Sciences humaines & sociales

  • Les hommes de Bonaparte : la conquête du pouvoir 1793-1800 Nouv.

    En route pour le pouvoir ! Le présent ouvrage s'intéresse à la période au cours de laquelle Napoléon Bonaparte s'est affirmé parmi les principaux protagonistes de la Révolution pour,
    in fine, s'emparer du pouvoir. Le point de départ est l'apparition sur la scène d'un jeune officier d'artillerie à l'occasion de la prise de Toulon aux Anglais en 1793 ; le point d'arrivée la victoire de Marengo, le 14 juin 1800, qui consolide la position de celui qui a été nommé Premier Consul l'année précédente. Il sera Consul à vie en 1802, empereur des Français en 1804.
    Contrairement à l'habitude, l'accent est mis sur le caractère collectif de cette aventure singulière, laquelle n'est pas l'histoire d'un seul. Elle mobilise en effet une foule d'acteurs, incarnant eux-mêmes plusieurs groupes directement intéressés à la mise en place du nouveau régime. Au fil des pages, on découvre ou redécouvre les figures de ceux qui ont accompagné Bonaparte dans sa quête. Des tout premiers compagnons d'armes (Junot, Marmont) à ceux qui se sont illustrés lors des campagnes d'Italie ou d'Egypte (Murat, Davout, Lannes), les soldats sont bien sûr parmi les principaux personnages. Mais entrent aussi rapidement en scène les politiques (Cambacérès, Talleyrand, Roederer), les scientifiques (ceux de la campagne d'Egypte et de l'Institut comme Berthollet ou Monge), les commerçants et les financiers (Périer, Perrégaux), sans oublier le clan Bonaparte ou encore les femmes, au premier rang desquelles la future impératrice Joséphine, sans oublier Madame Mère. Plus d'autres, provenant des milieux les plus divers. On peut penser que sans eux, Napoléon, n'aurait pas pu parvenir à une telle réussite et que, sans lui, aucun de ces personnages n'aurait eu un destin si exceptionnel. C'est la synergie unissant tant de brillantes personnalités - parmi lesquelles celle du futur Empereur est bien entendu la plus sidérante - qui forme la matière de ce livre.

  • "On ne naît pas homme, on le devient." C'est en partant de ce postulat que Valérie Rey-Robert décortique la construction du genre, montrant que les codes masculins ont très nettement évolué au cours des siècles. Le Roi Soleil, paragon de puissance, portait perruque, poudre au visage et talons hauts. Il appartient de déviriliser nos sociétés, pour que les hommes cessent de tuer leurs compagnes et leurs enfants, qu'ils cessent de se tuer entre eux, qu'ils cessent de s'automutiler. Ceci ne pourra passer que par un grand travail de prise de conscience et d'éducation.Cette nouvelle synthèse de la bloggeuse féministe assure le parfait complément à son précédent livre.Nulle doute: il y a là matière à débat. Un débat qui engage la salubrité publique et l'équilibre de nos sociétés.

    Valérie Rey-Robert anime le blog féministe Crêpe Georgette.Elle est l'autrice d'Une culture du viol à la française (Libertalia, 2019).Elle est considérée comme l'une des plus influentes féministes francophones du moment.

  • En mars 2019, Libertalia publiait la première édition d'Une culture du viol à la française.Ce livre a accompagné l'émergence d'une nouvelle génération féministe.En un an, la cause des femmes a considérablement avancé: mise au ban de la Ligue du Lol, révélations d'Adèle Haenel, mobilisations croissantes contre le féminicide, dénonciation du harcèlement dans le monde du cinéma, émergence de nouvelles figures iconiques, batailles pour la féminisation de la langue, etc.Cette nouvelle édition, actualisée et complétée, fait le point sur l'immense travail qui reste encore à accomplir pour en finir avec la culture du viol.Elle paraîtra en même temps que le second livre de Valérie Rey-Robert: Le Sexisme, une affaire d'hommes?

    Valérie Rey-Robert anime le blog féministe Crêpe Georgette.Elle est l'autrice d'Une culture du viol à la française (Libertalia, 2019 ; édition actualisée, mars 2020) et de Le Sexisme, une affaire d'hommes ? (Libertalia, mars 2020).Elle est considérée comme l'une des plus influentes féministes francophones du moment.

  • Vocabulaire de psychanalyse avec les enfants et les adolescents Nouv.

