Yves Citton

  • Quoi faire quand il semble qu'il n'y aurait plus rien à faire ? Une seule solution : faire avec. Trouver dans le « faire avec » une vraie puissance politique. Faire avec ce qui est là (ou ce qu'il en reste), faire avec nos amis mais aussi avec nos ennemis. Nouer des partenariats improbables et développer par contagion des hospitalités inédites. Yves Citton propose des solutions inventives pour faire face à la casse du modèle qui a porté notre développement au bord du gouffre.

  • Économie de l'attention, incapacité de se concentrer, armes de distraction massive, googlisation des esprits : d'innombrables publications dénoncent le déferlement d'images et d'informations qui, de la télévision à Internet en passant par les jeux vidéo, condamnerait notre jeunesse à un déficit attentionnel pathologique.Cet essai propose une vision d'ensemble de ces questions qui prend à contre-pied les lamentations courantes. Oui, la sur-sollicitation de notre attention est un problème à mettre au coeur de nos analyses économiques, de nos réformes pédagogiques, de nos réflexions éthiques et de nos luttes politiques. Mais, non, l'avènement du numérique ne nous condamne pas à une dissipation abrutissante. Comment rediriger notre attention ? À quoi en accorder ? Faut-il que chacun apprenne à « gérer » ses ressources attentionnelles pour être plus « compétitif », ou faut-il plutôt nous rendre mieux attentifs les uns aux autres ainsi qu'aux défis environnementaux (climatiques et sociaux) qui menacent notre milieu existentiel ? Ce livre défend la seconde voie. Il pose les fondements d'une écologie de l'attention comme alternative à une suroccupation qui nous écrase. Il espère que vous trouverez le temps de le lire...Yves Citton est professeur de littérature à l'Université de Grenoble et co-directeur de la revue Multitudes. Il a notamment publié Renverser l'insoutenable (Seuil, 2012) et dirigé un ouvrage collectif intitulé L'Économie de l'attention. Nouvel horizon du capitalisme ? (La Découverte, 2014).

  • Nous voyons les banquises fondre, les espèces disparaître, les inégalités s'exacerber : tout nous annonce que nos modes de vie sont condamnés à un " effondrement " qui vient. Nous savons la nécessité d'une mutation vertigineuse, à laquelle nous ne parvenons pas à croire.
    Comment sortir de cette hantise – sans nier sa réalité ni subir sa fascination ? En multipliant les perspectives qui dévoilent une pluralité d'effondrements déjà en cours, plutôt qu'un unique écroulement à venir. En questionnant ce " nous " de la collapsologie à partir de temporalités alternatives, d'attentions altérées, de points de vues excentrés et excentriques.
    Écrit à quatre mains, ce livre s'adresse à toutes les générations collapsonautes – jeunes et moins jeunes – qui ont mieux à faire que se laisser méduser par la menace des catastrophes à venir. Désespérées mais pas pessimistes, elles s'ingénient à accueillir et cultiver des formes de vie qui échappent par le haut au capitalisme extractiviste. Condamnées à naviguer sur les effondrements en cours, elles génèrent d'ores et déjà des arts inédits du soulèvement et du montage – dont ce bref essai encourage à hisser les voiles.
    Yves Citton, 58 ans, est professeur de littérature et media à l'université Paris 8, et co-directeur de la revue Multitudes. Il a publié Contre-courants politiques (2018), Médiarchie (2017), Pour une écologie de l'attention (2014), Renverser l'insoutenable (2010).
    Jacopo Rasmi, 28 ans, a soutenu en 2019 un doctorat à l'université Grenoble Alpes sur les nouvelles écritures documentaires (cinéma, littérature). Il enseigne à l'Université de Lorraine (IECA et CREM) et n'a pas encore renoncé à chercher une forme de vie désirable.

