Michel Vais

  • « Nu » est un tout petit mot de la langue française, mais difficile à utiliser tout seul. Dans la conversation courante, il est rare qu´on l´utilise sans l´accompagner d´autres mots comme « tout », « presque », « complètement », « flambant », « intégralement », « comme un ver », etc. Les journalistes, qui usent et abusent des clichés, ont tendance à employer des expressions telles « dans le plus simple appareil », « en costume d´Adam » ou, plus recherchée, « en habit de naissance ». Ces références, bibliques ou autres, témoignent de la difficulté qu´on a à imaginer que le nu peut être ordinaire, banal, naturel, comme c´est le cas dans la pratique naturiste.

    Ce petit livre constitue une réflexion sur le nu non sexuel tel qu´il se manifeste au Québec et en Occident en général, et que j´ai moi-même pratiqué. Il s´agit donc d´un témoignage sur la dimension culturelle d´une expérience qui couvre une quarantaine d´années. Il y sera large-ment question de naturisme, pratique qui comporte bien d´autres dimensions que la nudité, même si celle-ci en est la plus visible.

  • Dans lensemble de la production contemporaine, trois uvres font ici lobjet détudes systématiques : celles de Samuel Beckett, de Romain Weingarten et de Jean Genet. Une interview inédite dEugène Ionesco complète louvrage.

  • De Claude Accolas à Alain Zouvi, 450 artistes ayant marqué le théâtre québécois sont répertoriés dans ce premier dictionnaire de notre activité théâtrale. Dans ce livre unique renfermant 150 photos, on trouve consignés le parcours professionnel et les principales réalisations de ces interprètes, metteurs en scène et scénographes au sens large. Nés entre 1839 et 1974, ces créateurs ont fait du théâtre d'ici l'un des plus dynamiques de la planète.

    Sous la direction de Michel Vaïs, docteur ès études théâtrales et rédacteur en chef des Cahiers de théâtre Jeu, trente-trois
    collaborateurs spécialisés et attentifs à l'évolution du théâtre québécois ont écrit les articles de cet ouvrage de référence
    exceptionnel.


    Depuis l'entrée en scène des « pré-professionnels », qui ont formé et inspiré nos premiers professionnels de la scène, jusqu'aux nouvelles étoiles de nos planches ayant tout de même une bonne dizaine d'années de métier, ce premier dictionnaire de l'activité théâtrale québécoise inclut les principaux artistes, dirigeants et pédagogues sans égard à leur origine, leur langue, leur secteur de travail (jeunes publics, comédie estivale, marionnette, variétés, etc.) ou leur statut social, chacun bénéficiant d'un commentaire critique. En complément, un index des artistes cités mais sans entrée permet de retracer facilement les productions auxquelles ceux-ci ont pu participer, ainsi que les noms de leurs collaborateurs de l'époque.

    COLLABORATEURS
    Hélène Beauchamp, Patricia Belzil, Raymond Bertin, Claire Dé, Jean-Marc Larrue, Renée Noiseux-Gurik, Christian Saint-Pierre, Louise Bail, Luc Bellemare, Josée Bilodeau, Pascal Blanchet, Étienne Bourdages, Marie-Andrée Brault, Catherine Cyr, Gilbert David, Ludovic Fouquet, Lise Gagnon, Adeline Gendron, Diane Godin, Jean Cléo Godin, Hervé Guay, Hélène Jacques, Dominique Lafon, Véronique Lamontagne, Gilles Marsolais, Guylaine Massoutre, Élizabeth Plourde, André Ricard, Lucie Robert, Irène Roy, Sylvain Schryburt, Anne-Marie Villeneuve et Philip Wickham.

  • On les connaît peu, on en parle rarement : travaillant dans l'ombre, scénographes, concepteurs et conceptrices de costumes, de marionnettes, d'éclairages, d'univers sonores, de vidéo et de projections en scène sont pourtant indispensables à la création des oeuvres. Ce sont des artistes à part entière, et la revue JEU a voulu, avec le dossier sur les métiers de la scène de son numéro du printemps, leur rendre hommage en leur donnant la parole. Alors que ces professions sont souvent dominées par la gent masculine, les femmes occupent ici une place prépondérante, un heureux hasard qui est peut-être le signe de changements plus profonds. Aussi au sommaire : les identifiants d'artistes en ligne : métadonnées et présence sur les réseaux, une carte blanche à Angelo Barsetti, parler de tolérance et de liberté d'expression en Russie et mutualisation de ressources et de savoir-faire en danse contemporaine avec Circuit-Est.

