Nathalie Clément

  • Depuis plusieurs décennies, la France soutient activement les emplois de services à la personne. Aujourd'hui, le secteur compte 1,2 million de salariés, représentant plus de 5 % des effectifs totaux. Malgré ce succès apparent, cette stratégie n'est ni efficace ni juste. Elle crée un faible nombre d'emplois en comparaison de leur coût public. Précaires et mal rémunérés, ces emplois " bas de gamme " contribuent à la polarisation de notre société, ainsi qu'à l'augmentation des inégalités ethniques et de genre. En outre, l'État subventionne des services de confort pour les plus aisés, au détriment des services publics ouverts à tous. C'est ainsi qu'on en revient à une société de domestiques, comme au xixe siècle, avec de " nouveaux pauvres " au service de " nouveaux riches ". Heureusement, plusieurs pistes existent pour sortir de ce contre-modèle.
    Clément Carbonnier est maître de conférences en économie à l'université de Cergy-Pontoise (THEMA).
    Nathalie Morel est assistant professor en sciences politiques à Sciences Po (CEE, LIEPP).
    Ils animent tous deux l'axe socio-fiscal du Laboratoire interdisciplinaire d'évaluation des politiques publiques (LIEPP) à Sciences Po.

  • Jusqu'où Jacky est-il prêt à aller pour satisfaire le désir le plus profond d'Oriane ? « Ce que fait Jacky, c'est mal, c'est immoral et il le sait. Mais comment refuser à Oriane ce qu'elle souhaite le plus au monde ? Et ce qu'elle souhaite là, maintenant, c'est d'avoir un enfant, un petit, rien que pour elle... » Alors, ne perdez pas votre enfant des yeux... parce qu'il suffit d'une seconde d'inattention pour qu'il disparaisse. Et là, tout bascule. La course contre la montre commence. Une impossible enquête où chaque minute augmente le risque de ne jamais le revoir. Derrière l'absence étourdissante se dissimule un univers de folie, de malheur et de haine. Avec ce thriller, Nathalie et Yves-Marie Clément sortent de leur terrain habituel, la littérature jeunesse, pour offrir une nouvelle voix, cinglante, au roman noir. EXTRAIT C'était la première fois qu'il entrait dans l'aéroport de Roissy Charles de Gaulle. Il avait fait Orly. Il était allé une fois à Lyon Saint-Exupéry. Il avait écumé les grandes gares parisiennes, celle de Rouen, la gare du Havre. Il était allé jusqu'à Nantes, Bordeaux-Saint-Jean. Il ne pouvait pas se permettre de chasser deux fois au même endroit. C'était trop dangereux. Roissy Charles de Gaulle... Immense. De grandes portes vitrées partout, de longs couloirs, des guichets à perte de vue... Il y a longtemps, ça avait dû être un aéroport très moderne. Là, Jacky trouvait tout un peu vieillot. Un peu cradingue aussi. Il entra. C'est ici qu'il viendrait à la chasse très prochainement.

  • Un serial killer poursuit son cycle macabre... Les enquêteurs pourront-ils l'arrêter ?
    Minuit. Quand le capitaine Dumoulin entre dans la petite villa d'un quartier paisible d'Orléans, il découvre une mise en scène macabre évoquant un meurtre rituel. Aucun doute, encore une victime de celui qu'on nomme déjà l'équarrisseur. Cette fois, les enquêteurs en ont la certitude, un fil ténu relie les assassinats : la Guyane. Appelée en renfort, l'offi cier de gendarmerie Adriana Wayakalin, amérindienne d'origine, s'envole pour Cayenne et la jungle des garimpeiros dans l'espoir d'empêcher d'autres crimes annoncés. Une enquête qui va la mener dans une spirale infernale.
    Ce thriller signé Yves-Marie et Nathalie Clément entraîne leur héroïne fétiche dans une nouvelle enquête sous le ciel de Guyane.
    /> EXTRAIT
    Déstabilisé, Jalabert jeta un coup d'oeil par-dessus la tête de l'Indien.
    L'autre restait impassible, les yeux dans les yeux de Jalabert, la main gauche fermement accrochée à la sangle d'un sac à dos bleu.
    Un éclat métallique le long de sa jambe attira son regard : une machette. Belkacem, Gauthier... lui, Lucas Jalabert, se trouvait aussi sur la liste...
    - Je tue, dit calmement l'Indien.
    Lucas Jalabert voulut refermer la porte. Trop tard. La foudre le transperça. Souffle coupé. Douleur fulgurante.
    Une violence sans égale.
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Yves-Marie et Nathalie Clément connaissent la Guyane pour y avoir vécu une dizaine d'années. Dans ce polar, ils font vivre une deuxième aventure à leur héroïne déjà mise en scène dans Terminal 2A.

  • Et si le lecteur prenait le pouvoir ! Voici la possibilité incroyable pour le lecteur d'aider les héros de ses contes. Alors que le conte se déroule devant ses yeux, le lecteur doit intervenir de façon simple mais tout en efficacité. Il devra souffler, crier fort, barrer la route grâce à ses mains et ainsi aider les héros de ses contes. Après chaque action, on tourne la page, et l'histoire se poursuit en prenant acte de l'action du lecteur.

