Au Diable Vauvert

  • « Savoir finir en beaute? ? C'est tout un art. »

    Entre de?sinvolture et gra?ce de?chue, de?bandade et e?rotisme de?bride?, autofiction et fantaisie romanesque, La Marge d'erreur fait le portrait hilarant d'un de?pressif chronique plein de rage de vivre, pour les dernie?res semaines qu'il lui reste.

  • Dos au mur

    Nicolas Rey

    « On va arrêter d'éviter le sujet principal de ce livre. On va mettre les mains dans le cambouis une fois pour toutes. Le crime commence par une bonne nouvelle. Les éditions de la Férinière me proposent la rédaction d'un recueil de nouvelles. Le seul problème, c'est que je suis un écrivain qui n'arrive plus à écrire. Plus une seule ligne. Rien. Le vide intersidéral. » Plagiaire, menteur, infidèle, Nicolas Rey, dos au mur, avoue tout.

  • Elle s'est rapprochée. Elle a reniflé son cou, sa nuque et ses oreilles. Ses lèvres se sont placées à quelques millimètres des siennes. Elle a chuchoté : "Tu savais que la lubricité est l'invention d'un bourgeois très à droite. Les gens de gauche échangent tellement de théories, qu'ils en oublient de baiser."
    Gabriel, écrivain quadra précaire épuisé par l'amour et la vie,tombe amoureux de Catherine, institutrice de son fils et membre du Parti National...

  • « J'étais devenu un fantôme. Une sorte de mort-vivant. J'ai trouvé un ultime sursaut d'énergie pour avaler une poignée de tranquillisants avec un fond de vodka. Je me suis assis dans mon fauteuil club et j'ai regardé une série sur HBO. Je me suis réveillé en pleine nuit. Non. Le cauchemar était bien réel. Joséphine n'était plus amoureuse de moi. »

    Si l'amour est la plus forte, la plus dangereuse et la plus répandue des addictions, voici le roman de l'impossible désintoxication, le roman du chagrin d'amour.

  • Certaines personnes ne se séparent jamais. Ce sont des victimes volontaires de la vie en couple. Héros ou lâches selon l'heure des repas. Dans la salle de bains, une victime volontaire de la vie en couple écoute le dernier message de Bénédicte sans oser répondre pour ne pas faire de bruit.En ville, le soir, les mots d'amours s'échangent en fraude dans les salles de bain, avec un téléphone portable. Voilà pourquoi, vues d'avion, les villes scintillent à ce point.Après Treize minutes, Mémoire courte (prix de Flore 2000) et Un début prometteur, parus Au diable vauvert, Courir à trente ans est le quatrième livre de Nicolas Rey.

  • Confession d'un enfant du siècle, c'est le plus personnel, le plus intime des livres de Nicolas Rey qui se raconte ici pour la première fois, avec une sincérité qui émeut, sans aucun fard. On y retrouve les thèmes qui lui sont chers, l'ambiance de ses romans, la vulnérabilité et la lâcheté amoureuse, les textos dans la salle de bain, le foot, Paris, l'amitié fusionnelle... Mais surtout, on y retrouve cette petite musique, cette grâce concise qui lui est propre, une manière de rendre universelle une sensation fugace, la vie ordinaire.
    Entre rire et larmes, un très beau texte, son plus beau texte penseront beaucoup, magnifique moment de lecture émaillé de joyaux, d'images et de phrases à lire et relire comme autant de vitamines pour l'âme.

  • « J'avais mis des digues un peu partout. J'avais même verrouillé chaque parcelle d'inattendu. Et puis, Maud a débarqué. » Après le Léger passage à vide que l'on sait et l'héroïque victoire de notre héros sur les addictions liquides, chimiques et médicamenteuses, l'amour, qui semblait avoir enfin déserté sa vie, a pourtant frappé par surprise en la personne de Maud. Mais l'amour n'est-il pas la plus dangereuse des addictions et le plus périlleux des chemins ?Du feuilleton diffusé sur France Inter, Nicolas Rey a donc gardé l'amour.

  • Dans une remarquable économie de mots, à petites touches, petites scènes de vie lucide et désenchantée, c'est toute une éducation sentimentale - les pièges de l'amour et du désir et les grands ratages de la vie -, vue à travers trois destins d'homme : le père en fin de course, Martin, le frère aîné déjà usé par une vie mise à l'épreuve des ambitions et des renoncements, et Henry, le narrateur, adolescent à l'aube de sa vie et des amours d'adulte. Un court et magnifique roman d'apprentissage.

  • Memoire courte

    Nicolas Rey

    Je suis revenu nickel, enfin libre, aérien. J'ai jeté un oeil autour de la table avec nonchalance. J'ai refusé le trou normand que l'on me proposait. La Normandie commençait à me courir pas mal. Je voulais Paris et mon appartement sur la butte. Un bar sombre et une touriste hollandaise. Je suis ainsi, le genre de type capable, à travers une chemise de nuit, d'un aller simple pour le reste du monde."" ""Je suis ainsi"", disons que je l'étais. C'était avant le mariage, avant la vie qu'on rate, avant l'éternité, avant la mémoire courte.Ce n'est pas très joyeux. Mais n'ayez crainte. Ça se lit très facilement.

  • "Le temps est une invention bien étrange. On végète pendant des mois assis dans un coin d'existence, à regarder défiler les semaines en fumant des cigarettes. Et puis l'accélération que l'on n'attendait plus vous tombe sur le coin de la cervelle. Le destin s'amuse à vous balancer en une poignée de jours un concentré d'aventure. Six ans seraient souhaitables pour gérer cette énergie. On vous donne six jours et pas un de plus." Paru en 1998, Treize minutes est le premier roman de Nicolas Rey. Il a depuis publié au Diable vauvert Mémoire courte, lauréat du prix de Flore 2000 et un Début prometteur.

  • De 2000 à 2013, de Zurban à France Inter, cinquante chroniques pleines de fantaisies, d'impertinence et de liberté. Les portraits irrésistibles de Catherine Deneuve, Isabelle Adjani, Vladimir Nabokov, Joey Starr, Marcel Proust et de bien d'autres personnalités. Des événements, petits et grands, réels ou imaginaires, qui ont marqué la décennie passée...

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