San-Antonio

  • Le gars qui pourrait me prouver par a + b qu'il a, au cours de son existence, exécuté une besogne plus débectante que celle à laquelle je me livre depuis une huitaine de jours aurait droit, selon moi, au salut militaire, au salut étemel et à une place assise dans les chemins de fer. Faut vraiment avoir le palpitant arrimé avec du gros filin pour tenir le choc. Et je le tiens, moi, le choc, parce que mon job c'est justement de ne pas faire la fine bouche. Voilà une semaine que je visite les morgues de France à la recherche d'un cadavre...

  • Je vais te dire... Moi, quand je prête mon aimable concours à une gourgandine pour l'aider à perpétrer un vol et que ma carrière de flic d'élite ne sombre pas dans l'aventure.Quand les bombes m'éclatent sous les claouis sans me causer la moindre égratignure.Quand je suis expédié à perpète au fond d'un puits, d'où personne n'est jamais sorti, pas même la vérité, et que j'en remonte frais comme un gardon.Oui, moi, quand tout ça, plus le reste m'arrive, à la fin de ces délicatesses je respire un grand coup et je m'écrie : "Champagne pour tout le monde ! A la bonne mienne, les gars !"

  • "- Bouge ton pied que je voie la mer, soupira Véra.J'ai bougé mon pied.Elle a vu la mer.Et du même coup, le spectacle le plus effrayant, le plus incrédulant, le plus tout ce que tu voudras qui se puisse imaginer !Si tu crains pas les péripéties, entre avec nous dans la ronde, mon pote.On n'a pas le temps de s'embêter.D'ailleurs, on n'a même pas le temps de comprendre. Mais on n'est pas là pour ça, hein ?"

  • Vas-y, Béru !

    San-Antonio

    • Lizzie
    • 10 Juin 2021

    La 59è aventure de San-Antonio.

    Quand la première salve est servie, on enclenche un deuxième chargeur. Le temps prend son temps dans ma tronche, bien que le mitrailleur fasse fissa. Je pense avec une incroyable lucidité. Je me dis des trucs, des choses, des machins. Je devine les mouvements de notre agresseur comme si je le voyais. J'ai entendu un cri et je sais qu'un de mes compagnons a été touché. Je passe la main sous ma veste afin de dégager mon excellent camarade Tu-tues de sa gaine. Faut agir mollo pour éviter d'émettre un bruit qui me situerait. Je n'y vois que tchi. Faut que j'attende la deuxième seringuée afin de situer le tireur. Dangereux, car en v'là un qui semble vouloir faire le ménage complet.

  • Chanson de salle de gardeNon, non, non, Bérurier n'est pas mortNon, non, non, Bérurier n'est pas mortCar il bande encoreCar il bande encore.Et pourtant ! Oui, pourtant !Il a bel et bien trépassé à l'ombre des montagnes Rocheuses, notre héroïque Buffalo Bide.Il aura donné sa vie à la France. et son vit à Cupidon.Qu'il repose en pets. Amen.

  • Une lettre et un chiffre rédigés hâtivement sur un petit bout de papier : K 2. Ça pouvait vouloir dire beaucoup de choses... Ça pouvait ne rien signifier du tout... Mais moi je ne crois pas qu'on puisse écrire deux signes, comme ça, sans que quelque chose ne se trame quelque part. K 2 ? Une marque de détachant... Il manque le R. Un morceau de jeu de bataille navale ? Pas sérieux... Le nom du deuxième sommet du monde, le Kapa Due ? Pourquoi pas... K 2 ? Ça ne vous dit rien, à vous ? Moi si... aujourd'hui... Aujourd'hui... que j'ai rassemblé tous les éléments du puzzle.

