Philippe Carrèse

  • Mai 1967, sur les bords du Tibre... Le groupe Potere Rosso, "le Pouvoir Rouge" est fin prêt à passer à l'acte. Les attentats se dessinent spectaculaires. Mais la révolution n'est pas un exercice facile, surtout lorsque toutes les attentions sont focalisées sur d'autres évènements d'importance : la sortie de l'album "Sergent Pepper" des Beatles, la guerre des six jours en Palestine, les querelles intestines à l'ambassade américaine, la pusillanimité des communistes du Lazio, les désordres gastriques du responsable local de la CIA, les cours de tango argentin dans les salons de Trastevere et les doutes existentiels de Pietrino Belonore, en croisade viscérale contre les soldats yankees. Surtout lorsque l'amour qui déboule fait plus de dégâts que toutes les bombes à retardement.

    Philippe Carrese, né à Marseille en 1956, est écrivain, musicien, scénariste, réalisateur et dessinateur.

  • L'histoire pouvait s'arrêter là. Mais une destinée se joue souvent à pas grand-chose : quelques secondes de retard, un geste inapproprié, une rencontre anodine, un incident idiot. L'histoire aurait pu s'arrêter là si le fils et le mari de Valentina ne s'étaient pas trouvés sur le pont de Genesee River ce jour-là, si Charles Cèseran, un jeune photographe marseillais, n'était pas tombé sur une correspondance d'Amérique destinée à sa mère, si Marzio ­Belonore, le concertiste réputé, ne s'était pas coincé les doigts dans une porte, si Vittoria Belonore avait pris le volant de cette Maserati sur le circuit de Tripoli... L'histoire aurait pu s'arrêter là si Tancredi Crevalcore, condottiere romain, n'avait pas retrouvé au hasard d'une soirée tout à fait oubliable le violon de son fils Michele, disparu un quart de siècle plus tôt. Philippe Carrese nous offre une grande fresque palpitante sur fond de montée du fascisme dans l'Italie de la fin des années 1930, avec un détour picaresque en Abyssinie, sur les bords du lac Ontario et au coeur du quartier réservé marseillais de l'entre-deux guerres. Magistral.Philippe Carrese, né à Marseille en 1956, est réalisateur et écrivain. Il a notamment publié, chez le même éditeur, Virtuoso ostinato (2014, l'Aube poche, 2015).

  • Les Belonore, ce sont les membres d'une famille du village de San Catello, en Lombardie, dans le nord de l'Italie. Au départ, il y a le patriarche et ses trois fils, dont Marzio, le virtuose du violon. Il y a aussi les femmes, celles qu'ils aiment en secret, celles qu'ils épousent sans désir. Avec cette saga parfaitement réussie, d'une subtilité délicieuse, Philippe Carrese nous installe devant l'église du père Bartolomeo, chez l'aubergiste Gran'Paolo, dans la ferme délabrée de Volturno, ou la maison de maître de Francesca... Partout où les choses se passent, où les liens se tissent, où les blessures sont faites et les plaies parfois pansées. Maudits, les Belonore ? Peut-être. Pourtant, le lecteur ne saura pas faire autrement que les aimer.

    Philippe Carrese, né en 1956 à Marseille, a mené une vie bien remplie d'écrivain, de cinéaste, de musicien, de dessinateur... Il décède en 2019 dans la cité phocéenne, à l'âge de 63 ans.

  • 1945. La guerre se termine, l'Italie fasciste est en pleine débâcle. À San Catello, le fief des Belonore, il ne reste que peu d'habitants. Parmi eux, la belle Vittoria et son jeune garçon, la dévouée Addolorata, Lucio, l'ingénieur paraplégique et le patriarche, celui par qui tout a commencé, Volturno. C'est une lutte pour leur survie et celle du village qu'ils vont devoir mener, une lutte qui les oppo­sera à leur ennemi juré, le condottiere Tancredi Crevalcore, bien décidé à venger la mort de son fils...1964. Addolorata mène la visite guidée annuelle du village abandonné de San Catello où elle raconte la légende des Belonore et la construction du barrage. Cette année-là, de drôles de randonneurs font la balade...Brillamment mené, ce roman nous plonge dans l'Italie du lendemain de la guerre, qui panse ses plaies et invente son lendemain.Philippe Carrese, né à Marseille en 1956, est un écrivain d'origine italienne. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages, dont Virtuoso Ostinato et Retour à San Catello chez le même éditeur.

