Serge Berstein

  • Pour la première fois en trois volumes et remise à jour, l'oeuvre qui fait référence dans l'enseignement de l'Histoire de France.
    De part et d'autre de la saignée tragique subie en 1914-1918, ce sont deux siècles français qui s'opposent : d'un côté, une France du long XIXe qui se satisfait d'avoir stabilisé son régime politique, sa monnaie et son empire ; de l'autre, un pays effrayé autant que fasciné par la vitesse des changements économiques, sociaux ou des mentalités et qui redécouvre le temps de l'instabilité. Serge Berstein et Pierre Milza, tous deux professeurs émérites à Sciences-Po, ont renouvelé en profondeur l'histoire et la compréhension du XXe siècle français. L'ampleur de leur documentation et la précision de leurs analyses ont fait de leur Histoire de la France une bible indispensable à l'étudiant comme à l'amateur d'histoire.

  • Pour la première fois en trois volumes et remise à jour, l'oeuvre qui fait référence dans l'enseignement de l'Histoire de France.
    Trois décennies terribles pour la France, touchée successivement par la grande crise de 1929 ; par la guerre, la défaite et l'Occupation en 1940 ; puis par deux guerres coloniales en Indochine et en Algérie. Trois régimes n'y résistent pas : la IIIe République, l'Etat français de Vichy et la IVe République. Pourtant, cette France exsangue et meurtrie tente sans cesse de s'adapter aux mondes nés des crises et des confl its : elle retrouve un dynamisme démographique oublié depuis cent cinquante ans, installe un Etat-providence et une culture de masse, s'ouvre à l'Europe. Serge Berstein et Pierre Milza, tous deux professeurs émérites à Sciences-Po, ont renouvelé en profondeur l'histoire et la compréhension du XXe siècle français. L'ampleur de leur documentation et la précision de leurs analyses ont fait de leur Histoire de la France une bible indispensable à l'étudiant comme à l'amateur d'histoire.

  • Pour la première fois en trois volumes et remise à jour, l'oeuvre qui fait référence dans l'enseignement de l'Histoire de France.
    Le combat pour la stabilisation a, pendant un demi-siècle de mondialisation, changé de dimension : comment accepter que la France ne soit plus une grande puissance et qu'en même temps, elle puisse légitimement faire valoir l'originalité de ses positions, de son mode de vie ? Ce dernier tome analyse les stratégies appliquées par tous les présidents de la Ve République - depuis Charles de Gaulle jusqu'à Nicolas Sarkozy - pour colmater les lézardes apparues dans l'édifice national, pendant que les Français s'échinent à s'accommoder d'un monde moderne, au prix d'une marche forcée qui épuise paysans et ouvriers. Serge Berstein et Pierre Milza, tous deux professeurs émérites à Sciences-Po, ont renouvelé en profondeur l'histoire et la compréhension du XXe siècle français. L'ampleur de leur documentation et la précision de leurs analyses ont fait de leur Histoire de la France une bible indispensable à l'étudiant comme à l'amateur d'histoire.

  • Nouvelle histoire de la France contemporaine1. La Chute de la monarchie (1787 - 1792), M. Vovelle2. La République jacobine (10 août 1792-9 Thermidor an II), M. Bouloiseau3. La République bourgeoise (de Thermidor à Brumaire, 1799-1815), D. Woronoff4. L'Épisode napoléonien. Aspects intérieurs (1799-1815), L. Bergeron5. La France napoléonienne. Aspects extérieurs (1799-1815), R. Dufraisse et M. Kérautret6 et 7. La France des notables (1815-1848)1. L'évolution générale, A. Jardin et A.-J. Tudesq2. La vie de la nation, A. Jardin et A.-J. Tudesq8. 1848 ou l'Apprentissage de la République (1848-1852), M. Agulhon9. De la fête impériale au mur des fédérés (1852-1871), A. Plessis10. Les Débuts de la IIIe République (1871-1898), J.-M. Mayeur11. La République radicale ? (1898-1914), M. Rebérioux12. Victoire et Frustrations (1914-1929), J.-J. Becker et S. Berstein13. La Crise des années 30 (1929-1938), D. Borne et H. Dubief14. De Munich à la Libération (1938-1944), J.-P. Azéma15 et 16. La France de la IVe République (1944-19858)1. L'ardeur et la nécessité (1944-1952), J.-P Rioux2. L'expansion et l'impuissance (1952-1958), J.-P Rioux17 et 18. La France de l'expansion (1958-1974)1. La République gaullienne (1958-1969), S. Berstein2. L'apogée Pompidou (1969-1974), S. Berstein et J.-P Rioux19. Crises et alternances (1974-2000), J.-J. Becker avec la collaboration de P. Ory20. La France du XXe siècle. Documents d'histoire, présentés par O. Wieviorka et C. Prochasson