  • Le gonzier qui passe sa vie dans ses charentaises, à concocter d'illusoires tiercés et quintés plus, ne peut pas s'imaginer tous les amphigouris de ce monde.
    Je te prends "la fête du banc", dans l'Utah, tu savais qu'elle existait, toi ?
    Moi non plus.
    Ben, elle existe, mon vieux, et j'ai falli m'y faire lyncher.
    Béru, M. Félix, le Marquis ont eu des avaries de paf si terrifiantes que leurs trompes de l'hémisphère sud, mondialement réputées, filaient la gerbe aux coyotes.
    Si t'as pas peur d'affronter le bizarre, lis ce book d'extrême urgence. Tu y rencontreras d'inoubliables personnages : Roy, dit "Petit Gibus" qui, à six ans, pilote une dépanneuse ; Ivy, la femme du pasteur qui raffole de la levrette ; le cow-boy suisse qui tire plus vite que son ombre. Sans parler du shérif, un drôle de pourri qui m'a viandé de première ! Non, franchement, t'as pas le droit de passer à côté de cette histoire.
    Si tu négligeais la lecture de Foiridon à Morbac City, tout le monde se foutrait de ta gueule.
    T'as pas besoin de ça !

  • Je ne pouvais pas imaginer qu'un jour je verrais un spectacle pareil ! Bérurier évoluant parmi l'élite mondiale, cohabitant avec tout ce que la Terre a pu produire comme rois, reines, présidents, milliardaires, sommités artistiques...Je vous jure qu'il faut avoir vu ça au moins une fois dans son existence ! Et si tout ce gratin (dont nous étions) n'avait pas été à deux doigts de l'anéantissement atomique, j'aurais ri, mais ri à m'en mettre la rate au court-bouillon !

  • Puisque le zizi est à l'ordre du jour, on va "en" causer. Bien l'étudier, en long, en rond ! L'examiner sous tous ses aspects, dans toutes les circonstances. Lui analyser le comportement, à la bébête qui monte qui monte. L'apprivoiser. Faire sa plus ample connaissance. On ira jusqu'au-delà des limites. Vous n'en reviendrez pas, je vous promets. Venez vite, mes chères et chers. Donnons-nous la main. Si tous les gars du monde voulaient se tenir par le scoubidou, on ferait une fameuse chaîne d'arpenteurs autour de la terre. C'est ça : allons arpenter les monts de Vénus ; que je sois le premier de cordée ! Et puisque notre destin commun est de finir dans un trou, fasse le ciel qu'il ait du poil autour !

  • Exilés après leur précédente aventure au fin fond des Côtes d'Armor, San-Antonio et Bérurier s'ennuient à mourir... Pinaud a démissionné et le Vieux a été remercié. Les voilà mutés à Ploumanac'h-Vermot et les journées sont bien longues. Jusqu'au jour où le cadavre d'un marin est retrouvé dans le port. Ce meurtre vient soudainement mettre un terme à la monotonie, surtout que San-Antonio et Bérurier ne vont pas tarder à retrouver une vielle connaissance en la personne du sous-préfet...

  • Allons, sois gentille, fais-moi des choses. Des choses de la vie. Des choses du vit. Des choses du vice. Des choses qui te font perdre l'usage de la parole. Des choses avec les doigts. Des choses avec le reste. Des choses à la Camille-cinq-sens. Oublie un instant ton existence merdique. Entre avec Bérurier dans la ronde. Dépose ta pudeur et ton slip au vestiaire. Et pénètre dans ce livre. Tu n'y auras pas froid : il est climatisé. Allez, viens ! Viens ! Viens ! Viens et, je t'en supplie, fais-moi des choses. Je t'en ferai aussi, salope !

  • Béru Empereur. Ils sont tous là : San-Antonio, Marie-Marie et leur petite Antoinette, Sa Majesté Napoléon IV, alias Béru, et son impératrice, la grosse Berthe, Pinaud, le vieux lion de l'Atlas, Jérémie BLanc, aux prises avec Monosperme, le dévoyé de la famille, Mathias, le magicien du labo, M. Félix, la plus grosse queue de France et des départements d'outre-mer, Félicie et sa blanquette de veau. Et aussi : des trafiquants de came, des tueurs à gages, des tueurs dans gages, des oies blanches bonnes à plumer, des journalistes pourris, des princes crimminels, sans omettre Salami, le chien surdoué. San-Antonio vous les offre pour l'An 2000, dans un ouvrage au rythme frénétique où vous trouverez le rire, la gaudriole, le délire à vous en faire éclater la rate et les testicules !