  • Volturno Belonore, un homme dans la puissance de l'âge, règne sans conteste sur ses trois fils, sa jeune épouse et son village, San Catello, en Lombardie. Un soir de la fin de l'été 1911, une luxueuse voiture tombe en panne et ses occupants demandent de l'aide à Volturno... En échange de quoi, ils lui prédisent la fortune grâce au minerai enfoui dans son terrain. Hélas, la prédiction va s'avérer malédiction : seul Marzio, le fils cadet, y échappera. Du moins, à considérer que devenir virtuose au détriment de la passion amoureuse ne fait pas partie de la malédiction...
    Un roman vertigineux qui nous plonge dans l'Italie du début du XXe siècle, sur fond de guerre et de montée du fascisme. Tout l'art de Carrese se retrouve dans la force évocatoire de ses personnages, formidablement présents... et attachants.

  • Slovaquie, janvier 1945 : l'occupant allemand fuit le camp de travail de Medved' après en avoir coupé tous les accès. D'abord sidérée, une communauté oubliée du reste du monde va devoir s'organiser dans ce temps suspendu au coeur des Tatras.

    "Un récit palpitant d'une aventure hors norme, écrit avec la simplicité et la délicatesse qu'impose le maniement de la dynamite." Paulin Césari, Le Figaro "Écrivain, cinéaste, musicien, le Marseillais Philippe Carrese s'était fait une clientèle dans le "polar aïoli" déjanté. Avec Enclave, il livre son premier vrai roman, une réflexion sur les mécanismes du pouvoir, la soumission de l'homme par l'homme." Jean Contrucci, BibliObs

  • Il aura fallu plus de trois milliards d'années à l'humanité pour que les descendants d'Homo sapiens songent enfin à mettre une machine à café écoresponsable dans l'open space des entreprises. Mais à quoi pensaient-ils jusque-là ?
    Ce roman évoque la complexité de ces phases essentielles de l'évolution, des origines de l'humanité à nos jours, alternant chapitres retraçant l'évolution depuis le Big Bang et dialogues de personnages contemporains. Et c'est au sein d'une société d'édition cotée en Bourse mais qui n'a plus aucune idée de ce que peuvent être un auteur ou un manuscrit original, que notre narrateur s'est insallé pour décliner son analyse... à la fois savante et vulgarisatrice, bien évidemment.
    Un roman à l'humour caustique et aux personnages hilarants, hélas bien malgré eux, qui ne nous épargne rien du ridicule et de la caricature que notre société peut engendrer.


    Philippe Carrese est romancier et réalisateur. Il a notamment publié, chez le même éditeur, la saga Belonore qui met en scène une famille italienne dans la première moité du xxe siècle.

  •   Juillet 1999, Il revient. Le descendant direct de Jésus et  Marie-Madeleine ? Et puis quoi encore ! Les Templiers peut-être ? Ah,  eux aussi ? Et pourquoi pas le Vatican, sa police secrète, ses Evangiles  apocryphes ? Ou Nostradamus, puisque vous y êtes ! Ah, Nostradamus est  au centre de l´histoire ? D´accord, c´est l´Apocalypse en quelque sorte...
    Le troisième millénaire commence fort.
      Lu sur www.mauvaisgenres.com sous la plume de Michel Barouh :
      Le livre de Philippe Carrese devrait permettre aux lecteurs du Da Vinci  Code de relativiser les questions qu'il n'ont pas manqué de se poser et  de le prendre pour ce qu'il est à savoir un roman. Il est vrai que  depuis, des spécialistes, ont beaucoup écrit sur le sujet pour corriger  des erreurs et rétablir des vérités.






    Le premier mérite de Philippe Carrese est d'avoir écrit son ouvrage en  1999 bien avant celui de Dan Brown.





    Lui aussi nous raconte les aventures de la descendance de Jésus et Marie  Madeleine. Elle aurait fuit la Terre Sainte accompagnée d'un petit  groupe de fidèles pour être mis à l'abri de malveillants voulant les  faire disparaître. Ils auraient ainsi tous débarqué en Camargue, aux  Saintes Maries de la Mer! ....proche de de Salon de Provence la ville de  Nostradamus!... S'en suit la lutte impitoyable entre le groupe des  protecteurs et le celui qui souhaite éliminer toute trace de la  descendance de Jésus et Marie Madeleine. Philippe Carrese donne libre  cours à son talent. Une pointe d'humour de temps en temps permet au  lecteur de respirer avant de retomber dans le tragique. Comme souvent  dans ses ouvrages, l'auteur de romans noirs, fidèle à ses thèmes  favoris, décrit à l'occasion des situations désespérées qui le  poursuivent, (le hantent ?).

