Simon Boulerice

  • Henri a l'impression d'être invisible. Tout le monde n'en a que pour son petit frère, Edgar. Edgar se costume tous les jours, même si ce n'est pas l'Halloween. Edgar parle en poèmes. Même la fée des dents accorde des droits spéciaux à Edgar! Il est grand

  • Florence a un problème aux poumons, mais enseigne la natation ; pour elle, c'est toujours comme si elle respirait dans une paille. Léon a un problème aux yeux et est agent d'assurance ; pour lui, c'est toujours comme s'il regardait par le trou d'une paille. Leur rencontre chamboulera leurs vies. Et si les différences pouvaient devenir une force ? Et si l'amour pouvait naître au bout d'une paille ?

  • Petit, dans la maison de notre enfance, il m'arrivait de me mettre des bouchons dans les oreilles, tellement c'était cacophonique. D'autres fois, je mettais mes écouteurs. Je n'écoutais même pas de musique. Je voulais seulement me couper un peu du bruit ambiant.
    J'ai toujours aimé le silence et j'ai grandi dans une maison bruyante. Quelle malchance.
    Ce n'étaient pas des bruits de fond, mais bien une symphonie d'électroménagers qui marchaient en permanence. Chez les Bonneville, on offrait un concerto de hotte, de sèche-linge, de lave-vaisselle et de climatiseur.
    J'ai toujours été à l'affût de la musique agressante des électroménagers. Le vrombissement du fouet électrique pour faire de la crème fouettée, quand papa recevait des invités. Le chant écorché de la bouilloire, quand maman préparait son thé au jasmin, le soir, pour décompresser.

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