Éditions David

  • La publication, il y a cinq ans, des «caricatures» de Mahomet aura enflammé les esprits et rendu plus délicat le travail des dessinateurs de presse. La controverse a trouvé un écho au Québec avec ladoption du code de conduite à Hérouxville et alimenté le débat sur les accommodements raisonnables. Heureusement, dautres sujets ont également inspiré le caricaturiste du quotidien Le Droit.

    Préface de Plantu

  • «Sarah boit son thé calmement et remonte une mèche de cheveux d'un geste distrait.
    Tu es vraiment gentille d'avoir bravé la pluie, lui dis-je de nouveau.
    C'est normal. Il m'aurait demandé pourquoi on va pas voir papi. Il s'est habitué à ces visites. D'ailleurs, à ce propos, continue-t-elle, en baissant la voix, je crois qu'il faut qu'on se parle toi et moi.
    Ah? Je t'écoute.
    Elle fait signe d'attendre un instant et sort de son sac quelques voitures miniatures dont la Batmobile, Batman et son acolyte Robin et les confie à Dimitri qui se met aussitôt à jouer à côté de nous, à la table voisine qui est vide.
    Rodney et moi, ça ne s'améliore pas. C'est vraiment difficile. Je ne le comprends plus. Il est grincheux, irritable et casanier. Je lui ai dit que j'allais voir ma soeur à Mississauga pour quelques semaines, peut-être un mois afin que chacun de nous réfléchisse à notre relation.
    Et qu'est-ce qu'il a dit?
    Il n'était pas très content, mais il a accepté. Je pars demain avec Dimitri. Tu comprends maintenant pourquoi il ne fallait pas rater notre rencontre.»

  • Un jeune homme, Cédric Poitras, accumule les mauvais coups depuis son entrée au secondaire : cours séchés, vols à l'étalage, alcool... rien ne semble l'arrêter.
    À bout de nerfs, ses parents l'expédient chez son grand-père paternel, propriétaire d'un centre de ski en Colombie-Britannique, le mont Renard. Là, son aïeul ne lui épargne aucune tâche, en plus de l'obliger à passer ses soirées sur Internet pour obtenir son diplôme.
    Bientôt, il s'intéresse, malgré lui, à la bonne marche de la station et aux mystérieux problèmes qui s'y manifestent depuis peu. Avec l'aide de ses amis, Chuyên, Tantine Jé, Stanislas et Blanche, la jolie monitrice, il aidera son grand-père à affronter la menace qui plane sur la montagne.

    Dans la même veine que son précédent roman, «24 heures de liberté», Pierre-Luc Bélanger livre ici une autre histoire pleine de péripéties et de rebondissements.

  • Tango tatouage

    Jean Perron

    « Des chevaux blancs, bruns et noirs apparaissent ici et là, détendus. On ne saurait dire s'ils font partie d'élevages ou s'ils vivent à l'état sauvage.
    Rien ne semble délimiter ce vaste territoire chargé d'énergie tellurique.
    Aucune clôture.
    Aucune affiche.
    Je sors mon caméscope pour capter ce paysage fuyant, sur lequel je ne peux toutefois projeter tout ce qui me passe par la tête en même temps : les souvenirs de Buenos Aires, encore brûlants, et les réflexions sur mon séjour dans cette ville. À l'opposé, je ne pourrais non plus, même si je tentais de tout oublier en plongeant mon regard dans le décor en mouvement par la fenêtre, effacer de ma mémoire les images et les pensées chargées de questions qui me poursuivent au rythme du train.
    Je me sens tatoué de l'intérieur, au son d'un tango aussi doux que déchirant. »

  • Enfant au regard cocasse et lucide, amoureuse des odeurs, des saveurs et des mots, Béate se désole davoir des parents qui ressemblent à des enfants, une sur calculatrice et un frère lémurien. Le temps qui passe lui apprendra à voir sa famille sous un autre angle : ses parents sont dévastés, sa sur a une tête de scientifique et son frère est schizophrène.

    Après la mort tragique de ce dernier, Béatrice devra affronter la culpabilité, le passé et surtout la vie qui continue, toujours et encore, malgré tout. Entourée de Wu, une Chinoise qui nen est pas une et qui peint de grotesques personnages, et de Monsieur Pham, le charismatique Vietnamien du dépanneur qui fait de délicieux rouleaux impériaux, elle découvrira le réconfort et la douceur de lamitié.

    Écrit avec une finesse et une fraîcheur remarquables, Quelque chose comme une odeur de printemps embaume le souvenir dun hiver beau et glacial, non sans laisser quelques engelures.

