, il s'installe comme notaire et réside à l'auberge du Passage. Il y fait la connaissance des pittoresques habitués du lieu et de la charmante Radegonde. La vie à l'auberge est paisible et agréable, mais une première tragédie vient rapidement l'assombrir. Puis, Marcellin se trouve en butte aux malversations du propriétaire de l'auberge, un prêteur aussi riche que radin, véritable Séraphin du XVIIe siècle. Lorsque son métier lui en laisse le temps, le notaire apprend en compagnie de ses amis à connaître la forêt ou le fleuve et ses îles. Cependant un nouveau drame va venir profondément bouleverser Marcellin et sa famille...

  • Nouvelle-France, 1678. De retour d'un exil de cinq ans en France, après un séjour difficile près de Québec, Marcellin Perré s'établit entre Verchères et Varennes à titre de notaire de ces deux seigneuries. Il s'y fait construire un manoir, s'occupe des transactions passées par les habitants du lieu, entretient d'excellentes relations avec son voisinage et voit à l'éducation de ses enfants, notamment en envoyant ses fils étudier au Séminaire de Québec.

    Son épouse et lui vivent des moments angoissants en raison du danger permanent que représentent les Iroquois; ils construisent et arment leur manoir en conséquence. Marcellin a vu son père être tué par ces Sauvages et entend bien voir ses enfants lui survivre. Ces enfants, nous les voyons grandir et trouver leur place dans la vie : Renaud comme soldat, Simon comme cartographe, Françoise (Fanchon) comme épouse d'un militaire, Marie comme administratrice du manoir et Clément... comme mouton noir de la famille.

    Dans son Livre de raison, sorte de journal de bord qui se transmettent, d'une génération à l'autre, les familles de l'époque, Radegonde nous entretient des petits faits quotidiens qui font son bonheur, cependant que Marcellin tente de son mieux, malgré de nombreuses embûches, de rendre tout son monde heureux.
    Ce roman plaira à coup sûr aux amateurs de romans historiques, et à tous les lecteurs qui se sont délecté de la saga La Force de vivre, qui a imposé l'auteur.

  • Peu douvrages ont été consacrés à la naissance de Montréal et à son évolution sous le Régime français. Il nest donc pas étonnant que la plupart des évènements qui ont façonné son existence soient si peu connus.Lannée 2003 marque le 350e anniversaire de larrivée à Montréal de la Grande Recrue de 1653. Pour souligner cet évènement, la Société généalogique canadienne-française a incité le généalogiste Michel Langlois à préparer une nouvelle recherche permettant de mettre à jour nos connaissances depuis la publication du livre de Roland J. Auger en 1955.Montréal 1653 apporte un nouvel éclairage sur ces pionniers qui venaient surtout de la région de La Flèche. Lauteur apporte de nouvelles précisions sur les péripéties qui ont marqué le départ et la traversée de ces engagés depuis Saint-Nazaire jusquà Ville-Marie. Les généalogistes y trouveront les biographies des 116 femmes et hommes présents à Montréal à lépoque de la grande menace iroquoise.

  • Si le voyage qui mène les Grenon jusqu'au lac Saint-Jean est semé d'embûches et d'épreuves, leur nouvelle vie là-bas se révèle tout aussi mouvementée. L'isolement, l'hostilité des Anglais de la région, la rudesse du climat, les catastrophes naturelles, les deuils, rien ne leur sera épargné dans ce parcours exemplaire d'une famille de colons. Malgré tous les écueils de cette existence rude et précaire, les départs crève-coeur de certains de ses enfants et amis, sans compter la haine tenace de sa femme pour leur nouveau bercail, Manuel ne perd jamais l'espoir d'un avenir radieux et prospère. Métabetchouan est sa Terre promise et c'est là, et nulle part ailleurs, qu'il entend fixer sa postérité, fonder un village, réussir sa vie.