  • Une étude la France de l'entre-deux-guerres et les différents aspects de la crise qu'elle a connu pendant les années 1930 : crise économique, sociale et politique, tentatives de rénovation idéologique, crise intellectuelle et morale, crise internationale, échec du Front populaire et effondrement de la IIIe république.

  • De l'assassinat de Jaurès en 1914 à sa propre mort, Léon Blum (1872-1950) a exercé sur le socialisme français un magistère qui ne se limite pas à ses brèves expériences de gouvernement. La première d'entre elles, qui fait suite à la victoire du Front populaire, garde soixante-dix ans après la force symbolique d'un grand mythe républicain. Cela tient peut-être en partie à une conception de la politique : intellectuel, esthète, mondain, juriste, Blum n'a jamais cherché le pouvoir en tant que tel comme bon nombre d'hommes d'Etat de son temps. L'amour des hommes, la croyance au progrès, la révérence pour les principes et les institutions de la République ont nuancé en lui l'influence d'un marxisme dogmatique et fortifié son incontestable courage moral et politique.
    Pour accabler sa mémoire, on peut gloser à l'infini sur les conséquences de sa non-intervention en Espagne, et Vichy lui a imputé la responsabilité de la défaite de 1940... Mais il faudrait quelque mauvaise foi pour négliger que Blum a collaboré avec Marcel Sembat au ministère des Travaux Publics durant la Grande Guerre, rejeté l'ultimatum bolchevique en 1920, donné une forme politique et juridique aux aspirations ouvrières en 1936. Enfin, pour oublier que la plupart des socialistes se sont ralliés sous son impulsion à la Résistance gaullienne.
    Soixante-dix ans après le Front populaire et à l'aide d'archives longtemps inaccessibles, Serge Berstein dresse de Léon Blum un portrait équitable et nuancé, à cent lieues de l'histoire partisane qui sévit encore souvent à droite certes mais aussi à gauche...

  • De ses précurseurs à Adolf Hitler, à travers son histoire, le processus de sa prise de pouvoir, ses thèmes et ses pratiques, voici le monde du nazisme : monde clos s'il en fut, concrétisation aberrante des mythes et des fantasmes d'un homme aux idées simplistes qui, pour réaliser ce qu'il crut être sa mission, organisa le plus grand massacre de l'histoire et précipita le monde dans l'apocalypse. Les entrées de l'ouvrage présentent les artisans de ce cauchemar, les théories qu'ils tentèrent de mettre en oeuvre, les institutions et les grands événements du régime totalitaire le plus achevé, les pratiques économiques, politiques, sociales qui lui furent spécifiques, les persécutions qui le marquent d'un sceau de honte ineffaçable. Elles mettent aussi en scène les collaborateurs complaisants ou résignés du nazisme et ceux qui, souvent au prix de leur existence, osèrent lui résister, pour tenter de l'abattre ou pour témoigner au nom de la conscience humaine.