  • Dis, tu connais la nouvelle ? Je vais me marier ! Non, non, c'est pas du bidon : je suis sur le point de convoler. Tu me vois, loqué en convoleur de charme ? Ça va faire couler de l'encre, entre autres, non ? San-A.-la-bague-au-doigt ! Lui qui arborait plutôt un parabellum en guise de bijou. Enfin : mieux vaut tiare que jamais, comme l'affirme le pape auquel je rends un sacré service dans ce livre. Et dire que si Béru n'avait pas eu un pote cardinal, rien de tout cela ne serait arrivé... Surtout me raconte pas que tout ce bigntz est impossible. Car tu vois, pour en avoir le coeur net, j'ai essayé. Et tu sais pas ? On peut !

  • Les deux oreilles et la queue, tu le sais, représentent la suprême récompense qu'un jury de corrida accorde à un toréador qui a magistralement scrafé son bestiau. Dans notre affaire, j'ai obtenu les deux oreilles et la queue. Et tu sais qui me les a accordées ? Monsieur le président de la République royale française ! Juré craché ! Si tu ne me crois pas, t'as qu'à lire... Les deux oreilles et la queue, moi, tu te rends compte ? Plus quelques jolis culs qui passaient par là, naturellement.

  • Pour tout vous dire, je rêvais depuis longtemps d'aller en Iran... Mais pas dans ces conditions ! Au XXe siècle, être obligé de se battre au sabre, c'est surprenant, non ? Mais, croyez-moi, votre San-Antonio se révèle vite un as de cette discipline et les sbires qui se sont frottés à lui, s'ils n'étaient pas déjà des eunuques, ne sont pas près de mettre Casanova en péril. Quant à Bérurier au pays des Mille et Une Nuits (des mille et un z'ennuis, plutôt), c'est pas racontable en page 4 de couverture. Sachez qu'il y a plusieurs façons de donner sa langue au chat... La donner au Chah n'est pas la plus facile, vous allez voir !

  • "Si San-Antonio n'existait pas, faudrait-il l'inventer ? Oui, sans hésitation." Le Monde.
    Et bon, dans çui-là, y a Arthur Rubinyol, le fameux virtuose, qui vient sonner à l'agence. Alors ça effervescente tout azimut, on déroule le grand tapis rouge, en signe d'alléluia. Ben heureusement qu'il était rouge, le tapis ! Comme ça, le raisin se voyait moins ! Et puis y a le rabbin Machin, pardon, Moshé, qui se fait éventrer d'entrée de jeu. Sans causer de la Ricaine que j'ai levée dans l'avion et qui se met à tirlipoter le Vieux ! Si tu ajoutes à ces plaisanteries notre équipée finnoise au cours de laquelle Béru s'est respiré la mégère du bûcheron, t'auras compris qu'il s'en passe des bizarres dans cet opuscule ! Et tout ça à cause d'un vieux coco vindicatif ! Tu parles d'une corne d'abondance !

  • J'aime mieux vous prévenir, les gars : des histoires pareilles, vous n'en trouverez pas souvent. Ce qui vaut mieux pour votre santé. Mamma mia ! A la fin de ce circus effarant, je ne savais plus bien si je m'appelais San-Antonio, Edouard ou la Joy ! Y a fallu que je me cramponne aux branches ! Et surtout que je garde la tête froide, ce qui n'était pas fastoche avec la lampe à souder qui me servait de chapeau ! Le transformateur cérébral, vous savez ce que c'est, vous ? Moi, je l'ignorais. Mais maintenant je sais !

  • Si ma tante en avait

    San-Antonio

    Si ma tante en avait eu, les choses se seraient passées autrement. Ce livre n'aurait pas eu lieu, mon éditeur aurait donc été en faillite, plusieurs centaines d'ouvriers du livre seraient allés grossir la cohorte des chômeurs, l'économie française n'y aurait pas résisté, la pauvre, tant déjà qu'elle boite. La révolution en aurait consécuté. Là-dessus la Russie nous praguait dans la foulée, histoire de rétablir l'ordre. Ce que voyant, les Ricains s'annonçaient pour "pas de ça, Lisette !". Conflit mondial, bombes nucléaires énuclantes et découillantes. Fin de la vie sur la planète. Point à la ligne. Voilà, brièvement résumé, ce qui se serait passé si ma tante en avait eu. En outre, si ma tante en avait eu, on l'aurait appelée "mon oncle", pas vrai ? Heureusement, ma tante n'en avait pas. Par contre Santantonio et Béru, eux, en avaient. Et des grosses comme ça, viens voir !

