ÉLP éditeur

  • Les portraits féminins en littérature m'ont toujours passionnée. Dans mes lectures, je suis sensible à l'équilibre complexe qui forge l'âme des personnages. Plus l'héroïne semble vraie, plus elle m'émeut. Combien de fois ai-je cru à mon amitié possible avec Élisabeth (Orgueil et préjugés, Jane Austen), Kitty (La passe dangereuse, Somerset Maugham), Myriam (Mangez-moi, Agnès Desarthe) ou encore Polly (La vérité sur Lorin Jones, Alison Lurie)... Dans le monde merveilleux des rêves éveillés, j'espère avoir le bonheur de les croiser un jour.
    Je suis une scientifique. De celles qui questionnent toujours les évidences. Un jour j'ai eu envie de renvoyer mes interrogations à un public exigeant et je me suis mise à écrire : livrer des émotions comme dans une lettre que j'ai écrite pour Jorge Semprun ou peindre des portraits comme dans ce texte, Quatorze appartements. La solidarité a-t-elle encore sa place dans les rapports humains ? Véronique y croit. Et même si ce sont des raisons personnelles qui la poussent vers ses contemporains, elle veut devenir actrice de la chaîne qui lie les hommes les uns aux autres, au risque de s'y blesser.
    Quatorze appartements raconte le parcours initiatique de Véronique Roland. Fraîchement installée à Lyon, déçue par son mari et pressentant la routine qui la guette, elle décide de renverser la vapeur et frappe aux portes de ses voisins pour tisser des liens. En réponse, elle rencontre l'indifférence des uns, la solitude des autres, l'infidélité et l'amitié.
    Quatorze appartements est un roman d'analyse qui plaira autant aux femmes qu'aux hommes, aux jeunes qu'aux vieux, puisqu'il nous emmène au coeur de l'humanité sociale de la vie quotidienne d'une famille de la classe moyenne en milieu urbain.

    Lien vers la page du livre chez l'éditeur :
    http://www.elpediteur.com/auteurs/karinthi_ag/2015_quatorze.html
    Lien vers une compte-rendu de lecture par Eole, sur le Songe d'une nuit d'été, webzine féminin :
    http://www.hellocoton.fr/to/1gBFC

  • Josiane est d'abord et avant tout une force de la nature. Josiane oeuvre dans tous ces métiers, professions ou activités bénévoles ou philanthropiques engageant la conscience : Pôle emploi, Restos fraternels, organisation caritatives diverses. La lie de la terre et les démunis, Josiane se les coltine au quotidien. Ses bénéficiaires lui pendent à l'encolure en permanence, comme autant de grigris aussi cuisants qu'incantatoires. Elle est si bonne, si fiable, si stable et d'aplomb. Elle aime tant et est si solide. On peut toujours se fier à elle.
    Mais cette force, c'est aussi une tension. Un comburant interne faisant pression sur chaque millimètre des parois de la citerne. Josiane est gonflée à bloc, tendue comme un câble. Et un jour, elle va le péter, justement, son câble. Elle va chasser du revers de la main une de ces vieillardes importunes comme il en bourdonne tant dans le vivier de son univers ordinaire saturé de la lie de la terre.
    Et la conscience, la conscience sociale mais aussi la bonne conscience de Josiane Muller va graduellement se fendiller, comme une mauvaise peinture sur un mur tremblant ou un maquillage trop épais, trop rigide, sous la pression des crispations faciales en redites. Et cette vie ordinaire, peuplée de chats, de petites gens, de bureaux, de restos et d'apparts modestes, cette vie décrite et dépeinte dans le style sobre, fin et convivial de Nicolas Hibon, va imperceptiblement se gorger de la plus hideuse des violences feutrées.

    Grosse de pus et de haine rentrée, de rage irrationnelle sublimée, une maritorne souriante de société occidentale tertiarisée ruinée va donc graduellement devoir se mettre à se défouler.

    EXTRAIT À LIRE SUR LE SITE DE L'ÉDITEUR

  • Un certain gardien du Jardin d'Eden, et qui se prend pour dieu, est mécontent des humains. Il suscite une fée en charge de tout remettre en ordre ; il en fait un vrai aspirateur qui ne crée rien mais qui efface . Nom de code ? Vacuum, la Fée à l'envers. Ritournelle néo-mythologique comiquement revisitée en tourneboule, le texte de Pierre Fayard est vif, nerveux, ironique, goguenard. Les vagues et les replis du récit sont chamarrés d'une bouffonne iconoclastie. Dans un sens comme dans l'autre, ce conte a du souffle. De fait, il nous emporte par son incroyable élan aspirant. Il nous avale atterrés et nous régurgite railleurs. Et quand on en finit avec ce petit roman, on juge en toute bonne conscience que la mise en existence cosmologique de l'humanité fut rien moins qu'une bourde énorme ! Mais ce n'est pas grave, ce n'est absolument pas grave, l'erreur est créative.

