Zitouni/ahmed

  • Un écrivain maghrébin, résident en France, se pend après avoir écrit une ultime lettre à sa future veuve. Comme il l'espérait secrètement, cette dernière a l'émotion plus que discrète. Sans même prendre la peine de le décrocher, elle fouille dans ses papiers, témoin de leur vie ratée. Le défunt, quant à lui, s'étonne, au chapitre suivant, de ne pas être encore au frais à la morgue. Dès les premières pages de La veuve et le pendu, Ahmed Zitouni s'amuse des situations, si morbides soient-elles. Pourtant, et le journal intime du pendu en témoigne, ce suicide ne fut pas un accident dû à une dépression passagère, mais la résultante d'une lente glissade dans la folie, l'ailleurs. Prisonnier d'une mémoire à la dérive où s'entrechoquent les horreurs de la guerre d'Algérie - qu'il vécut enfant - et du quotidien le plus ordinaire, cet écrivain n'avait plus que ses mots pour se raccrocher à la vie. Ils lui servirent, en définitive à tisser sa corde.

  • Parce que le narrateur - qui est maghrébin - s'est fait traiter de « taré de bicot », il a juré d'avoir la peau du chef. Et le chef, c'est Brahim, maghrébin comme lui... Amis-ennemis inséparables, unis dans la révolte contre la bêtise du monde, nos deux héros entreprennent de mettre un peu d'ordre dans la maison de fous où ils sont enfermés. Ils fondent une société secrète, s'évadent dans la ville et entrent en clandestinité. Au Royal-bar, ils reconstruisent le monde. Mais les vrais problèmes commencent avec la liberté.

empty