Éditions de la Sorbonne

  • Cet ouvrage propose de s'interroger sur l'appréhension et la qualification des espaces au sein du site archéologique. Les intervenants ont ainsi partagé leur réflexion sur les marqueurs matériels - artefact ou écofact - servant à l'identification des espaces au sein du site. Il est organisé autour des trois thèmes majeurs qui ressortirent alors : l'identification et la dévolution des bâtiments ; les espaces funéraires et enfin la spatialisation des activités. Nous espérons que le lecteur trouvera tant dans la grande diversité des périodes et aires chrono-culturelles représentées, que dans le vaste panel des sources et méthodes mobilisées, inspiration et sujet de réflexion.

  • À peine avaient-elles pris leur envol, en 2006, que les Journées doctorales d'archéologie de Paris 1 consacraient leur troisième cru, 2008, au thème ici parcouru : « Les images : regards sur les sociétés ». Après l'Archéo.doct 2, consacré à Économie de subsistance, économie de croissance, les jeunes archéologues de Paris 1 flirtent cette fois-ci avec le domaine réservé de l'histoire de l'art : certes sans se désintéresser d'une classique iconographie, mais bien avec leur regard d'archéologues, attentifs aux conditions géographiques et chronologiques, attachés à voir l'image (avec son « support ») comme un objet produit, scrutant dans l'image des informations sur les autres objets produits par ce contexte social. Introduites par l'orientaliste Luc Bachelot, ces dix contributions nous conduisent de l'art rupestre du désert Libyque il y a dix mille ans, à la perception des stèles mayas par les conquérants espagnols.

  • Réalisés dans le cadre de la cinquième rencontre de l'École doctorale d'archéologie portant sur le thème « Adoption et adaptation », les neufs articles de ce volume illustrent la pluralité et la complexité de ce sujet à forte résonnance actuelle. La culture matérielle du Moyen-Orient, de l'Europe occidentale et de la Mésoamérique, depuis le Néolithique jusqu'au début de l'époque moderne est ici au centre des observations, exprimant aussi bien les formes d'adaptation à un environnement que les transmissions des formes et des fonctions dans l'espace et dans le temps.

  • Retour aux sources ! Ayant scruté dans les Archéo.Doct précédents les « Objets et symboles » ; les « Territoires et économies » ; « Les images », « Les marqueurs du pouvoir » ; l'« Adoption et adaptation », les jeunes archéologues préparant un doctorat à l'université Paris 1 ont choisi pour leur journée doctorale de 2012, désormais au sein de la communauté heSam Université avec les jeunes archéologues de l'École pratique des hautes études, d'échanger leurs découvertes sur « Matières premières et gestion des ressources ». Rien n'est plus au coeur du métier de l'archéologue fouilleur qui, si fréquemment, se demande avec une enfantine curiosité : « En quoi est-ce ? » ou « D'où cela peut-il venir ? ». Questions rudimentaires mais souvent bien difficiles à traiter - que l'essor prodigieux, néanmoins, des archéosciences et de l'archéologie environnementale permet de résoudre, au coup par coup et sauf exceptions -, questions rudimentaires, oui, mais au coeur de toute la réflexion archéologique sur le local et l'importé, le brut et le travaillé, l'original et le recyclé. Il suffit de le dire ainsi pour que tout lecteur porté vers les sciences humaines ou de la nature se sente lui aussi impliqué : il ne sera pas déçu. « Que d'eaux, que d'os ! », ont plaisanté les auditeurs de mai 2012 : certes, les jeunes savants dont nous avons ici rassemblé les écrits font feu de tout bois, et les pierres ou les plantes ne sont pas oubliées, mais le lecteur constatera à son tour l'étonnante convergence spontanée de nombre de contributions vers l'utilisation des matières premières animales d'une part, le traitement des ressources hydriques, ou concernant l'eau, d'autre part. C'est le reflet des développements très heuristiques qu'ont connus ces dernières années l'archéozoologie et les études hydrauliques dans la discipline. Comme l'écrivent les éditrices, « cette lecture résonne fort dans nos sociétés, puisque les questions de changements climatiques, de surexploitation des ressources et de préservation de la planète occupent de plus en plus les esprits ».

  • Les journées annuelles de l'école doctorale d'archéologie de l'université Paris 1 Panthéon Sorbonne ont, comme leur publication dans Archéo.Doct, pris leur rythme de croisière : elles ne s'engluent pas pour autant dans la routine ni la technicité. Le thème retenu pour cette quatrième livraison d'Archéo.Doct, les marqueurs du pouvoir, est de ceux qui peuvent fédérer les jeunes archéologues des horizons et spécialités les plus divers et conférer à leurs données et leurs réflexions un vif attrait pour leurs lecteurs non archéologues. À l'instar des autres disciplines des sciences humaines et sociales, mais avec ses outils propres, des outils au sens propre, l'archéologie scrute en effet les sphères sociales et politiques. Elle peut même contribuer de façon saisissante à mettre en lumière des facettes, voire des séquences constitutives, de ces compositions complexes, subtiles et changeantes qu'on nomme « le pouvoir ». À l'évidence, c'est l'archéologie funéraire d'une part, d'autre part l'étude de l'architecture - moyen ou manifestation du pouvoir en tant que tel ; expression du pouvoir dans la ville - qui fournissent les meilleurs angles d'approche, les données les plus nettes. C'est donc sous ces trois entrées - les pratiques funéraires, indices du statut des défunts ; l'architecture, mise en scène et innovations ; agglomération et espace urbain, l'organisation et la gestion d'un espace révélateur - que sont assemblées les quinze contributions de ce livre. Elles entraîneront son lecteur du IIIe millénaire av. J.-C. au XVe siècle apr. J.-C., du Michoacan mexicain au Japon et du Kent à l'Inde méridionale. La monotonie n'est pas à craindre !

