Tourisme & Voyages France

  • Table des matières

    Avant-propos
    Les Espagnols à Mauguio
    Les fêtes
    Le carnaval. Le lundi de Pâques. La fête votive du 15 août
    Le sport
    Le football. Le tennis. Le cyclisme. La pétanque. Sports divers
    L’aéroport
    La vie des Melgoriens au fil des jours et des nuits








  • Extrait
    Oui, je l’affirme, on peut s’éprendre d’une ville comme d’une femme, de sa beauté, de son esprit, de son mystère. Je me souviens de ma découverte fervente de Montpellier, dans les années 1950, lorsque, jeune étudiant issu d’un pays presque nordique, je m’établis dans cette ville qui incarnait à mes yeux « un vieux sud » mythique dont j’avais souvent rêvé. Vite j’explorai avec émotion le labyrinthe des ruelles, les vieux hôtels particuliers, la cathédrale, les églises, les quartiers populaires, les marchés et les jardins qu’avaient célébrés des poètes. De la place royale du Peyrou, je percevais d’un côté la mer, de l’autre une étendue de collines que domine le pic Saint-Loup. Sur ce paysage inspiré régnait, en cet automne initial, une lumière limpide et que l’on disait grecque. C’était alors une petite ville et, à peine avait-on franchi les faubourgs, que l’on pénétrait dans un monde de vignobles, de pinèdes et de villages proches. A Montpellier, je découvrais un art de vivre, une certaine indolence et comme un air de bonheur dont, par la suite, je m’aperçus qu’il se nuançait d’une certaine mélancolie. Et, alors que j’entrais moi-même en littérature, j’y sentais souffler l’esprit. Il y avait le musée Fabre, les universités, la Comédie et les traces qu’avaient laissées des écrivains aimés. Quelques années plus tard, Montpellier allait se métamorphoser de façon radicale et singulière, surtout dans sa périphérie, mais tout en préservant le charme du centre historique. Je retrouve toujours avec bonheur des lieux secrets qui font partie de mon existence. La ville est présente dans mes oeuvres et, tout particulièrement dans l’un de mes romans, Mademoiselle Blanche, où elle apparaît comme un véritable personnage. Au coeur de cette histoire d’amour, je lui devais bien cet hommage. Je le prolonge ici, en quelques mots, pour accompagner le présent ouvrage qui, par le texte et l’image, ravive tant d’émouvants souvenirs.

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