Langue française

  • Henri a l'impression d'être invisible. Tout le monde n'en a que pour son petit frère, Edgar. Edgar se costume tous les jours, même si ce n'est pas l'Halloween. Edgar parle en poèmes. Même la fée des dents accorde des droits spéciaux à Edgar! Il est grand

  • Henri a l'impression d'être invisible. Tout le monde n'en a que pour son petit frère, Edgar. Edgar se costume tous les jours, même si ce n'est pas l'Halloween. Edgar parle en poèmes. Même la fée des dents accorde des droits spéciaux à Edgar! Il est grand temps pour Henri de montrer qui il est. Mais sait-il lui-même qui il est?Pas facile d'être le grand frère d'un enfant différent!

  • Privés d'électricité suite à une forte pluie verglaçante, les Bonneville se retrouvent à faire du camping autour du poêle à bois, au sous-sol de leur maison, jusqu'à ce qu'un arbre s'écroule au milieu du balcon. ­Commence alors un périple qui débute chez les voisins et se termine enfin au gymnase de l'école primaire, où ils sont ­accueillis par l'armée et la Croix-Rouge.

  • - Une maison, c'est l'amour. Pis là, y a pus de maison. Faque y a pus d'amour.
    - Pis nous autres? On est des cotons?

    Murielle reçoit ses deux filles et sa belle-soeur pour un ultime repas clandestin dans la maison familiale qu'elles doivent abandonner. Entre la musique de John Cage, les ustensiles échappés au sol, le fantôme du père de famille et la crème glacée qui fond sur la pantry, elles plongent dans un doux délire collectif en évoquant les moments précieux passés dans cette demeure ancestrale.

  • - Une passe familiale, SVP !
    - On fait juste des passes pour les familles.
    - Oui, c'est ce que nous sommes, justement, souligne Édouard, en souriant.
    - Ben non, monsieur: vous êtes accompagnés d'un homme et de deux enfants.
    - Oui, et...? C'est quoi une famille pour vous ?
    Sa voix perd de son enthousiasme. La peroxydée tout croche révèle son préjugé gros comme le bras.
    - Ben... Une vraie famille, là. Genre: un monsieur, une madame et deux enfants...
    Papou et Poupa sont tous les deux sans mots devant la violence de ces mots. Je le suis aussi. Seule Alia crache son désaccord au visage de la guichetière.
    - Pardon ? Ce sont nos deux vrais papas, et on est leurs deux vrais enfants. J'ai peut-être pas encore 13 ans, mais il me semble que ça prend pas la tête à Papineau pour voir qu'on est une vraie de vraie famille, madame la fausse blonde !

  • Avec Simon Boulerice, un test de course de vingt mètres devient un exercice poétique bouleversant. je suis poreux la transpiration me calfeutre de détresse mon corps est à bout de cette course à vide

  • Monsieur Shimodori a toujours aimé chanter. Il chante sous la douche ou dans son bain, et même quand il va au petit coin. Parfois, il chante aussi de concert avec ses oiseaux dispersés aux quatre coins de son petit salon.
    Cependant, il prend bien soin de ne pas être entendu par les voisins. Monsieur Shimodori est un homme très discret. (...)
    Pour gagner sa vie, monsieur Shimodori oeuvre dans un kiosque de sushis, situé en plein coeur d'un immense supermarché. Il confectionne lui-même les sushis. (...)
    Sa collègue, la rieuse et sympathique Isadora, l'assiste à la cuisine, mais travaille surtout comme crieuse. Elle s'occupe de faire déguster les sushis aux clients du supermarché. (...)
    Mais depuis quelques jours, voilà qu'Isadora est partie en tournée pour un spectacle de danse contemporaine. Madame Toinette étant prise au dépourvu, monsieur Shimodori a assuré qu'il pourrait s'occuper des deux tâches : cuisiner les sushis, puis tenter d'attirer la foule. Mais attirer une foule, il n'a jamais fait cela.

  • « Je participe aux concours d'art oratoire. Ma diction est floue, mais je pallie avec mon élan. Je n'ai que ça, de l'élan. Je suis un ressort de trampoline vibrant pour le reste des temps. »

    Extrait 2
    « Ma joie a toujours eu quelque chose de rétractable. Elle se replie sur elle-même avec la vélocité du ruban à mesurer ayant accompli sa tâche, avec la fulgurance du rideau de scène à effet kabuki à l'ouverture du second spectacle de Céline Dion à Las Vegas, lors du premier refrain d'Open Arms. Ce tulle aspiré en un tournemain, c'est ma joie qui s'avale par le drain de ma bouche.»