  • Une grande figure du socialisme français.
    La vie de Léon Blum, une des grandes figures du socialisme français, s'étend de l'affaire Dreyfus aux lendemains de la deuxième guerre mondiale, en passant par le Front Populaire dont il dirigea le gouvernement.
    Du marxisme dogmatique à une conception plus humaniste du socialisme.
    Intellectuel et homme d'action, il est emblématique d'une évolution longue et toujours en cours qui porte le socialisme français d'un marxisme dogmatique vers une conception plus ouverte et humaniste.

  • La manière intelligente d'aborder une question de concours. Comment la comprendre ? Quels en sont les enjeux ? Quels sont les textes fondamentaux qu'il faut avoir en mémoire ? Quels sont les dates et les ouvrages essentiels ? Tels sont les apports majeurs de cette nouvelle collection conçue et dirigée par Jacques Marseille, professeur à l'université de Paris I Sorbonne.

  • Pratique ordinaire de la cohabitation, adoption du quinquennat : ces dernières années, la Ve République a été profondément modifiée de l'intérieur. Au détriment de la fonction présidentielle ?
    L'histoire nous apprend, depuis 1848 et la brève présidence de Louis-Napoléon Bonaparte, que le statut de chef de l'État et sa marge de manoeuvre vis-à-vis de l'Assemblée, des ministres, de l'opinion, n'ont jamais connu de définition figée. Tout a été, à chaque fois, affaire de personne, de tempérament, de circonstances. Adolphe Thiers prenant le risque de la guerre civile, Félix Faure se rangeant du côté de l'état-major lors de l'affaire Dreyfus, Raymond Poincaré, patriote lorrain, ne redoutant pas l'affrontement avec l'Allemagne, Albert Lebrun cédant en 1940 aux injonctions de Pierre Laval, René Couty choisissant en 1958 de faire appel à Charles de Gaulle... Autant de cas d'école qui conduisent à réviser l'idée reçue d'un hôte de l'Élysée tout juste bon à inaugurer les cérémonies officielles.
    Valéry Giscard d'Estaing, François Mitterrand et Jacques Chirac ont tour à tour assumé l'héritage gaullien d'un chef de l'État fort, d'un contact direct avec le peuple. Qu'en reste-t-il aujourd'hui, alors que l'instauration d'une VIe République est de plus en plus souvent évoquée ?
    Serge Berstein, spécialiste de l'histoire politique du XXe siècle, qu'il enseigne à l'Institut d'études politiques de Paris, analyse ici de façon magistrale, à travers 22 itinéraires singuliers, la manière dont s'est peu à peu construite et définie l'institution la plus monarchique de la République.

  • Le sujet de ce livre est essentiel pour une bonne compréhension de notre histoire récente. Le septennat du troisième président de la Ve République a été, en effet, le moment d'un changement total de conjoncture économique. C'est précisément en 1973-1974 que se terminent les « Trente Glorieuses », ces trois décennies de croissance conquérante qui ont métamorphosé la société française : le temps de la « stagflation » est alors arrivé. 
    Pour rendre compte des conséquences d'une telle inversion de tendance mais aussi des politiques économiques qui furent mises en oeuvre entre 1974 et 1981, ce livre s'est fondé sur une démarche déjà mise en oeuvre dans trois précédents ouvrages de la même série : le dialogue entre historiens et témoins-acteurs. 
    Certes, ce type de dialogue n'est pas inédit, mais jamais, avant cette série, il ne s'était situé à un tel niveau dans la hiérarchie de l'État, puisque ce livre est le fruit d'une rencontre entre des historiens et un ancien président de la République. Et c'est aussi, pour le lecteur, l'occasion de pénétrer dans le laboratoire de l'historien du temps présent : comment celui-ci travaille-t-il et quel est le statut, dans sa pratique, du témoignage oral ?

