Thomas Mayne Reid

  • A l'aube d'un beau jour de printemps, un albatros à l'immense envergure, de l'espèce que certains naturalistes appellent le vautour des mers, planait au large sur les flots de l'Atlantique. Soudain, il arrêta son vol majestueux : quelque chose au-dessous de lui avait attiré son attention.C'était un radeau, dont la surface n'excédait guère celle d'une grande table. Il était formé de trois ou quatre planches, reliées entre elles par des traverses et par-dessus lesquelles avaient été jetés sans art et sans méthode des lambeaux de toile goudronnée ou de voiles arrachées.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • Tout le monde a entendu parler de l'Himalaya, cette masse de rochers gigantesques superposés comme par les Titans pour séparer les plaines brûlantes de l'Hindoustan des froids plateaux du Thibet, et pour servir de formidable barrière aux deux plus grands empires du monde, celui des Mongols et celui des Chinois.L'écolier tout novice encore sait déjà que ces monts sont les plus hauts du globe ; que six au moins d'entre eux s'élèvent perpendiculairement à plus de huit mille mètres au-dessus du niveau de la mer, tandis qu'une trentaine d'autres, dont les sommets sont couverts de neiges éternelles, atteignent une altitude de plus de six mille mètres.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • À la mer !

    Thomas Mayne-Reid

    Je venais d'avoir seize ans lorsque je m'enfuis de la maison paternelle pour m'engager comme matelot. Ce n'était pas que je fusse malheureux dans ma famille ; je quittais, au contraire, des parents affectueux et remplis d'indulgence, des soeurs et des frères qui m'aimaient et qui me pleurèrent longtemps après que je fus parti.Mais dès ma plus tendre enfance, la mer m'avait toujours attiré, moins par envie d'être marin que pour voyager sur l'Océan, dont je voulais contempler les merveilles.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • Père des eaux ! j'adore ton cours puissant ! Comme l'Hindou sur les bords de sa rivière sacrée, je m'agenouille sur tes rives, et mon âme s'abandonne à une adoration sans bornes !
    Les sources de notre dévotion sont bien différentes. Pour lui, les eaux jaunes du Gange sont les symboles d'une crainte mystérieuse, mêlée aux sombres terreurs d'un avenir mystique ; pour moi, tes flots dorés sont des souvenirs de joie qui rattachent le présent à un passé heureux et connu de moi.
    Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • La Buffalo blanc

