FeniXX réédition numérique (Fayard)

  • Bien plus que des études savantes, ce livre fait comprendre la délinquance, les effets de la détention et les remèdes possibles. Sa force tient au témoignage vécu, constamment relayé par la réflexion à laquelle nous convie l'auteur. Cette famille de neuf enfants, vivant en H.L.M. dans la banlieue parisienne, ne s'imaginait sans doute pas dans quelle gigantesque aventure elle s'engageait en accueillant un ancien détenu... suivi de beaucoup d'autres ! Nous partageons cette aventure, nous rencontrons ces jeunes hommes, nous apprenons à les comprendre, à respecter leurs blessures, finalement à les aimer. Soudain, ce sont des visages et des destins qui s'interposent entre nous et notre peur. Alors, avec Véronique Merci, nous sentons vaciller nos certitudes et nous tentons de réfléchir par-delà les prises de positions simplistes. Un livre fraternel qui met en question nos a priori sur le monde qui nous entoure. La délinquance, spécialement celle des jeunes, notre manière de réagir, nous révèlent à nous-mêmes. Nous sommes beaucoup plus concernés que nous ne le pensions. Ainsi, ce livre nous intéresse tous.

  • Les faits divers - parfois dramatiques - impliquant des enfants dans les sectes et qui font périodiquement les gros titres de la presse, sont-ils des actes isolés ou expriment-ils les paroxysmes de comportements souterrains ? Nos enfants sont-ils en danger ? Les lois sont-elles suffisantes et, si oui, sont-elles appliquées ? Quand peut-on dire qu'il y a secte ? Face à ce phénomène qui ne cesse de croître, Hayat El Mountacir a voulu se demander si, tout simplement, les sectes respectaient la « convention des droits de l'enfant » telle qu'elle a été ratifiée par de nombreux pays, dont la France. Pour cela, elle a constitué patiemment des dossiers solides. Elle les ouvre ici, en s'attachant au cas particulier des enfants et à l'application du droit. C'est dire qu'il ne s'agit pas de livrer au public du sensationnel ni de procéder à des amalgames hâtifs, mais bien de répondre aux questions que se pose le grand public en partageant des faits précis, irréfutables, documentés. Ce n'est pas l'existence en général des sectes qui est en cause, mais les pratiques de certaines d'entre elles. Malheureusement, ces pratiques sont de nature à susciter les plus grandes inquiétudes. Il est temps d'ouvrir les yeux avant qu'il ne soit trop tard. Ce ne sont pas seulement les spécialistes de l'enfance qui sont concernés, mais tous les parents et la société. Un livre courageux, à lire d'urgence !

  • « J'ai pris conscience que mon tortionnaire employait pour m'anéantir des méthodes et un vocabulaire nazis. » « Maman, je t'aime encore de toutes mes forces. » Tout le livre tient entre ces deux phrases car, plus que les coups, plus que les humiliations, le drame de l'enfant martyr, c'est l'amour rejeté, bafoué, méprisé. Combien sont-ils, aujourd'hui adultes, à traîner le boulet d'une enfance massacrée, lovés sur une douleur qu'ils enferment dans le silence comme s'ils étaient coupables ? Combien sont-ils, encore enfants, à subir jour après jour l'insupportable et parfois l'innommable, condamnés à la solitude et à l'angoisse ? Germain Bourhis a été l'un de ces petits. En témoignant, il prolonge le cri d'amour étranglé de ses premières années. Surtout, il ouvre les yeux et, il faut l'espérer, les coeurs. Ainsi fait-il oeuvre d'assistance à personne en danger. Au nom de ces destins réconciliés, remercions-le d'avoir eu le courage de la vérité tout entière, une vérité dévoilée avec une pudeur servie par un grand bonheur d'expression. Un livre pour tous ceux qui aiment l'enfance.