  • Introduction
    Si la forme républicaine de l’Etat existe depuis la plus lointaine Antiquité, elle n’a longtemps signifié que l’absence de pouvoir monarchique à des époques où celui-ci apparaissait comme la norme en matière de système de gouvernement. Sauf exception rarissime, jusqu’au XVIIIe siècle, les républiques qui ont laissé des traces historiques sont des régimes à caractère oligarchique qui assurent la prépondérance des « meilleurs » sur le pouvoir politique, c’est-à-dire des plus riches qui sont aussi les plus cultivés et, par conséquent, s’estiment les plus capables de gouverner : aristocrates de la cité athénienne qui monopolisent les magistratures, Optimates de la république romaine, doges de la république de Venise, grands marchands de la république des Provinces-Unies aux XVIe et XVIIe siècles. L’éphémère république anglaise du XVIIe siècle fondée par Cromwell représente une version théocratique de l’oligarchie, puisque les « meilleurs » sont, cette fois, les puritains en lutte contre un catholicisme synonyme à leurs yeux de corruption. Pour tous ces systèmes oligarchiques, la république n’a d’autre signification que celle de son étymologie, la Res publica, autrement dit l’Etat qu’il s’agit de dominer pour y défendre les intérêts dont sont porteurs les groupes dirigeants.
    Très différentes sont les républiques qui naissent à la fin du XVIIIe siècle, d’abord aux Etats-Unis, puis en France. Elles sont fondées sur l’idée que l’organisation politique n’est nullement le fait d’un décret divin comme celui dont se réclament les monarques absolus en France ou en Angleterre, mais résulte d’un contrat révocable passé entre la société humaine et le souverain qu’elle a choisi et dont la mission fondamentale consiste à préserver les droits naturels des individus dont l’ensemble va constituer ce qu’on appelle bientôt la nation. Une telle conception des fondements de l’organisation politique peut évidemment se concilier avec le maintien d’une forme monarchique dans laquelle le souverain est passé du statut de représentant de Dieu sur la terre à celui de délégué de la nation et c’est ce qui advient dans l’Angleterre des XVIIe et XVIIIe siècles. Il en ira différemment à la fin du XVIIIe siècle en Amérique et en France où la fondation de la République repose sur le principe que la souveraineté est l’apanage de la « nation » tout entière. Aussi la république ne représente-t-elle pas seulement une forme de gouvernement, mais une véritable culture politique et un ensemble de valeurs profondément ancrées dans la population. Il reste qu’entre la fin du XVIIIe siècle et le début du XXIe siècle, les cinq expériences républicaines qu’a connues la France lui ont permis d’expérimenter les formes politiques diverses susceptibles de mettre en œuvre les « immortels principes » républicains portés par la révolution de la pensée des XVIIe et XVIIIe siècles.



  • La recherche de l'âge d'or, c'est la tentative désespérée entreprise à l'initiative du Parti radical pour ramener la France à la Belle époque des débuts du XXe siècle, magnifiée par le souvenir, après le cauchemar de la première guerre mondiale et les déceptions de l'après-guerre. Pourquoi le Parti radical est-il apparu comme le promoteur d'une entreprise qui déborde largement ses rangs et répond aux désirs plus ou moins clairement formulés d'une grande partie des Français ? C'est à quoi l'ouvrage s'efforce de répondre en analysant la nature et la fonction du Parti radical dans la société française des débuts du XXe siècle, à travers l'héritage historique dont il est le détenteur, la sociologie de ses militants, son implantation et son audience dans le pays, ses idées et son programme. Sous la direction d'un leader prestigieux dont la personnalité domine la période, Edouard Herriot, les radicaux vont proposer aux Français, comme alternative à un présent décevant, la reconstitution d'un passé exalté.