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  • Une jeune femme, mère de deux filles, cherche à relier l'émerveillement et le quotidien dans sa vie. Elle rêve, aspire et désire développer plus de qualité d'être et moins de quantité de toutes sortes de choses. Sa relation amoureuse étouffe peu à peu ses rêves. Pour s'en délivrer et briser les chaînes des limites, elle devra passer par une transformation « X, Y, Z », reculer les frontières de ses doutes afin de créer l'énergie vitale pour oser le changement.
    Un récit qui démontre que l'écoute du coeur est plus bénéfique pour s'épanouir que celle des conditionnements acquis et des raisonnements coupés de la voix de ce même coeur. Lorsque la vie du quotidien se joint aux aspirations profondes, l'unité s'installe et apporte le contentement.
    Carolle Anne Dessureault est passionnée par le développement de l'esprit. Tout en oeuvrant dans le domaine administratif et celui des relations publiques, elle a acquis en parallèle une formation en psychosynthèse, programmation neuro-linguistique, auto-hypnose et art oratoire. Elle livre ici un essai-témoignage sur l'aspiration à reconnaître la présence du moi intérieur et ses conséquences positives dans le quotidien. Depuis son plus jeune âge, elle s'intéresse au bien-être qu'apporte l'attention vigilante à ce qui est. Carolle Anne Dessureault a publié Infinitifs, poésie en prose (1987), chez Le Citoyen. Elle est aussi l'auteure de la Route de la vie, sorti en 1995 aux éditions Un Monde différent. En 1993, elle a collaboré au livre Vive la famille (1993) publié par Fides (Canada). Elle a de plus écrit quelques centaines d'articles dans différents blogs et webzines.

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  • Serge-Ours Noiseux, dit Sournois, quêteux, mandoliniste de rues et versificateur automatiste du Faubourg Saint-Laurent à Montréal, Québec, Canada, est abruptement propulsé roi d'un ensemble de mondes dans la lointaine constellation de Proxima Centauri. Il se donne alors le nom officiel de Contumace 1er. Ce petit changement d'échelle dans l'appréciation qu'il est forcé de porter sur lui-même ne laisse par le personnage tout à fait de marbre mais enfin, on a connu plus estomaqué. Tout de suite, Serge-Ours égrène commentaires et questions, tandis que le protocole s'agite autour de lui, l'inondant de gros billets de banque et de facilités multiples, entremêlées d'un peu de mondanité et d'un solide petit ensemble, ardent et imprévisible, d'opportunité amoureuses.
    Ce roman inattendu nous fait faire un petit tour en touristes dans le Montréal des artistes de rues autant que dans les hautes sphères de l'autocratie sidérale décomplexée. Une problématique politico-artistique s'y esquisse. C'est qu'en compagnie du roi Contumace, on fait plus ample connaissance avec ce petit morceau de bravoure fictionnelle, qu'est la monarchie constitutionnelle. On confirme que cette dernière vide le roi de ses pouvoirs alors que son peuple le garde, pantin scintillant, gonfalon flacotant, phare pulsionnel en rythme. Sous monarchie constitutionnelle, on charrie en pleine vie publique certains des éléments les plus tragicomiques des contes de fée. Le Roi Contumace, qui écrit en Je dans un style flamboyant, goguenard et lapidaire, nous parle de son court règne et ce, en le traitant ouvertement dans l'angle délirant, l'angle barbouilleur, l'angle narcomane, l'angle dadaïste, l'angle amoral aussi, cruel, roide, arbitraire, inquiétant. Le lecteur est ici, aussi, convié à une rencontre métissante entre l'héritage du sceptre anglais et de la guillotine française (sans oublier les tempêtes de neige soviétiques, donc nordiques). Le résultat est une petite satire bouffonnement post-coloniale autant que suavement cosmologique.

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  • Buczko

    Loana Hoarau

    F oin d'envolées théoriques. C'est bien plutôt dans son action fulgurante - par la pratique, si on ose dire - que le pédophile est étudié dans ce roman. C'est d'ailleurs fait avec une mæstria hautement perturbante. Notre sociopathe profond se déploie pour nous, sans malices ni artifices. On domine et comprend intimement le lot gesticulant de ses petites maniaqueries proprettes. On domine et comprend intimement sa sourde misanthropie. On domine et comprend intimement son adultophobie implacable. On comprend, on finit presque par partager sa frustration insondable et sa colère cuisante, pourtours inévitables de son programme radicalement négateur, amoral et nihiliste. C'est une des vertus de la fiction que de pouvoir entériner le monde des monstres.
    L'amour suave et délétère de cette narco-crapule semi-psychotique de Buczko pour les petites filles nous est instillé, drogue d'entre les drogues, presque avec du sublime dans la voix. La destruction de la victime prend place en nous lumineusement, en rythme, par petits bonds nerveux.
    Le propos de cet ouvrage n'est absolument pas moraliste. Sa cruauté est absolue, hautement dérangeante, répugnante, révoltante, comme gratuite. Et pourtant (car il y aura un et pourtant...) notre pédo-toxico se retrouve avec une terrible clef anglaise jetée par le sort, dans le moteur bourdonnant de sa mécanique criminelle tellement rodée.
    C'est une jeune femme qui écrit. Loana Hoarau en est à son deuxième roman. Tributaire des mêmes hantises que le premier, celui-ci est beaucoup plus assumé, plus solide, plus achevé. Un scotome s'imprime. Une oeuvre s'annonce.