    Thomas Mayne Reid

    Allons ensemble vers le grand fleuve, vers le Mississipi, le plus grand fleuve du monde. Déployé en ligne droite, il atteindrait au centre de la terre ; en d'autres termes, il mesure, dans son développement, quatre mille milles de longueur. Venez avec moi vers ce fleuve majestueux.
    Je ne veux pas vous le faire remonter jusqu'à sa soruce. Arrêtons-nous à Pointe-Coupée, environ trois cents milles au dessus de son embouchure. Là, nous ferons halte un moment, rien qu'un moment, car nous avons un long voyage à faire.
    Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • Le pays des fourrures. - Un coup d'oeil sur la carte de l'Amérique du Nord. - Faune et Flore.Il est impossible, cher jeune lecteur, que vous n'ayez pas entendu parler de la compagnie de la baie d'Hudson.Bien des fois vous avez vu de la fourrure ou vous en avez vous-même porté.Il n'est pas douteux que votre petite soeur n'ait en hiver un manchon pour cacher ses mains, un boa pour réchauffer son cou, ou une garniture pour orner son manteau.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • Sur les rives de la Newa, près de la grande ville de Saint-Pétersbourg, s'élève un magnifique palais, appelé palais Grodonoff, du nom de son propriétaire, qui en fait sa résidence habituelle. Au-dessus de la porte d'entrée se voit un écusson, sculpté dans le granit, dont la principale figure est un ours, dans le coeur duquel s'enfonce la lame d'un couteau, dont le manche est tenu par une main d'homme. Ouvrez la porte et entrez dans la vaste cour qui précède le palais.
    Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • Thomas Mayne Reid (Ballyroney, comté de Down, 4 avril 1818 - Londres, 22 octobre 1883), connu sous le nom de Capitaine Mayne Reid, est un écrivain américain d'origine irlandaise du XIXe siècle. Ses récits d'aventures évoquant la culture amérindienne ont obtenu un succès considérable. L'édition originale The war trail, 1857, a donné lieu à 8 traductions différentes en français : La chasse aux chevaux sauvages , Le cheval blanc , Le cheval blanc de la prairie , Le cheval blanc des Lianos , Le cheval sauvage, Aventures d'un officier américain, La piste de guerre, et Sur la piste de guerre. Extrait : J'étais décidé à l'attendre de pied ferme ; mais lorsque je le vis s'approcher, étirant sa longue et maigre échine, montrant ses crocs jaunes et polis, dardant sur moi le feu de ses yeux, je changeai subitement d'avis et je pris la fuite. J'espérai que l'ours, alléché par le festin que lui offrait l'antilope dépecée, s'arrêterait pour dévorer cette proie ; mais mon espoir fut de très courte durée : le monstre ne jeta qu'en passant un regard sur le cadavre et me suivit de toute sa vitesse, sans dévier de la ligne droite. J'étais expert à la course, et je n'avais peut-être pas à cette époque de rival dans cet exercice. Je pourrais vous rappeler bien des succès que je dois à la vélocité de mes jambes ; mais à quoi pouvait me servir de courir en ce moment ? Je ne faisais en somme que m'affaiblir pour la lutte désespérée à laquelle je ne pouvais me soustraire ; et la prudence me commandait de m'arrêter plus tôt d'un coup pour faire face à l'ennemi.

  • Loin, bien loin, par delà les vagues du grand Atlantique, derrière les îles brûlantes de l'Inde occidentale, se trouve une vaste terre du plus agréable aspect. A sa surface s'étend comme un immense tapis le vert brillant de l'émeraude ; le ciel y est comme un dais de saphir ; son soleil est semblable à un globe d'or ; cette terre, c'est le pays d'Anahuac.Le touriste dirige ses pas vers l'Orient ; le poëte pense aux gloires passées de la vieille Grèce, le peintre va demander ses tableaux aux paysages tant de fois reproduits des Alpes et des Apennins, le romancier emprunte à l'Italie les moeurs et les-scènes pittoresques de ses bandits, ou bien, comme le héros de Cervantes, retournant de plusieurs siècles en arrière, il s'enfonce dans les mystères du moyen âge, et entretient les miss romanesques et les apprenties modistes de mensongers combats où se trouvent mêlés des coursiers fabuleux et des héros impossibles.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • Thomas Mayne Reid (1818-1883)

    "Étendez devant vous une carte de l'Amérique du Sud ; fixez vos yeux sur le confluent de deux grandes rivières : le Salado, qui vient des montagnes des Andes dans une direction sud, et le Parana, qui descend du nord. Remontez le premier fleuve jusqu'à la ville de Salta dans l'ancienne province de Tucuman ; puis, le long du second fleuve et de son tributaire, le Paraguay, allez jusqu'au fort brésilien de Coïmbra ; joignez ces deux points par une ligne légèrement recourbée, tournant sa convexité vers la grande Cordillère des Andes, et vous aurez tracé la frontière qui limite une des contrées du continent d'Amérique les moins connues, et pourtant l'une des plus intéressantes. C'est une région aussi romantique dans son passé que mystérieuse dans son présent, aussi fermée de fait à la civilisation qu'à l'époque où les bateaux de Mendoza essayèrent vainement de l'atteindre du côté du sud et où les chercheurs d'or, désappointés à Cusco, tentèrent de l'explorer du côté de l'ouest. C'est la région de « El gran Chaco. » Vous avez certainement entendu citer ce nom et, si vous avez étudié la géographie, vous n'êtes pas sans connaître un peu le territoire ainsi désigné. Mais vous ne connaîtriez que très imparfaitement le gran Chaco, alors même que vous en sauriez autant que ceux qui en habitent les frontières. Tout ce qu'ils en ont appris se résume en deux mots : souffrance et angoisses."