    Extrait 3
    « Être vu sans être reconnu, c'est le lot des mascottes, de ceux et celles qui y sont plongés. Le décalage me fascine. Cette grande solitude muette entourée de cris, de joies, de regards.
    Être vu sans être reconnu, c'est aussi les débuts de l'écrivain qui parcourt les salons du livre.»

    Extrait 4
    «Le problème est là : quand je parle, il y a une telle générosité encombrante que ça se bouscule au portillon, ça déferle en furie, les mots affluent, poussent les uns sur les autres, se piétinent, s'escamotent, s'amochent. Ma parole est une ouverture de Wal-Mart un jour de Black Friday, ou de Costco, à la suite d'une annonce de pandémie. »

  • C'est jour de fête au Beau Débarras ! La préparation d'une surprise pour l'anniversaire de La Castafiore occupe tout le monde. Mais voilà que la jeune Borrasca débarque en coup
    de vent ; elle a égaré sa flûte à bec et elle en a besoin pour son examen de musique !
    Menant de front la quête de la flûte et la recherche d'un cadeau significatif, les brocanteurs sauront remplir leurs missions tout en découvrant la musique et la poésie !

  • Veiller sur les brigadiers scolaires Nouv.

    Même s'il vit tout près de l'école, Simon prend l'autobus scolaire tous les jours et est déposé le dernier. Le trajet lui permet lui permet d'observer France, la conductrice, et Diane, la brigadière, et d'être le témoin discret des liens qui se tissent entre elles. Mais surtout, le chemin cahoteux est l'occasion de rêvasser à l'envie d'être follement aimé, comme dans les films.

    Veiller sur les brigadiers scolaires nous invite à voir plus loin que le quotidien, par le grand pare-brise de la vie, de l'imagination et de l'amour.

  • Ce n'est pas précisément un recueil de nouvelles. Appelons plutôt ça un recueil de monologues dynamiques, conçus pour la scène, mais lisibles dans le confort reposant de son foyer. Danser a capella, c'est sept personnages délicatement marginaux qui se livrent en vrac, ne lésinant pas sur leur désarroi ordinaire et ludique. On côtoie entre autres un caissier de Jean-Coutu costumé en chauve-souris qui tente de séduire un vampire, un v.-p. de boîte d'assurance pris de compassion pour une danseuse vedette peinturée dans un coin en pleine entrevue télévisuelle, une femme en peine d'amour qui fuit en Russie et participe à un marathon sur talon aiguille, sans oublier cet homme, ce Simon, alter ego de l'auteur, qui révèle comment il a perdu la foi, en muant live en plein coeur de son solo chanté à l'église paroissiale, devant les fidèles consternés. Sept monologues, donc, qui donnent viscéralement envie de danser et de courir jusqu'à l'épuisement, mais surtout de vivre son unicité jusqu'au bout. Qu'il y ait musique ou pas.

  • C'est Jocelyn qui a téléchargé Tinder sur mon iPhone alors que j'étais à l'agonie dans un lit d'hôpital pour me changer les idées et l'état matrimonial merci c'est Maxime et Tania qui m'ont installé Grindr à ma demande suppliante alors que j'étais jaloux de l'histoire d'amour d'Émile et de Ian qui s'y sont trouvés merci c'est temporaire depuis trois ans mon moment n'est simplement pas venu faut croire Géolocaliser l'amour est un roman par poèmes racontant le désarroi d'un jeune homme qui s'en remet à des applications de rencontre pour dénicher l'âme soeur et qui se perd et s'écartèle aux quatre coins de la ville, y laissant chaque fois un peu de sa dignité.

  • Florence a un problème aux poumons, mais enseigne la natation ; pour elle, c'est toujours comme si elle respirait dans une paille. Léon a un problème aux yeux et est agent d'assurance ; pour lui, c'est toujours comme s'il regardait par le trou d'une paille. Leur rencontre chamboulera leurs vies. Et si les différences pouvaient devenir une force ? Et si l'amour pouvait naître au bout d'une paille ?

  • En tombant de son vélo, Samuel s'est fracturé le poignet. Sa blessure a un effet inattendu : à l'école, le garçon devient soudain le centre d'attention et tous ses camarades veulent décorer son plâtre. Son amie Anna y dessine même un coeur dans lequel elle inscrit une série de chiffres. Une fois guéri, Samuel refuse de se séparer de son précieux plâtre tant qu'il n'aura pas réussi à découvrir la signifi cation de ce mystérieux code.

  • Le jour de son onzième anniversaire Pierre-Henri apprend qu'il ne lui reste qu'une année à vivre. Junior, son meilleur ami, l'a lu dans les lignes de sa main. Le jeune garçon, dont le père est décédé un an plus tôt, se passionne pour l'astronomie. Il s'efforce de vivre ses 365 derniers jours entre sa mère dépressive, les conseils plus ou moins judicieux de Junior et son attirance envers Lyra, une jeune fille sourde et muette qui s'exprime par le langage des signes.