    EXTRAIT À LIRE SUR LE SITE DE L'ÉDITEUR


  • Avec comme fil conducteur un ensemble d'élèves et Renée, leur professeur de mathématiques, ce roman atypique raconte une année scolaire en un ensemble de petites saynètes, réalistes, certes, mais qui comportent une touche de fantastique, surtout en ce qui concerne l'ascenseur du Collège de Rimouski, où il semble se passer des choses étranges.


    Parfois un beau rêve, parfois une horreur sans nom, chacun y vit sa propre aventure, traumatisant plus ou moins tous ceux qui ont l'idée saugrenue de s'en servir. Et toujours ils arrivent en retard pour leur cours de mathématiques, ce qui exaspère Renée au plus haut point. Autour de ces péripéties ascenseuresques, un retour aux sources, des réunions, des partys , des examens, tout ce qui tourne autour de la vie scolaire d'adolescents entre 17 et 20 ans et de leur professeur.

    Ce Conte d'ascenseur se lit avec plaisir, un peu comme on mange une glace... même si c'est glacé ou glacée d'effroi qu'on en ressortira, parfois, avec cet ascenseur qui traumatise chacune des personnes qui ont la mauvaise idée d'y pénétrer...


    Née dans la région de Montréal, l'adolescence de Marie-Andrée Mongeau a été façonnée par le Collège de l'Assomption, ses professeurs, ainsi que ses confrères et consoeurs de classe (qui la qualifiaient de « spéciale »). Puis, l'appel du large se fit sentir et elle déménagea à Rimouski pour faire ses études à l'Institut maritime du Québec, en mécanique de marine. Tant qu'à être « spéciale »... Elle a navigué de nombreuses années, avec délectation, sans jamais avoir regretté son choix de carrière. Embauchée par la suite comme enseignante, toujours à l'Institut maritime, elle a pu partager sa passion, tout en continuant à naviguer entre deux sessions de cours. Et toujours, son petit carnet d'écriture l'a accompagnée. Après avoir fait plusieurs séjours prolongés en France, elle s'est établie « définitivement » dans la campagne profonde sise à cheval entre la région du Bas-Saint-Laurent et de la Gaspésie. Elle y est, elle y reste. Avec délectation.


    Conte d'ascenseur est son premier roman.

    Deux extraits emblématiques sont à lire sur le site de l'éditeur, en suivant ce lien.





  • Un soir, l'âme du vin chantait dans les bouteilles :


    « Homme, vers toi je pousse, ô cher déshérité,
    Sous ma prison de verre et mes cires vermeilles,
    Un chant plein de lumière et de fraternité ! »

    « Il n'est point d'humanité que je ne puisse assouplir lorsque, banquetante, elle se fait confidente, et les préventions dont se bardent nos tristes bourgeois - les imbéciles gigots! -, je les fais tomber sous les coups de bélier de ma simple évidence : vivre, c'est aimer. Ceci dit, je ne puis rien pour un politicard. »
    Nicolas Hibon rend ici un culte soutenu à Bacchus par l'intermédiaire d'un de ces personnages ahurissants dont il a le secret, un quidam suicidaire requalifié en prêtre d'une église abandonnée. S'attroupent en ouailles attentives et bénévolentes d'autres âmes marginales, et les anciens dieux resurgissent. « En cet ouvrage enfin un prêtre m'honore, et revivifie mon saint sang à grands coups de gobelets qu'il offre sans discrimination, généreux comme une source, à toute personne qui a soif d'être enfin acceptée et reçue pour ce qu'elle est. Alors les masques tombent. Mais pas que... Les culottes aussi. »
    Mais pas que. Une cloche aussi. Et beaucoup de préventions. Allons, que le vin coule à flots, maintenant et toujours et dans les siècles des siècles.

    « En toi je tomberai, végétale ambroisie,
    Grain précieux jeté par l'éternel Semeur,
    Pour que de notre amour naisse la poésie
    Qui jaillira vers Dieu comme une rare fleur ! »

  • La plante verte

    Guilhem


    « La vie en cette année 2234 n'était pas forcément dure pour tous les hommes, seulement, comme depuis la nuit des temps, pour une immense majorité. »

    Le gouvernement de l'Europe unifiée est sur les dents. Une flotte extraterrestre est en train de se pointer aux confins du système solaire. Nous sommes au bord du tout premier de tous les premiers contacts. Mais quelle en sera la nature ? Amicale ? Hostile ? Toutes les chancelleries sont aux abois, car il faut éviter qu'une ou l'autre nation locale ne se transforme involontairement en l'extraterrestre de toutes les autres.
    Par ailleurs, la lutte contre les changements climatiques a rendu les grands gouvernements supranationaux dépendants de vastes conglomérats privés assurant la perpétuation artificiellement contrôlée d'un climat viable. Ces entreprises tentaculaires portent des noms percutants - EcoTech, NanoSoft - et elles pénètrent la société civile et ses pouvoirs traditionnels jusqu'au trognon. Que savent-elles exactement de cette visite d'extraterrestres ? Le paradoxe est que ces puissants conglomérats contrôlent la technologie permettant de percevoir le vaste univers extérieur. De là à contrôler cet univers même...
    Des extraits et autres détails sont disponibles sur le site de l'éditeur...