  • Médiarchie

    Yves Citton

    • Seuil
    • 7 Septembre 2017

    Nous nous imaginons vivre dans des démocraties, alors que nous vivons dans des médiarchies. Car, plus que les peuples ou les individus, ce sont les publics formés par les médias qui sont les substrats de nos régimes politiques. Même lorsque nous dénonçons le " pouvoir des médias ", nous n'entrevoyons qu'à peine à quel point ceux-ci conditionnent nos perceptions, nos pensées et nos actions, individuelles et collectives.
    En reliant des courants de pensée étrangers à nos traditions critiques et universitaires, Yves Citton renouvelle considérablement notre boîte à outils conceptuelle et s'applique tournevis en main à recadrer nos débats. De l'écoféminisme à la sociologie des réseaux, des algorithmes de l'apprentissage profond à l'archéologie des infrastructures, de la démonologie au design d'ingénierie, du médiactivisme au médiartivisme, le parcours proposé élargit notre horizon théorique et notre imaginaire politique en explorant d'autres manières de penser les " médias ".
    Nous ne saurions échapper aux conditionnements opérés sur nous, entre nous, à travers nous et en nous par nos médiarchies. Ce livre espère toutefois nous aider à mieux percevoir ces conditionnements, à mieux les concevoir – et à moins les subir.
    Yves Citton est professeur de littérature et media à l'Université Paris 8, après avoir enseigné à l'Université Grenoble Alpes. Il co-dirige la revue Multitudes et a notamment publié, aux Éditions Amsterdam, Mythocratie (2010) et Zazirocratie (2011), ainsi que, au Seuil, Renverser l'insoutenable (2012) et Pour une écologie de l'attention (2014).

  • Contre-courants politiques

    Yves Citton

    • Fayard
    • 3 Octobre 2018

    «  La gauche  », «  la droite  », ça n'existe plus -  dit-on. Il n'y aurait que des innovations en marche, et des réformes imposées au pas de course. Mais dans quelle direction  ? Selon quels principes d'orientation  ?
    Ce petit livre espère nous réorienter à partir d'un angle peu usité dans nos débats politiques  : celui de la sensibilité littéraire. À l'ineptie médiatique des petites phrases, il oppose les vertus poétiques et politiques des nouveaux mots. Une vingtaine de termes insolites sont proposés pour représenter les tensions sous-jacentes à nos problèmes contemporains. Organisée en polarités, cette panoplie espiègle de nouveaux -ismes décline et reconfigure la grande opposition droite-gauche sans pour autant l'abolir.
    Davantage que fonder un nouveau parti, il s'agit d'identifier de nouveaux courants, inséparables de leurs contre-courants. Plutôt qu'à choisir un camp, la littérature aide à saisir des tensions, qui nous traversent tous et toutes. Au lieu d'appeler à la guerre, elle invite à (se) sourire -  nos problèmes étant bien trop graves pour être abandonnés à l'esprit de sérieux ou de faction.
     
    Yves Citton est professeur de littérature et media à l'université Paris 8 Vincennes-Saint Denis, et co-directeur de la revue Multitudes.
     
     

  • Dictature des marchés, politiques d'austérité, inégalités sociales, catastrophes environnementales, crises démocratiques : de toutes parts nous arrivent les signes de la fin d'un monde caractérisé par des pressions insoutenables.
    Yves Citton ébauche un nouveau vocabulaire politique pour renverser cet insoutenable à la fois environnemental, éthique, social, médiatique et psychique. À la croisée de multiples (in)disciplines, cet essai drôle et enlevé prend le contre-pied du misérabilisme ambiant en révélant que le renversement de l'insoutenable est déjà inscrit dans les dynamiques collectives de nos gestes les plus communs. Il esquisse une politique des gestes qui prend sa source entre ces deux questions : Comment faisons-nous pression sans le vouloir ? Comment faire pression en le voulant ?
    Attentif au rôle de l'image et à la circulation des discours, Yves Citton livre ici les moyens de repenser notre place et notre action dans des processus sociaux dont la complexité nous dépasse. Il montre que l'on peut tirer parti des dispositifs médiatiques plutôt que de les subir et que, une fois fait le deuil du Grand Soir, l'urgence est de proposer des alternatives à la politique du pire.