  • Un énigmatique carnet. Un cousin ignoré d´une petite île de la mer du Nord. D´entrée de jeu, intrigué, le lecteur se laisse entraîner par la narratrice dans le monde sombre et mystérieux de Thorvald Sørensen, archéologue danois.
    Une naissance tragique, une enfance insolite auprès de parents adoptifs, Ingelise et Erland. Elle, aveugle de naissance, dans le secret de la nuit, initie l´enfant à la beauté envoûtante de la musique. Lui, embaumeur et artiste, consacre sa vie à perpétuer la mémoire des morts. Après une surprenante initiation à l´amour, survient dans la vie de Thorvald une femme sans nom. Leur lien profond le façonnera à jamais, jusqu´à sa mort. Une mort belle, longuement mûrie et librement consentie.
    Puis, il y a la mer, omniprésente, témoin et actrice, mère, maîtresse et traîtresse, berceau et tombeau.
    Aussi serein que déstabilisant, ce roman livre un véritable art poétique de la Mort, où chaque perte est renaissance, initiation à la vie. Depuis toujours, j´entendais la mer est un apprivoisement du deuil, lumineux, envoûtant et libérateur.

  • 178 secondes

    Katia Canciani

    Nicola aura bientôt 18 ans. Élevé par un père aimant et protecteur, il mène une vie paisible jusqu'à ce qu'il découvre un terrible secret derrière l'apparente banalité de son existence. Profondément troublé par le mensonge tissé autour de lui depuis toujours, il quitte son nid douillet le soir de son anniversaire. Destination : à la dérive. De Montréal au Pacifique, puis de Yellowknife à l'Atlantique.

    Au gré des rencontres où il croisera différents visages de la francophonie - un aspirant pilote, une conductrice de camions, une jeune fille libertine, un hurluberlu sympathique, une globe-trotter à la généreuse hospitalité -, Nicola apprendra à se connaître, à trouver sa voie.

    Prix littéraire des enseignants AQPF-ANEL (roman 15 ans et +)
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    Elle-même pilote, Katia Canciani a composé ce roman entre le «road trip» et le voyage initiatique. 178 secondes, ce peut être le temps qu'il faut pour perdre le contrôle, pour se rendre compte que tout le monde a une histoire, pour reprendre son souffle...

  • Au cours d'une fête organisée pour ses 30 ans de service dans la police, le sergent-détective Roméo Dubuc apprend que le populaire député Marc-André Plamondon vient d'être assassiné, d'une manière sordide, le soir même de la fondation de son nouveau parti politique, le PLIQ.

    Très vite, Roméo Dubuc, son fidèle comparse Lucien Langlois et la journaliste Manon Pouliot découvriront que la popularité du député dérange bien du monde, à commencer par ses proches collaborateurs. Dans ce milieu d'intrigues, de trafic d'influence et d'argent sale, le tenace détective ne ménage aucun effort pour faire aboutir l'enquête. Mais pourquoi diable a-t-il l'impression que le mauvais sort s'acharne sur lui et qu'on ramène dans sa vie des fantômes du passé?

  • Après la misère et la pauvreté, la Seconde Guerre mondiale inflige à Théodora une profonde blessure : son fiancé, le résistant Gustave Novotný, meurt. Malgré son mariage avec un médecin, Jaromir Strílka, et la présence vivifiante de ses deux filles jumelles, Mariana et Milcza, Théodora devient de plus en plus distante et mystérieuse. Même le projet familial de partir pour quelques années en Australie ne la séduit pas...
    Ce n'est qu'après la mort de leur mère, que Mariana et Milcza, remontant dans leurs souvenirs, perceront ses secrets et reconnaîtront les liens indéfectibles qui les unissent.

    Une histoire émouvante, tout en retenue, qui montre que, dans des temps difficiles comme l'après-guerre, l'amour filial peut triompher de la haine et de l'indifférence.

  • 1984 : les émeutes du pain - 2010 : la Révolution du jasmin. Deux périodes tumultueuses vécues à près de trente ans de distance par une mère et sa fille.
    Nadia quitte sa Tunisie natale pendant les émeutes qui secouent le pays en 1984. Révoltée contre ses parents, elle est surtout indignée par la culture du silence et la soumission que la jeunesse ne peut plus tolérer. Reniée par sa famille, elle émigre au Canada et y refait sa vie.
    Vingt-cinq ans plus tard, sa fille, Lila, encouragée par sa mère, séjourne à Tunis chez un couple ami, Tante Neila et Oncle Mounir. Elle fera face à une autre révolution, celle qui enflammera bientôt tout le monde arabe et à laquelle elle va finir par s'associer.
    Un roman identitaire qui livre un témoignage poignant sur les destins des femmes arabes dans une société musulmane en pleine mutation.