      Le mode reportage donne un rythme alerte au  roman, le style décalé en rend la lecture agréable.

        Philippe Carrese est champion du monde du baratin. Normal, il est né à  Marseille. C´est aussi un écrivain capable de rendre crédible n´importe  quelle histoire énorme et de nous entraîner dans une course poursuite  qu´il est ensuite impossible de lâcher ! L'occasion aussi de rappeler  pour cette première publication numérique d'un roman de Philippe Carrese  que le premier auteur de roman.
      Bernard Strainchamps

  • Un braquage de bureau de poste qui tourne mal, un camarade de classe qui ne va plus en cours, des photos compromettantes qui disparaissent : quelque chose se trame dans les rues de Marseille. Il n'en faut pas plus à Kabyl et ses copains pour vouloir jouer les preux chevaliers et découvrir le fin mot de l'histoire. Mais si la piste suivie commence avec Émile le clochard (un vrai gentil), elle va se poursuivre avec un vrai méchant, Jean-Dominique Ponteleccia, et là, on ne rigole plus du tout...

  • L'hiver 1943, un Spitfire des Forces françaises libres en provenance de Londres s'écrase dans les collines de Marseille avec son précieux contenu. Soixante ans plus tard, Kabyl et sa bande recherchent l'avion mythique, malgré leur rencontre avec l'habitant de la dernière maison du quartier, le vieux très vieux, qui tente de les en dissuader. Ils ne se doutent pas qu'ils vont au devant des pires ennuis...

  • Van Klume, l'un des profs de Kevin, Jean-Matthieu, Aram, Marion et Kabyl, a l'idée de leur faire découvrir la richesse archéologique de Marseille en les menant au coeur même d'un chantier d'immeubles en construction. La petite troupe a tôt fait de se retrouver aux prises avec des promoteurs immobiliers sans foi ni loi...

  • Le bassiste d'un groupe de heavy metal meurt accidentellement écrasé par un train, la statue du deuxième acte de Don Giovanni est subtilisée à l'Opéra de Marseille, une cornemuse rouge est dérobée chez un antiquaire, un organiste aveugle se fait kidnapper, une villa est dépouillée de tous ses instruments de musique... Quel lien peut-il y avoir entre ces faits divers ? Kabyl, Brian et Jean-Mathieu vont bientôt l'apprendre à leurs dépens...

  • Mauvais jour pour Kabyl et ses copains... Une journée des métiers qui tourne à la catastrophe au collège ; Jean-Dominique Ponteleccia, le père de Christopher, libéré de prison par erreur ; Kevin en conflit violent avec deux flics ripoux ; Resquille parti sur une mauvaise pente (ou sur la route de la fortune, une fortune pas très morale) ; Rodolphe qui se montre sous son vrai jour... Mais surtout, élément déterminant et perturbateur : Zoé qui file le parfait amour avec Christopher, au nez et à la barbe naissante de Kabyl... À chacun ses choix, à chacun sa route : les adolescents des quartiers sud marseillais ne sont décidément plus des gamins !

  • Pourquoi veut-on la peau d'Émile, le clochard qui squatte la bastide, une grande demeure en bord de mer autrefois fastueuse, aujourd'hui passablement délabrée ? Les deux truands sans scrupules mandatés pour effrayer le malheureux vieillard en sont en tout cas pour leurs frais, car le clochard est plus coriace qu'il n'y paraît, et la bastide recèle d'étonnantes surprises... Pour aider Émile à venir à bout de ses démons, Kabyl et sa nouvelle copine, la fringante Mylène, vont devoir remonter le fil d'une histoire vieille de plus de vingt ans... La dernière aventure de Kabyl et sa bande, nos héros de "La Grotte de l'aviateur", du "Vol de la momie", du "Scénario de la mort", de "La Malédiction de l'enclume", du "Jardin des délices" et du "Point de rupture".

