Pierre Veltz

  • La dynamique de la société « hyper-industrielle » est-elle compatible avec l'urgence écologique ? Les gains d'efficacité considérables mis en oeuvre par la machine industrielle ne suffiront pas à enrayer la catastrophe écologique qui menace. De nouveaux régimes de sobriété sont nécessaires. Mais, pour être désirables, ils doivent s'inscrire dans une réorientation des priorités productives : santé, éducation, alimentation, loisirs, sécurité, mobilité. Cette économie humano-centrée est en train d'émerger, mais son versant collectif reste largement à construire. C'est là que se trouvent les emplois permettant de sortir du monde thermo-fossile. Ainsi pourra-t-on fonder une nouvelle base productive, plus durable, enfin recentrée sur les besoins essentiels des êtres humains.

  • Comment réussir le passage vers une nouvelle société dite hyperindustrielle et comment répondre aux impératifs de la transition écologique ?

    Notre vieux pays est en pleine réinvention, dans la diversité foisonnante de ses territoires. La mutation productive, les ressources du numérique, les impératifs écologiques entraînent une profusion d'initiatives sans précédent, qui contraste avec la morosité du discours national. Appuyé sur une analyse approfondie des nouveaux contextes (sociaux, économiques, technologiques, culturels), cet essai prend résolument le contre-pied des poncifs qui saturent l'espace ­politico-médiatique et nous empêchent de voir la nouveauté : le vieil ­antagonisme jacobin vs girondin, le soi-disant divorce entre l'urbain et le rural, ou entre les métropoles et les périphéries. Il analyse le grand retour du local comme force motrice, mais insiste aussi sur les complémentarités et les alliances entre les territoires, encore largement inexplorées. Contre le fatalisme géographique, il prend le parti d'une vision plus fluide et plus ouverte de notre espace national, où tous les territoires, sans exception, ont leurs chances.

    Pierre Veltz, né le 24 novembre 1945 à Phalsbourg, est un ingénieur, sociologue et économiste français, spécialiste de l'organisation des entreprises et des dynamiques territoriales.

  • La sortie du monde façonné par l'industrie de masse du xxe siècle ébranle toute la société française. Quel sera le nouveau monde de la globalisation et de la révolution numérique ? Prenant le contrepied des analyses les plus répandues - désindustrialisation, passage à une société de services -, Pierre Veltz décrit une situation où les services, l'industrie et le numérique convergent vers une configuration inédite : le capitalisme " hyper-industriel ". Cette convergence se déploie à l'échelle mondiale, faisant émerger une nouvelle économie, mais aussi une nouvelle géographie. Un grand partage se dessine, entre un archipel de pôles ultra-connectés et des mondes périphériques résiduels. Grâce à l'intensité de la redistribution, l'Europe et la France échappent pour l'instant aux formes les plus brutales de cette dislocation. C'est un atout immense qu'il faut préserver et consolider. Pierre Veltz est ingénieur et sociologue. Il a notamment publié Le Nouveau Monde industriel (Gallimard, 2008) et La Grande Transition (Seuil, 2008).

  • Notre pays, chacun le ressent, est à la croisée des chemins. Dette publique, mondialisation, désindustrialisation, avenir de l'Europe et de l'euro : sur tous ces sujets brûlants, les analyses et les controverses fleurissent. Dans la manière inquiète et souvent défaitiste qu'a la France d'entrer dans le monde ouvert qui est désormais le nôtre, notre histoire pèse très lourd - le deuil de la « Grande nation » et de notre prétention singulière à l'universalisme n'est pas chose facile. L'ambition de ce livre est d'illustrer cette relation qui détermine les trajectoires économiques, sociologiques et intellectuelles du pays. Pierre Veltz apporte ici une vision humaniste et offensive d'un autre développement possible.

  • Y a-t-il encore une place pour un développement à base locale qui ne soit pas seulement identitaire, défensif, passéiste ? Que devient l'équité dans un monde où les pôles riches et puissants n'ont plus besoin de leurs périphéries appauvries et débranchées, où les « gagnants » ultramobiles transgressent les frontières et les règles, quand les « perdants » sont de plus en plus confinés dans l'immobilité ? Ces questions sont abordées ici sous un angle économique mais, comme toujours dans les livres de Pierre Veltz, on découvre sous l'économiste un humaniste engagé qui traite de choses complexes avec simplicité.

  • La sortie du monde façonné par l'industrie de masse du xxe siècle ébranle toute la société française. Quel sera le nouveau monde de la globalisation et de la révolution numérique ? Prenant le contrepied des analyses les plus répandues - désindustrialisation, passage à une société de services -, Pierre Veltz décrit une situation où les services, l'industrie et le numérique convergent vers une configuration inédite : le capitalisme " hyper-industriel ". Cette convergence se déploie à l'échelle mondiale, faisant émerger une nouvelle économie, mais aussi une nouvelle géographie. Un grand partage se dessine, entre un archipel de pôles ultra-connectés et des mondes périphériques résiduels. Grâce à l'intensité de la redistribution, l'Europe et la France échappent pour l'instant aux formes les plus brutales de cette dislocation. C'est un atout immense qu'il faut préserver et consolider. Pierre Veltz est ingénieur et sociologue. Il a notamment publié Le Nouveau Monde industriel (Gallimard, 2008) et La Grande Transition (Seuil, 2008).