  • « Notre division était anéantie ; ne pouvant avancer par la route, je passais par les champs où s'entassaient derrière moi des hommes et des chevaux blessés et mutilés, dans un état des plus horribles. Décrire ces horreurs est au-dessus de mes forces. » Sous la plume du lieutenant Andreev, qui en 1812 combattait, tout jeune homme, dans les rangs de l'armée russe, l'atroce bataille de la Moskova se dérobe. Comment saisir ce que fut la campagne de Russie pour ceux qui la vécurent ?
    Proposer pour la première fois une histoire humaine de la guerre qui opposa l'Empire français à l'Empire russe, en s'appuyant sur des sources jusque-là négligées et des matériaux d'archives inexplorés : tel est l'objet de ce livre. Les sans-grade, civils ou simples soldats, y tiennent le même rang que les héros de guerre ; la voix du peuple russe s'y mêle à celle des grognards de la Grande Armée, pour éclairer d'un jour nouveau l'affrontement des deux géants qui déchira l'Europe.

    Illustration : Olivier-Marc Nadel © Flammarion.
    © Flammarion, 2012, pour l'édition originale © Flammarion, 2014, pour la présente édition en coll. « Champs »

  • Plus le monde menace de s'écrouler, plus il faut  abreuver les populations de promesses exorbitantes.  Tel est le rôle du transhumanisme,  qui prétend nous « augmenter », nous doter de  capacités faramineuses. Ces promesses sont autant de leurres, destinées à nous faire accepter  l'artificialisation croissante de nos vies.Se détourner ? Cela n'est pas si simple. Le  transhumanisme nous trompe parce qu'il joue  en nous sur des ressorts puissants. Se donner  une chance de désamorcer la fascination qu'il  exerce, et le malheur qu'il propage, réclame  de mettre au jour ce qui, dans nos façons de  vivre et nos modes de pensée, nous rend si  vulnérables à ses illusions.  Olivier Rey est chercheur au CNRS, membre de l'IHPST, et  enseigne la philosophie à l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Il a publié deux romans, dont Après la chute  (2014), et plusieurs essais, dont Itinéraire de l'égarement  (2003), Une folle solitude. Le fantasme de l'homme auto-construit  (2014),  Une question de taille (2014), Quand  le monde s'est fait nombre  (2018).  Leurre et malheur du  transhumanisme a reçu le prix Jacques Ellul 2019. 

  • Embrasser toute l'histoire russe dégage des lignes de force et des permanences structurelles, en dévoilant les réalités complexes d'un État-continent.

    Plus de 90 cartes et infographies inédites présentent l'histoire de la Russie, mettant l'accent sur les différentes régions d'un territoire immense et sur les modalités de son contrôle par l'État.

    o La Russie impériale, puissance en expansion depuis le XVe siècle, est fragilisée par une modernisation tardive et la guerre ; elle est mise à terre par la Révolution de février 1917
    o La Russie soviétique se forge dans une immense violence politique et sociale tout en donnant naissance à un monde nouveau, urbain et industriel
    o La période postsoviétique voit la Russie, après un temps de repli et d'incertitudes, tenter de renouer avec sa grandeur passée.

    D'Ivan III, «grand-prince de Moscou et de toute la Russie» au XVe siècle, à Vladimir Poutine, président d'un pouvoir central de retour sur la scène internationale, le territoire de la Russie a ainsi connu de nombreuses évolutions.

  • En France, les promoteurs du multiculturalisme imputent les tensions avec la communauté d'origine et de culture musulmane à une « islamophobie » qui serait comme le reliquat des conflits coloniaux. Or, il y a longtemps qu'en France, les guerres de religion n'ont plus cours. Derrière les drames suscités par les attentats terroristes, derrières les exaspérations des uns et des autres, le ressort de l'antagonisme entre l'Islam et le monde judéo-chrétien n'est pas d'abord de nature religieuse et politique. C'est dans une strate spirituelle plus profonde qu'il faut chercher la raison de cette antinomie : il s'agit de ce que les philosophes, avec Hegel, ont appelé les « moeurs », qui encadrent et commandent les conduites et les activités de l'existence, et qui règlent en particulier les relations entre hommes et femmes et parents et enfants. Elles sont ce pour quoi une personne reconnaît comme son semblable celui qui partage ses moeurs et que lui apparaît comme un étranger celui qui lui donne à voir des moeurs inconnues qui le dérangent, l'inquiètent ou l'horrifient. Tout l'intérêt de cet ouvrage est de procéder à un inventaire rigoureux de ces oppositions de moeurs, impensées et inconscientes, car c'est certainement par une connaissance plus approfondie d'elle-même que la société française, et sans doute européenne, pourra sortir par le haut de cet antagonisme mortifère. C'est la conviction de l'auteur, qui estime, à la suite de Claudel, que le pire n'est pas toujours sûr.

