Pierre-Jean Remy

  • Demi-siècle

    Pierre-Jean Rémy

    « Ils sont douze à se retrouver tous les dimanches soirs, chez l'un d'entre eux. Avocats, artistes, politiques, écrivains ou journalistes, ils viennent d'horizons les plus divers, fils d'ouvriers ou grands bourgeois. Ambitieux, cyniques ou simplement généreux, ils s'aiment et se déchirent au gré des mêmes conversations qui roulent sans fin sur eux-mêmes, la politique, la vie et, encore et toujours, eux. Espoirs souvent déçus, amours parfois trahies, compromissions : et si c était la vie entière de chacun, en même temps que notre histoire à tous et celle de ce demi-siècle, qui se déroulait le temps de ce dîner cent fois répété, commencé à vingt ans et qui s'achève à l'aube d'un nouveau millénaire ? »Pierre-Jean Rémy

  • Chine

    Pierre-Jean Rémy

    Un roman qui serait l'histoire de tous ceux qui, de près ou de loin, ont vécu pour ou par la Chine - en Chine et ailleurs : dans le monde entier, hier et aujourd'hui ; un roman qui raconterait mille histoires d'amour, de haine, de mort, où le rêve et la réalité, le faux et le vrai, la politique, l Histoire avec une majuscule et les destins de tous ceux qui la composent seraient confondus, mêlés, retrouvés ; un récit poétique et politique, haletant, rempli d'espoir et de désespoir : telle est cette Chine que nous offre Pierre-Jean Remy vingt ans après Le Sac du Palais d'Eté qui le fit connaître.Vingt ans après, Pierre-Jean Remy raconte le destin d'un groupe d'hommes et de femmes pour qui la Chine est tout à la fois l'aventure, l'évasion, la recherche, l'exil le plus absolu qui se puisse imaginer, une poésie, une métaphore. Dans les années 1988-1989, continue le récit de leur tête-à-tête avec l Histoire : un espoir en même temps qu'un complot politique, un exercice de diplomatie-fiction où le Quai d Orsay affronte le Foreign Office, une pièce de théâtre, des amours impossibles, des ambitions, des guerres...

  • Le récit d'une vie à travers les écrivains, les oeuvres et parfois les musiques, les images qui l'ont aussi durablement édifiée que les amis de rencontre, le rythme des saisons, le lycée, les vacances, les grandes amours... Auteur du Sac du palais d'été, d'Orient-Express, de Comédies italiennes, d'Une ville immortelle, Pierre-Jean Rémy est diplomate et membre de l'Académie française.

  • L'errance d'un jour et de deux nuits d'un voyageur sans nom qui vient se perdre dans Ferrare est d'abord une plongée au coeur d'une mémoire : celle de cette ville-là, ses brouillards lumineux et les nuits très noires des années de guerre où la police fasciste livra à l'Allemagne ses convois de victimes innocentes. Assailli par le remords dans un rêve éveillé où se confondent très vite les fantômes de sa jeunesse, ceux du passé de Ferrare et du plus célèbre roman de Giorgio Bassani, Le Jardin des Finzi-Contini, qui s'y déroule, le voyageur égaré oubliera peu à peu les mille et une angoisses mesquines qui sont le tout-venant d'une vie inutile. C'est une forme de rédemption qu'il choisira alors, à travers les violences d'hier revécues aujourd'hui.Hymne à Ferrare, comme Aria di Roma l'est pour la Ville éternelle, chronique italienne à la manière d Une ville immortelle ou de Toscanes, Pierre-Jean Remy poursuit avec ce nouveau roman une oeuvre littéraire singulière où l'histoire, l'art et la littérature tissent des liens si intimes avec ses personnages que toute distance est abolie.

  • Un témoignage unique et de première main sur la Chine de 1963 à 2008. De la Chine de Mao Zedong qui sembla un moment s'ouvrir au monde pour se refermer très vite avec les soubresauts de la révolution culturelle ; de la Chine rouge jusqu'à la Chine de Deng Xiaoping, ouverte 9et multicolore, débordante de mille initiatives, témoin d'exception, Pierre-Jean Rémy a vu, observé et analysé. Journal d'un homme d'action, d'un observateur impartial mais aussi d'un romancier et d'un poète, ce livre raconte la Chine de tous les jours, mais aussi celle d'hommes et de femmes attachés à la voir devenir l'une des grandes puissances du monde, un pôle dans l'univers des idées et des arts, une Chine d'un modernisme effréné mais aussi une Chine millénaire, la Chine de toujours. Longtemps diplomate à Pékin, Pierre-Jean Rémy, membre de l'Académie française, a déjà publié plusieurs livres sur la Chine, dont Le Sac du palais d'été, prix Renaudot en 1971, Chine, un itinéraire en 1978, Chine en 1990, Chambre noire à Pékin en 2004. Un témoignage unique et de première main sur la Chine de 1963 à 2008.