  • Nos gestes en savent et en font plus que nous. Parce qu´ils se situent à l´interface entre nous et les autres, ils font émerger - à travers nous - des processus constituants qui dépassent nos intentions et notre rationalité conscientes. Parce qu´ils sont visibles à autrui, ils insèrent leur mouvement dans une dynamique collective qui déjoue les illusions de notre souveraineté individualiste. Parce qu´ils peuvent investir cette visibilité de la force de transformation propre à la feintise, ils ouvrent des perspectives capables de repousser les limites de la réalité.  Au carrefour d´une anthropologie « sauvage » et d´une archéologie des médias, cet essai envisage nos expériences esthétiques en termes de gestualités affectives, immersives, critiques, créatives et finalement mystiques. Il caractérise notre époque historique par une tension conflictuelle entre les programmations déshumanisantes qui la pénètrent toujours plus intimement (à grands renforts de machines informatiques et bureaucratiques) et les inflexions gestuelles qui constituent le réceptacle de nos humanités. Si nous devenons nous-mêmes en apprenant à habiter gestuellement ce qui nous occupe, alors c´est de ces gestes d´humanités que dépendent à la fois l´avenir de nos cultures et la poursuite de notre humanisation.  Yves Citton est professeur de littérature à l´université de Grenoble, membre de l´UMR LIRE (CNRS 5611), co-directeur de la revue Multitudes et collaborateur de la Revue des Livres.

  • Mediarchy

    Yves Citton

    • Polity
    • 11 Novembre 2019

    We think that we live in democracies: in fact, we live in mediarchies. Our political regimes are based less on nations or citizens than on audiences shaped by the media. We assume that our social and political destinies are shaped by the will of the people without realizing that `the people' are always produced, both as individuals and as aggregates, by the media: we are all embedded in mediated publics, `intra-structured' by the apparatuses of communication that govern our interactions.
    In this major book, Yves Citton maps out the new regime of experience, media and power that he designates by the term `mediarchy'.  To understand mediarchy, we need to look both at the effects that the media have on us and also at the new forms of being and experience that they induce in us.  We can never entirely escape from the effects of the mediarchies that operate through us but by becoming more aware of their conditioning, we can develop the new forms of political analysis and practice which are essential if we are to rise to the unprecedented challenges of our time.
         
    This comprehensive and far-reaching book will be essential reading for students and scholars in media and communications, politics and sociology, and it will be of great interest to anyone concerned about the multiple and complex ways that the media - from newspapers and TV to social media and the internet - shape our social, political and personal lives today.

  • Information overload, the shallows, weapons of mass distraction, the googlization of minds: countless commentators condemn the flood of images and information that dooms us to a pathological attention deficit.
    In this new book, cultural theorist Yves Citton goes against the tide of these standard laments to offer a new perspective on the problem of attention in the digital age. Phrases like 'paying attention' and 'investing one's attention' attest to our mistaken belief that attention can be conceptualized in narrow economic terms. We are constantly drawn towards attempts to quantify and commodify attention, even down to counting the number of 'likes' a picture receives on Facebook or a video on YouTube. By contrast, Citton argues that we should conceptualize attention as a kind of ecology and examine how the many different environments to which we are exposed - from advertising to literature, search engines to performance art - condition our attention in different ways.
    In a world where the demands on our attention are ever-increasing, this timely and original book will be of great interest to students and scholars in media and communications and in literary and cultural studies, and to anyone concerned about the long-term consequences of the profusion of images as well as digital content in the age of the internet.