  • Le Dernier Regard de Jonathan, c'est le regard qui a été volé à une mère, un regard aussi que les médecins n'ont pas voulu poser sur la réalité, le regard absent d'un père, un regard lâche - une fois de plus - sur l'euthanasie. Alors, Valérie a regardé son enfant grandir, malgré sa mort programmée. Certes, ce n'est pas le premier ouvrage sur ce sujet, mais les peines, les sentiments ne se ressemblent pas. Et puis, ce livre n'est pas une quête, un combat. Valérie Bailey n'est pas une égérie, mais une mère qui aimera toujours Jonathan. Le Dernier Regard de Jonathan, l'histoire d'une vie de trente-trois jours que Valérie vit et revit depuis de nombreuses années. Elle nous en parle d'une façon si belle que l'on se sent à notre tour coupable. Expliquer, s'expliquer, comprendre, aimer, pas de pugilat, mais de l'amour, de la poésie, un livre qui va à l'essentiel, à Jonathan.

  • L'école est ce lieu de sécurité, d'épanouissement, d'ouverture à la vie où peuvent s'effacer les injustices sociales, les blessures familiales. Pour mener cette mission, l'école s'est organisée solidement face aux pressions extérieures : c'est une institution. Parfois, tel ou tel représentant de l'école bascule dans l'innommable ; alors, l'institution oublie sa mission pour se crisper. D'institution, elle sombre dans la bureaucratie. Ce livre raconte une histoire vraie, une histoire qui doit alerter les parents, les éducateurs, les enseignants, sans pour autant les faire tomber dans la suspicion systématique. C'est pour cela que la deuxième partie de l'ouvrage, volontairement très documentaire, donne les éléments nécessaires pour que la raison l'emporte sur l'émotion. Mais l'émotion subsiste et elle est légitime car l'atteinte de l'enfant en son intimité, là même où il devrait trouver une protection absolue, est insupportable. Défense de l'enfance, défense de la famille, ce récit est aussi une défense de l'école qui n'aurait rien à gagner à nier la vérité aussi douloureuse soit-elle.

  • Face à ceux qui voient dans la prison un lieu de perdition plus que de rédemption, le père Aubry met sous nos yeux de véritables métamorphoses des intelligences et des coeurs. Longtemps aumônier de la prison de Bois d'Arcy, il montre comment la parole de Dieu, dite avec tendresse, chaleur, dynamisme et audace, comment l'accueil de celle-ci par les détenus et leur recours à la prière et aux sacrements recrée des hommes dévoyés et écrasés, pour faire de beaucoup des êtres nouveaux, méconnaissables, métamorphosés. L'amour des frères, le don de proximité, le rayonnement de l'auteur participent probablement au succès d'un ministère dont les fruits ne seraient pas ce qu'ils sont s'ils n'émanaient pas d'une foi profonde. Certains seront peut-être tentés d'attribuer la reconnaissance de l'auteur par les détenus à une substitution de l'image paternelle. Les croyants y verront l'intervention d'un Dieu père révélé et accueilli dans l'amour. En un temps où la violence conduit à enfermer de plus en plus de jeunes derrières les barreaux de prisons surpeuplées, voici un livre qui mérite d'être lu et médité même - et surtout - si la thèse qu'il défend heurte les discours officiels. Ici, il ne s'agit pas de thèse mais de faits rapportés par ceux qui les ont vécus et qui nous parlent en véritables témoins, le plus souvent éblouis. Comment mettre en doute leur parole ?