  • Ce Dictionnaire amoureux de l'Opéra fait partager aux lecteurs les passions et les mythologies de Pierre-Jean Rémy." Amoureux de l'opéra ? Mais nous le sommes depuis nos quinze ans... quand nous faisions la queue, dès cinq heures du matin, devant les grilles fermées du Palais Garnier pour obtenir l'une de ces fameuses "stalles de face" qui permettaient de tout voir et de tout entendre, fût-ce de très haut... Amoureux de l'opéra ? Nous le sommes restés toute notre vie. En classant par ordre alphabétique nos passions, nos amours et parfois nos regrets, c'est tout cela que nous tentons de faire partager à ceux qui les partagent déjà un peu, beaucoup, passionnément. Mais nous ne sommes ni musicologue, ni historien de la musique. Nous ne parlerons que de nous, face à des chefs-d'oeuvre ou à de simples divertissements, en nous souvenant de voix aimées, de moments disparus. Nous avons donc choisi de présenter par ordre alphabétique d'abord des opéras, chanteurs et chefs d'orchestre. Les premiers, parce que c'est là le coeur de ce dont nous voulons parler ; les seconds, parce que ce sont eux qui nous ont fait aimer ou qui nous font encore aimer tant d'oeuvres. De même, nous sommes-nous attardés sur quelques hauts lieux, théâtres d'opéra et festivals, du monde lyrique d'aujourd'hui. " Pierre-Jean Rémy

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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  • Avec les années, mon désir de parler de Londres s'est aiguisé. L'idée d'un vrai tête à tête avec Londres s'est imposée à moi. Raconter Londres seule, Londres vécue, Londres aimée, Londres dans tous ses états, ses quartiers, ses villages, les hauts lieux de sa culture. A B C : A comme Albert Hall ; B comme Bayswater ; C comme Chelsea ou Covent Garden, j'ai réuni ce qui était épars, les notes, les souvenirs, pour faire le portrait d'une ville. Un guide de plus que ce livre ? Je ne crois pas... C'est d'autre chose qu'il s'agit. Les lieux, les jardins ou les grandes maisons en sont le cadre, oui ; mais il y a surtout des visages, quelques-uns des regards que j'ai pu y croiser, des rencontres, des conversations : pourquoi pas, cette fois, des amours ? Quelques lignes, quelques pages, et c'est déjà le début d'un conte, d'une histoire, d'une nouvelle. L'histoire de Charlotte qui traversait chaque soir vingt fois tout Londres pour ne pas rater un dîner, ou celle de Raymond, critique littéraire hors pair qui enseigna à André Gide une certaine Angleterre...

  • Avec les années, mon désir de parler de Londres s'est aiguisé. L'idée d'un vrai tête à tête avec Londres s'est imposée à moi. Raconter Londres seule, Londres vécue, Londres aimée, Londres dans tous ses états, ses quartiers, ses villages, les hauts lieux de sa culture. A B C : A comme Albert Hall ; B comme Bayswater ; C comme Chelsea ou Covent Garden, j'ai réuni ce qui était épars, les notes, les souvenirs, pour faire le portrait d'une ville. Un guide de plus que ce livre ? Je ne crois pas... C'est d'autre chose qu'il s'agit. Les lieux, les jardins ou les grandes maisons en sont le cadre, oui ; mais il y a surtout des visages, quelques-uns des regards que j'ai pu y croiser, des rencontres, des conversations : pourquoi pas, cette fois, des amours ? Quelques lignes, quelques pages, et c'est déjà le début d'un conte, d'une histoire, d'une nouvelle. L'histoire de Charlotte qui traversait chaque soir vingt fois tout Londres pour ne pas rater un dîner, ou celle de Raymond, critique littéraire hors pair qui enseigna à André Gide une certaine Angleterre...

  • Regards du romancier et poète sur un pays aimé, celui de Provence. A travers rocailles et garrigues devenues sèches, la poésie tente de retrouver la voix des mots que l'on ose enfin prononcer tout haut.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • « Le plus surprenant était pourtant que ce fut à mon père qu'ait été adressée cette longue interrogation sur soi à laquelle s'était livré un homme que je m'étais jusque-là borné à considérer tout simplement comme un salaud. » Vincent Lange : écrivain volontairement oublié, rayé d'un coup de crayon rouge des histoires de la littérature, mort déshonoré en 1951, le lendemain de la mort de Gide qui fut son ami.
    Comment le compagnon de route de tous les congrès antifascistes de l'entre-deux-guerres, l'hôte bienvenu des décades de Pontigny, romancier, polémiste, résistant, a-t-il en 1943 basculé dans la collaboration la plus noire ?