  • L'échec du projet de reconstitution du Bloc des gauches à travers le Cartel sur lequel s'était reconstruit le Parti radical, ouvre, à partir de 1926, la Crise du radicalisme. Au plan de la doctrine, les jeunes générations radicales entreprennent une révision des idées traditionnelles sur la base du réalisme et de l'adaptation à la France du XXe siècle, mais cette remise en cause des références historiques par les Jeunes-Turcs provoque au sein du parti un trouble considérable. Dans le domaine de l'action concrète, les leaders radicaux définissent désormais leur parti comme une formation centriste, même si l'attachement des militants à l'union des gauches conduit à pratiquer aux élections la discipline républicaine. Cette contradiction entre l'appui sur une majorité de gauche et une pratique centriste au pouvoir conduit le Parti radical à n'être plus qu'une force d'appoint des coalitions opposées de l'union nationale qui domine de 1934 à 1936, ou du Front populaire qui triomphe en 1936. En 1938, à la veille de l'effondrement d'un régime avec lequel il se confond, le Parti radical retrouve un rôle de premier plan, mais en tournant le dos aux traditions sur lesquelles il vivait depuis le XIXe siècle.

  • Histoire du XIXe siècle : les évènements qui ont transformé le monde, les acteurs qui ont transformé le siècle.
    La référence indispensable pour comprendre les évolutions qui ont changé l'équilibre du monde.
    Révolution industrielle, essor du capitalisme, triomphe des nationalités en Europe et conquêtes coloniales sur les autres continents : un siècle d'histoire pour mieux comprendre les racines du XXe siècle.
    Des résumés introductifs en début de chapitre, de nombreuses cartes et des schémas en font un outil facile à utiliser.
    Un index des noms propres pour retrouver les personnages marquants du XIXe siècle.

  • Nouvelle histoire de la France contemporaine
    1. La Chute de la monarchie (1787 – 1792), M. Vovelle
    2. La République jacobine (10 août 1792-9 Thermidor an II), M. Bouloiseau
    3. La République bourgeoise (de Thermidor à Brumaire, 1799-1815), D. Woronoff
    4. L'Épisode napoléonien. Aspects intérieurs (1799-1815), L. Bergeron
    5. La France napoléonienne. Aspects extérieurs (1799-1815), R. Dufraisse et M. Kérautret
    6 et 7. La France des notables (1815-1848)
    1. L'évolution générale, A. Jardin et A.-J. Tudesq
    2. La vie de la nation, A. Jardin et A.-J. Tudesq
    8. 1848 ou l'Apprentissage de la République (1848-1852), M. Agulhon
    9. De la fête impériale au mur des fédérés (1852-1871), A. Plessis
    10. Les Débuts de la IIIe République (1871-1898), J.-M. Mayeur
    11. La République radicale ? (1898-1914), M. Rebérioux
    12. Victoire et Frustrations (1914-1929), J.-J. Becker et S. Berstein
    13. La Crise des années 30 (1929-1938), D. Borne et H. Dubief
    14. De Munich à la Libération (1938-1944), J.-P. Azéma
    15 et 16. La France de la IVe République (1944-19858)
    1. L'ardeur et la nécessité (1944-1952), J.-P Rioux
    2. L'expansion et l'impuissance (1952-1958), J.-P Rioux
    17 et 18. La France de l'expansion (1958-1974)
    1. La République gaullienne (1958-1969), S. Berstein
    2. L'apogée Pompidou (1969-1974), S. Berstein et J.-P Rioux
    19. Crises et alternances (1974-2000), J.-J. Becker avec la collaboration de P. Ory
    20. La France du XXe siècle. Documents d'histoire, présentés par O. Wieviorka et C. Prochasson