  • Comment les scientifiques peuvent-ils participer aux controverses dont font l'objet certains développements techniques ? En injectant une sensibilité littéraire dans cette participation ! Telle est la thèse du petit ouvrage que vous tenez en main. Yves Citton propose de remplacer les débats délibératifs, inspirés de Jürgen Habermas et de la philosophie analytique, par des débats interprétatifs, nourris des sensibilités et des outils récents des savoirs littéraires. Ceux-ci permettent d'analyser les enjeux associés à la notion de pertinence et de questionner les jugements formulés au nom de la compétence. Au travers d'illustrations telles qu'un poème d'Henri Michaux ou une déclaration de faucheur volontaire d'OGM, l'auteur souligne la connivence profonde entre la recherche scientifique et l'interprétation littéraire. Et en guise d'ouverture finale, il suggère que notre société mondialisée gagnerait à pratiquer davantage la démocratie littéraire, en "littérarisant" ses dispositifs de communication et de débat.

  • En parlant de « communication », de « société de l'information » ou d'« économie de la connaissance », on s'aveugle à ce qui est au coeur de notre production de richesse, matérielle et symbolique. On laisse en effet penser que la connaissance se réduit à une masse de données segmentées, isolées, brevetables et commercialisables comme n'importe quelle marchandise.En choisissant de placer l'interprétation au centre dynamique de nos développements sociaux et au coeur de ce livre dense et percutant, Yves Citton renverse la perspective et révise notre imaginaire du savoir. Il montre que les Humanités, souvent considérées comme poussiéreuses voire inutiles, cultivent une compétence incontournable, celle du geste interprétatif, qui est toujours à la fois reprise de l'ancien et invention du nouveau, au point de rencontre entre traditions collectives et travail de la singularité. La dynamique propre à ce geste diffus dans toutes nos pratiques est faite de tâtonnements, d'errances et d'erreurs, de suspens, de sauts, de bifurcations, de rencontres - où l'intuition (esthétique) joue un rôle aussi important que la systématicité (scientifique). Très loin de la simple « lecture » automatisée d'informations computables, l'activité d'interprétation s'avère revêche à toute réduction économiste. Elle demande à être cultivée par un soin très particulier, qui se situe au carrefour des lettres, des arts et de la politique.En se demandant quelles sont les conditions sociales et institutionnelles nécessaires à ce que le travail de l'interprétation puisse s'épanouir au mieux, ce livre situe les Humanités et leur avenir au point névralgique où la production de connaissances se dépasse en une culture de l'interprétation. Devant l'emballement de la course au profit, l'exacerbation des inégalités sociales et le mur écologique qui nous font face, il suggère qu'une reconsidération des Humanités est indispensable pour quiconque se préoccupe de l'avenir de l'humanité.

  • Deux dialogues traversent l'ouvrage. d'une part, on confronte la construction théorique ébauchée par les physiocrates aux critiques suscitées dès l'époque par les tendances " despotiques " de leur méthode. D'autre part, on relit les querelles du XVIIIè siècle à la lumière des débats qui font actuellement rage autour " du marché ", de la " pensée unique " et de la mondialisation. L'originalité de l'approche consiste à esquisser une critique littéraire de l'économie politique.

  • L'attention que nous sommes conduits à porter aux divers objets constituant notre monde conditionne la façon dont nous nous comportons envers eux. Si les problèmes d'économie de l'attention sont aujourd'hui à la mode, il reste à comprendre l'immense diversité des multiples écologies attentionnelles développées par les sociétés humaines, celles que nous héritons du passé, celles qui coexistent dans notre présent et celles qui s'esquissent pour l'avenir. Or un nouveau champ de recherche émerge depuis une vingtaine d'années sous le titre d'« archéologie des media » : son ambition est d'apporter une lumière nouvelle sur les transformations les plus récentes (entraînées par la numérisation) de nos formes de médialités et de nos régimes attentionnels, en les éclairant par ce que nous apprennent des couches oubliées des pratiques matérielles, des appareillages et des imaginaires médiatiques du passé plus ou moins lointain. Par les va-et-vient déroutants qu'elle propose entre un passé enfoui et un futur émergent, ainsi qu'à travers l'interaction constante qu'elle opère entre la recherche savante et l'expérimentation artistique, l'archéologie des media est aujourd'hui l'approche la plus prometteuse pour trouver de nouveaux repères dans l'exploration de nos écologies attentionnelles. En croisant les problématiques de l'archéologie des media et de l'écologie de l'attention, ce volume collectif issu d'une semaine de discussions menées dans le château de Cerisy fraie des pistes inédites pour aider à nous situer dans les nouveaux environnements de médialité instaurés par des technologies numériques devenues ubiquitaires.