    El gran Chaco, 1840. Pourquoi le professeur Halberger tarde-t-il à revenir à l'estencia ? Pourquoi rentre-t-il enfin mais sans sa fille partie avec lui ?

  • Thomas Mayne Reid (Ballyroney, comté de Down, 4 avril 1818 - Londres, 22 octobre 1883), connu sous le nom de Capitaine Mayne Reid, est un écrivain américain d'origine irlandaise du XIXe siècle. Ses récits d'aventures évoquant la culture amérindienne ont obtenu un succès considérable. Extrait : Extrait : La situation était en effet embarrassante ; l'éléphant ne pouvait entrer à l'eau si le rhinocéros ne quittait l'abreuvoir ; et le rhinocéros ne pouvait sortir de l'abreuvoir tant que l'éléphant bloquait la gorge avec son énorme masse. Pourtant le kobaoba aurait pu se jeter à la nage et débarquer sur un autre point de la rive. Mais de tous les êtres de la création, le rhinocéros est peut-être le moins accommodant ; il est en même temps le plus intrépide, ne redoute ni hommes ni bêtes, et donne même la chasse au redoutable lion. Le kobaoba n'avait donc pas l'intention de céder la place à l'éléphant. Traverser le lac à la nage ou passer en glissant sous le ventre de son rival lui eussent semblé une insigne lâcheté. Restait à savoir comment le point d'honneur serait réglé.

  • A fond de cale

    Thomas Mayne Reid

    Thomas Mayne Reid (Ballyroney, comté de Down, 4 avril 1818 - Londres, 22 octobre 1883), connu sous le nom de Capitaine Mayne Reid, est un écrivain américain d'origine irlandaise du XIXe siècle. Ses récits d'aventures évoquant la culture amérindienne ont obtenu un succès considérable. Extrait : Tout à coup mes yeux rencontrèrent le poteau dont l'examen avait causé ma stupeur, et cette fois en le voyant j'eus un rayon d'espoir. Je pouvais encore me sauver en grimpant à son sommet, et en m'installant sur la futaille jusqu'à la marée descendante. La mer n'arrivait pas à la moitié de ce poteau, et je n'aurais plus rien à craindre dès que je serais perché sur la barrique. Toute la question était d'y arriver ; la chose me paraissait facile. Je grimpais bien à un arbre, pourquoi n'aurais-je pas escaladé le support de mon tonneau ? Je passerais sur ma futaille une assez mauvaise nuit ; mais je serais à l'abri de tout péril, et le lendemain matin, je me trouverais encore de ce monde, où je rirais de ma frayeur. Ranimé par cette espérance, je m'approchai du poteau avec l'intention d'y grimper ; ce n'est pas que je voulusse m'établir à mon poste ; il serait bien temps de le faire quand l'îlot serait inondé ; mais je voulais être sûr de pouvoir accomplir mon escalade, au moment où il n'y aurait plus moyen de la différer.

  • Thomas Mayne Reid (1818-1883)

    "Par une superbe matinée de mai, les tintements d'une cloche annoncèrent le déjeuner aux propriétaires de la plantation à sucre de Mount-Welcome, l'une des plus belles de la Jamaïque.
    Cette plantation, située à deux milles de Montego-Bay, la ville la plus importante et le port le plus fréquenté de la partie occidentale de l'île, élève dans une vallée spacieuse, entre deux lignes de montagnes boisées, les deux étages de sa large habitation, égayés par la ligne de persiennes vertes qui amortissent l'éclat de la lumière extérieure.
    Il était neuf heures environ. Une demi-douzaine d'esclaves, chargés de plateaux, servaient le repas dans la grande pièce qui, selon l'habitude coloniale, tenait lieu à la fois de salon de réception et de salle à manger.
    Dès que les dernières vibrations de la cloche eurent expiré dans l'air, l'une des deux personnes qu'elle appelait fit son entrée dans la salle : c'était un homme d'une cinquantaine d'années, au teint hâlé, aux épaules larges, à la physionomie impérieuse."