  • Appareil photo en bandoulière et calepin en poche - à mi-chemin entre la touriste et la journaliste -, Julie Huard prend plaisir à capter ce qu'elle voit, mais surtout à aller au-devant des gens et, à travers les rencontres qu'elle fait ou qu'elle provoque, à saisir l'âme de ces contrées et de ceux et celles qui les peuplent.

    De Bali à Dakar, en passant par la Thaïlande et le Tibet, elle sillonne depuis plus de trente ans ces « pays du Sud » où l'on oublie qu'habitent plus des deux tiers de la population de la planète.

    Des nombreuses notes et photos qu'elle a ramenées de ces voyages, elle a tiré un livre qui raconte à la fois la beauté des paysages, la singularité des cultures et des modes de vie, la dureté de certaines traditions, le poids de la pauvreté, la fierté et l'espoir humain.

    «Julie Huard n'est pas en quête d'extravagances, elle ne débusque pas les êtres pour leur exotisme, elle les rejoint pour communiquer, vivre en harmonie, partager, découvrir leur valeur fondamentale. Elle nous conduit avec finesse sur les chemins du monde et sa plume va au-delà de l'image stéréotypée, elle atteint l'essentiel, l'humanité.» (Préface de Jean-Louis Grosmaire)

  • Andrée Christensen nous invite à pénétrer dans son jardin, véritable atelier à ciel ouvert et source inépuisable de réflexions et de méditations sur le visible et l'invisible. Elle nous dévoile un monde de contrastes entre la terre qui se dépouille et l'extravagance du règne souterrain, alliant les forces intimes aux secrets touffus, parfois violents, de la nature.

    Ainsi je serai devenue jardin là où tout se tait pour mieux percevoir dans l'écho de la beauté l'inaudible du commencement Dans une éclosion d'images, où chaque vers est ciselé avec la précise géométrie d'un flocon, Andrée Christensen nous fait découvrir l'ADN végétal, minéral et animal de l'hiver.

  • Que faire de soi ? s'interroge le poète pour qui le monde est comme un rivage difficile à atteindre. Le ciel de son enfance, celui de la basse-ville, devient l'occasion, pour lui, de vivre au présent et de traverser enfin la nuit. Entre les souvenirs et la mort, où se tient la vie?

    Rue st-vallier je ne sais plus qui est l'écho de l'autre il me reste un peu de soleil dans les mains comme un bibelot de verre que la nuit n'a pas rongé je protège ce petit feu de rien et souffle sur les braises pour retrouver je ne sais plus quoi Depuis « Le feu de l'autre rive » et, surtout, « La lenteur du monde », Michel Pleau a entrepris une quête d'identité qu'il poursuit admirablement dans « Le ciel de la basse-ville ».

  • En juillet 1749, dans l'île Royale (Cap-Breton, N.-E.), la France reprend possession de la forteresse de Louisbourg, perdue aux mains des Anglais quatre ans plus tôt. Mathurin Le Mordant, un jeune lieutenant à la carrière prometteuse, débarque avec les anciens habitants qui y reprennent tant bien que mal leur vie avec ceux qui ont été laissés à leur sort. Dès le premier jour, lorsque le militaire croise le chemin de la ravissante Josette Guion, le sortilège de Louisbourg prend son coeur dans ses mailles et lui réserve les pires tourments.L'attirance réciproque des amoureux se vivra au milieu des dures conditions de vie de leurs amis - militaires, civils ou esclaves -, des luttes de pouvoir et des atroces exécutions qui ont ponctué cet épisode marquant de l'histoire de l'Acadie et de la guerre de Sept Ans. Dans ce roman d'époque, aux accents authentiques, Daniel Marchildon fait revivre, trois cents ans après la fondation de Louisbourg, le mystérieux sortilège qui hante cette forteresse.

  • Yvon Malette choisit ici d'évoquer quelques souvenirs, non pas pour passer à la postérité, ni par nostalgie, mais bien pour faire revivre des époques, celle de son enfance dans un village franco-ontarien, puis celle de sa maturité dans la région d'Ottawa, un parcours mouvementé qui l'a mené à réaliser un rêve un peu fou, risqué à maints égards, soit la fondation d'une maison d'édition en milieu minoritaire.
    Ces deux histoires contiguës, celle de l'auteur et celle des Éditions David, illustrent à merveille cette volonté qui l'a toujours animé, soit de « vivre debout », selon la belle expression de Gilles Vigneault, et de continuer d'affirmer coûte que coûte son identité linguistique et culturelle.
    Entre le risque et le rêve. Une brève histoire des Éditions David, un livre nécessaire qui retrace le parcours d'un Franco-Ontarien fier, frondeur à l'occasion, mais surtout soucieux de réaliser ses rêves malgré les risques et les qu'en dira-t-on.