  • Que peut nous apporter aujourd´hui la lecture des Idéologues, ces penseurs qui ont reconfiguré le champ des savoirs au début du XIXe siècle ? La mise au jour d´un moment idéologique. Ce moment est celui qui voit une radicalité des Lumières se scinder entre divers branchements disciplinaires, entre diverses conceptions de la subjectivité et de l´émancipation. Le moment idéologique est un moment de passage, mais surtout de décantation. On y voit émerger, quoiqu´encore entremêlés et solidaires, ce que nous sommes habitués à distinguer : Lumières et romantisme, rationalisme et sentiment, radicalité et conservatisme, nécessité et volontarisme, colonialisme et soif d´altérité, science et littérature. Les dix chapitres de cet ouvrage ont en commun de visiter ce moment idéologique à partir de questions concrètes, analysées sur des objets textuels précisément circonscrits : une fausse polémique, un cours d´histoire, une analogie hydraulique, des théories de l´imagination, des épisodes de réminiscence involontaire, un voyage à Alexandrie, un projet d´alphabet universel, une explication de l´amitié, une réécriture romanesque de la folle « science des idées ». C´est à partir de ces cas particuliers que prend forme une image d´ensemble du moment idéologique, où se révèlent à la fois la reconfiguration des champs du savoir et ce que cette reconfiguration a occulté : l´inséparabilité de ce qui devient alors, d´un côté, « la littérature » et, de l´autre, « les sciences » (de l´homme) - le moment idéologique nous faisant voir que ce sont les deux faces d´une même pièce.

  • Le xviiie siècle constitue un moment charnière dans l'histoire du roman français. Des mémoires fictifs au récit sentimental, en passant par le roman épistolaire, le genre se diversifie en affirmant de plus en plus son ancrage dans l'expérience des lecteurs[2]. Libérés des alibis épiques ou historiques qui freinaient encore leurs devanciers baroques et classiques, les romanciers procèdent à une exploration systématique des possibles formels ou thématiques de la fiction romanesque. L'expansion du lectorat et l'émergence de nouvelles médiations éditoriales (publications sérielles, collections) donnent lieu à ce que certains historiens ont identifié à une révolution de la lecture du roman, dont témoigne entre autres le célèbre Éloge de Richardson de Diderot[3] : inspirés par la Clarissa de Richardson ou La nouvelle Héloïse de Rousseau, les lecteurs de l'époque revendiquent une lecture que dominent la sensibilité et la subjectivité[4]. Ce double mouvement d'élargissement - de la forme romanesque et de son public - s'accompagne par ailleurs d'une importante réflexion théorique : plus que jamais le roman ne fait l'objet de discours, de débats, de discussions de plus ou moins grande ampleur. Dans sa cinquième édition (1798), le Dictionnaire de l'Académie française peut ainsi prendre acte de la réflexion romanesque développée depuis un siècle, et opérer une première variation dans la définition du terme « roman », qui était resté identique depuis 1694. Le roman cesse alors d'avoir pour contenu exclusif la matière « romanesque » des « aventures fabuleuses, d'amour, ou de guerre » ; il offre aussi au lecteur « des fictions qui représentent des aventures rares dans la vie, et le développement entier des passions humaines[5] ». Cette affirmation du roman et de sa lecture, cette reconnaissance de son pouvoir et de sa valeur exploratoires, rendront possible la légitimation du genre dans la première moitié du xixe siècle.

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