  • La pédophilie au féminin existe. Je l'ai rencontrée. Elle me définit en profondeur. Ceci est un roman érotique. Moralistes et petits esprits s'abstenir. J'ai vécu les années déterminantes de ma vie de petite fille comme victime de la pédophilie d'une femme. Il n'y eut là rien de brutal, rien de grossier, rien de cuisant. La douceur de cette inoubliable expérience se compare au velouté d'une drogue dure. Se droguer est une aventure infiniment suave, dans l'immédiateté du moment. C'est seulement à terme qu'on se rend compte qu'on est en train de se détruire. De la même façon que je suis une toxicomane potentielle, je suis, en tant qu'adulte, une pédophile potentielle. Mon armature morale m'empêchera de céder parce qu'avec les drogues on ne détruit jamais que soi, tandis qu'avec la pédophilie, c'est une autre vie qu'on balafre pour toujours. Je ne le ferai jamais. Mais c'est là un effort permanent dont je revendique le mérite.
    Si vous voulez humer les effluves du banquet qui nourrit en permanence les pédophiles non violent(e)s et entendre l'insidieuse musique du joueur de flûte du Hamelin secret de l'amour, ouvrez ce délétère recueil de souvenirs. Tout y est avoué, sous le masque, certes, mais sans fard.

    Née en 1960 à Caraquet, dans la péninsule acadienne (Canada), d'une famille de vieilles souches française et jersiaise, Corinne LeVayer a passé son adolescence et le tout début de sa vie adulte dans la région de Montréal avant de partir faire carrière aux États-Unis. Pendant près de vingt-cinq ans, elle fut musicienne de boîte de nuit et directrice artistique de joints (bastringues) à Atlantic City, la grande ville portuaire de jeu du New-Jersey. Corinne LeVayer vit aujourd'hui avec son épouse et les parents de cette dernière dans un petit village à la frontière du Québec et de l'Acadie. Toujours musicienne (pianiste et contrebassiste) sur la scène locale, elle se consacre, depuis quelques années à la composition d'arrangements de jazz ainsi qu'à l'écriture de textes en prose, et en poésie. Publié en 2012, son recueil de poèmes, Gouines coquines de ce monde, est basé sur la partie américaine de sa vie et de sa carrière. Mes grands yeux de poupée pleurent encore est son premier roman

  • Il est parfois bon de se rappeler nos souvenirs de navires. Ah ! La douce époque où l'on naviguait ! Nostalgie, nostalgie. Alors pour ceux-là qui ont oublié comme la mer est belle, comme l'inconnu peut être attirant, (surtout le petit blond frisé avec des yeux limpides) et comme la neige a neigé, je vous présente les réminiscences de mon voyage sur le Sea Wizard (Le Magicien de la mer), qui, entre vous et moi, serait mieux nommé : Sea Hazard, c'est à dire « le danger de la mer ». Je jouissais de vacances bien méritées à Repentigny-les-Bains lorsque le Père Noël (du moins s'identifia-t-il ainsi) me téléphona, avec un fort accent belge. Il me proposait un emploi sur un superpétrolier américain, offre que, paraît-il, je ne pouvais refuser. Docile, j'acceptai. Je devais contacter la compagnie et espérer que le représentant ne remarque pas trop que j'étais une fille.
    Née dans la région de Montréal, l'adolescence de Marie-Andrée Mongeau a été façonnée par le Collège de l'Assomption, ses professeurs, ainsi que ses confrères et consoeurs de classe (qui la qualifiaient de « spéciale »). Puis, l'appel du large se fit sentir et elle déménagea à Rimouski pour faire ses études à l'Institut maritime du Québec, en mécanique de marine. Tant qu'à être « spéciale » ... Elle a navigué de nombreuses années, avec délectation, sans jamais avoir regretté son choix de carrière. Embauchée par la suite comme enseignante, toujours à l'Institut maritime, elle a pu partager sa passion, tout en continuant à naviguer entre deux sessions de cours. Et toujours, son petit carnet d'écriture l'a accompagnée. Elle s'est établie « définitivement » dans la campagne profonde sise à cheval entre la région du Bas-Saint-Laurent et de la Gaspésie.
    Après Conte d'ascenseur publié chez ÉLP éditeur en 2015, Marie-Andrée Mongeau récidive avec ce deuxième ouvrage, Le magicien de la mer ne fait pas de miracle ! inspiré d'un épisode de sa carrière de mécanicienne de navire.
    PLus d'extraits et une note de lecture, sur le site de l'éditeur...