  • Les Français ont découvert avec stupéfaction que de jeunes mineurs se prostituaient dans les rues de nos villes. Il aura fallu, pour que se déchire le voile du vice couvert par la lâcheté, qu'un homme, Joël Weiss, arrache au trottoir un garçon de 14 ans, Thierry. Voici que ce fait divers sordide, révèle deux faces complémentaires des forces qui se disputent le coeur de l'homme : d'une part, des adultes qui n'hésitent pas à assouvir leurs instincts les plus bas sur des enfants innocents ; de l'autre, ceux aussi qui, tel Joël Weiss, vouent toute leur vie, toutes leurs forces, au service de l'enfance malheureuse. Combat éternel. Celui-là, par exemple, dont il devait lui-même être l'enjeu dès ses premières années lorsque des nazis casqués et racistes le traquaient à travers la France occupée. Joël Weiss n'a jamais oublié. Dans chaque enfant victime de la maladie, du manque d'amour, de la faiblesse, de la cupidité ou de la perversion, il se reconnaît. Jamais, croit-il, la dette ne s'éteindra envers ceux qui se sont interposés pour le sauver. Nous découvrons dans Des enfants à sauver une vie extraordinaire. Plus de trente années jalonnées de luttes qui, chacune, porte un prénom de jeune. Certains sont aujourd'hui pères et mères de famille. Quelle joie ! Des échecs aussi et Joël Weiss essaie alors de comprendre et de mettre en garde. Toujours, il s'exprime avec courage et franchise, n'hésitant pas devant des révélations qui pourront choquer. Le véritable scandale aurait été de continuer à se taire devant l'inacceptable. La traque de l'enfant innocent porte le même nom, qu'elle soit déguisée sous les oripeaux du racisme, ou de la libéralisation des moeurs ; ce nom, c'est le mal

  • Le fleuve Mékong traverse des pays qui sont, depuis plus de trente ans, le théâtre de l'un des plus grands drames de notre histoire. Au coeur de ce drame, les enfants cambodgiens, laotiens, thaïlandais, vietnamiens, ont payé un lourd tribut de sang et de larmes à la folie des hommes, ou à la misère. Ce livre retrace le combat courageux et tenace de René Péchard qui, durant plus de trente ans, a voué toutes ses forces à l'enfance malheureuse du Sud-Est Asiatique. A la veille de sa mort, survenue au moment même de la parution de l'ouvrage qui allait être consacré à son oeuvre, René Péchard raconte ses sept années de captivité au Viêt-minh, prélude à une prise de conscience qui allait le mener à fonder l'Association Enfants du Mékong. Jean-Claude Darrigaud est allé enquêter sur place. Tous ceux qui s'intéressent au Sud-Est Asiatique, mais plus encore tous ceux qui se sentent concernés par l'enfance en détresse, trouveront ici le témoignage vécu, concret et humble de l'amour au quotidien. Surtout, ils rencontreront une personnalité particulièrement attachante, façonnée par l'épreuve et soutenue par la foi. Cette leçon d'humanité peut être proposée, à tous ceux qui désespèrent de la vie, comme un exemple de courage sans cesse renouvelé. Notre temps tourmenté est aussi celui des héros et des saints.

  • Comment continuer à vivre après la mort d'un fils de dix-huit ans ? Les parents qui ont été frappés par ce drame savent bien que cette question est sans réponse. Voici pourtant qu'un père se risque à poser une main fraternelle sur des épaules encore secouées de sanglots étouffés. Un "deux-fois père" car Michel Laroche - père selon la chair de Germain dont nous allons partager la vie, la mort... et la naissance - est aussi père selon l'Esprit puisqu'il est prêtre de l'Église orthodoxe. La tension entre l'insupportable douleur humaine et l'espérance spirituelle, vécues en un même coeur, donne à ce livre magnifique une étonnante densité. La compassion n'a rien à voir avec l'homélie. Pourtant, la Parole chrétienne prend tout son sens au creux même de la détresse d'un coeur broyé. Ce paradoxe, qui nous plonge au sein du mystère, court au long de ces pages pudiques et fortes qu'il fallait avoir le courage de livrer à un lecteur qui se sentira peu à peu rejoint là où il croyait être seul, lové sur une souffrance indicible. Alors, l'agonie et la "naissance au ciel" de Germain, tout juste âgé de dix-huit ans, prennent tout leur sens et s'ouvre un chemin étrangement joyeux.

