Rey

  • Ce livre tente de s'interroger sur ce que signifie la lecture de Kafka aujourd'hui, en prenant notamment pour point de départ cette espèce de laboratoire de l'oeuvre que constitue le Journal. De cette oeuvre on peut dire qu'elle est avant tout une écriture fragmentaire, une pratique qui déplace constamment les frontières du romanesque et de l'« autobiographie ». C'est pourquoi il est apparu nécessaire, dans cette perspective, de reprendre la question du nom propre (sa position entre plusieurs langues, son caractère emblématique, sa dynamique). Car c'est, sans doute, pour Franz Kafka, une des voies d'accès essentielle à l'écriture, une des manières de prendre en compte le poids de la langue allemande. Comment un corps se découvre-t-il délimité et circonscrit dans et par l'ordre humain, c'est-à-dire dans et par les contraintes d'une langue reçue, héritée ? Kafka, dans les histoires qu'il construit, est un écrivain qui cherche sans cesse à énoncer ce qui l'incite et le pousse à écrire. Il ouvre, de cette façon, à nouveau, pour notre siècle, la question même de la littérature, dans son aspect le plus élémentaire, c'est-à-dire le travail d'un sujet incapable d'habiter entièrement la langue dans laquelle il est contraint d'écrire. D'où l'importance qui est accordée, dans ce livre, au petit texte de F. Kafka intitulé Discours sur ta langue yiddish.

  • Zach n'est pas un ado comme les autres. Il a beau être fort à l'école et plutôt séduisant, il reste le garçon dont le petit frère a disparu. Huit ans après ce drame non résolu, sa tante lui propose de changer d'air et de vivre loin de la tristesse parentale. C'est là, loin de Marseille, à la montagne où il prépare sa rentrée, qu'il a le choc de sa vie : il rencontre un garçon qui ressemble terriblement à son petit frère. Et si c'était lui ? Zach est prêt à tout pour découvrir la vérité...
    Quand les idéaux propres à l'adolescence font renaître l'espoir ; une quête captivante mêlée à une jolie histoire d'amour.
    Un roman coup de poing d'Emmanuelle Rey, nouvelle autrice talentueuse chez Didier Jeunesse.

  • Dos au mur

    Nicolas Rey

    « On va arrêter d'éviter le sujet principal de ce livre. On va mettre les mains dans le cambouis une fois pour toutes. Le crime commence par une bonne nouvelle. Les éditions de la Férinière me proposent la rédaction d'un recueil de nouvelles. Le seul problème, c'est que je suis un écrivain qui n'arrive plus à écrire. Plus une seule ligne. Rien. Le vide intersidéral. » Plagiaire, menteur, infidèle, Nicolas Rey, dos au mur, avoue tout.

  • En tant qu'il commande un respect absolu, le sacré se trouvait anciennement placé au dessus de la vie. C'est pourquoi il pouvait, le cas échéant, réclamer le sacrifice de celle-ci. Comment la vie nue en est-elle venue à prendre elle-même la place du sacré ?
    Au point que sa conservation, comme l'a montré la crise engendrée en 2020 par l'épidémie de coronavirus, semble bien être devenue le fondement ultime de la légitimité de nos gouvernements. Que cela apprend-il du rapport des populations à la politique, au pouvoir ? À quelles servitudes nous disposons-nous, si nous accordons à la « vie » la position suprême ?

  • Mon papi est aviateur. Il a donné un nom à son petit avion : Paloma. Je vole avec lui depuis que j'ai sept ans. Vu d'en haut, tout est beau, même des choses moches, comme l'école ou l'autoroute. Le dimanche, on se retrouve à l'aéroclub. Il m'achète des bonbons, on choisit le plan de vol, on vérifie que tout marche bien et on décolle. Enfin, jusqu'à maintenant. Parce qu'hier, papa m'a annoncé que papi avait un problème au coeur. Il doit se faire opérer, alors plus de vol pendant au moins trois mois. C'est triste, mais j'ai une idée...