  • - Mais qui sont donc ces pèlerins ?
    Lech, vicaire de la cathédrale de Reims, est abordé par deux visiteurs qui cherchent à savoir à quelle heure commencera le sacre de Charles VII. Découvrant que la cérémonie s'est déroulée cinq siècles plus tôt, ils exigent de rencontrer au plus vite son successeur afin de lui remettre un document urgent.
    Langage, accoutrement, tout en eux est étonnant. Il décide de les accompagner à Paris où ils révèleront l'objectif exact de leur voyage... et le contenu de leur bagage.
    Comment diable sauver l'humanité du destin implacable qui attend notre espèce à cause d'un simple oubli ?
    Une fable SF qui amusera plus qu'elle ne terrifiera, quoique...

  • Avec Le chevalier à la canne à pêche, nous sommes au coeur d'un innombrable dispositif d'existence de la littérature fantasy. Le monde est peuplé de formes de vies diverses : des fées, des harpies, des gnomes, des farfadets, un dieu, des géants, des morts-vivants, des revenants cycliques, des anges, des humains, des gorgones et un tas d'autres figures indéfinies. Tous ces « gens » coexistent pour le meilleur et le bien pire. La violence est omniprésente. Violence belliqueuse, violence des passions, violence de la vulgarité, violence de la magie, violence des poussées de rationalité, même. Et c'est le grand conflit intercontinental. Un puissant archange oeuvre avec ses fantassins et ses angelots kamikazes à envahir le continent sur lequel notre oeil se pose. Un Oracle oeuvre à le défendre. Un groupe d'hirsutes compagnons et compagnes sont en quête. Et roule le tonnerre de la vie et du cycle de la guerre, ni bons ni méchants, juste... étants.
    Cet ouvrage échevelé, picaresque, bigarré, pourléchant, fantasy en un mot, fonctionne comme une bande dessinée ou un jeu vidéo. Le scénario en est solidement ficelé, savoureusement cohérent. L'écriture est à la fois grandiose et précise. Les scènes d'action sont enlevantes, magistralement peintes, superbement dirigées, magnifiquement visualisables. Les personnages sont attachants. Ils ont une psychologie, ce qui est loin d'être un luxe au sein du contexte en cause. Voici incontestablement une occasion de bien jubiler, dans l'épanouissement d'un genre immense qui établit cette solide jonction entre le fantastique contemporain et les vieux contes folkloriques que nous narraient autrefois les bonshommes et les bonnes femmes sans dents autour du feu de camp ou sous la tente clanique. Oui, oui, c'est magique : les pages se tournent toutes seules...
    À l'âge de 33 ans, à l'occasion d'une longue convalescence, Guilhem se met sérieusement à sa passion d'écrire et trouve en un an un éditeur pour son premier roman écrit dans le genre Soft SF et intitulé La plante verte. Il s'improvise aussi scénariste et DonJon Legacy, une série de Bad Fantasy, commence à être diffusée en 2016. Le chevalier à la canne à pêche, le deuxième roman de Guilhem, s'inscrit dans le même genre, mais est une histoire bien distincte de sa série. Guilhem s'amuse toutefois à faire s'y croiser des éléments et personnages de ses deux univers.

  • Soleil à Vazec

    Loana Hoarau

    On ne sait pas trop d'où il vient, ni comment il s'appelle, mais il est venu rejoindre Dimitri, l'autre garçon de Gauthier, le maître. Tous deux travaillent pour Gauthier. Tous deux sont devenus des jouets entre ses mains. Tous deux goûteront à sa médecine dissimulée dans un verre de lait que, bientôt, ils ne peuvent plus se passer. L'auteure laisse entendre qu'ils viendraient d'Europe de l'est, probablement de Roumanie, pays de tous les extrêmes, ou de Slovaquie, allez savoir. Peu importe, ils sont là, chez Gauthier. Et ils y resteront. Jusqu'à la fin.
    Pour son troisième roman, Loana Hoarau campe son décor dans une zone rurale, quelque part en France ou en Suisse. Dans un style fort original, elle racontera l'histoire de ce garçon à la deuxième personne du singulier, et toujours au futur simple. Cela donne une étrange impression, comme si elle s'adressait à nous, lecteurs, comme si nous étions les prochaines victimes de ce Gauthier. Frissons garantis, et pour ceux qui n'ont pas de chance, cauchemars assurés. Car ce roman est tout à la fois envoûtant et terrible, comme peut l'être sans doute la relation entre le bourreau et sa victime.
    Loana Hoarau, née en 1977, vit à Belfort dans l'Est de la France où elle consacre le plus clair de son temps à l'écriture. Auteure depuis plus de vingt ans, ses romans et scénarii sont basés uniquement sur le drame psychologique, le réalisme et l'horreur. Les enfants ont toujours une grande importance dans ses écrits et sont souvent les protagonistes réels ou rêvés, le thème principal de l'intrigue. Amoureuse des mots, des contrastes et des phrases à double sens, Loana offre un univers sombre et dérangeant à celui ou celle qui voudra bien la suivre.

    Plus de détails et des échantillons sont à lire sur le site de l'éditeur.