  • "Christine peut parler de la souffrance. Elle connaît. Rien ne lui a été épargné. Après une enfance manquée et une adolescence bousillée, la grâce n'est pas encore arrivée au rendez-vous du royaume des adultes. Sa jeune vie n'est que le combat pour se libérer de l'alcool et de la prostitution, des séquelles de son corps violé. Seul l'amour a su arriver à temps pour lui faire enfin découvrir le mot bonheur. Elle sait (et elle le dit) que, sans des mains pleines de tendresse et des coeurs aimants qui l'ont suivie dans son long calvaire, elle n'aurait jamais connu que l'enfer. On lira ces lignes avec le coeur. Il y a des pages très fortes sur l'humain souffrant. On retiendra surtout le cri de l'espérance qui jaillit partout. Merci, Christine, de bousculer en chacun de nous notre côté pharisien. Merci surtout d'avoir su nous communiquer ton amour de la vie et ta folle espérance qui ne peuvent que nous aider, dans les moments difficiles, à croire que rien n'est foutu, que personne n'est irrécupérable et que l'amour vainc tout."

  • "Tu viens jouer ?"... et la petite fille, toute joyeuse, de serrer sa poupée contre son coeur et de suivre l'adolescent au fond du jardin. Alors, l'univers bascule dans l'insupportable. La belle maison où vaquent des adultes lointains, les herbes odorantes, deviennent ces lieux où l'horreur s'installe au quotidien. Ce livre est dur et cette lecture est strictement réservée aux plus âgés. Encore n'en sortiront-ils pas indemnes... Que dire alors de ces enfants qui en ont été les acteurs et les victimes ? Sans doute que du fond de leur angoisse, ils nous appellent à la vigilance, à la présence, à la lucidité. C'est pour que d'autres puissent vivre leur enfance dans la paix qu'il fallait que ce livre soit écrit, publié et lu sans complaisance par ceux à qui sont confiés ces petits innocents qui leur font tellement confiance. Car les petites filles, voyez-vous, ont le droit de jouer à la poupée dans de grands jardins, sans que leur tendresse sombre dans la détresse. En leur nom, remercions l'auteur pour son courage.

  • Le Silence des coups : coeur blessé, corps violé. Âme bleuie par les coups du passé. Un cri ? Non ! Une plainte. La plainte d'un enfant que personne n'écoute. La souffrance d'un adulte qui n'a pas oublié. La haine transformée en un combat d'amour. Le silence des coups pour rompre le silence qui enferme les enfants maltraités, pour briser la solitude face à l'indifférence des adultes, pour que les victimes d'aujourd'hui ne deviennent pas les coupables de demain, pour faire éclater les barrières de l'impuissance, pour faire reculer les frontières de la détresse. Le silence des coups pour qu'il cesse de pleuvoir dans le coeur des enfants, pour qu'ils ne ressemblent pas demain à leur parent de violence, pour bannir la souffrance et la haine gravées par les coups.

  • Ces « enfants de la guerre », ce sont les enfants de plus de quarante ans d'une situation de conflit qui n'en finit pas de bouleverser les peuples des pays de l'Indochine. Par-delà les dépêches d'agences et les analyses des politologues, les plus pauvres souffrent et pourtant, il faut bien vivre. Avec Jean-Claude Pomonti, nous allons partager la vie - ou plutôt la survie - au jour le jour, d'une famille parmi tant d'autres. Au fil des pages, le lecteur se prend d'affection pour Truong - le père de famille vietnamien - et sa marmaille souvent affamée, et apprend à partager leurs peines et leurs rêves dérisoires. C'est tout le petit peuple des réfugiés - bien que vietnamien, Truong vit à Phnom Penh - mais aussi des orphelins, des pauvres, des paumés qui s'anime... Un livre merveilleux sur l'enfance confrontée à la débrouille quotidienne, aux coups d'un sort trop lourd, sans autre remède que la prière confiante et naïve à une divinité pas toujours nettement identifiée, avec, de-ci de-là, des instants de bonheur saisis au vol. Un regard différent sur des pays et des peuples fragilisés, aujourd'hui menacés par l'invasion des sex-tours et des hommes d'affaires. Une contribution à un nouveau combat pour que les enfants de la guerre ne deviennent pas des enfants de l'argent et du préservatif. On ne tue pas ceux que l'on aime : avec Jean-Claude Pomonti, apprenons à connaître et donc à aimer Truong, Tri, Thanh et tous les autres...

