Nicholas Giguere

  • Petites annonces

    Nicholas Giguere

    • Hamac
    • 17 Mars 2020

    S'inspirant librement des petites annonces d'hommes à la recherche d'hommes, telles qu'on pouvait les lire, il n'y a pas si longtemps encore, dans la presse gaie, et qui pullulent désormais sur des sites comme Gay411 et Grindr, Petites annonces dévoile l'intimité d'hommes anonymes, leurs attributs physiques, leurs orifices béants, leurs corps ruisselants de sperme. Leurs ignominies multiformes, leurs discriminations tous azimuts, leur homophobie intériorisée. Leurs désirs aussi, souvent inassouvis, parfois hors normes. Leur désir de toucher d'autres hommes, de les palper. D'être touchés. Aimés, peut-être.

    Adaptation libre du haïku japonais, les Petites annonces de Nicholas Giguère sont une plongée au coeur de tout un pan de la culture gaie au sein de laquelle sévissent de nombreuses formes de discriminations, qu'il ne faut plus passer sous silence : âgisme, grossophobie, rejet des hommes plus efféminés, misogynie. L'auteur décortique la quête sexuelle sur les sites et applications de rencontre et ses codes, ses rites, ses abréviations, moins connus du grand public, afin d'en mettre en lumière les enjeux cruciaux.

    Le texte de Nicholas Giguère est accompagné d'illustrations de Benoît Erwann Boucherot.

  • Quelqu'un

    Giguere Nicholas

    • Hamac
    • 11 Septembre 2018

    Quelqu'un est beaucoup plus qu'un portrait vitriolique de la vie gaie en Beauce : c'est le regard complètement désabusé que porte un jeune homosexuel déjà revenu de tout, y compris (et peut-être surtout) de lui-même, sur ce monde (not so) gai qui l'entoure, avec sa faune, ses codes, ses rites, ses façons de faire. Dégoûté par ce qu'il voit, perçoit et vit, il n'en est pas moins à la recherche de vérité et d'authenticité dans ce monde où tout est apparences, mensonges et faux-fuyants. Plus précisément, il cherche à représenter tout pour quelqu'un, à être quelqu'un, tout simplement. Mais comment être quelqu'un quand l'angoisse et le mal de vivre sont palpables - à un point tel que même la mort n'apparaît pas comme une délivrance -, quand vivre seul, isolé et rejeté de tous est une torture de tous les instants qui ne s'arrête jamais ?
    Nicholas Giguère est doctorant à l'Université de Sherbrooke. Il a publié des textes dans Boulette, Cavale, Le Crachoir de Flaubert, Les Écrits, Le Pied et Moebius. Son recueil Marques déposées a été publié aux Éditions Fond'Tonne au printemps 2015. Il a publié Queues chez Hamac en 2017.

  • L'édition automnale de XYZ. La revue de la nouvelle, se présente sous le thème Sex, drugs and rock'n'roll. Histoire de cuites (Patrick Nicol), d'adolescences tourmentées (Fanie Desmeules, M.K. Blais, Marie-Claude Lapalme), de gangsters à guitare (Georges Desmeules) et de spectacles épiques (Nicolas Guay) vous sont proposées dans ce numéro qui « nous rappelle plus souvent qu'autrement qu'il faut parfois se garder de glorifier le passé. » Lisez aussi quelques nouvelles en thème libre : sur les années d'université (Nathalie Nadeau), sur l'appartenance au temps des tatouages (Paul Ruban) sur une bibliothèque de livres bien mystérieuse (Bruno Lalonde), sur le deuil et la sexualité (Samuel Homier) et une allégorie sur le thème d'Abel et Caïn (Olivier Talbot). Paraît également « Nocturne à la tête de chat » texte du lauréat du concours de nouvelle de cette année, Pascal Blanchet. Cette nouvelle sur les difficiles fins de vie dans les centres de soins longue durée (écrite avant la pandémie) a quelque chose d'effroyablement prémonitoire.

  • Ce printemps, la revue Lettres québécoises se penche sur un sujet tumultueux, le milieu littéraire et l'argent. Qui en fait, qui n'en fait pas ? Comment sont réellement répartis les profits de la vente d'un ouvrage ? Vous pourrez lire des enquêtes sur la popularité des romans historiques et des maisons d'édition grand public, un retour sur la protestation des écrivains contre le travail gratuit, un récit sur le « travail » d'autrice, et une réponse à la question « est-ce que le temps, c'est de l'argent ? » Également au sommaire : moult critiques d'ouvrages en tout genre, en création : Annie Lafleur, Fanie Demeule et une lecture illustrée de Sara Hébert, ainsi qu'une liste de 40 autrices autochtones ou racisées à (re)lire en ligne, une discussion entre Mathieu Bélisle et Mélikah Abdelmoumen autour de l'écriture, du Québec et de la France et une lecture croisée de la série Paul (Michel Rabagliati) qui fête ses 20 ans.

  • En couverture du numéro d'automne de la revue Lettres québécoises, retrouvez Kevin Lambert auteur de Querelle de Roberval. L'auteur signe son autoportrait et répond au questionnaire LQ, alors que Rebecca Leclerc se confesse sur leur amitié et que Martine-Emmanuelle Lapointe dresse son portrait littéraire. Ce numéro présente aussi un dossier thématique sur l'écriture queer. Retrouvez-y des histoires, récits et souvenirs d'auteurs et d'autrices, des essais et un entretien avec Bruce Garside et Will Aitken, fondateur de l'Androgyne, première librairie LGBTQ+ ayant fermé ses portes en 2002. Retrouvez aussi au sommaire les habituels cahier Critique, Vie littéraire où il est question de Victor Lévy-Beaulieu, de femmes s'abreuvant à la parole de l'autre et de gauche politique, et Création dans lequel vous pourrez lire un poème de Véronique Grenier, une nouvelle de Patrick Lessard et une lecture illustrée du roman La lutte de Mathieu Poulin par Guillaume Perreault.

  • C'est l'auteur François Blais que l'on retrouve à la une du numéro hivernal de la revue Lettres québécoises, photographié chez lui à Charrette dans la campagne mauricienne. L'auteur s'est prêté au jeu de l'autoportrait et du questionnaire LQ, Dominic Tardif l'a rencontré en marge de la séance photo, Josiane Cossette lui adresse une lettre et David Bélanger offre une traversée de son oeuvre. Ce numéro présente aussi un dossier sur l'écriture et l'édition hors de la région métropolitaine. Il laisse la parole aux auteurs, autrices, éditeurs et éditrices qui racontent comment leur coin de pays influence leur travail. Le Cahier critique fournira à qui le voudra un vaste éventail de suggestions de lecture et le cahier Vie littéraire, lui, propose entre autres un portrait d'Yves Thériault et une chronique sur le courage de déplaire. Aussi, un poème de Jean-Marc Desgent, une nouvelle d'Ariane Lessard et Pierre Bouchard illustre sa lecture de La femme qui fuit d'Anaïs Barbeau-Lavalette.

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