  • Web voyage

    Alain Lasverne

    C'est le choc. Jérémie vient de perdre son ordinateur portable dans un train de banlieue. Furtif effondrement d'un monde. Avalanche feutrée. Petit arrachement ordinaire témoignant de l'importance de nos objets du quotidien, de nos contenants usuels. Parce qu'un ordinateur, ça contient, ça enveloppe, ça définit nos pourtours. C'est devenu le portefeuille, le cartable, le fond de la poche. Et le fond d'une poche qui se vide en tintant cruellement, ça fait toujours très mal. Comment peut-on oser priver quelqu'un de ses archives, de sa mémoire ?! On est quasiment dans le domaine du crime. Qu'est-ce que ça fait mal ! Qu'est-ce qu'on te comprend profondément, pauvre Jérémie qui crie dans le vide!
    Web voyage est le roman d'un homme perdu qui devra affronter l'absence quasi totale d'empathie de ses proches. Ces derniers accusent mollement le coup de cette terrible catastrophe. Ils le font avec le détachement d'un glacier devant les skieurs. La conjointe de Jérémie, Delphine, et son vieil ami de toujours, Zen, la prennent tous les deux de haut, cette terrible perte. Perte, non, c'est pas une perte, arrête ! Y a pas mort d'homme, c'est un objet. Ils n'ont rien vu. Ils n'ont pas compris. Ils n'ont pas saisi qu'une fois l'ordi portable escamoté, plus rien ne se passe. L'existence est arrêtée et cette existence arrêtée, eh bien la narration la marque de son burin, la lacère dans ses errances. Car une fois l'ordi disparu, il ne se passe plus grand-chose de factuel. Il ne se passe rien, en somme. Jérémie, chômeur de son état, cherche son ordi. C'est là un objectif finalisé dont on devrait n'attendre rien d'autre qu'un résultat clair. Et c'est ici que débute le Web voyage, quand la décision rageuse et froide est finalement prise de bien faire payer le réel pour ce que le passage au virtuel nous a imposé de virulent et d'horripilant, sans qu'on en veuille.
    Ce roman devait fatalement finir par arriver. L'intégralité de notre culture ordinaire l'attendait. L'ordi, ce cher ordi, de plus en plus petit, de plus en plus secret et intime, ne pouvait pas entrer aussi profondément dans nos vies sans qu'un tel désarroi, qu'une telle dépendance cognitive et affective ne finissent par lui être solidement chevillés.

    EXTRAIT À LIRE SUR LE SITE DE L'ÉDITEUR

  • Dans une grande ville d'Europe centrale, un piéton se perd dans un quartier qui n'est pas marqué sur les cartes. Il y rencontre des gens qui ne devraient pas exister, et qui le prennent, lui, pour un fantôme. Les époques s'accrochent. Qui, bon sang, s'est amusé à créer cet entrelacs, et dans quel but ? Dans Le Passage de Reichenberg, Allan E. Berger fait une incursion dans l'Histoire avec un grand « H ». En effet, le récit a pour toile de fonds la célèbre Nuit de Cristal au cours de laquelle les Jeunesses hitlériennes, encouragés par les SS et la Gestapo, ont saccagé des centaines de commerces et de lieux de culte dans les quartiers juifs du Reich. Mais tout le reste est fiction dans ce récit enlevant qui relève davantage du fantastique que du roman historique. Le Passage de Reichenberg est un récit qui se lit d'une traite. Un cri du coeur contre la barbarie du XXème siècle, barbarie dont personne n'est à l'abri aujourd'hui même.
    Vous allez l'acheter, vous allez le lire : très bien mais REVENEZ LAISSER UN COMMENTAIRE, positif ou négatif, et ARGUMENTÉ. Ce sont d'abord ces critiques qui font respirer les auteurs... et qui intéressent diablement les autres lecteurs. Merci.
    Berger


  • Quel est cet objet qui attend, noyé dans une roche vieille de quarante millions d'années ? Qui l'a déposé là ? À quel usage est-il destiné ? Est-il un piège, une expérience, une aide ?
    Un groupe d'individus venant de tous les coins du monde, mais qu'un secret plusieurs fois millénaire unit malgré eux, se trouvera confronté à ce choix : utiliser l'objet, et sauter dans l'inconnu, ou laisser les dangers s'amonceler. Or, l'instant est pressant : divers phénomènes convergents font que le monde des humains, tel que nous le connaissons, touche à une période de mutations violentes. Cosmicomedia propose, dans ce premier tome, d'assister, en arrière-plan de l'intrigue, à l'activation d'un ensemble de basculements possibles, combiné à un choc magistral dans le mur.
    On a dit de Cosmicomedia que c'était le roman de la dignité. Le décor planté dans ce premier tome est celui de notre monde à nous, avec son futur prévisible. Les gens qui s'y démènent ont nos histoires, nos éducations, nos ancêtres et nos terreurs. Ils tournoient dans la nuit, leur avenir est clos, ils n'ont plus aucune espèce de valeur. Soudain, voici que s'ouvre un mystère.
    Taille : 387 écrans au format 135x180, dans la version pdf de janvier 2013.
    Mise à jour de janvier 2015, nouvelle couverture, nouvelles illustrations, nouveaux styles de mise en page, code purifié. C'est la troisième édition.