  • Dans les sociétés occidentales hyperformatées, l'idée même du conflit n'a plus de place. Les conceptions de la vie commune tendent vers l'intolérance à toute opposition. Le minoritaire doit se soumettre à la majorité et, de plus en plus, contestataires et dissidents semblent relever de l'" anormal ". Dans cet essai iconoclaste, Miguel Benasayag et Angélique del Rey explorent les racines et les effets délétères de cette idéologie.
    En refoulant les conflits, nos contemporains se laissent envahir par l'idéal de la transparence : toute opacité dans leurs relations devrait être éradiquée, car elle impliquerait l'altérité et, donc, l'ennemi potentiel. Une illusion dangereuse, à laquelle peuvent aussi succomber certains contestataires qui critiquent le système avec ses propres catégories : au lieu de s'affirmer comme des " autres ", sujets d'une multiplicité subversive, ils s'en tiennent à revendiquer des droits, confortant l'idée que les " valeurs " de l'idéologie dominante sont nécessairement désirables par tous.
    Analysant les différentes dimensions du conflit - entre nations, dans la société ou au sein même de l'individu -, les auteurs mettent à jour les ressorts profonds de la dérive conservatrice des sociétés postmodernes. Ils démontent aussi bien les illusions de la " tolérance zéro " que celles de la " paix universelle " : nier les conflits nés de la multiplicité, ceux dont la reconnaissance fait société, c'est mettre en danger la vie. Le refoulement du conflit ne peut conduire qu'à la violence généralisée, et l'enjeu auquel nous sommes tous confrontés est bien celui de l'assomption du conflit, " père de toutes choses " selon Héraclite.

  • Qui n'a en tête les larmes d'Obama en 2016, à l'évocation d'une fusillade dans une école ? Un homme, puissant de surcroît, pouvait donc manifester son émotion en public ! Apparente nouveauté car l'expression lacrymale n'a pas toujours été associée à une forme de faiblesse. Dans la Rome antique, les larmes étaient même un adjuvant du politique, l'arme des orateurs et le moyen de se distinguer du vulgaire. Une originale plongée dans la société de conquérants impitoyables, mais sentimentaux !
    Aussi surprenant que cela puisse paraître, les larmes coulent en abondance chez les Romains. Les empereurs, le peuple, les sénateurs, les soldats pleurent. Débats publics, procès ou ambassades, tout est prétexte aux déversements d'émotions. Plus que les Grecs, déjà grands pleureurs, les Romains ont la larme facile. La variété du vocabulaire latin vient l'attester. Les verbes flere, deflere, lacrimare, deplorare, complorare, gemere, lugere, complangere, plangere, queri, désignent tous l'action de pleurer, de se lamenter, parfois de manière bruyante et spectaculaire, gestes à l'appui : on se frappe la poitrine, on lacère ses vêtements, on griffe son visage, on se roule par terre. Les Romains s'épuisent à pleurer, leurs yeux s'y abîment. Souvent dépeints en conquérants impitoyables (ce qu'ils étaient), les Romains sont trop rarement montrés dans leurs moments de fragilité ou d'égarement. Les Romains construisent des routes, des ponts et des villes, ils bâtissent un Empire, mais ne s'abaissent pas à pleurer, pense-t-on. Leur mauvaise réputation de rudesse a jusque-là découragé toute enquête générale sur leurs larmes, là où les lamentations des héros grecs ont déjà fait couler beaucoup d'encre.
    Dans cette histoire inversée de la force romaine, il faut accepter de ne pas s'y reconnaître, de perdre pied. Les comportements sociaux des Romains, souvent ponctués de larmes, nous dépaysent. Le parcours que propose ce livre est ainsi celui d'un paradoxe : saisir l'étrangeté de ces larmes d'hier si semblables aux nôtres, c'est aussi comprendre qu'elles n'ont pourtant rien de celles d'aujourd'hui.