  • Baie-Saint-Paul, printemps 1803. Edmond Grenon, maréchal-ferrant et forgeron, décide de transformer sa maison en auberge. Son ami Romuald le met en garde: cette initiative ne plaira pas à tous, en commençant par le curé du village. Ce nouveau métier d'hôtelier ne tarde pas, en effet, à chambarder la vie d'Edmond et de son épouse Émilie, ainsi que celle de leurs cinq enfants. Les menaces d'excommunication du curé viennent à miner Edmond, qui décide de quitter son coin de pays pour ouvrir une autre auberge à Québec. L'acclimatation des Grenon à la grande ville ne se fait pas sans peine, mais d'heureuses rencontres et diverses péripéties leur font apprécier ce nouvel univers. Au fil des années, ils espèrent le retour de l'aîné des garçons, Nicolas, soldat en Europe, qui leur expédie de trop rares lettres, entre deux batailles. La vie est dure, les occasions de réjouissances, peu fréquentes, mais une volonté inébranlable anime les Grenon et les fait s'accrocher à leurs rêves - des rêves modestes, mais combien importants. Edmond a les siens, Émilie aussi. Parviendront-ils à les réaliser, malgré les embûches d'une existence rude et précaire?

  • Revenu s'établir pour de bon au Canada après sept ans de vie militaire en Europe, Nicolas Grenon, le fils d'Edmond et Émilie, participe à la fondation de Drummond, dont les anglophones veulent faire la métropole anglaise du Bas-Canada. Pour ses états de services, Nicolas se voit octroyer une terre dans le canton de Wickham, où il devient cultivateur. Du côté de Québec, sa mère et sa soeur Dorothée continuent à tenir auberge, grâce à l'aide de Romuald et, surtout, à la venue de Ludovic Lahaie, qui épouse Dorothée. Avec la complicité de Nicolas, Ludovic va bientôt acheter un terrain à Drummond, où il ouvrira une nouvelle auberge qu'il exploitera en compagnie de sa femme et de sa belle-mère. Au bout de quelques années de dur labeur, Nicolas quitte sa terre pour ouvrir un magasin général à Drummond. Il s'y bute à l'hostilité des Anglais, peu désireux de voir leur milieu envahi par des Canadiens français. Cette hostilité atteindra son point culminant lors de la rébellion de 1838-1839, lourde de conséquences sur le destin de Nicolas et du cadet de ses fils, Emmanuel. La trame principale de ce nouveau tome rappelle comment les Canadiens français établis autour de Drummondville en ont fait, contre toute attente, une ville française.

  • D'est en ouest de l'Amérique, le dernier chapitre de la grande saga des Grenon.Élisabeth, fille de Manuel Grenon, étudie à Québec en vue de devenir institutrice. Elle y fait la rencontre de Joachim Damour, jeune médecin fraîchement diplômé qui l'invite à la suivre à Sainte-Claire-de- Dorchester pour le seconder dans son travail. Là, Élisabeth enseigne à l'école de rang tandis que Joachim se bâtit sa clientèle. Lorsqu'ils veulent se marier, un obstacle de taille se dresse: Élisabeth doit démontrer que son premier mari, disparu, est bel et bien mort. Elle ira en chercher la preuve au terme d'une longue équipée. Les deux époux vivent un amour paisible, mais une terrible tragédie va bientôt faire basculer le destin d'Élisabeth. Les conséquences de ce drame la pousseront à se réfugier avec son fils Jean dans le Maine, à Lewiston, où elle est contrainte de trimer des années durant dans les filatures. Mais un testament inattendu fait miroiter à Jean l'espoir de toucher un héritage qui lui permettrait de ramener sa mère au Québec, loin des filatures et de la misère. Ce testament va le conduire d'un bout à l'autre des États-Unis et lui faire vivre des aventures dignes de ses fiers aïeux Grenon. Saura-t-il être à la hauteur du défi?

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