  • L'enfant est une personne en devenir, je le respecte. L'enfant a l'esprit curieux, je dialogue avec lui. L'enfant s'émerveille, je guide sa recherche du beau. L'enfant veut affirmer sa personnalité, je l'aide à se connaître. L'enfant cherche un modèle, je lui donne l'exemple. L'enfant découvre son corps, je lui montre que la santé est une force. L'enfant doute de lui, je valorise ce qu'il fait. L'enfant veut être indépendant, je l'invite à être responsable. L'enfant ne connaît que lui-même, je lui apprends les autres. L'enfant a besoin d'un idéal, je l'aide à donner un sens à sa vie. Pour les parents et les éducateurs, un véritable guide, riche de faits concrets, positif et sûr.

  • « Les Enfants du sida » est le fruit d'une enquête douloureuse auprès des familles touchées par le virus VIH, des médecins et des volontaires qui les soignent et les soutiennent. Ce livre fait découvrir ces enfants, partagés entre l'innocence des petits et le sérieux des adultes, qui cherchent une impossible stabilité ; ces nouveau-nés, gravement séropositifs, qui disparaissent sans connaître de vie autre ; ces bébés qui n'arrivent pas à grandir tant leur pèse la séparation d'avec une mère elle-même malade. Il nous révèle des adolescents qui découvrent, en même temps que le premier émoi d'amour, les limites qu'impose la maladie. Il nous montre aussi la force d'âme d'enfants épargnés qui, responsables avant l'heure, protègent leurs parents atteints et démunis. Une sollicitude à laquelle répond celle d'autres parents envers leurs enfants contaminés par une transfusion de sang. C'est aussi un témoignage sur les mères. Mères incrédules, quand elles apprennent leur état sérologique souvent en même temps que la grossesse. Mères déchirées quand elles doivent affronter la présence de la mort à l'heure de donner la vie. Mères que la maladie commune rapproche intensément de leur enfant atteint. Dans ces situations particulières, se dessine l'image des pères, moins tentés de dire leurs souffrances, mais qui prennent parfois le relais en cas de coup dur. Au-delà des parents, ce livre salue cette autre famille de coeur, celle des médecins et des volontaires qui aident les malades à relever le défi, à oser s'exprimer, et plus encore, à donner un autre sens à leur vie.

  • Un prêtre chez les drogués, jusque dans sa composition et son écriture, relate la vie d'un prêtre de Paris donnée dans un monde terrifiant. Pas une oeuvre littéraire soigneusement léchée dans quelque bureau calme, mais la rue, le témoignage livré à la hâte entre deux défonces, le sanglot de parents ivres de désespoir, le rapport lucide et terrifiant du spécialiste, les statistiques qui montrent l'étendue du mal. Et qu'on ne crie pas à l'exhibitionnisme ! Belle façon pour continuer à se boucher les yeux et le coeur ! On y trouvera aussi cette foi solide et tranquille qui tient debout ce prêtre, cette conversation au coin du feu volée à un univers trop dur, ce coeur à coeur où s'ouvre une lumière, ces jeunes soudain envahis d'un Amour. Là est notre espérance car le mal est trop grand pour qu'on puisse le juguler par des moyens de fortune. C'est le coeur qui est atteint. C'est le coeur qu'il faut guérir. Ce livre a aussi cette ambition : alerter les responsables, c'est-à-dire nous tous.