  • La Russie est-elle européenne ? Qu'est-ce qu'être russe ? Depuis le xvie siècle, la Russie entretient un lien complexe et ambigu avec l'Europe occidentale. À la tête d'un véritable État-continent s'étendant de l'Europe à l'Asie, les tsars de Russie puis les leaders soviétiques n'ont cessé de s'interroger sur l'identité de leur pays et les relations à nouer avec l'Europe, tour à tour perçue comme modèle de modernité et d'efficacité ou comme source de danger et de subversion. D'Ivan le Terrible à Vladimir Poutine, les décideurs russes ont été confrontés à ce « dilemme » : fallait-il imiter l'Europe pour mieux la dépasser, ou bien s'en protéger ? D'une plume alerte, en s'appuyant sur un vaste ensemble documentaire, Marie-Pierre Rey explore les tourments de l'identité russe, à la croisée de l'histoire des relations internationales et de l'histoire des représentations.

  • Alain Rey raconte les mots qui ont bouleversé la société française depuis les années 1960 jusqu'à nos jours ! Disco, drone, internet, minijupe, OGM, RTT, zapper... Revivez les temps forts de la vie nationale et internationale, les évolutions sociales, scientifiques et culturelles qui ont marqué notre époque. Avec la préface d'Éric Fottorino.
    Revivez, par le fil des mots, le temps de toutes les révolutions (culturelle, morale, sexuelle, artistique, scientifique, technologique), et tous les moments forts qui ont fait battre le coeur de la société française des années 1960 à nos jours. Les développements de l'aérospatiale, l'époque contestataire de Mai 68, la décolonisation, sans oublier les premières virées en camping-car, la musique disco, les pattes d'ef, la légalisation de l'IVG, l'avènement d'Internet et du numérique, le passage à l'euro...
    Comme on feuillette un album de photos de famille, plongez dans ce livre qui retrace l'arrivée de " nos " mots, ceux de nos parents, ceux de nos enfants, comme autant de tranches de vie et de mémoire pour chaque génération.
    200 mots pris dans de nombreux domaines, du sport à la cuisine, de l'informatique à la télé, présentés par une équipe d'observateurs et d'observatrices à l'affût, animée par Bérengère Baucher, sous la direction d'Alain Rey.

  • En croisant mémoires, presses et documents déclassifiés, Matthieu Rey éclaire les fondements de la Syrie contemporaine et son histoire tumultueuse. Il nous invite à suivre le devenir toujours incertain d'une communauté politique réunissant des populations variées, des hommes et des femmes qui s'installent et s'organisent sur un territoire.
    Récit de la renaissance des campagnes environnant les villes au détriment des mondes nomades, histoire des migrations des Druzes du Liban vers la Syrie, des Montagnards vers les plaines, des campagnes vers les villes, c'est aussi une narration politique ponctuée par des révolutions et des guerres qui donnent naissance à un État dont le cours de l'histoire se révèle dans la crise révolutionnaire. Depuis 2011, la Syrie, chasse gardée de la famille Assad, se trouve au coeur d'une dramatique actualité internationale, déchirée par la guerre civile.
    Son histoire n'est-elle pas finalement celle d'espoirs, de heurts, d'essais, d'attentes, de luttes, de violences et de projets partagés entre groupes humains qui tentent de créer les conditions d'un vivre-ensemble dans lequel chacun ait sa place  ?
     
    Chargé de recherche au CNRS et chercheur associé au Collège de France, Matthieu Rey consacre ses recherches à la question de la construction de l'État dans l'Orient arabe et persan.

  • Le 31 mars 1814, à l'issue d'une bataille féroce qui a fait quinze mille morts en moins de vingt-quatre heures, le tsar Alexandre Ier entre triomphalement dans les rues de Paris. C'est la fin de la campagne de France menée par les Russes et leurs alliés, et l'effondrement du régime napoléonien. L'occupation russe durera le temps d'un printemps. Cette brève période, méconnue, est pourtant cruciale dans notre histoire. Politiquement d'abord : Napoléon abdique à Fontainebleau et part pour l'île d'Elbe, cependant que Louis XVIII, revenu d'Angleterre, accède au trône. Sur le plan géographique, ensuite : le traité de Paris fixe les nouvelles frontières de la France, prélude au congrès de Vienne qui, quelques mois plus tard, redessinera la carte de l'Europe. Culturellement enfin : les Cosaques, qu'on croise en bonnets de fourrure dans les allées des Tuileries, laisseront des traces durables dans les mémoires. En s'appuyant sur de nombreuses sources tant françaises que russes, Marie-Pierre Rey offre un nouveau regard sur la campagne de France et fait toute la lumière sur cet épisode clé de l'histoire de l'Europe.