    Loftus Vaughan est un riche planteur de Jamaïque. Veuf, il vit avec sa fille Kate.
    Ce matin-là, Vaughan reçoit deux lettres. La première lui annonce l'arrivée du fils d'un de ses amis d'Angleterre : Smythje, le mari rêvé pour Kate. La seconde annonce l'arrivée de son neveu Herbert qu'il ne connaît pas mais qu'il considère déjà comme un parasite...

  • Thomas Mayne Reid (1818-1883)

    "« C'est en vérité une terre de désolation !... » Cette exclamation était adressée par un cavalier d'âge mûr, mais d'apparence robuste et de physionomie énergique, à son compagnon qui chevauchait à côté de lui sur une forte monture.
    « Oui, ami Blom, répondit ce second cavalier. Tout manque ici, sauf le sable et le soleil. Nous le savions d'ailleurs avant de nous engager dans cette contrée maudite ; et nul de nous n'a hésité à la traverser pour gagner le pays fertile et riant où nous serons libres et heureux, comme nous l'avons été dans notre patrie, jusqu'au moment où son envahissement par des conquérants étrangers nous a obligés à transporter ailleurs nos foyers... Ce n'est pas acheter trop cher l'indépendance que de la devoir aux fatigues de notre voyage à travers ce désert. »
    L'homme qui relevait ainsi l'ami Blom du découragement, trahi par son exclamation, se nommait Jan Van Dorn. Sa barbe et ses cheveux commençaient à grisonner ; sa figure large et grave offrait une remarquable expression de calme réfléchi et de cette énergie froide, plus difficile à abattre que la vivacité des tempéraments plus en dehors. Au premier coup d'oeil jeté sur Jan Van Dorn, on reconnaissait en lui les qualités d'un homme digne de commander."

    Trois familles de Boers, chassées du Transwaal par les Anglais, partent à la recherche de nouvelles terres...

  • Thomas Mayne-Reid (1818-1883)

    "Le squire Trevaniow, gentilhomme de la Cornouailles, mourut, il y a quelque vingt-cinq ans, laissant le domaine de ses pères, et son manoir même, aux mains des étrangers ; ses deux fils, Richard et Ralph, restaient sans héritage et sans abri. Le solicitor, qui avait arrangé les affaires du défunt, profita de l'occasion pour lui succéder dans une propriété dont le revenu était considérable, tandis que les deux héritiers recevaient chacun pour leur part mille livres sterling environ, échappées au naufrage de la fortune patrimoniale.
    Malgré la prétendue belle conduite du solicitor, quelques personnes le soupçonnèrent d'indélicatesse, et, parmi ces personnes, les jeunes Trevaniow eux-mêmes.
    L'homme de loi leur avait imposé comme condition de vivre n'importe où, excepté en Cornouailles.
    Ne connaissant rien aux affaires, enserrés dans les filets de la chicane, ils durent céder et abandonner une demeure où avaient dormi leurs ancêtres depuis peut-être l'établissement des Phéniciens dans le pays.
    Résolus à tirer le meilleur parti possible de leur situation, les deux frères songèrent à chercher la fortune, n'importe où elle se montrerait disposée à leur sourire."

    Ralph Trevaniow a décidé de rejoindre son frère Richard, au Pérou, en navigant sur l'Amazone. Il est accompagné de ses deux enfants et du fils de Richard ainsi qu'un Irlandais et un Africain. Leur guide est un vieil Indien... Mais Tipperary Tom, l'irlandais, fait une malencontreuse erreur de navigation, pendant la nuit... Retrouveront-ils leur route à travers les dangers de la forêt ?