  • L'inceste, c'est l'univers qui s'écroule. À qui le dire ? À qui se raccrocher ? Les plus proches de l'enfant sont devenus soudain bourreaux, complices, sourds et aveugles. Confronté à l'inimaginable, à l'indicible, au chaos, l'enfant s'invente des défenses pour tenter de survivre. Il y parvient rarement, car c'est au moment même où il faudrait un soutien que tous les appuis naturels s'évanouissent. Mort vivant, muré dans un silence imposé par la honte, la crainte et parfois même l'affection, il mettra des années avant de parler. Il arrive même qu'il devienne maillon d'une chaîne infernale. Qui sont les agresseurs ? Qui sont les victimes ? Pourquoi certaines mères arrivent-elles à devenir complices ? Comment protéger les enfants ? Comment les aider à discerner la perversion sans les traumatiser ? En cas de doute, que faire ? À qui s'adresser ? Comment sont organisés les services spécialisés des hôpitaux, de la police et de la justice ? Comment agissent-ils ? Au-delà de l'actualité, un livre courageux et vrai, respectueux des personnes mais sans complaisance, s'appuyant sur une enquête rigoureuse menée à partir de multiples rencontres.

  • « On nous aide à survivre, pas à vivre ! » crient ces hommes et ces femmes - souvent jeunes - qui sont à la rue. On parle de l'exclusion mais connaît-on vraiment les personnes exclues ? Depuis des années, Patrick Giros et son équipe écoutent longuement et individuellement ceux qui se blottissent devant les bouches de métro, font la manche à la sortie des églises, se retrouvent autour des Halles, de Beaubourg et de la rue Saint-Denis. Chacun a son histoire, vraie ou fantasmatique, chacun vit des rêves qui sombrent souvent en cauchemars. Les destins individuels tendent à se rejoindre pour dessiner une profonde fracture sociale qui ne fait que s'élargir. L'exclusion liée à une croissance urbaine entre en résonance avec d'autres phénomènes de société comme les carences paternelles, le trafic de drogue, le chômage... Ainsi, peu à peu, les grandes villes se peuplent de bandes plus ou moins structurées, composées d'individus désocialisés. Patrick Giros et Bernard Sarrazin ne sont pas des journalistes, mais des praticiens qui ont attendu de réunir une très longue et quotidienne expérience avant de se hasarder à la livrer au public. Les entretiens restitués mot à mot, sans censure, sont autant de rencontres authentiques qui, par-delà les pudeurs, nous font dépasser les clichés superficiels. Les remarquables photographies de Bruno Bachelet ouvrent au mystère de toutes vie humaine, là où les mots ne suffisent plus.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • C'était au temps, bien proche, où l'« Assistance publique » plaçait les enfants dans des fermes. Ils y étaient souvent maltraités et personne ne s'étonnait outre mesure de les voir fuguer et disparaître. Pierre Barbaix nous raconte ici l'odyssée tragique, aux limites de l'insoutenable, d'un groupe de jeunes garçons récupérés par une filière destinée à alimenter les marchands d'esclaves du Moyen-Orient. Avant d'être vendus, ils auront à apprendre leur nouvelle condition dans le sang et les larmes. Certains seront même castrés. Pour des raisons que l'on peut comprendre, l'auteur a voulu donner à son récit la forme de roman. Au-delà d'une « fiction » située dans les années cinquante, c'est le drame de l'enfance réduite à l'état d'esclave qui est ici dénoncée au fil d'un récit dont la lecture doit être réservée aux adultes. Les lecteurs, qui pourraient être choqués, se souviendront que le silence peut être complice. Et si la réalité, ici encore, dépassait la fiction ? Et si l'esclavage des enfants, c'était encore ici et maintenant ?

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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