Robert Halleux

  • Du XVIIIe au XXIe siècle, les chercheurs ont eu de plus en plus besoin du pouvoir politique pour financer leurs travaux. Mais les politiques, eux aussi, ont besoin d'expertise scientifique pour comprendre, prévoir et agir. ainsi s'est tissé un jeu complexe d'interactions appelé « politique scientifique ». en deux siècles, il a évolué selon les grandes mutations de la science et du pays, depuis la création de l'académie royale en 1772 jusqu'à la régionalisation de la recherche et au sort problématique de la politique scientifique fédérale à l'horizon 2015.



    La science nous concerne tous, mais peu d'entre nous se sentent concernés. C'est pourquoi ce livre, accessible à tous les citoyens, a pour but de fournir les clés pour comprendre les rapports entre recherche scientifique et pouvoir po- litique. Les questions-clés de l'innovation, de la compétitivité, de la place de la Belgique dans l'espace européen de la recherche, de l'emploi des chercheurs y sont abordées sans parti pris, sans complaisance, sur la base d'un long travail de recherche.
    Dirigé par le professeur Robert halleux, cet ouvrage a également été réalisé grâce à l'aide d'une équipe de chercheurs francophones et flamands : Gene- viève Xhayet, Pascal Pirot, Jan Vandersmissen et Rik Raedschelders.


  • En 1887, Hugo Blümner consacrait à la métallurgie de l'Antiquité gréco-romaine un volume de sa fameuse Technologie und Terminologie der Gewerbe und Künste bei Griechen und Rmern. Malgré les progrès considérables de la philologie, de l'archéologie, de l'histoire des sciences et des techniques, l'oeuvre de Blümner n'a pas été remplacée dans son propos fondamental : tirer des textes anciens tous les enseignements techniques qu'ils contiennent, et les confronter avec les documents archéologiques, spécialement avec les analyses de laboratoire. C'est la tâche que nous entreprenons dans nos recherches de métallurgie antique, dont on a ici le premier volume. Avant toute utilisation de ces textes, il nous a paru nécessaire de les replacer dans leur ambiance intellectuelle et d'étudier les idées des anciens sur les métaux en général : les origines d'un concept scientifique de métal, les théories sur la nature, les propriétés et la formation des métaux, les premières intuitions de leur structure. Il s'agit, non d'une doctrine systématique, mais de considérations éparses chez les savants de l'Antiquité, de membra disjecta, qui montrent l'éveil d'une réflexion théorique dans un domaine apparemment laissé aux artisans.

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