  • L´autisme n´est pas un déficit mental irréversible. Les observations les plus récentes des cliniciens ont permis à l´auteur d´établir que les autistes sont arrêtés au stade primordial de la vie, dominé par les sensations, stade où déferlent en permanence sur le nourrisson des flots d´excitations anarchiques et insensés.
    Pour émerger de cet état primitif et accéder à l´espace plus élaboré des perceptions, l´autiste attend seulement d´être relancé dans la dynamique du langage à laquelle les autres enfants sont introduits spontanément, sans difficultés majeures.
    Le défaut de communication, expression la plus manifeste de l´enfermement de l´autiste, révèle alors qu´il peut être corrigé et le contact avec l´entourage restauré. Mais il faut pour cela avoir reconnu la nature des processus psychiques qui régissent normalement les premiers échanges entre le nourrisson et les parents, afin d´identifier le type de court-circuit qui, à un moment donné, a coupé l´enfant de la possibilité du partage.
    Redonner leur sens aux conduites aberrantes et souvent rebutantes des enfants autistes et, à partir de là, comprendre pourquoi ils ont échoué dans la relation vitale à autrui est aujourd´hui l´approche la plus respectueuse des sujets prisonniers de cette condition douloureuse, en même temps que la seule véritablement susceptible de les réintégrer dans la communauté humaine.

  • Dictionnaire : derrière cette façade imprimée, il y a l'aventure des hommes, linguistes, philologues, encyclopédistes, écrivains, savants. Souvent érudits, curieux de tout, opiniâtres, ils ont mis par ordre alphabétique le grand désordre de toutes nos curiosités. Remettre le dico en amour, faire l'éloge d'une passion du dictionnaire, c'est un peu boucler la boucle.0500 Ainsi l´ouvraged´Alain Rey s´en prend amoureusement à ses semblables et à leursauteurs. Le « dico », avec sa petite famille, lexiques, glossaires,encyclopédies et un instrument de connaissance, un outil familier etnécessaire. C´est une célébration de la parole et de l´écrit, un livrebanal et déconcertant, un texte migrateur, du papier à l´écran. C´estsurtout un livre ludique qui nous raconte avec bonheur et curiositél´aventure des mots et du langage, c'est-à-dire des hommes.

    AlainRey, spécialiste de la langue française, philosophe et historien dulangage, est l´auteur de nombreux dictionnaires, parmi lesquels lePetit Robertet leDictionnaire historique de la langue française.0300 Ainsi l´ouvrage d´Alain Rey s´en prend amoureusement à ses semblables et à leurs auteurs. Le « dico », avec sa petite famille, lexiques, glossaires, encyclopédies et un instrument de connaissance, un outil familier et nécessaire. C´est une célébration de la parole et de l´écrit, un livre banal et déconcertant, un texte migrateur, du papier à l´écran. C´est surtout un livre ludique qui nous raconte avec bonheur et curiosité l´aventure des mots et du langage, c'est-à-dire des hommes.

    Alain Rey, spécialiste de la langue française, philosophe et historien du langage, est l´auteur de nombreux dictionnaires, parmi lesquels lePetit Robertet leDictionnaire historique de la langue française.

  • Comment juger ? Qu'ai-je à faire avec la justice ?
    De telles questions ne s'adressent pas aux seuls professionnels du droit, mais à tout citoyen, à tout homme, dès lors qu'il vit en société.
    L'infini de cette responsabilité démesurée à l'égard d'autrui demande mesure et définition.

