Éditions Dricot

  • Entre Jean-Louis et le narrateur, une amitié de plus de vingt ans.
    Mais un sentiment solide au point de surmonter toutes les blessures et trahisons, ça n'existe pas. On passe au-dessus des petites dissensions, on comble tant bien que mal les fissures ...jusqu'à la déception de trop.
    « Avant même cette fameuse révélation d'avril dernier, quelque chose entre nous avait commencé à s'en aller sans qu'on le sache. Un mouvement inexorable était en marche, dont j'ignorais la mécanique et ne connaissais pas encore le ressort ultime. Le moment fatidique n'était pas arrivé que j'avais déjà mis fin à notre amitié. Mais tandis que je m'éloignais, malgré tout, tu me restais proche ; tu l'es toujours. Proche et lointain à la fois. »
    Un roman contemporain qui aborde la question essentielle des relations parfois complexes entre les êtres humains.
    EXTRAIT
    La dernière fois, nous n'avons rien trouvé à nous dire et je ne sais pas quand nous allons nous revoir. Nous avons rendez-vous la semaine prochaine, mais peut-être vais-je inventer quelque prétexte...
    Mon ami Jean-Louis, mon ami très cher, nous finirons par ne plus partager grand-chose. Rien que des banalités.
    CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE
    Joli travail, qui nous découpe au scalpel les sentiments et les ressentis des deux amis. Nous avons tous des zones d'ombres, elles n'empêchent pas l'amitié d'exister et de perdurer. [...] Une plume belge à découvrir. - Blog Le coin de Nath
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Martine Rouhart - Née à Mons en 1954. Juriste de formation, depuis toujours amoureuse des livres et de la littérature, elle a été naturellement amenée à prendre elle-même la plume. Mais c'est grâce à l'une de ces épreuves de la vie qui vous tombe dessus sans crier gare que l'écriture a définitivement pris le dessus.

  • Comment arrive-t-on à la fin de son histoire d'amour ? Le couple est une machine à broyer, une plante carnivore qui dévore de l'intérieur, une prison dorée aux allures d'asile psychiatrique. Loïc et Julie. Lequel des deux est le plus manipulateur ? Le plus fou ? Elle. Déchirée entre les diktats de son éducation aristocrate et la femme qu'elle est vraiment. Déprimée par une situation professionnelle et anéantie par des problèmes de santé. Lui. Ecartelé entre son passé de bad boy, son présent d'artiste bourgeois snob et faussement intello. Tenté par les paradis artificiels et celles qu'il aime... Le tsunami conjugal les dévaste en trois jours. L'aliénation du couple justifie-t-elle cette folie destructrice ? Et si l'amour véritable se doublait inéluctablement de cette violence ? CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE - "Une vision du couple - depuis ses intimités - qui offre un regard lucide sur la nature véritable du lien." (Zelles Ô Féminin - Christelle Vanwarbeck) - "Alternativement, nous suivons les pensées de l'un et de l'autre, mélange de doutes et de reproches, d'incompréhension réciproque et de jalousie forcenée, l'auteur se livrant à une impitoyable dissection du couple." (ULg) A PROPOS DE L'AUTEUR Nathalie Marly a été durant dix années journaliste à la RTBf. Elle a notamment présenté l'émission de recherche judiciaire " Appel à Témoins ". Actuellement, elle gère une société de communication et de production. Après un premier roman et des ouvrages financiers, elle se lance dans les nouvelles... EXTRAIT Deux août mille neuf cent nonante et un Loïc à Londres Fin de la tournée ! Le corps comme un vieux torchon délabré surmonté d'une cervelle, esquintée par une main malveillante avec une râpe à fromage ! Sentiments contradictoires de soulagement et déjà de mélancolie... Des dizaines de concerts enchaînés depuis plus de six mois entre l'Europe, les États-Unis et le Japon. Une tournée infernale, entamée dans la frénésie et achevée dans l'hystérie. Presque pas de répit. Désormais incapable de distinguer une chambre d'hôtel d'une autre. Accro à l'air-co. Saturé de bouffe indigeste, je dévalise chaque jour des centaines de minibars. Haine tenace contre les moquettes, ces saletés de tapis de chambres d'hôtel ! Mes pires ennemis : les acariens. Allergique au denier degré et drogué aux antihistaminiques. Plus tout le reste. Dangereux cocktail...