  • La France est engagée dans une transition économique, sociale et culturelle sans équivalent depuis un demi-siècle. L'économie des services, le passage à l'ère " hyperindustrielle ", la concurrence des pays émergents, les nouvelles mobilités, l'individualisation des modes de vie, la reconversion environnementale, la montée des écosystèmes complexes que sont les grandes métropoles et la "rurbanisation" de nos campagnes ont déjà commencé à modifier en profondeur la géographie comme la société de ce pays. Pour comprendre les mécanismes intimes de ces bouleversements comme pour en relever les défis, il faut partir de la diversité des territoires. Telle est la conviction de Pierre Veltz qui livre ici une remarquable synthèse sur les transformations en cours, à la croisée de l'économie, de la sociologie, de la science politique et de la géographie. Ce faisant, il dévoile quelques-uns des traits dominants du monde qui vient et de la place que pourrait y occuper la France, pour peu qu'elle accepte d'entrer dans une nouvelle révolution intellectuelle.

  • Véritables machines sélection, les grandes écoles constituent d'efficaces cabinets de recrutement pour le CAC 40, sans tre pour autant les moteurs de l'économie d'innovation qu'elles pourraient et devraient tre, compte tenu de leurs liens privilégiés avec les entreprises. Leur bonne santé apparente est trompeuse et leur degré de fermeture sociologique insupportable.
    Loin de pouvoir rivaliser avec les grandes universités scientifiques et technologiques étrangres (foyers de l'économie de la connaissance et fers de lance de la compétitivité de leurs pays), les écoles d'ingénieurs sont beaucoup trop petites, fermées et franco-françaises.
    La France prend un retard considérable alors que les solutions sont connues : regrouper les écoles en ensembles de taille internationale ; intensifier les liens avec les universités ; accroître la diversité sociale et culturelle ; internationaliser vigoureusement. Elles ne demandent que du courage politique. Le temps presse.
    Pierre Veltz a été directeur de l'école nationale des ponts et chaussées et président de ParisTech, qui regroupe dix écoles d'ingénieurs parmi les plus prestigieuses.

  • De l´Europe aux villes, en passant par les nations, il n´est point aujourd´hui de stratégie de développement qui ne fasse référence à l´« économie de la connaissance ». L´engouement qui entoure depuis une décennie cette notion vient de ce qu´elle cristallise des enjeux sociétaux multiples. Face à la globalisation et à l´émergence de forces productives considérables en Chine, en Inde ou ailleurs, chacun comprend la nécessité de recentrer nos économies sur les activités à forte valeur ajoutée intellectuelle : innovation, high-tech, économie numérique. Chacun voit aussi à quelle vitesse les connaissances abstraites et les idées issues des laboratoires entraînent désormais des transformations structurelles dans nos manières de produire et d´échanger. Chacun perçoit enfin combien une économie des idées et des informations, qui peuvent se partager à l´infini à coût nul, est radicalement différente de l´économie traditionnelle des objets, et combien ceci est en train de déstabiliser des secteurs entiers.
    Mais cette économie de la connaissance est-elle vraiment nouvelle ? Peut-elle se caractériser autrement que comme un assemblage plus ou moins hétéroclite de secteurs bizarrement dits « immatériels », autour de l´Internet notamment ? Et comment expliquer le paradoxe de sa forte relation avec le territoire, le lien étrange entre la fluidité qui la caractérise et les ancrages que manifeste sa concentration géographique croissante ?
    Les contributions de cet ouvrage sont issues d´un colloque organisé autour de ces trois questions à Cerisy, à l´automne 2008. Elles multiplient les regards sur l´objet, alternant approches micro et macro, points de vue issus des univers de la recherche, de la grande entreprise classique, des start-up de l´Internet et des collectivités territoriales, vision du public et vision du privé, champs disciplinaires et secteurs variés. Prenant le parti de refuser les distinctions classiques entre high-tech et secteurs dits traditionnels, l´ouvrage parcourt des terrains multiples (des mathématiques à l´agriculture écologique, de l´automobile aux jeux vidéo...). Il approche la géographie par la théorie et par des exemples concrets, de Montréal à la Normandie. Au-delà des définitions formelles, cette variété de regards fait percevoir que l´ « économie de la connaissance » est peut-être une notion à déconstruire, mais aussi une clé indispensable pour lire notre modernité.

  • Cet ouvrage interroge le concept même d'autonomie, et tente de remettre en cause sa fausse simplicité. Il s'interroge sur un paradoxe : pourquoi cette fortune de l'autonomie aujourd'hui, alors même que les interdépendances objectives entre les activités et entre les personnes, au sein des firmes et entre celles-ci, ne cessent de croître, et alors même que les performances techniques et économiques reposent de plus en plus sur la qualité des relations établies au sein de chaînes d'acteurs toujours plus longues.

empty