  • L'enfant mascara est une histoire d'amour à sens unique, comme on en voit partout, dans toutes les écoles secondaires. À cette différence qu'elle se conclut de manière particulièrement tragique. Inspiré par des faits réels qui se sont déroulés dans la ville d'Oxnard, en Californie, Simon Boulerice transpose dans la fiction l'un des meurtres homophobes, voire transphobes, les plus violents à s'être produits aux États-Unis, tout en rendant hommage à Larry/Leticia, un être rempli de désir, d'éclat et d'arrogance, dont la vie n'aura été que fulgurance.

  • La nuit, Fred-la-terreur casse les fenêtres de ses voisins pour rétablir la justice. Le jour, il fouille le gravier de sa cour pour y trouver des pierres précieuses. Agate, la petite voisine riche aux trois quarts épanouie, envahit les lieux un peu trop à son goût... " La vie, chacune de nos vies, se construit à partir de ces petits riens précieux qui nous façonnent. Et Simon Boulerice nous en fait la démonstration flagrante. " Michel Bélair - Le Devoir

  • Victor

    Simon Boulerice

    Victor Beauregard travaille depuis longtemps sur les plateaux de cinéma et de télévision et il est la coqueluche des adolescentes du Québec. Cet été, il joue Hugo dans le film Une famille à l'envers et il partage l'affiche avec Charlotte, une jeune actrice inexpérimentée. Partagé entre ses problèmes familiaux, le moral de son amie Victoria à remonter et le poids du secret de son homosexualité, Victor vivra un été en montagnes russes !
    Faisant entrer le lecteur dans l'univers du cinéma par les yeux de Victor, acteur aguerri qui tient un journal d'observation sur son été, Simon Boulerice en profite pour parler de la conciliation entre vie publique et vie privée, de manipulation familiale et d'homosexualité.

  • Nathan a onze ans, une meilleure amie et des monstres sous son lit. Nathan a une maman formidable, mais tout à l´envers depuis la disparition de son papa marin. Il a un nouveau beau-père avec des airs de pirate et plein de trophées qu´il n´a pas vraiment gagnés. Nathan a un gros secret, un secret mouillé qu´il cache sous son lit dans le grenier; un grenier qui craque comme un vieux bateau."

  • La vie de Martine Racra est floue. À quinze ans, entre sa piscine hors terre et un père absent, elle s'ennuie. Puis, Gilbert Marcel, son voisin optométriste, lui prescrit sa première paire de lunettes. Martine tombe folle amoureuse. Pour revoir Gilbert, elle se ruine les yeux. Avec ses nouveaux verres déformants, Martine voit des fantômes. Des fantômes d'amour. Quand elle apprendra que Gilbert part en vacances avec sa famille à Old Orchard, elle fera tout pour le rejoindre...

  • Petit, dans la maison de notre enfance, il m'arrivait de me mettre des bouchons dans les oreilles, tellement c'était cacophonique. D'autres fois, je mettais mes écouteurs. Je n'écoutais même pas de musique. Je voulais seulement me couper un peu du bruit ambiant.
    J'ai toujours aimé le silence et j'ai grandi dans une maison bruyante. Quelle malchance.
    Ce n'étaient pas des bruits de fond, mais bien une symphonie d'électroménagers qui marchaient en permanence. Chez les Bonneville, on offrait un concerto de hotte, de sèche-linge, de lave-vaisselle et de climatiseur.
    J'ai toujours été à l'affût de la musique agressante des électroménagers. Le vrombissement du fouet électrique pour faire de la crème fouettée, quand papa recevait des invités. Le chant écorché de la bouilloire, quand maman préparait son thé au jasmin, le soir, pour décompresser.

  • Les jeremiades

    Simon Boulerice

    Un roman damour atypique entre un gamin de 9 ans et un adolescent roux. Les Jérémiades, cest lautopsie dune passion dévorante qui habite un enfant éperdu damour et dabsolu.

  • Epub à images fixe Raphaël adore les pommes. Il les dévore en entier ! Lorsque son ami Rémi lui dit qu'un pommier risque de pousser dans son ventre s'il mange les pépins, Raphaël est très inquiet. Une histoire qui traite de la capacité de l'enfant à utiliser son imaginaire pour extrapoler une situation du quotidien. Angoissant et tendre à la fois, ce texte de Simon Boulerice est mis en images par de magnifiques dessins à saveur vintage de Gérard DuBois.

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