Thierry Paulais

  • Pourquoi s'intéresser au Liberia, ce pays d'Afrique de taille modeste, faiblement peuplé et recouvert en majorité par la forêt tropicale ? C'est que son histoire est tout à fait singulière et riche d'enseignements. Colonie créée en 1822 par une société philanthropique américaine pour accueillir des esclaves libérés, le Liberia devenu pays indépendant a été accusé par la suite d'avoir lui-même recours à l'esclavage et a atteint la fin du vingtième siècle anéanti par plus de 20 ans de guerres civiles et de massacres. Au-delà de l'exposé des faits qui ont déterminé cette trajectoire dramatique, l'auteur tente de tracer un fil rouge au milieu des présentations parfois contradictoires de la littérature existante fondée souvent sur des approches partisanes, confessionnelles ou idéologiques.

    Elargissant le champ de ces investigations, ce livre cherche également à expliquer comment un pays né sous d'aussi bons auspices a-t-il pu échouer de façon aussi radicale, d'une part, à quels enjeux il est confronté dans sa reconstruction, d'autre part. Des questions qui intéressent notamment les politologues et les spécialistes du développement.

  • Les lagons polynésiens sont porteurs denjeux économiques, environnementaux et sociaux complexes notamment du fait des interactions entre des acteurs différents qui nont pas forcément les mêmes intérêts. Le rahui est un système de jachère traditionnel de la société polynésienne qui connait aujourdhui une certaine résurgence et sapparente à ce que la prix Nobel déconomie Elinor Ostrom a appelé les communs (Common Pool). Un des objets de ce livre est dinterroger le rapport entre cette tradition du rahui et de nouvelles formes de gestion des espaces lagunaires au travers de la notion de commun. Louvrage est structuré en six chapitres. Les deux premiers portent sur le rahui dans le Tahiti ancien et son retour dans le Tahiti moderne. Les trois suivants portent sur des études de cas et les enseignements quon peut en tirer du point de vue de la gestion des communs. Le chapitre final est consacré à lopérationnalité pratique de la notion de commun en Polynésie et soulève la question du financement de lenvironnement.

    Tamatoa BAMBRIDGE est directeur de recherche au Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS). Anthropologue au Centre de Recherches Insulaires et Observatoire de lEnvironnement (CRIOBE) à Moorea, ses travaux portent sur le pluralisme juridique en matière foncière, les savoirs traditionnels relatifs à la biodiversité et la gouvernance contemporaine des aires marines en Océanie.

    François GAULME, Docteur dEtat ès Lettres, ethno-historien de formation, est chercheur associé au Centre Afrique de lInstitut français des relations internationales (IFRI). Ancien rédacteur-en-chef de Marchés tropicaux et méditerranéens puis dAfrique contemporaine, il a servi également à lAgence française de développement (AFD) et au ministère des Affaires étrangères et du développement international (Direction générale du Développement).

    Christian MONTET est professeur émérite de Sciences Economiques à lUniversité de la Polynésie française, membre de léquipe de recherche GDI. Ses thèmes de recherche favoris sont léconomie de la concurrence, la microéconomie appliquée et léconomie internationale. Il en est résulté de nombreuses publications dans des revues spécialisées au niveau national et international, dont The Economic Journal, European Economic Review, European Journal of Law and Economics, Revue Economique, Economie et Statistique, des chapitres dans des ouvrages collectifs et plusieurs ouvrages.

    Thierry PAULAIS est économiste. Ses domaines dintervention portent entre autres sur léconomie du développement, le financement des infrastructures et des collectivités locales, le développement urbain et les politiques de lhabitat, la rentabilité économique des investissements et tout ce qui concerne le montage et la conduite de projets. Il est directeur de lAgence française de développement en Polynésie française depuis 2015

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