    EXTRAIT À LIRE SUR LE SITE DE L'ÉDITEUR

  • Le début de ce millénaire est celui de tous les défis. Historiquement, il sera difficile de trouver un moment plus passionnant à étudier : la biosphère s'effondre, les puissants se goinfrent comme jamais l'on ne s'est goinfré, l'humanité s'appauvrit en conséquence, les espérances s'essoufflent. Presque partout la police est devenue la première puissance d'oppression, loin devant les mafias, et protège des systèmes si ouvertement corrompus que l'usage des mots nobles par lesquels ils se définissent devient un exercice bien salissant pour l'esprit novice qui croit encore en la vertu des dictionnaires, et qui se retrouve la langue tachée de mensonges. En plus de tout ceci, une étoile a explosé et déverse sur nos têtes une mort subtile.
    Tandis que, dans le monde des vivants, une extinction de masse a débuté, Lucas et sa troupe découvrent stupéfaits l'immensité des strates et des sens, des significations et des messages qui se déploient derrière la porte noire qu'ils viennent de franchir. L'univers d'au-delà est un énorme abîme.
    Au coeur de ce pays brûlant et compliqué danse un singulier personnage, un loa dont voici l'antre. Chacun de ses gestes semble être une manigance, chaque parole une moquerie. Mais lui, le danseur malin, il est aussi un indice, un espoir lancé, une volonté dressée contre l'obtuse fatalité.
    Alors, puisqu'ici l'on se livre et l'on se dévoile jusqu'au nu de son être, des vérités seront dites, qui emprunteront, pour être mieux reçues, le chemin des métaphores et des paraboles.
    Taille : 321 écrans au format 135x180, dans la version pdf de février 2013.

    EXTRAIT À LIRE SUR LE SITE DE L'ÉDITEUR

  • Il est assez invraisemblable de retrouver, au fin fond du cosmos, une entité comme le Baron Samedi. Car après tout, c'est un loa, c'est-à-dire un personnage terrien, issu et nourri de croyances terriennes. Et le voici, hôte attentionné de voyageurs lointains ; ceci peut mettre la puce à l'oreille. En plus, il a demandé, tout comme le nocher Charon, qu'on lui raconte des histoires. Qu'est-ce que ça veut dire ?
    Pendant ce temps, le Ciel continue de tomber sur la Terre, et les anciens dieux préparent un nouveau déluge. Lucas et ses amis, perdus au loin de toute normalité, vont maintenant être éduqués avant d'être relâchés. Mais relâchés où ?
    Qui est, en définitive, le Baron Samedi ? Pourquoi entraîner des touristes à devenir des athlètes imperturbables ? Dans quel pétrin nos héros vont-il, d'un coup de pouce divin, finalement être fourrés ? Pour y faire quoi ? Et Niko, appelé à vivre « dans un lieu bien triste, seul plus longtemps qu'aucun être humain », qui le consolera et quel sera ce lieu ?
    Comsmicomedia tome 3 apporte évidemment des réponses à ces quelques questions qui, somme toute, sont un petit peu annexes, mais aussi et surtout il cloue le bec à la fatalité de notre époque : la bataille, la peur et la colère, la destruction et l'échec, la complication croissante de toute chose... ne tiennent pas devant ce qui, au bout du compte, ne peut qu'émerger.
    Vous verrez des gens chanter au milieu des bombes, et boire du champagne ; il y aura des insectes énormes et attentifs, une invraisemblable collection de monuments, un cauchemar qui se matérialise, une tempête qui repliera l'un sur l'autre deux endroits très éloignés, et qui pilonnera une île envahie de singes naufragés, galopant par les rues et les sentiers, pleins de mousse savonneuse et de fureur. Vous visiterez les arcanes, vous toucherez du doigt le code des choses, et vous contemplerez en sa démesure les agissements d'un cactus fou sur le tarmac d'un aérodrome haché par des cataractes de graviers tombés des nuages. Et en plus de tout ça, il y a une bibliographie car ceci est un livre sérieux, qui vous mettra le nez dans la plus intense des contradictions de notre époque. Dénouez-la.
    Très solennel merci à Lecteur en colère pour son aide patiente dans le nettoyage du code de l'ePub. Si ce livre est propre, c'est grâce à lui ; s'il reste des saletés, ce sera de la mienne. Merci, alors, de me les signaler.
    Taille : 297 écrans au format 135x180, pour cette seconde édition de mars 2013.

