Nadeije Laneyrie-Dagen

  • Dans la Cantabrie du XVe siècle, un massacre antijuif s'annonce. Pour sauver ses deux fils, un couple les envoie sur les routes. Leurs chemins les conduisent à travers l'Europe de la Renaissance, en Afrique du Nord et jusqu'en Amérique. Ils croisent une esclave canarienne devenue la maîtresse puis l'épouse de son maître, un marchand siennois voyageant entre Blois, Séville et Londres, une demoiselle d'honneur aux moeurs assez libres, des ecclésiastiques peu recommandables, et une foule d'individus aussi singuliers qu'émouvants.
    L'un devient marin et cartographe, intime d'Amerigo Vespucci - le navigateur dont le nom fut donné au Nouveau Monde -, l'autre médecin de Luther - le réformateur et initiateur du protestantisme - en Allemagne.
    Au terme de cette fresque historique captivante, riche en péripéties et en passions, parviendront-ils à se rejoindre ?

  • Invité en France par François Ier, Léonard de Vinci, âgé, malade, traverse les Alpes à l'automne 1516. Durant le voyage, la caisse contenant la Sainte Anne (aujourd'hui conservée au Louvre) est égarée. Le tableau, qui est une commande royale, doit absolument être retrouvé. Arrivé à Amboise, Léonard, qui n'a plus la force de peindre une telle oeuvre, envoie un de ses disciples à sa recherche. En parallèle, il supervise une nouvelle version, réalisée de mémoire par un autre membre de son atelier, au cas où l'original serait définitivement perdu. Quelques mois après la mort de Léonard, une troisième version va apparaître...

    Nadeije Laneyrie-Dagen est spécialiste de la Renaissance. Elle est l'auteur d'essais (L'invention du corps), de monographie (Rubens), d'ouvrages généraux (Lire la peinture, Histoire de l'art pour tous). Elle enseigne à l'École normale supérieure. Le dernier voyage de Léonard est sa première fiction.

  • Si la vieillesse est aujourd'hui un âge qui dure, elle regroupe des expériences différentes. Ce qui amène à réfléchir aux vieillesses plutôt qu'à la vieillesse. Les travaux sur la ou les vieillesse(s) sont nombreux en médecine ou en sociologie, mais la réflexion sur le grand âge de l'artiste reste balbutiante. Qu'est-ce que l'âge fait à la création ? Celle-ci est-elle soumise à une continuité biographique comme le relatent les vies d'artiste ? Les créations ultimes sont-elles marquées par le déclin physique ?

    Ce volume tente de répondre à ces questions en croisant les disciplines et les champs, de l'histoire de l'art à la sociologie, de la neurologie à la psychanalyse, et en se donnant une ample périodisation, de la Renaissance à nos jours. L'ouvrage s'ouvre sur les modes critiques généraux d'appréhension des œuvres tardives. Suit une analyse des conditions de la création et de ses difficultés chez un certain nombre d'artistes âgés. Des formes spécifiques de l'autoportrait (Rembrandt, Ingres, Dix), l'insistance sur les transformations du corps chez des artistes femmes (ORLAN, Cindy Sherman), la répétition ou le retour à des motifs antérieurs (Le Greco, Delacroix), ou encore des jeux avec la mort (Duchamp) illustrent la diversité des attitudes et des démarches. Complément à cette approche, la réception de ces œuvres tardives est étudiée dans la qualification des " errements ", qu'il s'agisse du tremblement de la main de Poussin ou de la " peinture aux doigts " du Titien et, tout simplement, de la qualité. Le volume s'ouvre, dans la dernière partie, à l'âge en scène et à l'écran.

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