  • Résumé :

    Mon père n'a pas du faire gaffe. C'était pas le bon jour pour trimbaler cette nouille souriante de Ravy S. Bhalam Rashkany, l'ingénieur cinghalais, génie des O.G.M. meurtriers. C'était pas le bon jour pour aller déquiller les pontes de la mafia russe marseillaise, ni pour faire du stock-car en semi-remorque dans les allées résidentielles du bord de mer. C'était pas le bon jour pour provoquer le bouchon du siècle sur l'autoroute du soleil, ni pour transformer la plus cossue des copropriétés marseillaises en champ de bataille. C'était pas non plus le bon jour pour que mon père me laisse le volant de sa voiture de luxe pour une petite séance de conduite accompagnée. Pour cette épreuve nerveusement insoutenable, c'est jamais le bon jour.

    Douze heures d'engatses dévastatrices dans la haute société marseillaise et moi qui apprends à conduire. Pour mon père, c'est sans doute ça, le plus terrible!



    "D'où vous viennent toutes ces idées incroyables et merveilleuses, ces concentrés d'humour et de finesse ?" me demandent souvent mes innombrables fans et mes plus dithyrambiques groupies, tous esbaudis, pâmés la bouche entrouverte et le filet de bave suintant vers les tomettes, tous alignés en files indiennes interminables lors des séances de signatures dans les salons littéraires huppés de la haute société hexagonale. Ben justement, les gars... là.
    "Conduite accompagnée" m'a été directement inspiré d'une rencontre surréaliste dans un salon du livre improbable où j'essayais vainement de vendre trois romans pour satisfaire les organisateurs dépassés et mes éditeurs déprimés. Il était là, troisième client de la journée, dans la maigre file des amateurs de polars, à attendre que je lui gribouille son exemplaire du Bal des Cagoles. Je l'ai vu, je me suis dit "non, c'est pas possible! pas lui!"... Il s'est approché, j'ai baissé la tête, comme pour éviter le choc. Sa voix m'a atteint aussitôt, la même voix que trente ans plus tôt, sur les bancs du lycée. Déjà, c'était un boucan. Un vrai. Un faramineux. Il m'avait pourri la vie en seconde, cassé tous mes bons coups en première, vrillé les oreilles avec sa guitare électrique en terminale et fait chier la honte devant toutes les filles de ma promotion pour d'obscures raisons oubliées depuis. Et il était là.

    Il m'avait retrouvé. Rien n'avait changé depuis. Il s'est scotché devant moi, ne m'a plus lâché de la journée. Un cauchemar récurrent. Je me suis transformé en psy d'occase, et j'ai subi sa logorrhée. Il ne m'a rien épargné. Et sa vie était un cas d'école, un exemple universitaire de l'échec total. Ce pauvre gars était un looser, mais assez fier de sa condition finalement. Sans complexe, vraiment. Il ratait tout, tout le temps. Mais il s'y appliquait. Voilà... Boucan il avait été, boucan il était toujours. Le lendemain de ce non mémorable salon, j'ai commencé à écrire l'histoire de Biquette, celui-là même que vous allez retrouver dans "Conduite accompagnée". Bien évidemment, l'autre source d'inspiration m'a été fournie par les séances de conduite accompagnée avec mes fils, à la même époque. Tout le reste, les maffieux russes, la démolition du David de la plage, les camions pizza en folie, les espions en tout genre... tout le reste n'est que de la pure fiction (sauf peut-etre le bouffon à nuque longue avec sa tronche sur le journal, le riz qui pousse sans eau, l'équipe de télévision qui tourne l'émission de variétés et Richard Anthony sur la plage de Ramatuelle).

  • Résumé :

    Bouboule, graine de voyou plus débile que méchant, est recruté pour le hold up de la Banque Méditerranéenne de Commerce. Une histoire tordue montée par Rachmaninov - à moins qu'il ne s'appelle Stravinsky, on ne sait plus au juste - caïd ukrainien qui a engagé les meilleurs hommes de mains marseillais (d'authentiques bras cassés...) pour récupérer un dossier explosif. Avec Bouboule, Takis se retrouve embringué lui aussi dans l'embrouille, mais c'est sa soeur Melina qui va le plus en pâtir, jusqu'à ce qu'il la sorte de là.

    Le tout avec un humour ravageur, narquois et autodestructeur avec jubilation.



    Je venais d'écrire "Pet de mouche et la princesse du désert", juste après "Trois jours d'engatse" et "Filet garni". "Pet de mouche..." était un roman de politique-fiction, une anticipation de vingt ans sur le désastre social marseillais, un récit très sombre. J'avais alors envie d'écrire un truc barré, et surtout un roman qui aurait pour cadre les quartiers sud de Marseille, une vraie comédie !

