Philippe Pinard

  • Juillet 1943. La plus terrible opération aérienne de la seconde guerre mondiale en Europe est déclenchée. Nom de code : Gomorrhe. Une armada de 800 bombardiers anglo-américains déverse jours et nuits quelque 9 000 tonnes de bombes sur Hambourg et son chantier naval. La vieille cité hanséatique entièrement dévastée par ce déluge de feu inaugure la redoutable stratégie du « tapis de bombes » qui répandra l'enfer sur de nombreuses villes allemandes.

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    A peine délivré des flammes d'un monde infernal (Piège en Poméranie), notre brave Nikolaus aspire à gagner un ciel apaisé sans même passer par la case purgatoire. Peine perdue ; le chemin de la délivrance n'est qu'un lourd sommeil sans rêve qui s'enfonce à travers le décor macabre d'une ville se tordant de douleur sous la clarté funèbre des incendies : Berlin, capitale effondrée du Reich. Eden Hôtel...une adresse disparue et plusieurs fois consumée qui n'ouvre que sur le vide et les souvenirs meurtris d'une impitoyable défaite sous le ciel infini de Russie.

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    Fuis sans te retourner Nikolaus ! Traqué par les bois et les plaines, l'ombre de la mort comme futur proche. Deux fois perdu dans la neige et dans la brume, le ciel se dérobe sous une éternelle conspiration. Avant que ne retombe le soir, l'haleine d'un monde englouti te portera au bord du gouffre. Que ton coeur soit ferme ! Les puissances invisibles grondent sur un pays sans consolation qui a pour nom : Po-mé-ra-nie.

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    Alors que l'Allemagne vacille sous les bombes, tout se précipite pour Nikolaus. Son avion poussé au régime de combat transperce la défense des chasseurs alliés, mais sa trajectoire se referme sur de noirs présages : « Dansez, brûlez gens de la terre. Tout n'est qu'un triste mystère ».

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    « Bomber im Visier ».... La silhouette étincelante d'une Forteresses volante s'encadre dans le collimateur des chasseurs à réaction Me 262. C'est la première mission de guerre pour Nikolaus Wedekind qui vient d'intégrer la fameuse escadrille JG7. Main crispée sur le manche, il dégringole au milieu des traçantes à plus de 800 km/h vers sa cible. Trois secondes pour déclencher ses armes de bord avant que la mort ne le désigne. Mais un destin malin a décidé de lui accorder un sursis. Rémission... ou malédiction ?

  • La Bataille de France vue à travers les yeux d'un jeune pilote au sein de la fameuse escadrille de chasse « Les Diables Rouges », du début du conflit jusqu'à l'armistice du 22 juin 1940. 10 mai 1940 : fin de la « drôle de guerre » et déclenchement brutal de la Blitzkrieg sur la France. Etienne de Tournemire est un jeune lieutenant tout juste breveté qui vient d'intégrer son escadrille les « Diables Rouges ». Contre toute attente, les blindés allemands ont réussi à traverser le massif des Ardennes, réputé pourtant infranchissable. Les Panzer, soutenus par l'aviation, poursuivent leur attaque éclair et menacent de traverser la Meuse à hauteur de Sedan. C'est la bataille décisive. Si les Allemands remportent Sedan, il remportent la France ! Etienne de Tournemire et ses camarades se retrouvent au coeur du combat. Aux commandes de leur chasseur Curtiss surclassés en performance et en nombre par les appareils ennemis, ils vont tenter d'inverser le cours du destin. Alertes, patrouilles et accrochages en plein ciel se succèdent à un rythme infernal durant quatre jours d'un intense combat. Ces quatre jours décisifs que l'Histoire nommera « l'enfer de Sedan ».

  • Aujourd'hui sous les feux de l'actualité, la Syrie éprouva également en mai-juin 1941 la douleur d'un conflit particulièrement brutal qui opposèrent Français et... Français ! Duels à 5.000 m ou mitraillages au ras du sol, une lutte sans merci s'engage entre Gaullistes et Vichystes. Point d'orgue de cette rivalité fratricide : l'affrontement en plein ciel de deux anciens équipiers, André Marceau volant sous cocardes anglaises et Etienne de Tournemire resté fidèle au régime de Vichy. Si le combat tourne à l'avantage de ce dernier, c'est pourtant Marceau qui aura le dernier mot. Le 12 juillet 41 l'armée du levant capitule et signe un armistice, mettant un terme à la « campagne du Levant ». Les Gaullistes, magnanimes, invitent leurs anciens adversaires à les rejoindre pour faire cause commune contre l'Afrika Korps du général Rommel qui menace Tobrouk. Mais la plupart déclinent l'offre et préfèrent embarquer pour la Métropole. De Tournemire, le coeur rempli d'amertume, fait également partie du voyage. Pour lui, la guerre est terminée... jusqu'à un certain jour de novembre 42, prélude au débarquement anglo-américain en Afrique du nord. Nom de code : « Opération Torch ».

