Stanley Péan

  • Nouvelle tirée de Autochtones de la nuit.

    Couples esseulés, enfants de la dernière chance, victimes du hasard et préda¬teurs en tous genres: la faune bigarrée de ce recueil fraye en eaux troubles. Seize nouvelles où une humanité ordinaire s'inflige les petites et grandes violences issues de l'incapacité d'aimer, de la haine brûlante et des regrets mortels. Tambour bat¬tant, Stanley Péan traque ses personnages jusqu'à l'heure des choix, là où tout bascule... Un parcours haletant, néanmoins adouci par le contrepoint intimiste du narrateur, dont la petite musique de nuit distille la nostalgie des amours mortes. So¬leil noir porté par une plume incandescente, Autochtones de la nuit explore la face obscure du rêve américain.

  • Marlon Lamontagne dépose l'aiguille du tourne-disque sur un vieux microsillon de jazz de son idole Jimmy Falcon, mort en 1960.

    Aussitôt, une étrange pulsion s'empare de lui. Il prend sa trompette et commence à jouer en même temps que Shadow Hill, le trompettiste du groupe. Synchronisation parfaite. Adrénaline au maximum. En transe, il poursuit, dépossédé de lui-même. Étourdi, il détache son instrument de ses lèvres et ouvre les yeux.

    Une enseigne lumineuse projette des flammes fantomatiques. Un rat éventré gît dans des déchets malodorants. Marlon n'est jamais venu ici, mais il reconnaîtrait l'endroit entre mille. New York, 1960...

  • Le cent-cinquante-cinquième numéro de la revue Les écrits vous propose un parcours varié, alliant récits, poésie et réflexions littéraires. Lisez d'abord le second texte de l'écrivaine en résidence Evelyne de la Chenelière où il est question d'écouter des films vieux et français. Suivent l'arnaque, le mensonge, le deuil, la disparition, la peine et l'errance dans six récits à l'écriture évocatrice. Découvrez trois poètes néerlandais : Kreek Daey Ouwens, Han van der Vegt et Hélène Gelèns, présentés et traduits par Jan H Mysjkin. Poursuivez votre périple poétique avec les mots de Paul Bélanger, Yannick Resch, Clémence Dumas-Côté, Jonas Fortier et Sonia Anguelova. Le numéro se clôt par deux essais : l'un, un texte de Michel van Schendel retrouvé dans ses archives, texte établi et édité par Pierre Ouellet, l'autre, De filmer et d'écrire vrai par André-Guy Robert et le récit du chemin vers la lecture de Laurier Lacroix, historien de l'art. Des oeuvres de Catherine Seghers accompagnent le numéro.

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