  • « Je ne voulais pas t'aimer, surtout quand on s'est mariés ; peut-être ne l'avais-je jamais fait comme il le fallait. Être aux côtés de quelqu'un, n'importe qui. Me convaincre que je l'avais choisi. Je me disais que ce serait comme avec tout le monde, qu'on finirait par se lasser, sinon s'égorger pour des motifs dérisoires. J'avais tort, car même nos disputes ne m'ont plus dérangée. Combien de fois ai-je dû me dire que tout était faux et que je ne te voulais plus, pour ne pas penser aux autres. Quand j'ai accouché d'Abby, j'ai subitement cessé de t'en vouloir. Mais toi, tu n'as rien vu. J'en avais mal aux membres, comme si mon attachement pour toi avait décuplé, en simultané. Et dès lors, je n'en ai plus eu pour notre fille. »
    Après avoir fait une entrée remarquée sur la scène littéraire québécoise avec Une irrésistible envie de fuir (David, 2017), Catherine Bellemare récidive avec Le tiers exclu, un deuxième roman tout aussi étonnant. Sur fond de dépendance, de toxicomanie, de troubles mentaux, de quête identitaire et de solitude, des sujets qui lui sont chers, la jeune romancière écorche, d'une manière aussi crue, le thème de la parentalité, du point de vue du père, de la mère et de la fille, Abbygail, qui se retrouve dans une famille qu'elle non plus n'a pas choisie.

  • Pendant la Seconde Guerre mondiale, trois familles d'origines et d'horizons différents s'exilent sur l'Isle aux abeilles noires, petite île perdue dans l'archipel des Hébrides, dont les falaises enveloppées de brouillard vibrent de la vie de millions d'abeilles et de centaines d'espèces d'oiseaux de mer. Ces lignées - française, danoise et grecque - y verront naître des enfants, porteurs d'une vision du monde hors du commun et dont les vies deviendront intimement liées.
    Parmi tous ces êtres à la créativité foisonnante et visionnaire, portés par leurs passions, un apiculteur, un souffleur de verre, une ondiste, une parfumeuse, une danseuse et un enfant magicien nous entraînent dans l'éblouissement de l'imagination, de l'amour, aux confins de la folie et de la mort.

    /> Un roman intemporel, à l'écriture fine et maîtrisée, qui laisse place à tous les sens et touche au paroxysme de l'émotion et de l'art. À travers des chapitres courts et denses, construits comme des alvéoles, Andrée Christensen explore les secrets de la ruche et les mystères de l'âme humaine.

  • Altérations des frontières, frontières des altérations offre de superbes analyses des écritures francophones du Canada qui établissent un dialogue entre les aspects géographiques, identitaires et psychologiques des frontières. Le volume met en lumière les lignes de démarcation comme des espaces paradoxaux où les hétérologies du devenir bousculent leurs limites. Les auteurs étudient la plurivalence et la malléabilité des formes frontalières qui ouvrent sur des possibilités nouvelles ou qui confinent la mobilité dans les limites, en apparence imperméables, du même. Qu'elles se penchent sur l'oeuvre de migrants transfrontaliers comme Marguerite Andersen ou qu'elles traversent, dans des perspectives comparatistes, les frontières intérieures et extérieures de la francophonie canadienne, ces explorations d'écritures provenant de l'Ontario, du Québec, du Manitoba et de l'Acadie montrent les frontières comme des défis dynamiques et paradoxaux qui attirent l'attention sur les lignes de faille de notre époque.
    Winfried Siemerling
    Professeur au Département d'English Language and Literature à l'Université de Waterloo et auteur de Discoveries of the Other (1994), de Récits nord-américains d'émergence (2010) et de The Black Atlantic Reconsidered (2015).

    Ce volume comporte les contributions suivantes :
    Frédérique Arroyas, University of Guelph
    Emir Delic, Université Sainte-Anne
    Julie Delorme, Université d'Ottawa
    Isabelle Kirouac Massicotte, Université de Moncton
    Claudia Labrosse, Collège militaire royal du Canada
    Dominique Laporte, Université du Manitoba
    Mathieu Simard, Université d'Ottawa
    Patrick St-Amand, Queen's University
    Julie Tennier, Lakehead University
    Jimmy Thibeault, Université Sainte-Anne

  • Avec grâce, audace et sourire en coin, l'auteure nous entraîne dans ses observations, celles qui pimentent le quotidien ou celles qui, en des terres lointaines, l'ont ébranlée. Et toujours, en filigrane, l'humanisme, la solidarité et l'humour.