  • Thomas Mayne Reid (1818-1883)

    "C'est l'heure de la garde montante à l'École militaire de West-Point, par une belle matinée de juin.
    Les élèves ou cadets, en uniforme gris, rangés en ligne et silencieux, regardent droit devant eux, à la distance réglementaire de quinze pas, tandis qu'un officier les passe en revue.
    L'un après l'autre, ils présentent leur fusil à l'inspecteur, à mesure qu'il avance sur la ligne, et celui-ci, saisissant l'arme d'un mouvement brusque, l'examine avec des yeux furibonds. Quand il la rend à l'élève, on pourrait croire, à sa mine féroce, qu'il a quelque envie de la lui jeter à la tête.
    À première vue, toutes ces tailles élancées et ces boutons étincelants au soleil semblent appartenir à un type unique.
    Immobiles et impassibles, ces figures imberbes paraissent n'avoir pour but que d'effacer leur individualité.
    Par instants, il arrive qu'un des élèves détourne furtivement les yeux de la fameuse distance réglementaire, pour les porter sur un groupe de jeunes filles qui assistent à la parade un peu en arrière de l'officier commandant. Pas une tête ne bouge, mais naturellement les regards sont plus malaisés à plier à l'obéissance passive.
    - Voyez donc comme ils sont drôles, Juliette, dit à demi-voix l'une de ces gracieuses spectatrices à sa voisine. Ne dirait-on pas qu'ils ont avalé chacun une baguette de fusil ? Qui aurait pensé qu'ils pussent subir une telle métamorphose, à les voir au bal, la nuit dernière, chez le général ?"

    Franck Armstrong et John Logan Mac Diarmid sont cadets, à l'école militaire de West-Point, et amis. Mais Mac Diarmid est renvoyé pour avoir été surpris en train de boire de l'alcool dans l'enceinte ; il a été dénoncé par le lieutenant Cornélius Van Dyck, le cousin de Juliette dont est amoureux Armstrong. Est-ce parce que Mac Diarmid est un "sang mêlé" (moitié écossais, moitié indien pied-noir) qu'il n'a eu aucune indulgence ?... Armstrong devient sous-lieutenant sous les ordres de Van Dick, un piètre militaire...

  • Qui n'a pas entendu parler des monts Himalaya, de ces masses colossales qui s'interposent entre les plaines brûlantes de l'Inde et les froids plateaux du Thibet, séparant ainsi les deux plus grands États du monde : l'empire des Mongols et celui du fils du Ciel, dont elles constituent la digne frontière ? Le moins avancé de vous tous en géographie n'ignore pas que ce sont les plus hautes montagnes du globe, qu'une demi-douzaine au moins de leurs sommets ont une altitude perpendiculaire de plus de cinq milles au-dessus du niveau de l'Océan ; qu'il en est plus de trente dont l'élévation dépasse vingt mille pieds anglais, c'est-à-dire six kilomètres ; et que leur faîte est couvert de neiges éternelles.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • L'Heureuse Famille