    Un grand homme : le roman passionnant d'une impossible expiation et d'une des périodes les plus fascinantes de l'Histoire.

  • Depuis plus de deux cents ans, la Villa Médicis est le siège de l'Académie de France à Rome créée par Louis XIV et jouit d'un prestige unique au monde. Dans un lieu d'une beauté inouïe, elle accueille des artistes, des écrivains, des réalisateurs, des historiens de l'art. Succédant à des directeurs illustres, dont le peintre Balthus, Pierre-Jean Rémy l'a dirigée de 1994 à 1997. Des créateurs du monde entier, des mécènes s'y sont rencontrés. Ce livre raconte avec passion et humour la vie intense de la Villa Médicis. Querelles picrocholines, fantasmes ministériels mais aussi grands moments de création. Amusé et grinçant, poétique et rêveur, ce journal constitue un tableau unique de la « vie d'artiste », mais aussi du bonheur d'être à Rome. Pierre-Jean Rémy, de l'Académie française, a été directeur de la Villa Médicis à Rome et président de la Bibliothèque nationale de France.

  • A nouveau réunis dans un train de luxe qui emmène cette fois vedettes de cinéma, artistes, journalistes et stars du Tout-Paris d'aujourd'hui jusqu'à Istamboul, où aura lieu la première mondiale du film qu'on a tiré des souvenirs de Paul de Morley, l'ambassadeur et Lise retrouvent des visages et des souvenirs qui sont ceux de la nostalgie et de l'aventure.De l'intrépide Isabelle Stroumza, perdue dans un train bloqué par la neige en Roumanie, à Natalia, la ballerine brisée, ce sont autant de regards farouches ou désespérés qui passent devant nous, au gré des haltes et des paysages. Et tandis que ce train de luxe roule lui-même vers d'autres aventures - quel mystère, encore, au bout du voyage ? - les destins se nouent. Celui d'Irène, la femme laide, qui aime à Vienne jusqu'au crime, et celui de Sonia, la Berlinoise de vingt ans qui va refuser l'ordre nazi. A leurs côtés, beaucoup d'autres, déchirantes ou ironiques : Bianca et Massimo, les jumeaux pâles d'une Venise noire ; Margareth, guide trop zélée d'un écrivain français égaré dans l'Allemagne en guerre ; ou Carla, fille d'une chanteuse illustre qu'on retrouve à Vienne, à mendier dans les ruines.Comme Orient-Express I, c'est toute la nostalgie d'un temps révolu que Pierre-Jean Remy raconte avec délices au rythme de ces trains légendaires eux aussi disparus qui allaient de Sofia à Berlin et de Vienne à Venise. Et plus encore peut-être qu'Orient-Express I, Orient-Express II est un livre magique où l'aventure et l'amour finissent toujours par se retrouver dans de miraculeuses descriptions de palais baroques, de gares perdues, de foules déchaînées et de trains de luxe qui nous entraînent très loin sur les chemins du rêve et de l'évasion.

  • Qui trop embrasse

    Pierre-Jean Rémy

    Angoulême 1953 : la France du président Laniel, embourbée dans ses crises et ses grèves. Un homme de quarante ans, député honorablement connu d'une république déjà agonisante, renoue avec la province et son passé. Dix-sept ans plus tôt, il y a aimé, dans

  • Annette ou l'Éducation des filles pourrait bien être le roman vrai de la IVe, République vue par une gamine délurée et ambitieuse qui, très tôt, a su juger les hommes et les répartir en deux catégorie : les imbéciles et les salauds. Des premiers il faut se servir, et se jouer des seconds.Mais si Annette part à la conquête du monde, c'est d'abord parce qu'elle recherche la passion. Après une assez remarquable vie de province dans l'Angoulême du début des années cinquante, Annette monte à Paris avec un jeune homme de très bonne famille. Elle a seize ans et, dès lors, sa vie se déroule au rythme des « scènes de la vie parisienne ».Au fil des ans et des gouvernements, Annette observe et juge. Elle croît en sagesse et en beauté, elle court toujours après la passion et la volupté. Elle a vingt et un ans quand le général de Gaulle revient aux affaires, c'est la fin de son éducation et d'une république. Sa vie ne fait que commencer.Des salons de province aux officines de la capitale, des grands bourgeois aux petits écrivains, parmi toutes ces silhouettes qui ont hanté le Paris des années cinquante, étudiants, journalistes, militants de tous bords, tandis que s'achève la guerre d'Indochine, commence celle d'Algérie, que Budapest se soulève et que Roger Vadim invente Brigitte Bardot, les clés sont nombreuses.A travers le regard ironique et grave d'Annette, Pierre-Jean Remy raconte les années d'apprentissage d'une génération, la sienne, celle de ceux qui sont maintenant au pouvoir. Chacun y reconnaîtra les siens.