    Léry
    la statue d'une frêle lectrice
    dans un massif de fleurs

    marché aux oiseaux
    parmi les acheteurs
    un chat bourlingueur

  • Pourquoi pas ?

    Viens Mylene

    Atteinte de dystrophie musculaire, Myriam décide, après avoir fini son secondaire, de déployer ses ailes et de prendre son envol. Bousculée par son pneumologue qui lui demande abruptement « Veux-tu vivre? », elle se dit qu'elle ne peut plus attendre pour réaliser le voyage dont elle rêve depuis si longtemps.
    Avec son vieux chauffeur d'autobus, Mike, son amie Élizabeth et un copain, Scott, elle quitte pour la première fois le nid familial en direction de Québec pour enfin savourer sa liberté et repousser ses limites. Entre un bris mécanique et un saut en parapente, Myriam apprendra à composer avec sa vie différente des autres, certes parsemée d'embûches, mais combien savoureuse.

    Parce que personne n'est condamné tant et aussi longtemps qu'il ne se condamne pas lui-même, mais surtout parce que rien n'est impossible si on y croit, Mylène Viens, tout comme son personnage Myriam, ose crier haut et fort : « Pourquoi pas ? » dans cette autofiction à la fois drôle et émouvante.

  • Nous vivons, depuis l'élection de Donald Trump, dans un univers de «faits alternatifs». Le mal a gagné la Grande-Bretagne qui a cédé au chant des sirènes du Brexit et qui, face à l'impasse, refuse d'admettre s'être trompée. Le mouvement #metoo secoue les milieux médiatiques et artistiques alors que le concept d'«appropriation culturelle» force l'annulation de deux spectacles de Robert Lepage. Justin Trudeau est empêtré dans les ratés du système Phénix et les conséquences d'un tweet où il ouvrait la porte aux demandeurs d'asile.

    Bado aborde tous ces enjeux, de même que des sujets moins sérieux, dans cette compilation de ses meilleures caricatures publiées récemment dans le journal Le Droit.

  • Une précarité, une perte : ce petit art de vivre pourrait-il arriver dans ses retranchements, fragilisé par le temps et une certaine usure des efforts ? Une crainte, mais empreinte de désir, car il s'y glisse aussi une persévérance, une prédisposition pour quelques échappées de lumière et de beauté.

    J'ai pensé trouver au retour un paquet, une lettre, une fleur. Cela suffisait pour me donner l'envie de rentrer. J'étais déjà préparée à ce qu'il n'y ait rien, mais ce rien avait déjà une aura.

  • Nous sommes en 2208. Depuis le traité de Tokyo, la Terre est divisée en quatre pôles : l'Étoile d'Amérique, l'Union transeuropéenne, l'Alliance du Sud et le Soleil d'Orient. Les frontières sont désormais fermées dans le but de limiter la croissance démographique et de faire face aux défis environnementaux qui menacent chaque pôle. La Terre pourra-t-elle survivre ainsi ? La coopération l'emportera-t-elle sur la compétition ?
    La découverte d'une nouvelle technologie viendra influencer le cours de l'Histoire et précipiter l'ère de l'Expansion. Par leurs actions, à des époques différentes, Frank Blist, Eva Miller, Baiko Mori, Voile et Léa Flamand scelleront peut-être le destin de la Terre...
    Désireux d'offrir une histoire de science-fiction réaliste, Mathieu Muir marie ici des hypothèses scientifiques et politiques, pour imaginer ce qui arrivera quand l'environnement deviendra l'enjeu principal de l'humanité.

  • Depuis l'arrivée d'Étienne Brûlé en Huronie (1610) jusqu'aux manifestations pour la création d'une université (2018), la communauté francophone s'est implantée dans toutes les régions de l'Ontario. Elle s'est pleinement épanouie en se dotant d'institutions qui reflètent sa langue et sa culture, faisant maintes fois preuve de résilience. C'est ce cheminement exceptionnel, étayé par une imposante recherche bibliographique, que nous vous invitons à revivre dans cette nouvelle édition revue et augmentée.
    Dans L'Ontario français, quatre siècles d'histoire, Paul-François Sylvestre retrace habilement la riche histoire de l'enracinement et de la résistance qui caractérisent la communauté francophone de l'Ontario.

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