Serge Fisette

  • Lorsqu'il s'agit de restaurer une oeuvre, des théories souvent opposées s'affrontent : conserver ou restaurer? Comment affronter les défis du financement? Quel devrait être le rapport entre l'artiste et le restaurateur d'une oeuvre? Voici quelques-unes des questions abordées dans ce dossier élaboré par Serge Fisette, directeur et rédacteur en chef de la revue Espace. Hors dossier, une chronique sur l'art public est inaugurée par un texte d'Aseman Sabet et la section Événements revient notamment sur la Biennale de sculpture de Saint-Jean-Port-Joli de juillet dernier, l'exposition Construct de Zeke Moores et Se connaître de Mathieu Valade.

  • Dirigé par Laurent Vernet, le dossier du numéro 105 d'Espace envisage le fameux ouvrage de Guy Debord, La société du spectacle, en l'appliquant au champs des arts visuels. À quels signes peut-on reconnaître que le système capitaliste a transformé le monde de l'art pour en faire une industrie du spectacle comme les autres? Les collaboratrices Josianne Poirier, Julie Boivin et Catherine Lalonde abordent divers points de vue sur la question, notamment à travers l'analyse de la sculpture lumineuse Intersection articulée (Raphael Lozano-Hemmer), présentée en 2011 lors de la Triennale québécoise, et une entrevue avec le galeriste René Blouin. Afin de souligner les 25 ans du centre d'exposition CIRCA, Espace ouvre ses pages à cette institution passionnée pour la « sculpture au champ élargi » et présente quelques expositions marquantes de son histoire.

  • Intitulé « Espace architecturé », le dossier de cette édition regroupe des textes signés André-Louis Paré, Nycole Paquin, Éric Valentin et Jessica Li. Il y est question, notamment, de Collective Folie, la tour gigantesque de Tadashi Kawamata au parc de la Villette à Paris, de l'univers à couper le souffle de Dale Chihuly au MBAM, de l'installation de Yam Lau à la Fonderie Darling, et du travail de Claes Oldenburg et Coosje van Bruggen abordé sous l'angle de la sculpture comme subversion de l'architecture. Hors dossier, un retour sur la temporalité des oeuvres publiques, un entretien avec Laurent Gagnon et un compte-rendu de l'exposition Michel de Broin au MAC, entre autres.

  • Mort à Venise-en-Québec
    Serge Fisette
    Roman de 216 000 caractères, 34 550 mots, 180 pages en équivalent papier.
    Mort à Venise-en-Québec « s'inspire » de la nouvelle de Thomas Mann, La Mort à Venise (laquelle a déjà fait l'objet d'un opéra, d'un ballet et du célèbre film de Visconti). Qu'en est-il cette fois ? Peut-on parler de croisement ? de pastiche ? d'appropriation ? Un écho, peut-être ? Une empathie assurément ! Dans le récit, nous ne sommes plus en Italie au début du siècle dernier, mais ici et maintenant dans le Québec actuel. Le temps et l'espace ont changé, mais aussi les valeurs, les intérêts et les enjeux. Au fil des pages et des chapitres, qu'adviendra-t-il dès lors du héros amoureux d'un adolescent ? Tandis que le personnage de Thomas Mann finit par mourir sur la plage, comme un destin inéluctable à cette époque-là, ne faudra-t-il pas inventer une fin plus... heureuse aujourd'hui ?
    Voilà quelques-uns des questionnements que l'auteur pose tout au long du récit en suivant pas à pas le texte de Thomas Mann, mais sans cesse en le transposant, en le réinterprétant, faisant du personnage principal un héros contemporain.
    Présentation de l'auteur
    En plus d'avoir été directeur et rédacteur en chef du magazine Espace Sculpture de 1987 à 2014, il est l'auteur de quelques essais : Potiers québécois (Leméac, 1974) ; Symposiums de sculpture au Québec 1964-1997 (CDD3D, 1997) ; La sculpture et le vent. Femmes sculpteures au Québec (CDD3D, 2004). Il est également l'auteur de livres de fiction publiés aux éditions Les Heures bleues, soit : Un été par la suite (2010) ; Abécédaire en forme de mère (2011) ; et Sur le papier devenu miroir (2012).
    COUVERTURE : © Jean-Louis Émond, Série Non-Finito II-11, 2010. Médium mixte sur acier galvanisé. 25,5 x 15 cm. Photo : Gérard Ozanne. www.jeanlouisemond.com.
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  • Au départ, un geste décriture : la rédaction dun livre intitulé Abécédaire en forme de mère, soit vingt-six chapitres dont chacun des mots-titres correspond à la succession des lettres de lalphabet (A = Amour ; B=Beauté, etc.). Il y est question dun fils écrivant sur sa mère (décédée), lobjectif étant de rendre héroïque ce « travail » qui consiste à être une mèrelequel est souvent peu ou mal considéré dans notre société actuelle.

  • À partir de 1975, Yann Andréa envoie des lettres à Marguerite Duras durant plusieurs années, jusquau jour où ils se rencontrent pour ne plus jamais se quitter.

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