  • Katherine Johnson est l'une des femmes qu'on a surnommées les "calculatrices en jupe". Employée à la NASA, elle a réussi à surpasser les machines dans ses calculs et a eu un rôle déterminant dans l'envoi de fusées et d'hommes dans l'espace. Pourtant, dès son enfance, elle a dû se battre et s'imposer pour surmonter sa condition de femme noire dans un monde dirigé par des hommes blancs...
    Chapitre 1 : l'enfance de Katherine, déjà génie des mathématiques, dans le contexte de la ségrégation aux États-Unis.
    Chapitre 2 : ses études, ses talents de mathématicienne précoce, la rencontre avec son époux.
    Chapitre 3 : l'arrivée à la NASA, naissance de l'amitié avec Dorothy et Mary.
    Chapitre 4 : 1958, nouveau poste au sein d'une équipe de recherche masculine, elle parvient à s'imposer dans un monde d'hommes blancs.
    Chapitre 5 : dès 1961, trajectoire de lancement du 1er américain dans l'espace, son rôle déterminant pour Apollo 11 et l'engagement de toute une vie auprès de la NASA
    Épilogue : la rencontre avec Barack Obama, premier président noir, 50 ans après.
    Les pages documentaires portent sur :
    1 : L'histoire des noirs américains
    2 : Les mathématiques et les premiers ordinateurs dans la conquête spatiale
    3 : la NASA, création, fonction et missions
    4 : La conquête de l'espace, la concurrence entre URSS et USA dans la guerre froide et présentation des astronautes célèbres
    5 : Le passage tardif à la postérité des "femmes de l'ombre" : le film, et l'avancée (ou non) des droits des noirs américains aujourd'hui.

  • "On ne naît pas homme, on le devient." C'est en partant de ce postulat que Valérie Rey-Robert décortique la construction du genre, montrant que les codes masculins ont très nettement évolué au cours des siècles. Le Roi Soleil, paragon de puissance, portait perruque, poudre au visage et talons hauts. Il appartient de déviriliser nos sociétés, pour que les hommes cessent de tuer leurs compagnes et leurs enfants, qu'ils cessent de se tuer entre eux, qu'ils cessent de s'automutiler. Ceci ne pourra passer que par un grand travail de prise de conscience et d'éducation.Cette nouvelle synthèse de la bloggeuse féministe assure le parfait complément à son précédent livre.Nulle doute: il y a là matière à débat. Un débat qui engage la salubrité publique et l'équilibre de nos sociétés.

    Valérie Rey-Robert anime le blog féministe Crêpe Georgette.Elle est l'autrice d'Une culture du viol à la française (Libertalia, 2019).Elle est considérée comme l'une des plus influentes féministes francophones du moment.

  • Violette Morris est l'une des sportives françaises les plus titrées de l'histoire. Une championne toutes catégories : boxe, natation, football, athlétisme, course automobile. Elle devint chanteuse de cabaret et égérie des années 30, amie de Jean Cocteau, de Joséphine Baker, de Brassaï...
    Le 26 avril 1944, elle meurt dans une embuscade organisée par un groupe de résistants qui mitraillent sa voiture. Était-ce elle qui était visée par les maquisards ? Tout porte à le croire. Car sous l'Occupation, elle passe pour la hyène de la Gestapo, une collabo au service de l'Allemagne nazie.
    Voilà pour la légende. Une légende noire. Mais la réalité, quelle est-elle ? L'assassinat de cette femme à abattre par tous moyens ne cache-t-il pas autre chose ? Hors norme, sa personnalité est celle d'une femme impossible à enfermer en cases, son histoire est inouïe, son destin forcément tragique !

  • Anxiété, stress, surmenage sont sources de difficultés pour s'endormir, de réveils nocturnes, voire d'insomnie. Mais une bonne hygiène de vie et des habitudes simples peuvent permettre d'apaiser le sommeil et de mieux récupérer.
    Dans ce petit livre, le Dr Marc Rey, neurologue et grand spécialiste du sommeil, vous livre les clés pour mieux connaître et bien préparer votre sommeil.
    50 conseils pour un sommeil réparateur et un réveil en pleine forme  !
     

  • Violette Morris est l'une des sportives françaises les plus titrées de l'histoire. Une championne toutes catégories : boxe, natation, football, athlétisme, course automobile. Elle devint chanteuse de cabaret et égérie des années 30, amie de Jean Cocteau, de Joséphine Baker, de Brassaï... Le 26 avril 1944, elle meurt dans une embuscade organisée par un groupe de résistants qui mitraillent sa voiture. Était-ce elle qui était visée par les maquisards? Tout porte à le croire. Car sous l'Occupation, elle passe pour 'la hyène de la Gestapo', une collabo au service de l'Allemagne nazie.
    Voilà pour la légende. Une légende noire. Mais la réalité, quelle est-elle? L'assassinat de cette 'femme à abattre par tous moyens' ne cache-t-il pas autre chose? Hors norme, sa personnalité est celle d'une femme impossible à enfermer en cases, son histoire est inouïe, son destin forcément tragique!