  • Janvier 1945. L'Allemagne dévastée sacrifie ses derniers pilotes aux commandes du chasseur à réaction le plus performant de la deuxième guerre mondiale : le Me 262. Nikolaus Wedekind est l'un de ces jeunes pilotes hâtivement formés et voués à une mort certaine. Mais le Diable veille...

  • A l'aube du 8 novembre 1942, les Anglos-Américains investissent les côtes d'Afrique du nord défendues par les forces vichystes : c'est l'Opération Torch. Etienne de Tournemire, aux commandes de son escadrille va vivre trois jours de combats intenses contre les Spitfire et Hurricane britanniques avant qu'un cessez-feu ne vienne y mettre un terme, au grand soulagement des deux parties. Le général de Gaulle invite alors ses anciens adversaires à rejoindre ses rangs, « 200 aviateurs sous notre uniforme seront plus utiles à la France que 2 000 sous l'uniforme anglais ». Cette volonté de « réconciliation nationale » obéit surtout à un calcul politique : imposer la France Libre au sein de la coalition alliée. A cet effet, une nouvelle organisation tactique de l'armée de l'Air sous commandement français, mais relevant des autorités américaines, voit rapidement le jour. Ainsi, l'escadrille des Diables rouges, dissoute en août 1940, est reformée à Casablanca le 22 mars 1943. C'est notre ami Marceau qui en prend les rênes. Celui-ci est également chargé d'une mission plus délicate : compléter son unité avec des éléments ayant appartenu au « camp d'en face ». La présence de ces anciens pilotes renégats est très diversement appréciée des résistants de la première heure, la « fusion morale » invoquée par de Gaulle étant loin de faire l'unanimité. Pourtant, en dépit de l'hostilité manifeste de ses coreligionnaires, Etienne de Tournemire parvient à intégrer les Diables rouges. La boucle est bouclée, comme en mai 40, pendant la campagne de France, les deux anciens frères d'armes, Marceau et de Tournemire, volent de nouveau sous le même emblème, ce fameux diable frappé sur la carlingue de leurs Curtiss. Ce Diable rouge auquel Etienne de Tournemire doit désormais rendre des comptes.

  • A partir de juin 40 tout se précipite, et la France s'enfonce chaque jour davantage dans la défaite. L'escadrille des « Diables Rouges », unité de première ligne, subit de plein fouet les coups de boutoir de l'ennemi et enregistre de nombreuses pertes. Retraites et replis précipités se succèdent à un rythme infernal jusqu'aux abords de la Loire où Etienne de Tournemire et son coéquipier André Marceau livrent leur derniers combats avant de rallier l'Afrique du Nord. L'armistice les surprend tous les deux sur leur terrain d'Alger et met un terme brutal à leur désir de revanche. A présent chacun va devoir faire son choix : voler sous les couleurs de Vichy ou s'engager dans les Force Françaises Libres. Un événement majeur va précipiter leur destin : le drame de Mers el Kebir qui voit la flotte française bombardée par les Anglais. L'engagement des pilotes français contre leurs alliés d'hier n'est que le prémisse d'un affrontement plus cruel encore : le duel fratricide entre deux anciens compagnons d'armes.

  • La zone rouge t.1

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    • Paquet
    • 18 Décembre 2011

    Salon de l'auto 1955. Une voiture mythique fait son apparition sous les verrières du Grand Palais: la Porsche 356 Carrera, un modèle sportif né pour gagner. Mais qui aura l'honneur de tenir le volant de cette merveille mécanique ? Parmi les candidats, Laurent Beaumont, un jeune rallyman amateur qui espère bien passer professionnel. Mais avant de disputer des courses aussi prestigieuses que le rallye de Monte-Carlo, la coupe des Alpes ou le marathon Liège-Rome-Liège, celui-ci devra déjà s'imposer auprès des décideurs. Usant de son charme et de sa belle prestance c'est par un chemin détourné, celui du coeur, que notre séducteur compte parvenir à ses fins. Après tout, si l'on en croit Françoise Sagan, conductrice émérite, la vitesse n'est-elle pas « un élan du bonheur » ? Peut-être... mais gare à l'accident.

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    Rallye de Monte Carlo 1956. Un duel sans merci oppose deux voitures de légende : les toutes nouvelles Porsche Carrera 1500 GS et Citroën DS 19 qui effectuent leurs premiers tours de roues sur la célèbre épreuve hivernale. Traction avant et tenue de route impériale pour la DS, traction arrière et vivacité diabolique pour la Carrera... des choix mécaniques radicalement différents que seul le talent de leur pilote parviendra à imposer. Impitoyable, le verdict du chronomètre distribue les pénalisations. Mais sur les routes verglacées du Turini, les secondes perdues s'effacent sous la brume des amitiés trahies et des rêves de gloire enfuis dans un ultime coup de volant sur une trajectoire fatale.

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