  • Le 3 octobre 1990, une série de cérémonies solennelles célébrait la réunification de l'Allemagne. Épilogue d'une histoire agitée et grandiose que retrace le présent ouvrage, l'événement ne prend sa véritable signification que replacé dans la perspective d'une évolution qui naît à la fin du XVIIIe siècle avec la prise de conscience du sentiment national allemand. L'affirmation de celui-ci passe par la réalisation d'une unité qui se fera « par le fer par le feu », par le drame apocalyptique de deux guerres mondiales dans lesquelles l'État allemand porte une lourde responsabilité, puis par l'effondrement, en 1945, d'un pays pratiquement rayé de la carte et qui vit alors son « année zéro », avant que ne renaissent deux États allemands qui paraissent s'orienter vers des destins séparés.
    Mais l'histoire contemporaine de la nation allemande est aussi celle d'une remarquable réussite économique, de l'apprentissage, parfois douloureux, de la démocratie et de l'ouverture à l'Europe, chemins d'une réunification qui fait de la République fédérale le centre de gravité et la première puissance du continent.
    C'est à gérer cette situation nouvelle, dans un monde difficile où les grandes puissances attendent de l'Allemagne qu'elle joue un rôle à sa mesure, que doivent désormais se consacrer les gouvernants d'un pays réunifié confronté à tous les aléas de la conjoncture mondiale mais dont la crise qui frappe le monde en 2008 et qu'elle est le seul pays européen à parvenir à surmonter fait plus que jamais l'incontestable puissance dominante de l'Union européenne.

  • Nouvelle histoire de la France contemporaine1. La Chute de la monarchie (1787 - 1792), M. Vovelle2. La République jacobine (10 août 1792-9 Thermidor an II), M. Bouloiseau3. La République bourgeoise (de Thermidor à Brumaire, 1799-1815), D. Woronoff4. L'Épisode napoléonien. Aspects intérieurs (1799-1815), L. Bergeron5. La France napoléonienne. Aspects extérieurs (1799-1815), R. Dufraisse et M. Kérautret6 et 7. La France des notables (1815-1848)1. L'évolution générale, A. Jardin et A.-J. Tudesq2. La vie de la nation, A. Jardin et A.-J. Tudesq8. 1848 ou l'Apprentissage de la République (1848-1852), M. Agulhon9. De la fête impériale au mur des fédérés (1852-1871), A. Plessis10. Les Débuts de la IIIe République (1871-1898), J.-M. Mayeur11. La République radicale ? (1898-1914), M. Rebérioux12. Victoire et Frustrations (1914-1929), J.-J. Becker et S. Berstein13. La Crise des années 30 (1929-1938), D. Borne et H. Dubief14. De Munich à la Libération (1938-1944), J.-P. Azéma15 et 16. La France de la IVe République (1944-19858)1. L'ardeur et la nécessité (1944-1952), J.-P Rioux2. L'expansion et l'impuissance (1952-1958), J.-P Rioux17 et 18. La France de l'expansion (1958-1974)1. La République gaullienne (1958-1969), S. Berstein2. L'apogée Pompidou (1969-1974), S. Berstein et J.-P Rioux19. Crises et alternances (1974-2000), J.-J. Becker avec la collaboration de P. Ory20. La France du XXe siècle. Documents d'histoire, présentés par O. Wieviorka et C. Prochasson

  • Fondé par le colonel de La Rocque en 1936 après la dissolution des Croix de feu, le PSF (Parti social français) a connu un succès foudroyant, avant que le déclenchement de la guerre en 1939 ¿ne brise son élan, puis ne provoque sa disparition. Avec plus d'un million d'adhérents à son apogée, il fut la formation politique la plus nombreuse jamais réunie depuis la naissance des partis. Souvent assimilé au "¿fascisme¿" par ses détracteurs, le PSF s'inscrit en réalité dans une généalogie bien différente, qui relève de l'histoire de la droite française et de ses mutations, du xixe¿siècle à nos jours. Les auteurs réunis dans cet ouvrage décryptent les influences croisées qui ont façonné l'idéologie du PSF, et en particulier l'héritage du catholicisme social, combiné à une version du nationalisme en voie de modération après l'expérience unanimiste de l'Union sacrée. Ce sont bien ces deux courants qui irriguent l'expérience du PSF et font de celui-ci l'aboutissement de l'évolution qui conduit du bonapartisme à la république à exécutif fort, par le fil directeur de la recherche d'une démocratie efficace.