  • En mars 2019, Libertalia publiait la première édition d'Une culture du viol à la française.Ce livre a accompagné l'émergence d'une nouvelle génération féministe.En un an, la cause des femmes a considérablement avancé: mise au ban de la Ligue du Lol, révélations d'Adèle Haenel, mobilisations croissantes contre le féminicide, dénonciation du harcèlement dans le monde du cinéma, émergence de nouvelles figures iconiques, batailles pour la féminisation de la langue, etc.Cette nouvelle édition, actualisée et complétée, fait le point sur l'immense travail qui reste encore à accomplir pour en finir avec la culture du viol.Elle paraîtra en même temps que le second livre de Valérie Rey-Robert: Le Sexisme, une affaire d'hommes?

    Valérie Rey-Robert anime le blog féministe Crêpe Georgette.Elle est l'autrice d'Une culture du viol à la française (Libertalia, 2019 ; édition actualisée, mars 2020) et de Le Sexisme, une affaire d'hommes ? (Libertalia, mars 2020).Elle est considérée comme l'une des plus influentes féministes francophones du moment.

  • En 1958, à la veille de la Coupe du monde en Suède, douze footballeurs de Première Division quittent clandestinement la France et rejoignent les rangs du FLN. Nous sommes en pleine guerre d'Algérie et leur but est de créer la première équipe nationale algérienne de football et d'en faire l'ambassadrice de l'indépendance à travers le monde... Parcourant le monde souvent clandestinement, cette équipe de champions devenus des va-nu-pieds, devant parfois accomplir plusieurs milliers de kilomètres en minibus à travers le désert pour jouer un match, sans remplaçants, va accomplir exploit sur exploit au fil de plus de 80 matches. Ils s'appellent Zitouni, Arribi, Kermali, Mekhloufi... et ils sont devenus des légendes du sport. On dira de ces "fellaghas au ballon rond" qu'ils ont fait avancer la cause algérienne de dix ans et évité des dizaines de milliers de morts supplémentaires. Javi Rey, Bertrand Galic et Kris n'ont jamais déserté les stades et ont trouvé dans les destins de ces joueurs l'occasion de croiser leur amour du ballon rond et de l'histoire avec un grand H. Kris, l'un des chefs de file de la bande dessinée du réel (on lui doit les succès "Un homme est mort" ou "Notre mère la guerre"), a trouvé les parfaits coéquipiers en Bertrand Galic, habile scénariste et historien, et Javi Rey, un jeune dessinateur catalan qui mêle subtilement les émotions humaines et l'intensité des scènes de match.

  • Annabelle a la varicelle ! Nina, Léo et Malou sont un peu jaloux : elle va pouvoir rater l'école et manger ses plats préférés. Et s'ils attrapaient aussi la varicelle ? Chiche ! Vite, il faut trouver comment tomber malade...

  • « Notre division était anéantie ; ne pouvant avancer par la route, je passais par les champs où s'entassaient derrière moi des hommes et des chevaux blessés et mutilés, dans un état des plus horribles. Décrire ces horreurs est au-dessus de mes forces. » Sous la plume du lieutenant Andreev, qui en 1812 combattait, tout jeune homme, dans les rangs de l'armée russe, l'atroce bataille de la Moskova se dérobe. Comment saisir ce que fut la campagne de Russie pour ceux qui la vécurent ?
    Proposer pour la première fois une histoire humaine de la guerre qui opposa l'Empire français à l'Empire russe, en s'appuyant sur des sources jusque-là négligées et des matériaux d'archives inexplorés : tel est l'objet de ce livre. Les sans-grade, civils ou simples soldats, y tiennent le même rang que les héros de guerre ; la voix du peuple russe s'y mêle à celle des grognards de la Grande Armée, pour éclairer d'un jour nouveau l'affrontement des deux géants qui déchira l'Europe.

    Illustration : Olivier-Marc Nadel © Flammarion.
    © Flammarion, 2012, pour l'édition originale © Flammarion, 2014, pour la présente édition en coll. « Champs »

  • Wanda Maximoff entreprend un voyage à travers le monde dans le but de sauver la magie. Lors de son long périple, elle affronte d'anciens et de nouveaux ennemis. La Sorcière Rouge découvre également une vérité inquiétante sur elle-même et la réalité qui l'entoure. Ce qu'elle trouvera à la fin de la Route des Sorcières risque de bouleverser son existence à jamais... Pour la première fois présentée dans un même volume, découvrez la série de James Robinson (Fantastic Four) qui a redéfini le personnage de la Sorcière Rouge et son rôle dans l'univers Marvel. Il est accompagné de dessinateurs de renom tels que Vanesa Del Rey, Steve Dillon, Javier Pulido et Marguerite Sauvage, ainsi que David Aja pour les couvertures.


