Raymond Boudon

  • Assiste-t-on à un « retour du religieux » ? Pourquoi les Américains sont-ils plus religieux que les Européens ? Pourquoi le « pouvoir de la rue » est-il plus important en France qu'en Allemagne ? D'où vient que les démocraties sont menacées de façon chronique par une dérive oligarchique ? La notion de progrès moral est-elle disqualifiée ? 1968 a-t-il vraiment déclenché une « crise des valeurs » ? D'où provient l'autorité du « politiquement correct » ?
    La sociologie a forgé des outils permettant de répondre de façon rigoureuse à ces questions et à bien d'autres interrogations sur la multitude de phénomènes politiques, moraux et religieux qu'évoquent les huit études réunies dans Croire et savoir.

  • Le relativisme a représenté depuis l'Antiquité une philosophie parmi d'autres, mais est devenu de nos jours la philosophie dominante du monde occidental. En réalité il existe différentes variantes du relativisme. En retraçant l'histoire de ces relativismes, Raymond Boudon nous invite à distinguer le « bon » relativisme qui favorise le respect de l'Autre, du « mauvais » qui engendre une perte des repères intellectuels, alimente le nihilisme et nuit à la démocratie.  

  • Cet ouvrage réunit les interventions de chercheurs, juristes, professeurs en philosophie, sociologie français et étrangers qui se sont tenues à  l'Académie des Sciences morales et politiques à l'occasion du 150e anniversaire de la naissance d'Emile Durkheim. Placé sous le patronage de Raymond Boudon, ce colloque a ceci d'original qu'il revient sur l'oeuvre de Durkheim pour en balayer les idées reçues.

  • L'affirmation du droit pour chacun de choisir et d'exprimer ses valeurs a produit, Tocqueville l'avait prédit, un déferlement de "vulgarité", elle a nivelé les valeurs artistiques, nivellement légitimé par de nombreuses théories largement déclinées et diffusées qui se retrouvent dans le cadre de l'institution scolaire avec les conséquences que l'on connaît actuellement. Contrairement à ce que l'on a laissé croire, l'école n'est pas un lieu de vie, c'est un lieu d'acquisition du savoir. Cet essai voudrait contribuer à l'analyse du déclin annoncé de la morale et des valeurs en proposant un retour salutaire à des positions intellectuelles constructives et non plus des dérives hyperboliques proposées par certains intellectuels et reprises avec beaucoup de démagogie par les médias et les politiques. L'auteur s'appuie sur une série d'enquêtes, réalisées dans 7 pays occidentaux, concernant des valeurs communes, étudiant aussi les relations entre âges et valeurs, niveau d'instruction et valeurs. Ces enquêtes montrent que les plus jeunes et les plus instruits ont un système de valeurs structuré sur divers sujets.Les pays occidentaux dans lesquels ces enquêtes ont été réalisées sont : France -- Allemagne -- Grande Bretagne -- Italie -- Suède -- Etats-Unis -- Canada. Elles ont été publiées dans "Source book" par R. Inglehart, 1998.

  • Cet ouvrage est d'abord une critique du relativisme régnant s'agissant des valeurs morales et aussi de la connaissance. La morale serait affaire de mode ou de convention. La connaissance scientifique ne nous proposerait pas une représentation du monde plus fiable que les mythes archaïques. Ces thèmes relativistes jouissent aux Etats-Unis comme en Europe du statut d'idées établies. Pourtant, ces théories relativistes contredisent les observations les plus irrécusables. Aujourd'hui comme hier, les individus passent le plus clair de leur temps à porter avec conviction des appréciations morales. Toute décision gouvernementale est soupesée, jugée, approuvée ou condamnée avec parfois un bel ensemble. On observe donc une discordance notoire entre le discours de nombre de philosophes et de sociologues sur la morale, et l'existence de sentiments moraux forts et souvent consensuels. Pourquoi ce relativisme? Il résulte de mouvements de pensée (marxisme, nietzschéisme, freudisme, durkheimisme) qui proposent de voir dans les valeurs des illusions. Leur influence, associée à celle de l'empirisme et du positivisme qui introduisent un gouffre béant entre l'être et le devoir-être, confirme l'idée que les valeurs ne sauraient être fondées de façon objective. La certitude morale ne serait qu'une illusion produite par des forces sociales ou psychiques agissant à l'insu des individus. Ce relativisme normatif représente-t-il un horizon indépassable? Certainement pas. D'autres courants des scienes humaines, tels le contractualisme, l'utilitarisme et la théorie de l'action le rejettent. S'appuyant sur une critique constructive de ces travaux, la théorie cognitiviste développée ici tente de les généraliser, de les synthétiser, de les dépasser et de proposer une explication de l'origine des sentiments moraux et des jugements de valeur. De son côté, le relativisme cognitif est, lui aussi, résistible. Les voies de la connaissance ordinaire comme celles de la connaissance scientifique sont complexes. Mais cela n'impose pas de renoncer aux notions de vérité et d'objectivité. Comme le juste, le vrai existe. Raymond Boudon, de l'Académie des sciences morales et politiques, est professeur à la Sorbonne. Il est l'auteur, entre autres ouvrages, de L'Inégalité des chances, d'Effets pervers et ordre social, de La Place du désordre, de L'Idéologie ou l'origine des idées reçues, et de L'Art de se persuader.