  • Autoportrait ou autofiction, la mise en scène de soi touche tous les arts et en déjoue les frontières. Bien que ce genre à part, souvent reçu avec un soupçon de mépris, précède l'ère numérique, existe-t-il un lien inédit entre processus de création et culture web ? Les réseaux sociaux ont-ils fait basculer la fiction dans le réel ? Le dossier #selfies du numéro estival de la revue JEU propose de mettre à jour notre regard sur le phénomène en accueillant un échantillon de je, joueurs et joueuses qui taquinent la frontière du vrai et du faux. Des moi multiples aux voix dissonantes, car #selfies est pluriel, sans majuscules, rhizomatique. À l'époque de la connectivité, la subjectivité se veut virale, son éclairage se fait politique. (source : JEU, revue de théâtre)

  • Coordonné par Sara Dion, le dossier de ce numéro est consacré au répertoire théâtral québécois. Sarah Berthiaume, Jean-Denis Beaudoin, Édith Patenaude et Guillaume Corbeil font partie des créateurs qui ont accepté de se pencher sur le sort de pièces signées par des auteurs comme Marcel Dubé, Françoise Loranger, René-Daniel Dubois et Jovette Marchessault. Hors dossier, on trouve notamment un appel à l'audace signé Paul Lefebvre, mais aussi des entretiens avec Daniel Wetzel, du collectif berlinois Rimini Protokoll, et Anne Teresa De Keersmaeker, célèbre chorégraphe flamande.

  • Dirigé par Sara Dion, le dossier de ce numéro est consacré au sexe. Catherine Chabot, Nathalie Claude, Nicolas Berzi, Andréane Leclerc et Éric Noël font partie des créateurs qui ont accepté de dire à quel point le sexe dans le théâtre québécois contemporain est audacieux, pudique, libre, politique, créatif ou encore convenu. Hors dossier, on trouve notamment une Carte blanche signée Alexandre Goyette, qui nous entraîne dans les coulisses du tournage de King Dave, et des entrevues avec les metteurs en scène Gisèle Vienne et Florent Siaud.

  • Dirigé par Catherine Cyr et Katya Montaignac, le dossier de ce numéro est consacré à la nourriture, celle qui a, sous diverses formes, grandement investi les champs du théâtre, de la danse et de la performance. Aujourd'hui, plusieurs metteurs en scène, chorégraphes et performeurs font des aliments un matériau privilégié, support d'un discours critique, voire politique. Sont notamment étudiées les réalisations de Boris Charmatz, Nadège Grebmeier Forget et Mélanie Demers. Hors dossier, il est entre autres question des metteurs en scène François Tanguy, Alain Platel et André Brassard.

  • Avec ce numéro, la revue JEU se présente à vous sous une toute nouvelle forme. Dirigé par Christian Saint-Pierre, le dossier concerne l'engouement que ressentent certains créateurs de théâtre québécois pour la capitale allemande. On lira les lettres d'amour de Marie Brassard, Daniel Brière, Evelyne de la Chenelière, Martin Faucher, Sarah Lachance, Catherine De Léan, Éric Noël et Marie-Lyne Rousse. En complément, le traducteur Frank Weigand explique pourquoi, selon lui, la pratique théâtrale berlinoise fascine autant. Hors dossier, on trouve notamment des textes de Justin Laramée et de Jean-Philippe Lehoux, ainsi que des entretiens avec le jeune metteur en scène français Julien Gosselin et la directrice sortante du FTA Marie-Hélène Falcon.

  • Dirigé par Michelle Chanonat, le dossier de ce numéro est consacré à la représentation de la mort au théâtre. Indicible, inénarrable et irreprésentable, la qualifiait le philosophe Vladimir Jankélévitch. La mort est un des tabous les plus forts des temps modernes. Le théâtre serait-il le dernier endroit où l'on en parle, où on la représente, où on la figure? Sont notamment abordées les démarches de Marcel Pomerlo, Denis Lavalou, Rabih Mroué, Lina Saneh, Denise Guilbault, Michel Nadeau et Pier-Luc Lasalle. Hors dossier, on trouve entre autres un récit de voyage signé Annick Lefebvre et Olivier Sylvestre, une entrevue avec Akram Khan et un portrait de Ivan Viripaev.

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