  • Deux crashs. Deux avions d'Air India. 48 victimes en 1950. 117 victimes en 1966. Presque au même endroit, dans des circonstances aussi floues. Aucun rescapé. Débris et corps dérivent encore à ce jour dans les glaces du Mont-Blanc qui en « libèrent » des éléments chaque été. Vingt-quatre ans après la sortie de son premier livre « Crash au Mont-Blanc, les Fantômes du Malabar Princess » (Ed.Glénat) et suite à la mystérieuse découverte de pierres précieuses qui défraya la chronique en 2013, Françoise Rey poursuit l'enquête ! Les catastrophes aériennes sont des machines à fantasmes. Surtout quand elles surviennent dans des lieux inaccessibles. Reste que les faits eux-mêmes sont parfois « un peu forts ». Le crash de 1950 est inscrit dans l'histoire locale et même nationale. Une rumeur circulait : le Malabar Princess transportait de l'or... Bien que plus meurtrier, le deuxième accident a été oublié presque aussitôt. Il y avait pourtant à bord le père du programme nucléaire de l'Inde... C'est au cours de son enquête pour raconter l'histoire du Malabar Princess en 1990, que Françoise Rey eut connaissance de ce deuxième accident. Avait-on caché quelque chose au public ? L'hypothèse de la collision avec un avion militaire de l'Otan était relancée. On se passionna d'autant plus pour les mystères du Mont-Blanc qu'une « valise diplomatique » était trouvée sur un glacier en 2012 et que l'année suivante, encore plus incroyable, apparaissait une cassette pleine de pierres précieuses. L'info a fait le tour du monde, passionné le public. Les autorités déclaraient se mettre en quête des propriétaires originels de ce trésor... Interrogée par la presse, Françoise Rey a donné une piste pour retrouver les ayants droit, une lettre figurant dans le dossier d'instruction, qui a disparu... Nous faisant souffrir sur les pentes du mont Blanc et voyager dans le temps sur trois continents, Françoise Rey tente inlassablement de révéler les secrets de ces crashs qui continuent d'alimenter la chronique et les convoitises à Chamonix. L'enquête qu'elle poursuit depuis vingt-cinq ans est aussi un hommage aux victimes dont les corps hantent encore les glaciers du Mont-Blanc au pied desquels elle vit.

  • En 1943, exilé aux États-Unis, Thomas Mann publie une longue nouvelle, La Loi, qui ouvre un recueil collectif intitulé Les Dix Commandements. Décrivant cette oeuvre méconnue et la replaçant dans son contexte, Jean-Michel Rey mène alors une enquête passionnante sur le statut de la culture juive dans une Europe hantée par les fantasmes d'un retour aux Grecs.Ce qui est décrit et analysé, c'est le suicide de l'Allemagne : la manière dont cette nation s'est privée d'une part essentielle d'elle-même, à savoir l'« esprit juif ». Thomas Mann rejoint ici certains propos de Heinrich Heine, de Franz Kafka et les développements poétiques de Nelly Sachs dans les mêmes années. Il est proche également des préoccupations de Freud, en 1939, dans L'Homme Moïse et la religion monothéiste - avec qui il entre dans une rivalité amicale et admirative.Thomas Mann retourne le vocabulaire accaparé par les nazis - le «peuple», la « pureté », le « salut ». Il démontre que c'est la langue même qui, avec le nazisme, a été dénaturée. Déployant des analyses d'une grande finesse sur la catastrophe en cours depuis 1933, il nous permet de comprendre que ce qui s'est joué dans la dernière guerre ne saurait être oublié. Occasion de se demander pour quelles raisons un pays fut amené à se détruire, à se priver d'une partie de ce qui le constituait, avec une rapidité si surprenante.
    Jean-Michel Rey est professeur émérite de l'université Paris VIII où il a enseigné la philosophie et l'esthétique. Il est l'auteur d'une vingtaine d'ouvrages, parmi lesquels : La Part de l'Autre (1998), Le Temps du crédit (2002) et Les Promesses de l'oeuvre (2003).

  • Dans un temps qui est celui du culte de la performance, de la rentabilité, de la marchandisation extrême, le sujet autiste atteste, d'une manière peut-être exemplaire, en étant là sans y être, le " pour rien " de chaque existence, l'inutile et le non-évaluable. C'est pourquoi, il nous interroge - lui qui ne pose aucune question - sur ce qui constitue un monde humanisé, donc un monde tout simplement.
    Cet ouvrage porte son attention, non sur l'autisme comme objet de savoir, mais sur les enfants autistes qui, retirés dans un autre monde, sont des sujets qu'il faut pouvoir comprendre pour dresser quelques passerelles entre eux et nous.

