Éditions David

  • Cette correspondance, révélatrice de la personnalité, de la détermination et des multiples talents de Simone Routier, se déroule pendant quelques mois en 1928 alors que le sort réservé à son recueil de poésie L'Immortel adolescent reste encore incertain. Jolie célibataire en quête d'autonomie financière et de reconnaissance, Routier sollicite les conseils de Harry Bernard qui, guère plus âgé, est rédacteur en chef du Courrier de Saint-Hyacinthe et gagnant de deux prix littéraires, à l'époque fort lucratifs, les prix David. La poétesse de Québec cherche son appui et espère, à son tour, remporter un prix David, ce qui lui permettrait de réaliser son rêve de s'installer à Paris. Au fil de cette correspondance, se révèle une auteure consciente de son pouvoir de séduction et soucieuse de faire sa place dans la poésie canadienne-française. On y trouvera un témoignage inédit sur les rapports homme-femme en train d'éclore dans le champ littéraire de l'époque.

  • Durant une grande partie de sa vie, de 1923 à sa mort, Félix-Antoine Savard a été hanté par une oeuvre qu'il n'aura finalement jamais achevée. Inspirée par la lecture de l'Evangeline de Longfellow, Les Acadiennes a d'abord été conçue par l'auteur de Menaud maître-draveur comme un long poème épique, avant d'évoluer, avec l'introduction d'un choeur, vers une forme de tragédie ou de drame lyrique.



    Passionné par l'oeuvre de Félix-Antoine Savard, dont il avait déjà signé une édition critique de Menaud maître-draveur, Yvan Lepage a voulu retracer la genèse de cette oeuvre en reconstituant patiemment les différents fragments laissés par son auteur. Décédé en mai 2008 avant d'avoir pu publier ce travail, il confiait à sa conjointe, Françoise Lepage, le soin de mettre en forme le manuscrit laissé sur sa table de travail.



    Françoise Lepage réunit donc dans le présent ouvrage les divers éléments du dossier auxquels elle apporte quelques précisions utiles à la présentation du texte et non à son contenu. Ce livre éclaire la genèse des Acadiennes tout en soulignant le souci de rigueur et de perfection qui animait l'écrivain.

  • Harry Bernard (1898-1980) a été, pendant plusieurs décennies, une figure importante du milieu littéraire québécois. Rédacteur en chef pendant 47 ans du Courrier de Saint-Hyacinthe, il a touché à presque tous les genres littéraires : poésie, nouvelles, contes, romans, essais, critiques, récits de voyages, sans compter ses innombrables articles journalistiques.
    Après s'être penchés sur sa correspondance avec Alfred DesRochers puis avec Simone Routier, Guy Gaudreau et Micheline Tremblay se sont intéressés à l'un de ses derniers romans, Une autre année sera meilleure, publié seulement sous forme de feuilleton dans le Photo-Journal (de février à juin 1952). Soixante ans plus tard, ils tentent, d'une certaine façon, de réhabiliter cet ouvrage. Soulignant la description précise et détaillée que Bernard y fait de la région de la Haute-Mauricie, ils y voient un documentaire très riche sur l'industrie de l'exploitation forestière, à une période charnière de son histoire, avec, en prime, un héros bien de son époque.

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