  • Dans Le chasse-temps, dernier roman de Nicolas Hibon, le minéral et le capital, ces deux mondes diamétralement opposés, vont s'affronter à travers une constante devenue instable : le temps. De la misère la plus sombre à l'arrogance la plus pimpante, il imprimera de ses soubresauts les deux continents américains. Si l'or est le but ultime du plus petit des garimpeiros, il est un minerai plus rare encore que seuls quelques privilégiés pourront approcher. Le pouvoir de changer l'histoire est une arme qui suscite les convoitises les plus tenaces et que le temps ne fait qu'exciter. Mais il est des trésors qu'il vaut mieux ne pas partager. Du moins pas avec n'importe qui...
    Après Quatre-vingts printemps, Nicolas Hibon nous livre un roman profondément humain où le fantastique côtoie le réalisme le plus noir, un roman au cours duquel, toutefois, le plus gros ne l'emporte pas toujours sur le plus petit. Et il est bien qu'il en soit ainsi !
    Taille : 313 écrans au format 135x180, dans la version pdf de juin 2012.

  • Écrire, peindre, sculpter ne sont pas des talents : ce sont des maladies. Il faut suivre un traitement intensif et épuisant pour espérer se défaire de ces virus qui se nourrissent de votre âme. Dans l'isolement, car ce sont des maladies honteuses. Dans l'appartement qui leur sert aussi d'atelier, Didier, Novembre et Clovis tentent péniblement d'en guérir sous la supervision d'un médecin dont les intérêts ne sont pas clairs...

    Dans son dernier roman, Sinclair Dumontais nous livre une réflexion d'originalité tranquille sur les mystérieux ondoiements de la petite paroi intérieure qui sépare le gars et la fille ordinaires de l'artiste fou et immense qui sommeille en chacun de nous, du simple fait de sculpter, de peindre, d'écrire, ou même de lire. Un roman unique, captivant, enlevant, éblouissant, incontournable.



  • Les derniers aborigènes de la jungle de Guyane française perpétuent, bon an mal an, leur mode de vie ancestral. Ils le font le plus sereinement qu'ils peuvent, dans les circonstances contemporaines, et ce, en dépit des orpailleurs (chercheurs d'or clandestins) brésiliens brutaux et insensibles qui gorgent les rivières de rejets de mercure, et en dépit des hélicos de la Gendarmerie guyanaise qui survolent les pirogues pour prétendument inspecter l'état de santé de ceux qui cherchent à les faire nager sur le torrent nouveau des rivières anciennes. Le jeune Amigolo est le petit-fils de la vieille chamane des abeilles de son village. Celle-ci connaît le fin et subtil secret curatif des miels et sait sinueusement contourner le dard des terribles ouvrières pour faire agir les reines et leurs essaims selon ses desseins. Amigolo vient tout juste, de par l'affront de douleurs cuisantes, d'accéder au statut de jeune guerrier. Il passerait bien le reste de sa douce vie à jouer avec les abeilles de sa grand-mère. Mais une quête inattendue l'attend, une quête terrible et mystérieuse qui mettra justement au défi, comme si de rien n'était, sa connaissance de la nature, mais surtout, par-dessus tout, son mystérieux ascendant savant sur les insectes de la jungle.
    Après Quatre-vingts printemps (2011) et Le chasse-temps (2012), Nicolas Hibon offre aux lecteurs son roman le plus abouti. Un roman qui se lit comme un conte mais qui dérange comme un pamphlet. À mettre entre toutes les mains.

  • L'empêcheur

    Sinclair Dumontais


    Une organisation sans nom et sans appartenance d'aucune sorte, ni politique, ni militaire, ni religieuse, garde un secret depuis deux mille ans et se refuse à le révéler à l'humanité. Ce secret, elle le garde dans un laboratoire au sous-sol d'un manoir entouré de grilles infranchissables. Ce secret est très troublant car c'est en fait un être vivant. Il vit dans une sorte de coma. Depuis deux mille ans.
    L'Empêcheur, premier roman de Sinclair Dumontais publié chez Stanké en 2004, est enfin disponible en numérique. Treize ans plus tard, donc... ce qui n'enlève rien à la portée symbolique de ce roman qui fait de la foi un phénomème superflu.


  • Paris, France, dans un des plus vieux quartiers de la capitale, derrière un porche, au fond d'une cour, se cache un restaurant oublié du temps. Il semble qu'on n'y ait jamais vu rentrer d'autres légumes que ceux qui servent à garnir (mais avec modération, n'allez pas croire) les myriades de plats de viande, bons à faire exploser Pantagruel. Ici on mange à l'ancienne, et avec art, ce que la cheminée et les marmites cuisent ou affinent.


    En plus d'être un cordon bleu de première magnitude, le patron est un amateur de vin à la cave hallucinante, et aussi une espèce de chimiste taquin. Cette dernière qualité l'amènera à se lancer dans une collaboration très intéressée avec une agence de rencontres matrimoniales tenue par une bonne copine à lui. Le programme : trouver un philtre d'amour. Les moyens : tester sur les clients de l'agence. Les dangers : simplement quelques amourettes désordonnées, galipettes fébriles et enivrées entre canards en sauce et sangliers aux cèpes. Le but de tout ceci : en finir avec un secret abominable...


    Après Quantre-vingts printemps, Le chasse-temps et Amigolo, Nicolas Hibon signe son roman le plus abouti. Un régal au sens propre comme au figuré.

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