  • Histoire du XXe siècle : les évènements qui ont transformé le monde, les acteurs qui ont transformé le siècle.
    La référence indispensable pour comprendre les évolutions qui ont changé l'équilibre du monde.
    Guerre froide, affrontements des blocs, émergence du tiers monde, croissance économique : étrange mélange d'espoirs et d'incertitudes.
    Des résumés introductifs en début de chapitre, de nombreuses cartes et des schémas en font un outil facile à utiliser.
    Un index des noms propres pour retrouver les personnages marquants du XXe siècle.

  • A la Libération, le socialisme, constate Léon Blum, est le « maître de l'heure ». Mais est-ce vrai du Parti socialiste SFIO? Il peut s'appuyer sur un vaste courant socialisant issu de la Résistance en tentant de le canaliser à son profit. Il lui faudrait alors renoncer à ce qui a fait une part essentielle de son identité depuis 1905 : son ambition révolutionnaire. il peut encore, pour affronter les défis des temps nouveaux, rassembler ses adhérents d'avant-guerre, reconstituer ses réseaux d'antan renforcés d'hommes issus de la Résistance, et affirmer haut et fort sa fidélité aux idéaux traditionnels, proclamés toujours actuels. Ce choix est vite dépassé: un an plus tard, la SFIO n'est plus la première force politique du pays mais elle demeure au centre du système politique. Ses hommes au coeur de l'appareil d'État occupent d'importants portefeuilles et définissent la politique nationale. Ils sont pris dans l'action et ses contradictions et deviennent les gérants loyaux de l'économie capitaliste sur fond de pénuries dramatiques. A partir de 1946, sous la pression permanente des communistes et bientôt des gaullistes, les socialistes sont contraints de vivre une cohabitation avec des partenaires imposés par les circonstances. Sur leurs principes et leurs références, ils s'affrontent dans des débats internes. En 1948, dépassant ces affrontements, ils se retrouvent au sein de la coalition de Troisième force pour sauver la République menacée, avec pour seule ambition : la pérennité du régime démocratique. Une vingtaine de chercheurs ont été sollicités pour analyser la place des socialistes, leurs rapports au monde politique et à la société de leur temps, dans les années fécondes et tragiques qui vont de la Libération à la Guerre froide. Cet ouvrage original s'appuie sur de nombreuses archives inédites, depuis peu accessibles.

  • La France a-t-elle été le laboratoire du fascisme avant d'en être la plus pure réalisation avec le régime de Vichy ? C'est la thèse défendue de livre en livre par l'historien israélien Zeev Sternhell, objet d'une controverse à rebondissements. Au-delà des querelles de personnes, et en se limitant strictement à la discussion intellectuelle, une mise au point dépassionnée s'impose. Serge Berstein et Michel Winock s'y emploient dans ce livre, avec le concours d'historiens français et étrangers. Non, le fascisme ne prit jamais en France l'allure d'un mouvement de masse. Et, s'il y eut bien une " imprégnation fasciste " dans les années 1930, elle fut surtout le fait d'intellectuels dont Zeev Sternhell grossit l'influence. Une analyse salutaire et sans concession qui déconstruit le mythe des " origines françaises du fascisme ".

  • Au-delà des clivages, des guerres, du morcellement, l'Europe est bien née au Moyen Age, sous forme d'une identité au contenu complexe mais profondément enraciné, sous forme de réseaux dans lesquels s'intégrèrent les éléments dynamiques de la société médiévale.

  • Histoire du XXe siècle : les évènements qui ont transformé le monde, les acteurs qui ont transformé le siècle.
    La référence indispensable pour comprendre les évolutions qui ont changé l'équilibre du monde.
    Révolutions, guerres mondiales, colonisation, montée des extrémismes idéologiques : quarante-cinq ans d'histoire clairement expliquées.
    Des résumés introductifs en début de chapitre, de nombreuses cartes et des schémas en font un outil facile à utiliser.
    Un index des noms propres pour retrouver les personnages marquants du XXe siècle.

empty