  • Pandora

    Pierre-Jean Rémy

    Pandora, ou l'invitation au rêve, à la musique et au mystère, sur le rideau de la scène du temps perdu...Rouge et or, corridors, coupoles, vertigineuses coulisses et abîmes creusés dans les entrailles mêmes de la terre, voix de femmes qui flottent très loin : pourrait-on imaginer plus fantastique décor à une histoire d'amour et de mort que l'Opéra de Paris entre les deux guerres ?Bien des films, bien des livres nous ont déjà fait découvrir ce superbe labyrinthe d'escaliers sans fin et de caves sans fond. Mais ce que Pierre-Jean Remy a tenté ici, c'est une nouvelle exploration de ce domaine de l'impossible, guidé par la passion de l'opéra et du mystère qui l'anime. D'où ce mélange fou de voix et de couleurs, de meurtres et de musiques.L'histoire ? Celle de « l'opéra maudit » : Pandora. Cari Palladio, son auteur, le réalise dans le Paris des années 30, celui du Boeuf sur le toit et du 6 février. Mais toutes les chanteuses pressenties pour créer le rôle disparaissent tour à tour. Et puis, des ombres rôdent... Une ombre. L'homme en noir ? Le retour du fantôme de l'Opéra cher à Gaston Leroux ? Chaque fois que Cari Palladio s'installe dans son avant-scène, la loge dite du « Président de la République » qui domine la fosse d'orchestre côté jardin, des chuchotements viennent à lui et des odeurs de roses... Tandis qu'une à une - Anna, Maria, Eva... - les femmes qui pourraient être Pandora s'évanouissent dans la nuit du palais Garnier.Simples enlèvements ? meurtres ? Et si c était toute l'histoire de l'opéra qui était en jeu ? Carl a vécu à Vienne, mais c'est à Florence qu'il a composé son oeuvre. Florence où l'opéra est né à la fin du XVI siècle, mais aussi Florence fasciste de 1934 où Carl emmène chaque fois la femme qu'il aime... Aux dédales de l'Opéra de Paris répondent ceux des palais de Florence et le fabuleux corridor de Vasari qui relie sur le Ponte Vecchio les deux rives de l'Arno. Deux mondes, deux musiques...Quand, après mille angoisses et autant d'appels déchirants, le rideau se lèvera enfin sur la légendaire première de Pandora le 27 décembre 1934 à Paris, quel sera le sort de Clara, la dernière chanteuse qui, sur la scène flamboyante et devant un parterre étincelant, a osé défier le destin ?Carl Palladio, penché à l'avant de sa loge, retient son souffle. Frédéric, le narrateur, qui a peut-être trouvé à Florence la clé du mystère, saute d'un taxi Gare de Lyon. Mais dans la pénombre de l'avant-scène, une silhouette qui a perdu sa voix veille...

  • « Le monde est vaste, oui, nous avons beaucoup voyagé et nous en avons lu, des livres, mais aussi aimé des femmes, écouté des musiques et, pourquoi pas ? goûté des vins. Les bordeaux de toujours ont gardé leur même place : la première. Comme un poème de Baudelaire, une mélodie de Duparc ou de Fauré, le soulier rouge de la duchesse de Guermantes, l'odeur de Venise pour Aschenbach agonisant ou le masque de l'inconnue de la Seine : la première place, toujours. »Grands vins, cigares, palaces... pour le dandy moderne, l'art de vivre n'est pas un vain mot. Cette collection s'adresse aux hommes d'aujourd'hui qui, en toutes circonstances, cultivent l'aisance, l'élégance, la distinction. Un goût du raffinement à redécouvrir.
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  • Le plan directeur du groupe Urbanisme Architecture (1970) reste après un demi-siècle le cadre du développement de la ville universitaire. La personnalité de Raymond Lemaire joua un rôle décisif dans l'orientation culturaliste du projet, c'est-à-dire l'accent sur le respect du site naturel, l'échelle humaine, la qualité de vie et la référence à la ville universitaire ancienne. Le site universitaire est à présent devenu un espace convoité. Il faut se montrer sélectif parmi les opportunités qui se présentent.