  • Un thriller haletant qui vous emmènera au début du XXe siècle Basile Giudicelli est un jeune trentenaire insouciant, qui aime son métier, sa femme, son appartement et sa vie à Bruxelles. Le jour où sa cousine Jeanne est poignardée, son univers bascule et Basile plonge dans une grave dépression. Il demande alors l'aide du détective Ange Mattéi, qui séjourne pour la première fois en Belgique. Mattéi comprend rapidement que le meurtre de Jeanne est lié à la tragédienne Sarah Bernhardt. Entre Edmond Rostand et Jacques Brel, Odéon et Mort Subite, Champagne et Duvel, Mattéi n'a que très peu de temps pour découvrir toute la vérité. Découvrez sans plus attendre cette nouvelle enquête du capitaine Mattéi A PROPOS DE L'AUTEUR Martine Cadière est Waterlootoise. Elle écrit essentiellement des romans policiers contemporains dont le sujet est toujours une femme mythique, qui a des combats à mener et des idées à défendre. Un gendarme Corse, malin et suprêmement courtois, dirige les enquêtes. C'est ici Sarah Bernhardt, ses conceptions scéniques mais aussi son style coloré et fascinant qui ont intéressé l'auteur. Martine Cadière est membre de l'association des Conférenciers francophones de Belgique, des Ecrivains belges francophones, des amis de George Sand, et académicienne de Provence. EXTRAIT Depuis deux jours, la pluie tombe sans discontinuer sur Bruxelles. La nuit est arrivée rapidement, sans transition, et les réverbères éclairent péniblement les trottoirs et le bitume mouillés. Le long des rues, l'eau de pluie charrie les feuilles mortes et les papiers sales, et quelques fins flocons de grêle commencent à s'abattre avec un petit bruit sec et désespérant. L'automne s'est précocement installé sur la ville, et il faudra s'habituer à vivre de longues journées humides et sombres, jusqu'à l'arrivée du printemps. Un exercice auquel les Belges sont rompus, il en va de leur santé mentale. Il se fait tard. Dans son luxueux duplex de l'avenue Emile Duray, Maître Jeanne Giudicelli est restée seule. La secrétaire, les stagiaires et les derniers clients sont partis, et Jeanne a allumé quelques lampes qui diffusent à l'instant une lumière agréable. Il y a sur le bureau un désordre inhabituel. Maître Giudicelli a rassemblé autour d'elle des photos et des vieux documents. Elle saisit délicatement une affiche ancienne qu'elle renifle. L'affiche, un vieux programme de théâtre annonçant Mademoiselle Sarah Bernhardt dans « L'Autre », drame en quatre actes de George Sand, a l'odeur des vieux papiers restés longtemps confinés au même endroit, un mélange de poussière, de tabac et de naphtaline. Jeanne prend soigneusement quelques notes. De temps à autre, elle lève la tête.

  • Si le culte spécifique rendu aux saints guérisseurs et leur cortège de processions ou de pèlerinages manifestent un très net essoufflement, ils sont loin d'avoir disparu. Le recours à celles et à ceux qui bénéficient d'un don privilégié leur permettant de soulager ou de guérir divers maux est, toujours aujourd'hui, très fréquent. Nos régions comptent encore de nombreux guérisseurs, empiriques ou mystiques, dont la réputation est parfois particulièrement bien assise. Les rebouteux, les r'pougneûs, les sègneûs et autres radiesthésistes ou magnétiseurs sont encore recherchés et fréquemment consultés ; leurs " pouvoirs " largement commentés. C'est à la rencontre de cet univers quasi intemporel que René Henry vous invite au travers de ce nouvel ouvrage entièrement constitué des milliers de communications reçues de ses lecteurs depuis qu'il signe La Petite Gazette dans Vlan - Les Annonces. Depuis toujours, les habitants de nos villages, à l'instar de tout qui vivaient dans le monde rural, ont eu recours aux pratiques de la médecine populaires transmises de génération en génération au sein des communautés villageoises. Aujourd'hui encore, dans toutes les familles certaines de ces pratiques sont toujours préconisées et scrupuleusement observées. Toutes les ressources de la nature sont mises à profit, les plantes, les animaux et même les minéraux, pour leurs vertus médicinales. Se pencher sur ces pratiques ainsi que le font, depuis des décennies, La Petite Gazette et ses innombrables lecteurs-collaborateurs, c'est montrer à quel point les remèdes et les médications que recommandent ces antiques traditions semblent immuables et, en tout point, comparables à ceux mis en oeuvre il y a plusieurs siècles déjà. Ce livre ne se veut nullement un traité de médecine, pas plus qu'il ne prétend justifier la médecine populaire, il n'est qu'un document donnant un aperçu actuel des survivances de traditions anciennes dont la pérennité s'explique sans doute en partie par la situation économique et sociale. A PROPOS DE L'AUTEUR Fervent amoureux de nos vallées et de nos plateaux, René Henry leur a déjà consacré plus de vingt années de recherches et d'enquêtes. Auteur de plusieurs ouvrages d'histoire régionale et de folklore, il est aussi chroniqueur à succès pour l'hebdomadaire Les Annonces. EXTRAIT La simple comparaison entre les thérapeutiques consignées par les « médicinaires » du XVIIIe siècle et les remèdes collationnés aujourd'hui montre une ressemblance vraiment étonnante. Ainsi, en ce domaine, il n'est pas erroné de prétendre que, malgré les incroyables bouleversements que la société rurale a connus en 300 ans, la tradition orale a préservé, quasiment intacts, une multitude de croyances et d'usages ancestraux. À sa manière, La Petite Gazette entretient la transmission de cette tradition.