  • Grâce à ce volume inédit, profitez de deux polars haletants dans lesquels Nathalie et Yves-Marie Clément offrent une nouvelle voix, cinglante, au roman noir.
    Terminal 2A
    « Ce que fait Jacky, c'est mal, c'est immoral et il le sait. Mais comment refuser à Oriane ce qu'elle souhaite le plus au monde ? Et ce qu'elle souhaite là, maintenant, c'est d'avoir un enfant, un petit, rien que pour elle... »
    Alors, ne perdez pas votre enfant des yeux... parce qu'il suffit d'une seconde d'inattention pour qu'il disparaisse. Et là, tout bascule.
    La course contre la montre commence. Une impossible enquête où chaque minute augmente le risque de ne jamais le revoir. Derrière l'absence étourdissante se dissimule un univers de folie, de malheur et de haine.
    L'Or assassin
    Minuit. Quand le capitaine Dumoulin entre dans la petite villa d'un quartier paisible d'Orléans, il découvre une mise en scène macabre évoquant un meurtre rituel. Aucun doute, encore une victime de celui qu'on nomme déjà l'équarrisseur. Cette fois, les enquêteurs en ont la certitude, un fil ténu relie les assassinats : la Guyane. Appelée en renfort, l'officier de gendarmerie Adriana Wayakalin, amérindienne d'origine, s'envole pour Cayenne et la jungle des garimpeiros dans l'espoir d'empêcher d'autres crimes annoncés. Une enquête qui va la mener dans une spirale infernale.
    Plongez dans Terminal 2A et laissez-vous emporter par la course contre la montre d'un couple : jusqu'où Jacky est-il prêt à aller pour satisfaire le désir le plus profond d'Oriane ? Avec L'Or assassin, suivez pas à pas l'enquête d'Adriana Wayakalin sous le ciel de Guyane, à la recherche de l'équarrisseur.
    CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE
    Terminal 2A - Un très bon thriller, dévorant et glaçant de réalisme. Le lecteur est submergé d'émotions, on tremble et on ne veut pas y croire...Très bien écrit, on plonge de plein pied dans une zone d'inconfort psychologique. le suspense est un supplice... - LiliDry, Babelio
    L'Or assassin - Thriller à quatre mains, « L'Or assassin » nous ouvre les entrailles impitoyables de la Guyane, le territoire le plus meurtrier de France. - Le Point
    À PROPOS DES AUTEURS
    Nathalie Clément est l'auteur de livres pour enfants : Espèce de Cucurbitacée ! a connu trois éditions.
    Yves-Marie Clément par lui-même : Né dans les brumes de Normandie... Marié (avec Nathalie). Trois enfants (Samuel, Tom, Pablo). Après des études fastidieuses à la fac de Rouen, j'enseigne le français et l'histoire-géo en LP. Mais l'écriture est une passion qui me colle au ventre depuis toujours et je décide un beau matin de m'y consacrer entièrement. Depuis 1990, une cinquantaine d'ouvrages ont paru, tantôt pour les adultes : nouvelles, romans, dictionnaires de jeux de mots, tantôt pour les enfants : contes, théâtre et romans ; ouvrages traduits en plusieurs langues. C'est l'écriture pour les enfants que je préfère. Là, j'ai l'impression de raconter de vraies histoires, de faire passer de vraies émotions avec de vrais sentiments

  • L'histoire est connue : tout commence quelque part en Grèce antique, alors que logos et mythos se confondaient en une seule voix dans la parole sacrée (hieros), jusqu'à ce qu'au siècle de Platon, une méfiance philosophique provoque la séparation entre les légendes fabuleuses et la recherche de la sagesse. La philosophie n'a peut-être d'autre origine que cette méfiance à l'égard du mythos, méfiance fascinée cependant, qui maintient à distance en même temps qu'elle semble répondre sans cesse au chant des sirènes narratives, attachée au mat de la raison. Cependant, la narrativité, comme l'a montré Paul Ricoeur à maintes occasions, notamment à propos de l'histoire, cette autre discipline soupçonneuse, ne se limite pas au simple fait de raconter de la fiction. Il y a de la narrativité jusqu'à la limite de la pure syntaxe, pourrait-on dire. À partir du moment où les mots sont arrangés de façon à représenter un monde, parler de ce monde ne peut aller sans le présenter d'une certaine manière, sans lui donner une cohérence quelconque, c'est-à-dire en somme sans le raconter, ce dont ne se prive pas bien sûr la philosophie, ni l'histoire d'ailleurs, comme le soulignent heureusement depuis quelques décennies de nombreux historiens et non des moindres, que l'on pense à Michel de Certeau. La racine du fait narratif est ainsi enfouie beaucoup plus creux que ne le laissent croire les récits philosophiques d'affranchissement du narratif (dont il faudrait dresser un inventaire exhaustif, si la chose était possible). Mais affirmer cela, c'est du même coup prendre en compte l'inverse, à savoir que la racine philosophique est elle aussi très profondément enfoncée dans le terreau narratif et que le récit ne fait pas que raconter, il fait mieux : il pense en racontant. Ce dossier voudrait donc, à partir de quelques exemples, montrer ce double jeu de la pensée et du récit en examinant à l'oeuvre la pensée se racontant ou le récit pris en flagrant délit philosophique.

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