Littérature générale

  • Le sale discours

    David Wahl

    Le Sale discours, c'est un récit qui parle d'un environnement façonné par nos ordures, nos excréments et nos déchets.
 C'est un récit qui parle de notre instinct de survie, de nos rêves d'éternité, de la peur de la mort.
 C'est le récit de l'homme, qui envisage sa survie au prix de son environnement. Et du cycle de plus en plus vertigineux dans lequel cette lutte l'entraîne.
    Qu'est-ce qui est propre ? Qu'est-ce qui est sale ?

    Au début du XIIe siècle, le roi Louis VI ordonna qu'aucun cochon n'entrât plus dans la ville sans être tenu en laisse – une loi de salubrité publique. Ce faisant, il mit fin, du même coup et bien malgré lui, à la meilleure escorte de nettoyage de l'époque. Car les porcs, dévorant les immondices, nettoyaient les rues. Et c'est ainsi qu'en l'espace de quelques semaines, la ville se transforma en... porcherie .

    Qu'est-ce qui est propre ? Qu'est-ce qui est sale ?

    Inodores, incolores, et, par-dessus tout, imputrescibles, les déchets nucléaires sont impeccables, d'aspect le plus propre possible. Mais mortellement radioactifs durant des dizaines, voire des centaines de milliers d'années.

    Le Sale discours, c'est un récit qui parle d'environnement.
 D'un environnement façonné par nos ordures, nos excréments et nos déchets. 
C'est un récit qui parle de notre instinct de survie, de nos rêves d'éternité, de la peur de la mort.
 C'est le récit de l'homme, qui envisage sa survie au prix de son environnement. Et du cycle de plus en plus vertigineux dans lequel cette lutte l'entraîne.

    Où l'on croise un cochon, des atomes, Marie Curie, la Voie lactée, des fantômes et bien d'autres choses encore.

  • La métaphore a fait l'objet de nombreuses publications, mais son exploitation argumentative a suscité peu d'investigations systématiques en dépit de ses enjeux. L'objectif de cet ouvrage est de combler cette lacune en cernant le rôle de la métaphore dans l'argumentation, mais surtout en faisant retour sur la figure elle-même, pour décrire son potentiel argumentatif et la nature de ses manifestations.

  • « Trouver une forme qui accommode le désordre, telle est aujourd'hui la tâche de l'artiste. » La formule de Samuel Beckett sert de ligne directrice à cette réflexion collective sur la prose narrative de l'écrivain, attentive à l'évolution de sa poétique. Prenant acte de la résistance des textes à la lecture, l'étude décrit leur organisation par la combinaison de deux ressorts fondamentaux : les opérations de configuration, qui conditionnent l'appréhension de faits de style liant texture et structure ; un mode de progression fortement thématisé, impliquant l'énonciation elle-même dans une tension entre obligation et « empêchement ». Cette dialectique de la forme et du mouvement participe du rythme gouvernant le déploiement du discours. L'analyse textuelle appliquée à différents paliers, selon divers paramètres linguistiques, permet de cerner les conditions paradoxales de la représentation, qui mettent en question le statut du sujet, l'imaginaire de la langue, les codes littéraires. Au-delà des effets de confusion, voire d'obscurité, le discours fait participer le lecteur aux jeux du langage, exploitant la palette de l'humour et de l'ironie. Le rôle croissant de l'imagination et de la perception dans la scénographie du processus d'écriture, l'évolution vers une syntaxe de la « bribe » confirment la pertinence de perspectives intersémiotiques (théâtre, peinture, musique) pour rendre compte d'une expérience esthétique toujours plus exigeante.

empty