  • Toscanes

    Jean-Pierre Remy

    Et si j'avais tout joué sur une seule carte, et que j'avais perdu ? Telle est la question que se pose un homme, la cinquantaine inquiète, qui n'a jamais vécu que pour l'émotion face à la beauté.Lorsque c'est soudain le silence et que ni le DonJuan de Mozart, ni une Vierge de Bellini ne l'émeuvent plus, il ne lui reste rien. D'où les dérisoires et monstrueuses angoisses qui l'assaillent.Il lui faudra retrouver l'Italie, Florence et surtout la Toscane - toutes les Toscanes... - pour reprendre goût à ce qu'il avait perdu. De village en musée, amitiés, rencontres, à la recherche d'hypothétiques manuscrits de Stendhal, et puis de femme en femme, de souvenir en souvenir, cet homme qui n'avait plus rien - vide et sec, nu et seul - réapprendra à aimer.

  • Plus que tous les paquebots de toutes les mers, plus que les plus fastueuses Rolls ou que les plus casse-gueule des avions du monde, plus encore que tous les autres trains du monde, l´Orient-Express constitue un mythe. Un mythe avec son cortège de déesses et de demi-dieux qui sont espionnes de haut vol, princes russes et aventuriers de tout poil. Avec ses cohortes de conducteurs, voituriers, sleepings, avec ou sans madone. Et c´est sur ce mythe-là que Pierre-Jean Remy a voulu écrire. Mais comme l´amour, l´aventure et les belles étrangères sont inséparables de l´histoire de l´Orient-Express telle que nous nous plaisons à nous la raconter, ce sont six portraits de femme que Pierre-Jean Remy a tracés. Six images qui sont devenues une seule histoire en même temps qu´une somptueuse machine à faire rêver... L´Europe et ses trains de luxe entre 1914 et 1939. D´une guerre à l´autre, l´amour, l´aventure et la mort. Pierre-Jean Remy a réinventé dans son roman ces six destins pour les confondre dans les souvenirs d´un seul homme, à la fois acteur et témoin, narrateur et - qui sait ? - créateur de ces destins. Maria, Jenny, Antonello et leurs compagnes, telles que Paul de Morlay, vieux diplomate humaniste et souriant, les évoque pour la jolie Lise Bergaud, en quête d´un livre à raconter, deviennent ainsi les protagonistes de frémissantes histoires d´amour, en même temps que les actrices de quelques-uns de ces menus drames qui, en marge de l´histoire, ont fait l´Histoire. De la guerre à éviter -1914 - au raz de marée qui va balayer toute cette Europe-là -1939 -, les trains de Pierre-Jean Remy transportent de Vienne à Bucarest, d´Ostende à Venise et à Sofia, des hommes et des femmes - mais des femmes surtout, qui sont toutes les témoins de leur temps. Et qui toutes, une fois dans leur vie, vivent au moins une grande aventure. Et c´est parce qu´elles l´ont vécue, cette aventure, que Paul de Morlay, qui les croise, se plaît à les suivre. Vienne, donc, et Bucarest, et Lausanne, et Genève ; l´Arlberg et le Simplon, le Direct-Orient... Et puis Antonella, Jane, Hélène : des visages à faire se retourner le plus blasé des voyageurs. Une succession de voyages dans un monde qui a basculé dans l´oubli lorsque le dernier wagon du dernier Simplon a été vendu à un musée !

  • La question du financement de l'éducation en Afrique est habituellement abordée sous l'angle du montant et de l'allocation des ressources. Très peu d'attention est portée à la manière concrète dont se réalise le financement tout au long du Projet éducatif, défini comme l'ensemble des procédures qui vont de l'élaboration de la politique éducative à l'exécution des dépenses, en passant par la planification, la programmation et la budgétisation. Cet ouvrage met en évidence l'importance de cette réalisation : les défauts du Projet éducatif, au regard du financement, sont de nature à rendre vaines les prescriptions traditionnelles de politique éducative; il fait l'étiologie de ces défauts et en propose des remèdes. En tenant compte des difficultés spécifiques de la gestion des systèmes éducatifs, il étudie ensuite la forme que doit prendre celle-ci afin de prévenir de nouveaux dysfonctionnements; il propose une approche de la gestion par les résultats plutôt que par les moyens. Il met enfin en doute la pertinence des solutions structurelles au problème du financement que sont la privatisation, la décentralisation et les enclaves d'efficacité.

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