  • Les dix auteurs réunis dans ce volume, à l'occasion de la sixième rencontre de l'école doctorale d'archéologie, se sont intéressés au thème : « Des vestiges aux sociétés. Regards croisés sur le passage des données archéologiques à la société sous-jacente ». Les contributions présentées ici, couvrent des domaines géographiques, chronologiques et thématiques larges, exprimant en partie la substance complexe et subtile de cette vaste problématique. Les auteurs mettent en regard les pratiques archéologiques et celles des populations en question. Leurs approches se rejoignent sur la valeur du regard critique porté sur les postures de l'archéologue face aux faits empiriques. Les auteurs nous révèlent l'entière nécessité du travail de questionnement des outils méthodologiques pour faire parler justement les vestiges. L'ensemble des contributions montre que l'égal intérêt pour le connu et l'inconnu, le producteur et le destinataire, le corpus étudié et le corpus comparatif, l'intérieur et l'extérieur est le fondement d'une archéologie dynamique plus à même de rendre compte des interactions sociales.

  • Tandis que la première Journée doctorale d'archéologie était centrée sur l'objet, en tant que marqueur d'identité culturelle pour les communautés humaines du passé, cette deuxième Journée traite du territoire, envisagé comme zone d'approvisionnement et d'activités économiques. À travers l'étude des vestiges matériels, ce sont les stratégies mises en oeuvre par ces communautés pour subvenir à leurs besoins dans les limites de l'espace qu'elles occupent qu'il s'agit d'interroger: comment s'organisent-elles pour accéder aux ressources naturelles et pour les exploiter, pour conserver, répartir et échanger leurs productions, mais aussi pour développer leur emprise sur le milieu et assurer le contrôle économique de leur territoire ? En raison de la grande diversité de leurs modes de vie - que la géographie et l'histoire ne suffisent pas à expliquer - les sociétés anciennes ont apporté des réponses différenciées à ces questions. Sur cette variété des pratiques économiques, l'archéologue, qui ne dispose que d'une infime partie des traces matérielles - souvent évanescentes et rarement univoques -, peut-il vraiment nous éclairer? C'est le défi qu'ont tenté de relever les auteurs des neuf contributions rassemblées dans ce volume, jeunes doctorants en archéologie dont le hasard veut, cette année, qu'à l'exception d'une étudiante dont les recherches portent sur les chasseurs mésolithiques d'Europe septentrionale, ils travaillent tous sur des civilisations qui se sont épanouies loin de notre continent: communautés villageoises néolithiques des marges du Sahara, pêcheurs préhistoriques de Polynésie, horticulteurs kanak de Nouvelle-Calédonie, artistes Mochicas du Pérou, paysans, tailleurs d'obsidienne et producteurs de sel du Mexique préhispanique, cultivateurs et forestiers de la Guyane précoloniale, conquérants aztèques et colons espagnols. Autant d'aires chrono-culturelles dans lesquelles la recherche archéologique actuelle tente de comprendre les liens entre économie et territoire.

  • Pourquoi les archéologues scrutent-ils avec autant d'attention les objets qu'ils ont mis au jour, pourquoi les décrivent-ils, les classent-ils, les analysent-ils ? Pourquoi s'efforcent-ils de les situer toujours plus précisément dans le temps et dans l'espace? Est-ce pour le simple plaisir de dresser l'inventaire de toutes les productions humaines du passé dans leur infinie diversité? Non, bien sûr. Leur but, avoué ou non, est de forcer ces témoins muets à nous dire quelque chose sur les communautés humaines qui les ont produits, utilisés, échangés et finalement abandonnés dans leurs maisons ou enfouis dans leurs tombeaux. Quelque chose qui va des connaissances techniques nécessaires pour élaborer un objet jusqu'à la signification symbolique dont celui-ci est investi par la communauté qui l'a créé. Les archéologues font ainsi le pari qu'en ordonnant la diversité des productions matérielles à travers une aire géographique donnée, on peut parvenir à cerner les espaces culturels liés aux divers groupes humains qui s'y sont côtoyés. Pari relevé par douze jeunes doctorants qui s'essaient à l'exercice dans ces pages rassemblant les actes de la première journée doctorale d'archéologie de l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Travaillant dans des régions du monde et sur des périodes très diverses - des grottes paléolithiques de Dordogne aux kofun protohistoriques du Japon en passant par les tombes préclassiques du Mexique, les épaves médiévales du Portugal et les icônes byzantines de Chypre -, ils utilisent tous la panoplie des méthodes archéologiques acquises au long de leur formation. Reflet de la diversité des recherches menées au sein de l'École doctorale Archéologie, ce volume inaugure une série au rythme de publication annuel, dont chaque livraison s'articulera autour d'un thème différent.

  • Si la notion de frontière renvoie aujourd'hui à une segmentation de l'espace, les sciences humaines et sociales nous permettent de saisir toute la complexité de cette notion. L'archéologie montre une frontière perçue - et vécue - différemment selon les méthodes appliquées et les cultures étudiées, et qui relève davantage d'un espace d'interactions. Parce que les données matérielles portent les traces de ces interactions, elles rendent possible la visualisation des échanges entre populations. Elles permettent d'analyser les modalités de développement des communautés occupant ces espaces et apportent un autre regard sur le fait frontalier. Issus des communications présentées lors de la 9e Journée doctorale d'Archéologie de l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne (ED 112), les articles de cet ouvrage couvrent un champ chronologique et géographique étendu, allant de la Préhistoire jusqu'au Moyen Âge et de la Sibérie au Pérou, démontrant de manière indiscutable l'apport de l'archéologie à l'analyse de la frontière dans le contexte plus large des sciences sociales.

empty