  • Éclairer les obscurités qui font de nos expressions favorites des trésors cachés, voilà ce qu'une équipe d'amoureux du langage, animée par Alain Rey, a imaginé pour nous permettre d'" en connaître un rayon ". Et quand certaines expressions sont pimentées par Stéphane De Groodt, virtuose du jeu de mots, c'est encore plus savoureux ! À découvrir en version e-book.

    Jouer avec les mots pour qu'ils ne se jouent pas de nous. Éclairer les obscurités, lever les couvercles qui font de nos expressions favorites des trésors cachés.
    Voilà ce qu'une équipe d'amoureux du langage, animée par Alain Rey, a imaginé pour nous permettre d'"en connaître un rayon " et faire que nous cessions de "ne pas être dans notre assiette ". Quand on se lève "dès potron-minet", on peut reconnaîre le minet, mais certes pas le potron. Si les choses se produisent "au fur et à mesure ", qu'es aco, ce "fur" ?
    La langue française est une richesse, mais c'est aussi une boîte à malice. Déjouer cette malice, ce n'est pas trahir notre langage, c'est l'enrichir, et c'est nous faire plaisir. 200 fois plaisir, par les temps qui courent, ce n'est déjà pas si mal.
    Et quand quelques-unes de ces expressions sont pimentées par Stéphane De Groodt, virtuose de jeu de mots, c'est encore plus savoureux !
    Racontées par Alain Rey

    Linguiste et lexicographe reconnu, Alain Rey est l'auteur de nombreux ouvrages de la langue française et l'un des principaux créateurs des dictionnaires Le Robert.
    Avec la participation de Stéphane De Groodt

    Comédien de renom, ce natif de Bruxelles est également un funambule des mots connu notamment pour ses chroniques sur Canal+ qui ont donné naissance à ses célèbres Voyages en absurdie (Plon).

  • Plus le monde menace de s'écrouler, plus il faut  abreuver les populations de promesses exorbitantes.  Tel est le rôle du transhumanisme,  qui prétend nous « augmenter », nous doter de  capacités faramineuses. Ces promesses sont autant de leurres, destinées à nous faire accepter  l'artificialisation croissante de nos vies.Se détourner ? Cela n'est pas si simple. Le  transhumanisme nous trompe parce qu'il joue  en nous sur des ressorts puissants. Se donner  une chance de désamorcer la fascination qu'il  exerce, et le malheur qu'il propage, réclame  de mettre au jour ce qui, dans nos façons de  vivre et nos modes de pensée, nous rend si  vulnérables à ses illusions.  Olivier Rey est chercheur au CNRS, membre de l'IHPST, et  enseigne la philosophie à l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Il a publié deux romans, dont Après la chute  (2014), et plusieurs essais, dont Itinéraire de l'égarement  (2003), Une folle solitude. Le fantasme de l'homme auto-construit  (2014),  Une question de taille (2014), Quand  le monde s'est fait nombre  (2018).  Leurre et malheur du  transhumanisme a reçu le prix Jacques Ellul 2019. 

  • En France, les promoteurs du multiculturalisme imputent les tensions avec la communauté d'origine et de culture musulmane à une « islamophobie » qui serait comme le reliquat des conflits coloniaux. Or, il y a longtemps qu'en France, les guerres de religion n'ont plus cours. Derrière les drames suscités par les attentats terroristes, derrières les exaspérations des uns et des autres, le ressort de l'antagonisme entre l'Islam et le monde judéo-chrétien n'est pas d'abord de nature religieuse et politique. C'est dans une strate spirituelle plus profonde qu'il faut chercher la raison de cette antinomie : il s'agit de ce que les philosophes, avec Hegel, ont appelé les « moeurs », qui encadrent et commandent les conduites et les activités de l'existence, et qui règlent en particulier les relations entre hommes et femmes et parents et enfants. Elles sont ce pour quoi une personne reconnaît comme son semblable celui qui partage ses moeurs et que lui apparaît comme un étranger celui qui lui donne à voir des moeurs inconnues qui le dérangent, l'inquiètent ou l'horrifient. Tout l'intérêt de cet ouvrage est de procéder à un inventaire rigoureux de ces oppositions de moeurs, impensées et inconscientes, car c'est certainement par une connaissance plus approfondie d'elle-même que la société française, et sans doute européenne, pourra sortir par le haut de cet antagonisme mortifère. C'est la conviction de l'auteur, qui estime, à la suite de Claudel, que le pire n'est pas toujours sûr.