  • Savez-vous que la pègre vient de s'enrichir d'une nouvelle recrue ? Et pas une demi-portion, croyez-moi ! Du vrai casseur... Du qui file la rouste aux caïds de Pigalle... Du qui se permet de descendre un flic en plein commissariat. Son nom ? Pour Messieurs les hommes, il s'appelle Bernard Tonacci... Ça ne vous dit rien ? Alors, je vais vous en balancer davantage : à la P. J., ce zigoto est plus connu sous le nom de commissaire San-Antonio. Pas de panique... Rassurez-vous, je n'ai pas changé de bord... Mais il faut admettre que tout pourrait le laisser croire au début de ce chef-d'oeuvre.

  • "L'Inde mystérieuse, tu connais ?Tiens : j't'en joue un air à la flûte baveuse !Si le maharadja n'est pas content, dis-y qu'y s'fasse cuire du bouddha aux pommes !Et des émeraudes pareilles, t'en as déjà vu, des émeraudes pareilles ?Vise l'éléphant rose, comme il tend sa papatte à Béru...Comment ça, lequel qu'a la plus belle trompe ?Qu'est-ce que tu sous-entends ?En tout cas, la princesse, elle, faut voir comme elle donne bien son mignon fouinozof à Sana !Il est sympa, le fakir, hein ?Il a su rester vieux malgré son jeûne.Ce qu'il maquille en palanquin, le Gros ? Ben, t'as qu'à lire, tu verras !"

  • « L'un des djihadistes saisit le prisonnier par les cheveux, lui tira la tête en arrière pour dégager son cou. De l'autre main armée d'un long poignard, il lui trancha la gorge d'une oreille à l'autre. Un double geyser de sang jaillit des carotides, inondant le burnous blanc. »Et voilà dans leurs oeuvres les hommes que je traque ! Pas en Syrie, pas en Irak, à Paris même. Il ne me reste que quelques heures pour les empêcher d'exécuter un nouvel otage. Or, le prochain sur la liste n'est autre que... non : je n'ai pas le coeur à dévoiler son nom au dos de ce bouquin !Mais rassure-toi, on est dans un San-Antonio, alors on va bien se marrer quand même avec Béru, Pinuche et toute l'irrésistible armada.

  • Tu connais l'histoire de la chèvre de M. Seguin ? C'est celle de la mère Tatzi. Sauf qu'il manque M. Seguin. Par contre, des loups, t'en trouves à gogo. Et avec des dents vachement carnassières. Il en faut pour bouffer cette vieille bique.

  • Des années que j'avais pas revu ce crevard d'Ambroise, un flic qui avait mis un pied dans le Milieu et l'autre dans la gadoue. A l'époque, Béru, son beauf par mésalliance, lui avait flanqué la rouste du siècle.
    Et puis, voilà que ce tordu réapparaît, toujours en pleine béchamel, avec un cadavre sur le toit de sa bicoque. On essaie de lui sauver la mise, Berthe et moi, mais quand t'as pas le fion bordé de nouilles, t'as intérêt à te retirer dans une lamaserie du Tibet. Moi je dis : y a des mecs, leur papa aurait mieux fait d'éternuer dans son mouchoir !

  • "Il y a une multitude de choses dont j'ai horreur. Les jeunes filles de plus de quatre-vingt-dix-sept ans, tout d'abord.Le poisson mal cuit, aussi. Puis les liaisons mal-t-à-propos ; les ouatères de wagons de seconde classe ; les bitures de Bérurier et les imparfaits du subjonctif de Pinaud. Mais s'il y a une chose qui m'énerve par-dessus tout, qui me file au bord du delirium très mince, c'est qu'on s'asseye sur mon chapeau... Surtout au cinéma... Surtout quand on l'a fait exprès... Surtout quand c'est le dargeot d'un truand qui est l'outrageur... Surtout quand tout ça cache le commencement d'une aventure insensée !"

empty