Xavier Rousseaux

  • À la fin du XIXe siècle, Bruxelles est secouée par un scandale révélant la présence de mineures anglaises dans les maisons closes de la capitale. En cascade, les répercussions de l´« affaire de la traite des blanches » sont immédiates (campagnes médiatiques, enquêtes, séries de procès). À bien des égards, l´histoire des « petites anglaises » fait aussi l´effet d´un véritable détonateur : elle déliera les imaginaires et déchaînera les passions sur la fameuse question de la « traite des blanches », en Belgique et ailleurs, pendant de longues décennies. Issues d´un projet collectif de longue haleine, les contributions de cet ouvrage portent sur l´anatomie du scandale et ses suites. En premier lieu, à partir des dossiers issus de l´enquête judiciaire, on propose ici d´éclairer le rôle des protagonistes de l´affaire. La seconde partie est consacrée aux grands débats que le scandale a contribué à alimenter après la Première Guerre mondiale. Fruit d´une recherche menée en sociohistoire, cette publication invite à suivre, du sordide au mythe, l´histoire et le souvenir d´une des plus célèbres affaires de « traite des blanches ».

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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  • Vous souvenez de la fois où Jos Montferrand a payé pour son boire en étampant son pied au plafond? Ou de la fois où il a varlopé une centaine d'Anglais dans une rivière en swinguant un Irlandais par le pied? Notre histoire se passe ben après ça.

    Jos est rendu vieux, pis les lendemains de brosse passent moins bien qu'avant. Mais ça a l'air que quelque part à l'est, ils ont inventé un remède miracle pour te requinquer le gaillard.

    Ils appellent ça la poutine.

  • Depuis une vingtaine d'années, la grâce a pris une place de choix dans le paysage de l'histoire de la justice à la fin du Moyen Âge et aux débuts de l'époque moderne. Tirant parti de sources d'une grande richesse, les historiens ont montré que la clémence est le complément indispensable de la sévérité dans l'exercice de la justice du XIIIe au XVIIe siècle. Ils ont ainsi nuancé l'image d'une justice médiévale expéditive et sanguinaire. Mieux, ils ont montré que si l'intransigeance des juges est affirmée dans les textes normatifs, la pratique judiciaire se fonde plus sur l'exercice du pardon que sur la force du bourreau. Par ailleurs, l'historiographie récente a mis en avant la manière dont les pratiques de grâce sont un instrument politique de la croissance de l'État et de l'affirmation de sa souveraineté. À travers les huit contributions de ce volume, de jeunes chercheurs en histoire analysent cette place déterminante de la grâce dans la justice médiévale et moderne.

  • Révolutions et justice pénale, modèles français et traditions nationales forment donc les quatre axes de réflexion de cet ouvrage. A partir de l'économie générale des systèmes répressifs, les auteurs examinent successivement la formation de la législation, l'organisation de la justice, les filières pénales et l'administration des peines dans l'espace français comme dans les régions conquises.

  • Jugements derniers ; neuf condamnés à mort exhumés des archives Nouv.

    Namur, Place Saint Rémy, 1417. Jehenin monte sur l'échafaud et est décapité à l'épée. Nivelles, 1514. Guillaume y échappe, par la grâce de l'Empereur. Olne, sur la Grand-Place du village, 1758. Jean meurt sur le bûcher. Hermès y échappe. Il terminera ses jours dans une cellule. Anvers, sur la Grand Place, 1804. Adrien est guillotiné. Bruxelles, sur la Grand-Place, 1807. Marie est guillotinée. Anvers, 1816. Michel est condamné à mort. Gracié, il échappe à la guillotine. Il fera vingt ans de fers. Bruxelles, sur la Grand-Place, 1843. Jean-Jacques est guillotiné. Mons, 1922. Armand est condamné à mort. Il est gracié. Mons, Tir communal, 1947. Le noyau de la « bande Chéron » est exécuté. Ils sont six à passer devant le peloton. Arthuria est graciée. Elle y échappe. À travers neuf récits, construits principalement sur la base des sources judiciaires, un groupe d'historiens, issus de l'Université catholique de Louvain, de l'Université de Liège et de l'Université libre de Bruxelles, racontent l'histoire de la justice pénale en Belgique du Moyen-Âge jusqu'au 20e siècle, dans sa manifestation ultime, la peine de mort. Plongé dans l'exercice de la justice d'autrefois, le présaent ouvrage permet également au lecteur d'accompagner les protagonistes dans le cours de leur vie quotidienne, dans leur environnement social et culturel, dans leur condition d'homme ou de femme. Le présent ouvrage est issu d'un séminaire organisé à l'UCL, dirigé par Jérôme de Brouwer et Xavier Rousseaux au sein du Centre d'histoire du droit et de la justice (CHDJ).

  • This book focuses on one part of the judicial system: the criminal justice chain. This involves all the activities and actors dealing with policing, prosecution, judgment, and sanctioning of crimes. In the last decades, reforms have been implemented in several European countries. In Belgium, for example, there was the so-called Octopus reform in 1998. The police was restructured, leading to an integration of the police forces on a national and local level.  New steering instruments were introduced, such as regional security plans. With regard to the sanctioning of crimes, a new institution was installed, called the sentence implementation court. This book evaluates these reforms and discusses the current reform on the reorganization of the judicial landscape. In addition, it examines the relation between trust and distrust and the application to the judicial system. It discusses the human capital aspect of the system, by means of a study on the prosopography of the Belgian magistrates that analyses the Magistracy as socio-professional group, and focuses on situations of system building, transformations under constraint (occupations), and transfers (colonial experience). Lastly, the book presents a comparative study of Belgium and France regarding the new techniques and instruments that are needed to accelerate the judicial response time and to ensure that the judicial system delivers its services on time.                                    

  • This book explores the treatment of junevile offenders in modern Western history. The last few decades have witnessed major debates over youth justice policies. Juvenile and youth justice legislation has been reviewed in a number of countries. Despite the fact that new perspectives, such as restorative justice, have emerged, the debates have largely focused on issues that bring us back to the inception of juvenile justice: namely whether youth justice ought to be more akin to punitive adult criminal justice, or more sensitive to the welfare of youths. This issue has been at the core of policy choices that have given juvenile justice its orientations since the beginning of the twentieth century. It also gave shape to the evolution that paved the way for the creation of juvenile courts in the nineteenth century. Understanding those early debates is essential if we are to understand current debates, and place them into perspective. Based on primary archival research, this comprehensive study begins by presenting the roots, birth and evolution of juvenile justice, from the nineteenth century up to the beginning of the twenty-first. The second part deals with nineteenth century responses to juvenile delinquency in England and Canada, while the third focuses on the welfare orientation that characterized juvenile courts in the first half of the twentieth century in Switzerland, the Netherlands, Germany and Belgium. Finally, the fourth part focuses on the perspective of the youths and their families in Belgium, France and Canada.

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