Rejean Pelletier

  • Depuis maintenant deux décennies, Le parlementarisme canadien est devenu un ouvrage incontournable en langue française sur les institutions et les principaux acteurs politiques au Canada et au Québec ainsi que sur les aspects les plus fondamentaux du fédéralisme canadien.
    Tout en s'inscrivant dans la lignée des cinq premières éditions, qui ont reçu un accueil très favorable aussi bien dans les milieux d'enseignement universitaire et collégial qu'auprès des gens des médias et des parlementaires des deux ordres de gouvernement, cette sixième édition innove sous plusieurs aspects. Deux chapitres ont été supprimés, un nouveau chapitre sur le marketing politique s'est ajouté et, surtout, deux nouveaux auteurs se sont joints à l'équipe, assurant ainsi la relève.
    Cette sixième édition comprend non seulement une mise à jour des différents chapitres, afin de tenir compte des événements politiques survenus depuis 2013, mais aussi une révision de l'ensemble du contenu qui s'est traduite par la suppression de certains passages et la réduction de la taille de tous les chapitres. Tout en étant centrée sur la vie politique canadienne, elle porte également une attention particulière à la vie politique au Québec.
    On y retrouve toujours un glossaire auquel s'ajoutent la Loi constitutionnelle de 1867 et la Loi constitutionnelle de 1982 visant à faciliter la consultation de ces deux textes qui font l'objet de multiples renvois dans plusieurs chapitres.
    Si cet ouvrage s'adresse d'abord aux étudiants et étudiantes de l'enseignement universitaire ou collégial, nous espérons vivement qu'il continuera d'être utile aux parlementaires, aux journalistes de même qu'au grand public.

  • Politique et Sociétés célèbre en 2017 ses 35 ans d'existence. D'abord parue sous l'appellation Politique en 1982, puis devenue Revue québécoise de science politique en 1993, la fondation de la revue constitue une étape cruciale dans le développement et la consolidation de la science politique québécoise. C'est dans les années 1970 que les départements de science politique (francophones) essaiment dans la province et que les premières générations de chercheurs, de chercheuses, de professeurs et de professeures développent une appartenance disciplinaire qui s'ancre dans la société québécoise. Comme le mentionne le premier directeur de la revue Denis Monière, dans sa présentation du premier numéro, celle-ci répond à des besoins spécifiques : la volonté de créer un espace pour permettre aux politologues québécois de publier leurs travaux en français (une préoccupation toujours d'actualité) ; diffuser la recherche auprès des collègues francophones et des étudiants afin de créer une communauté académique ; engager un dialogue avec les acteurs sociaux et politiques de la société québécoise et ancrer la recherche universitaire dans son temps. Elle se veut donc au départ un outil de diffusion des connaissances et de débat académique pluraliste et accessible permettant de suivre l'évolution de la science politique, ou « un reflet de la science politique telle qu'elle se développe au Québec » (Monière 1982, 6).

  • Les essais politiques occupent la première partie de ce numéro d'été, en commençant par le livre-choc de Frédéric Bastien, La bataille de Londres, qui lève le voile sur le rapatriement constitutionnel de 1982. Suit Papineau. Erreur sur la personne, ouvrage qui s'applique à rétablir la vérité au sujet de Louis-Joseph Papineau, et, revenant vers notre époque, on découvre les réflexions engagées de Dominique Boisvert, auteur de Rompre! Le cri des indignés ainsi que celles de l'urgentologue Alain Vadeboncoeur dans son livre Privés de soins. La seconde portion de la revue s'articule autour de quelques essais historiques, dont L'apparition du Nord, selon Gérard Mercator, mais offre aussi les comptes-rendus des essais plus personnels de Jean Paré (Le calepin d'Érasme) et d'Yvon Rivard (Aimer, enseigner).

  • De nos jours, les critiques à l'égard de la démocratie de représentation et des partis politiques qui en constituent l'élément central, sont de plus en plus vives et nombreuses. Cependant, en dépit des critiques, les partis politiques demeurent encore des instruments utiles et nécessaires à la vie démocratique, même s'ils inspirent peu de confiance.
    Cet ouvrage a pour but de présenter un portrait assez large, mais fidèle, des partis présents sur la scène québécoise et représentés en Chambre. Ce portrait inclut aussi bien une analyse de leur financement et de leur composition que de leur positionnement idéologique et de leurs appuis électoraux, et montre qu'ils remplissent leurs promesses contrairement à la croyance populaire, mais sans pour autant susciter la confiance de l'électorat. L'ouvrage présente également un portrait de chacun de ces partis, abordé selon une perspective propre à chaque auteur.
    Au total, ce tableau d'ensemble devrait permettre de mieux appréhender la nature et le fonctionnement des partis et la composition de leur électorat de façon à mieux comprendre et évaluer leur rôle dans une démocratie de représentation.

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