  • L'histoire des deux régimes qui ont enfanté la France moderne et modelé toute l'Europe. Dans le prolongement de la Révolution, l'époque napoléonienne accouche littéralement de la France moderne et la projette sur le continent. Autour des fameuses " masses de granit ", les créations institutionnelles se multiplient. Elles accompagnent la mise en place d'un régime autoritaire qui satisfait la plupart des attentes et constitue paradoxalement une étape décisive dans l'avènement de l'État de droit en France. L'oeuvre de pacification intérieure a comme corollaire la guerre extérieure, et les victoires militaires créent les conditions pour qu'émerge un type inédit d'administration de l'Europe. Napoléon pense et construit au fil de ses succès un système continental dominé par la Grande Nation, sans chercher toutefois à imposer aveuglément un modèle uniforme. Au contraire, même s'il ne renonce pas à l'idéal modernisateur des Lumières, il se comporte vis-à-vis de ses conquêtes de façon très empirique. Chacune d'entre elles est traitée différemment selon son importance géopolitique, son éloignement du centre et son ancienneté. C'est la difficulté à stabiliser ce système complexe ainsi que la force des sentiments libéraux et nationaux qu'il a malgré lui déchaînés qui expliqueront son échec final, prélude à l'abaissement durable de la France dans l'ordre international. Une synthèse dense et bien rythmée renouvelant la vision de cette période grâce à la prise en compte de l'historiographie récente, française et étrangère.

  • Cet ouvrage éclaire et met en perspective les débats sur l'enracinement des inégalités sociales et territoriales qui caractérisent la transformation des métropoles. L'expression « Banlieues populaires » a pris une connotation négative, désignant des lieux abandonnés par les pouvoirs publics, des lieux de « non droit », habités par des populations désaffiliées, si ce n'est « dangereuses ». Tout un imaginaire s'est ainsi cristallisé autour de cette expression. Ce livre revisite les idées reçues ou les fausses évidences en démontrant que les banlieues ne forment pas des territoires homogènes. Éclairant l'histoire des banlieues populaires et singulièrement celle de la Seine Saint-Denis, ses auteurs interrogent le présent et les futurs possibles des banlieues populaires.

    Cet ouvrage est dirigé par Marie-Hélène Bacqué, professeure en études urbaines, Emmanuel Bellanger, historien, chercheur au CNRS et par Henri Rey, politiste, directeur de recherche à Sciences Po.

  • À quelles thérapies recourir pour soulager les souffrances psychiques qui se multiplient dans les sociétés contemporaines ? Telle est la question à laquelle le psychanalyste et philosophe Miguel Benasayag tente de répondre dans cet essai nourri de sa longue expérience clinique. Il propose d'abord une analyse critique fouillée aussi bien des différentes variantes de la psychanalyse, en nette perte de vitesse, que des thérapies cognitivo-comportementales (TCC) ou des traitements médicamenteux, en plein développement. Il montre que si les unes et les autres peuvent parfois servir utilement de béquilles, elles restent largement impuissantes face à la difficulté de nos contemporains à assumer un monde vécu comme menaçant et complexe : malgré leurs différences, les deux courants partagent leur incapacité à affronter les véritables changements de nos sociétés.
    C'est toute l'originalité de l'approche proposée par Miguel Benasayag : pour lui, les thérapies psychiques individuelles ne peuvent être mises en oeuvre indépendamment d'une réflexion critique approfondie sur les mutations sociétales et idéologiques de notre époque. Ce qui l'amène à développer ici la piste ouverte dans son livre Les Passions tristes. Souffrance psychique et crise sociale (La Découverte, 2006), où il rendait compte de son expérience en pédopsychiatrie : celle d'une " thérapie situationnelle " qui aiderait à répondre au défi principal de l'époque, être capable d'agir dans la complexité. Comme Spinoza l'écrit dans son Éthique, les hommes se croient libres du fait qu'ils ignorent leurs chaînes. La tâche d'une thérapie situationnelle ne consiste pas dans l'illusion de briser ces chaînes, mais dans la possibilité de les transformer en liens avec les autres, comme condition de la vraie liberté.

  • Hommage aux mots

    Alain Rey

    • Hermann
    • 19 Septembre 2018

    Alain Rey a « passé sa vie à interroger les mots de tous les jours, à les pousser du coude pour éprouver leur résistance, pour savoir ce qu'ils ont dans la peau » (ainsi que le disait Georges Perros à propos des lexicographes).
    Grand artisan du dictionnaire Le Robert et amoureux de la langue française, Alain Rey rend ici un nouvel hommage aux mots à la fois savoureux et érudit : « Faire revivre les mots, grâce notamment à leur usage le plus fort, le plus élevé, qui est littérature et poésie, telle est la tâche de l'artisan, du "tâcheron" - disait le grand Samuel Johnson - qu'est l'auteur de tout dictionnaire, fût-il génial. » (Alain Rey)

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