    J'ai trouvé le titre définitif "Graine de courge" en passant devant l'herboriste en bas de chez moi, sur une affiche représentant un pauvre sexagénaire avec des problèmes de prostate (mais souriant quand même, grâce à la graine de courge justement, comme quoi...). C'était parfait, ça résumait bien la psychologie de la plupart des personnages de ce récit.

    Ce roman m'a également permis d'être invité deux fois à la fête de la courge de Rians, dans le Var, ce dont tout le monde se branle. Philippe Carrese, janvier 2013

  • Résumé :

    Entre Frais Vallon, Val Plan et le Merlan, dans les quartiers nord de Marseille, Bernard Rossi, maçon de son état, cherche à comprendre pourquoi le conducteur de la voiture qui a percuté sa voisine, madame Mostagonacci, n'a pas été inquiété... Une décision qui va l'amener à mettre la main sur le carnet d'adresse très compromettant d'un élu et à échapper de peu à plusieurs reprises à une mort violente qui semble le cerner.



    Pour son premier roman, paru en 1995 (la même année que Total Kheops de Jean-Claude Izzo et La faute à degun, de François Thomazeau), Philippe Carrese inaugure un genre nouveau, le "picaresque marseillais", un registre à la fois hilarant et dramatique, à la fois réaliste et clownesque, à travers lequel il n'aura de cesse durant une quinzaine d'années de dénoncer corruption, malversations, mauvaise gestion et prévarication, abus et imbécillités en tous genres, imputables dans bien des cas aux politiques. Marseille est au coeur de ses romans, illustration hélas "magnifique" de l'objet de sa colère.

  • Attentats meurtriers à la une de tous les médias, explications alarmistes des correspondants de presse, images choc sur toutes les télés, déclarations vengeresses des politiques, et les terroristes courent toujours... Mais quels terroristes ? Ces deux gamins sur leur scooter avec leur bouteille de gaz consignée ? Et quelles images choc ? Les forces de l'ordre en état de guerre ? Un élu paradant avec ses barbouzes ? Hystérie chez les journalistes, apathie chez les autres, il n'en faut pas plus pour aiguiser la curiosité du Poulpe qui descend à Marseille se rendre compte de la « tragique situation de crise ». LE POULPE est un personnage libre, curieux, contemporain, qui aura quarante ans en l'an 2000. C'est quelqu'un qui va fouiller, à son compte, dans les failles et les désordres apparents du quotidien. Quelqu'un qui démarre toujours de ces petits faits divers qui expriment, à tout instant, la maladie de notre monde. Ce n'est ni un vengeur, ni le représentant d'une loi ou d'une morale, c'est un enquêteur un peu plus libertaire que d'habitude, c'est surtout un témoin.

  • « La mer, les collines, le rivage - plages et calanques. Marseille, en somme. Puis, avec la révolution industrielle, le train arrivant du Nord chercha le contact direct avec les bateaux. Ce fut la construction du port de la Joliette, à partir de 1844, des Docks à partir de 1858. Or aujourd'hui, à nouveau les Docks font l'événement. Comme en 1860 et comme en 1992 lors de leur première restauration. Inauguré - donc pour la troisième fois - le 4 décembre 2015, l'ancien entrepôt principal du port de Marseille est maintenant un lieu de vie, central dans la ville et la métropole. Situé juste en face des terrasses du port, à quelques pas du MuCem et du Vieux-Port, en plein coeur d'Euroméditerranée, les Docks assument une nouvelle jeunesse. Lieu de vie, de courses et de sorties, lieu de travail avec plus de 3500 emplois, les Docks sont le bateau amiral du nouveau quartier. Ce petit livre écrit par mon ami Hugues Serraf, à la demande de Marc Pietri qui porta la nouvelle transformation, est le récit de cette vie qui se perpétue au travers des époques. » Jean Viard Hugues Serraf est journaliste, essayiste et romancier.

  • Le lecteur retrouve ici avec bonheur la joyeuse troupe de Marseille dans une aventure centrée sur l´audiovisuel, puisque nos héros ont décidé de réaliser un film. Le roman sert une réflexion sur l´image, sa place dans notre société, son potentiel de manipulation. C'est aussi, pour le lecteur, l´occasion de se familiariser avec le vocabulaire du cinéma (scénario, montage, travelling...). Les péripéties loufoques vécues par les apprentis réalisateurs mettent en perspective l´aventure plus noire vécue par Kevin. Et comme dans les autres titres de la série, c´est avant tout Marseille (cette fois, la cité de La Cayolle) qui se pose en héroïne du roman.

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