  • Pourquoi est-il si difficile de réformer l'État français ? Pourquoi y a-t-il beaucoup plus de fonctionnaires en France qu'en Allemagne ? Pourquoi les Américains sont-ils beaucoup plus religieux que les Anglais ou les Français ? Pourquoi le culte de l'égalité prend-il le pas sur celui de la liberté ? La réponse à ces questions est contenue dans les deux derniers chefs-d'oeuvre de Tocqueville. Il y prédit et explique l'apparition du culte des droits de l'homme, l'éclatement des religions, le succès de la littérature facile, les effets pervers de l'État-providence, les résistances au libéralisme. L'un des penseurs français les plus puissants et les plus originaux, Tocqueville nous fournit d'irremplaçables repères pour comprendre les sociétés modernes. Raymond Boudon est professeur émérite à la Sorbonne. Il a enseigné à Harvard et à Laval, au Canada, aux universités de Genève, Stockholm, Chicago, Oxford et Trente. Il a été élu à l'Académie des sciences morales et politiques, ainsi qu'à la British Academy, à la Société royale du Canada, à l'American Academy of Arts and Sciences, à l'Académie des sciences humaines de Saint-Pétersbourg, à l'Académie des sciences sociales d'Argentine. Il a notamment publié L'Art de se persuader, Le Juste et le Vrai, The Origin of Values, The Poverty of Relativism, ainsi que Y-a-t-il encore une sociologie ? et Pourquoi les intellectuels n'aiment pas le libéralisme.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Comment sortir du « tout se vaut » qui fait le lit du n'importe quoi ? Comment renouer avec l'idée qu'il existe une rationalité commune à tous, par-delà les clivages individuels et culturels ?C'est le fondement même de la vraie démocratie. Pour Raymond Boudon, le relativisme ambiant fournit un terreau favorable à une conception cynique des relations sociales et politiques, à la réapparition des fondamentalismes. Il nourrit le désarroi. Il légitime les confusions entre la morale et la politique, la foi et la raison, le privé et le public. La démocratie n'est plus alors qu'un système dominé par les conflits d'intérêts et la raison du plus fort. Face à cette perte de repères, on comprend que les élites semblent comme égarées et se laissent surtout guider par les minorités actives et par l'opinion. Une analyse en profondeur des sources de la crise politique que traverse notre civilisation. Raymond Boudon est membre de l'Académie des sciences morales et politiques et professeur émérite à l'université Paris-Sorbonne. Il a notamment publié L'Inégalité des chances, L'Art de se persuader, Le Juste et le Vrai, Déclin de la morale, déclin des valeurs ?, ainsi que Tocqueville aujourd'hui, Pourquoi les intellectuels n'aiment pas le libéralisme et Y a-t-il encore une sociologie ?

  • Pourquoi autant de malentendus autour du libéralisme, qui a pourtant démontré son intérêt politique, son efficacité économique et son importance historique ? Pourquoi tant d'intellectuels le rejettent-ils par principe ? Est-ce seulement parce qu'ils entendent exercer une fonction critique dans une société où triomphe le capitalisme ? Est-ce par ressentiment ? Cela n'explique pas tout... Raymond Boudon démonte les clichés qui rendent le libéralisme détestable aux yeux des intellectuels. Et cela donne une décapante revue de détail des idées reçues qui encombrent nos débats depuis trente ans et plus, empoisonnent notre vie politique et sont à l'origine de graves effets pervers dans le domaine de la politique éducative, de la politique économique ou encore de la politique de lutte contre la délinquance. Raymond Boudon est professeur émérite à la Sorbonne et membre de l'Académie des sciences morales et politiques. Il est notamment l'auteur de Y a-t-il encore une sociologie ?

  • Comment décrire les phénomènes sociaux ? Comment les expliquer ensuite ? Les méthodes dont le sociologue dispose répondent de manière différente à ces questions, selon l'angle sous lequel elles les abordent.
    L'analyse causale, l'individualisme méthodologique et la rationalité cognitive constituent les trois grandes méthodes sociologiques, décrites avec clarté et illustrées par de nombreux exemples dans cet ouvrage de référence.

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