    Thomas Mayne Reid

    Il existe dans l'intérieur de l'Amérique septentrionale un immense désert, à peine moins vaste que le Sahara ; et quoique sa configuration ne soit pas exactement délimitée, on lui attribue deux mille cinq cents kilomètres de long, sur mille sept cents de large ; ce qui représente une superficie vingt-cinq fois plus grande que celle de l'Angleterre.Pour beaucoup de gens, qui dit désert, dit une plaine ininterrompue, monotone, sans eau, sans végétation aucune, dévastée par un vent brûlant qui promène des tourbillons de sable assez violents pour suffoquer des caravanes entières.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • « Linda Florida ! belle terre des fleurs.Tel fut le salut de l'aventureux Espagnol qui, debout à la proue de son navire, aperçut le premier ton rivage.C'était le dimanche des Rameaux, jour de la fête des fleurs, et le pieux Castillan regarda cette coïncidence comme de bon augure. Sous l'empire de cette idée, il te nomma Floride. Depuis, trois, cents ans se sont passés, et, comme au premier jour, tu mérites encore ce doux nom. Tu es restée aussi fleurie que lorsque, il y a trois siècles, Léon posa, le premier, le pied sur tes bords ; oui, tu es encore aussi brillante que lorsque Dieu te créa de son souffle. »
    Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • (titre original : The Forest Exiles) Thomas Mayne Reid (Ballyroney, comté de Down, 4 avril 1818 - Londres, 22 octobre 1883), connu sous le nom de Capitaine Mayne Reid, est un écrivain américain d'origine irlandaise du XIXe siècle. Ses récits d'aventures évoquant la culture amérindienne ont obtenu un succès considérable. Extrait : Mais quelle ne fut pas la terreur de Don Pablo, en portant ses regards vers la hutte, d'apercevoir Doña Isidora et ses enfants qui, attirés par les cris, venaient à leur rencontre ! D'une voix qui n'avait plus rien d'humain, le pauvre père au désespoir cria à ses bien-aimés de rentrer au plus tôt. Un moment paralysée par la terreur, la mère ne bougea pas. Enfin elle reprit assez possession d'elle-même pour songer à la sûreté de Léon et de Léona. Elle les entraîna dans la direction de la hutte ; mais son entrée basse et le peu d'habitude qu'ils en avaient retardèrent leurs mouvements. La mère était encore dehors, activant leur entrée, que déjà le taureau, ayant secoué le poncho, l'avait aperçue et se dirigeait vers elle avec un galop furieux. -- Mon Dieu, protégez-la ! s'écria Don Pablo en la voyant s'agenouiller à son tour pour pénétrer dans l'humble retraite, où du moins elle eût été à l'abri du danger.

  • Un pueblito mexicain, sur les rives du Rio Bravo del Norte, est un simple hameau. La bizarre et vieille église de style moresque italien, la cure et la maison de l'alcade sont les seules constructions en pierre de la localité ; elles occupent trois côtés d'une plaza assez spacieuse. Le quatrième côté est formé par les échoppes ou les habitations du peuple. Les maisons sont bâties en grosses briques ; quelques-unes sont crépies à la chaux ; d'autres, somptueusement peintes comme le proscénium d'un théâtre, mais la plupart ont uniformément un aspect sais et repoussant.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • BnF collection ebooks - "Près du confluent de la rivière Jaune et de la rivière d'Orange, ces deux grands cours d'eau de l'Afrique méridionale, voyez-vous un groupe de jeunes chasseurs ? Ils sont campés sur la rive gauche du fleuve, dans un bouquet de saules de Babylone, dont le feuillage argenté, s'inclinant avec grâce des deux côtés de la rivière, présente une frange qui s'étend à perte de vue."BnF collection ebooks a pour vocation de faire découvrir en version numérique des textes classiques essentiels dans leur édition la plus remarquable, des perles méconnues de la littérature ou des auteurs souvent injustement oubliés. Tous les genres y sont représentés : morceaux choisis de la littérature, y compris romans policiers, romans noirs mais aussi livres d'histoire, récits de voyage, portraits et mémoires ou sélections pour la jeunesse.

  • Un chasseur de plantes ! Qu'est-ce que cela peut bien être ?...Nous avons entendu parler de chasseurs de renards, de daims, d'ours, de buffles, de chamois ou de lions, voire même de chasseurs d'hommes ; mais de celui-là, jamais !Ah ! j'y suis. Les truffes sont des plantes - si l'on veut - pour la découverte desquelles on met à profit le flair de certains chiens ; ceux ainsi employés peuvent prétendre à la dénomination de chasseurs de truffes.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • Debout ! et en avant ! nous allons gagner ensemble les rives du Mississipi. C'est le plus grand fleuve du monde connu. Pris en ligne droite, son cours n'est pas moins long que le rayon de la sphère terrestre ; c'est vous dire qu'il a 2,500 kilomètres.Mon intention n'est pas de vous mener jusqu'à la source de ce fleuve ; nous n'irons que jusqu'à Pointe-Coupée, à trois cents milles environ de son embouchure. Là nous nous arrêterons quelques instants, bien peu cependant, car il nous reste un long voyage à faire.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

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