  • Angel est un simple fils de paysans qui a pu s'extraire de sa vile condition par son éducation, poussé par le padre de son village. Ses succès militaires, au moment de l'invasion des troupes de Joseph Bonaparte, frère de Napoléon, lui valent son surnom de "Libertador" aux yeux du peuple. Mais, s'il combat aux côtés des aristocrates, il n'est pourtant pas considéré comme un des leurs et se retrouve écartelé entre deux femmes, l'une combattante à ses côtés, l'autre fille d'un Grand d'Espagne. La rumeur autour du mystère de sa naissance en ferait pourtant le bâtard d'un hidalgo, à moins que la vérité cache un autre drame. Scénarisé par Frank Giroud et construit autour d'un secret de famille, ce drame épique et sentimental dans l'Espagne du XIXe siècle a révélé le jeune dessinateur Javi Rey. Entre résistance à l'envahisseur et confrontation des conditions sociales, un vent de liberté et de désir souffle sur ce récit passionné.

  • Du tsar Alexandre Ier, son éternel rival, Napoléon en exil disait : « Il peut aller loin. Si je meurs ici, ce sera mon véritable héritier en Europe. » Napoléon est bien mort à Sainte-Hélène, en 1821 ; mais Alexandre le suivit dans la tombe dès 1825, à l'âge de quarante-huit ans. Et sa disparition brutale, survenue dans des circonstances troublantes, ajouta encore au mystère de celui que ses contemporains appelaient le « sphinx ».
    S'appuyant sur des archives jusque-là négligées et sur des documents inédits, cette biographie éclaire d'une lumière nouvelle le destin complexe d'Alexandre. Elle peint l'enfance du grandduc, couvée et régie par sa grandmère, Catherine II ; elle décrit son accession brutale au trône en 1801, à l'âge de vingt-trois ans ; les débuts brillants de son règne ; et surtout son duel avec Napoléon, qui culmine avec l'invasion de la Russie par la Grande Armée et l'incendie de Moscou en 1812. Sur l'échiquier titanesque qu'est alors l'Europe, le jeune tsar devient une pièce centrale.
    La gloire, pourtant, Alexandre en est las : à mesure que les années passent, son salut le préoccupe toujours plus. Une obsession qui prend d'étranges chemins, puisqu'il envoie à Rome, peu de temps avant de mourir, un émissaire secret au pape Léon XII.
    L'enquête de sa biographe montre que la tentation catholique a bien effleuré le tsar Alexandre... Est-il vraiment mort, d'ailleurs, en 1825 ? Le doute subsiste...

  • Embrasser toute l'histoire russe dégage des lignes de force et des permanences structurelles, en dévoilant les réalités complexes d'un État-continent.

    Plus de 90 cartes et infographies inédites présentent l'histoire de la Russie, mettant l'accent sur les différentes régions d'un territoire immense et sur les modalités de son contrôle par l'État.

    o La Russie impériale, puissance en expansion depuis le XVe siècle, est fragilisée par une modernisation tardive et la guerre ; elle est mise à terre par la Révolution de février 1917
    o La Russie soviétique se forge dans une immense violence politique et sociale tout en donnant naissance à un monde nouveau, urbain et industriel
    o La période postsoviétique voit la Russie, après un temps de repli et d'incertitudes, tenter de renouer avec sa grandeur passée.

    D'Ivan III, «grand-prince de Moscou et de toute la Russie» au XVe siècle, à Vladimir Poutine, président d'un pouvoir central de retour sur la scène internationale, le territoire de la Russie a ainsi connu de nombreuses évolutions.

  • Une saison chez Lacan
    À trente ans à peine, Pierre Rey a toutes les apparences d'un jeune homme heureux, il fait partie de ceux qui ont " réussi ". Chroniqueur dans un quotidien, joueur invétéré vivant très au-dessus de ses moyens, il mène une vie mondaine et frivole dont le plaisir est l'unique objet. Pourtant, ses angoisses se multiplient, sa peur d'affronter le vide grandit.
    Alors, il décide de faire table rase du présent, quitte travail et amis, et gravit les marches de pierre usées du 5 rue de Lille qui conduisent chez Lacan. Et c'est là, pendant dix ans, qu'il effectuera sur le divan du célèbre analyste le plus long de ses voyages.
    Pierre Rey (1930-2006)
    Journaliste (prix de la Chronique parisienne), longtemps directeur de Marie Claire, il fut l'auteur de plusieurs romans et de deux pièces de théâtre.

  • L´ouvrage fournit toutes les clés pour analyser le roman de Camus.
    Le résumé détaillé est suivi de l´étude des problématiques essentielles, parmi lesquelles :
    - Sources et parentés de Camus - Meursault, un personnage de nouveau roman - Les autres personnages - Les principaux thèmes - Le sens du roman - L´écriture de Camus.

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