  • Suspense, émotion, angoisse et fond historique : un cocktail explosif à savourer sans modération... En voyage de noces en Andalousie avec sa jeune épouse Zayane, le professeur Pierret qui enseigne l'orient dans une grande université parisienne se trouve une nouvelle fois confronté aux desseins machiavéliques du charismatique maître de la secte des assassins. Ensemble, Pierret et Zayane parviendront-ils à déjouer un complot qui risque de faire vaciller le fragile équilibre mondial ? Si ce roman aborde succinctement l'Islam durant la période du califat de Cordoue, il livre surtout un suspense haletant où les traits des héros riches en émotions les rendent très vite attachants, qu'il s'agisse tant des victimes que des moudjahidines. De surprises en rebondissements, Retour à Andalus vous raconte l'histoire incroyable de plusieurs personnages singuliers tentant de déjouer les actes criminels d'organisations terroristes figurant parmi les plus sanguinaires de l'histoire et du monde. A PROPOS DE L'AUTEUR Pascal Riguelle est né à Namur (Belgique) en 1968. Ses romans se caractérisent par des sources documentées qui ajoutent un fond historique à un scénario très captivant. Nous faisant souvent voyager aux quatre coins de la planète, l'auteur aborde également des sujets graves et contemporains tel que le terrorisme international. Après Hachichiyyin, la prophétie des assassins paru en 2011 à la maison parisienne «la société des écrivains», il nous revient avec les mêmes personnages dans de nouvelles aventures. Le troisième et dernier tome de la trilogie devrait paraître prochainement et s'intitulera L'or du mont Elbrouz. EXTRAIT Masyaf (Syrie) La guerre civile qui sévissait en Syrie avait contraint le vieil homme de la montagne à quitter sa forteresse de Masyaf. Il était en effet primordial que les réunions et les agissements de la secte des Hachichiyyin demeurent non seulement à l'abri de toute intrusion, mais aussi de tout regard. Bien que de nombreux adeptes aient osé manifester leur désaccord, craignant d'être la cible de tireurs d'élite durant la traversée du pays, la décision du vieil homme avait été sans appel : ils quitteraient la forteresse dès le lendemain en ne laissant aucune trace derrière eux. La déconvenue essuyée l'an dernier à Paris faisait craindre au Grand Maître des représailles de la part des services secrets du monde entier. En effet, ces derniers pourraient aisément s'infiltrer parmi les combattants impliqués dans la guerre civile syrienne.

  • Meurtres en série en Wallonie Un grand autocollant « interdit de fumer » avait été placé récemment à l'entrée de la salle de crémation. Cela amusait beaucoup Armand qui mourait d'envie de rajouter au marqueur « sauf pour le décédé, bien entendu ». Ça n'aurait pas été convenable, et le vieux pince-sans-rire s'était abstenu. Armand Braise adorait ces moments de solitude qui précèdent chaque incinération. Il se tenait souvent là, près du défunt, le bras appuyé sur le cercueil... Le sang lié des Ardennes marque le come-back du sérial-writer ardennais. Dans son style « sociologique à l'humour corrosif », David Waucquez envoie son héros Simon Vernes courser un dangereux criminel dans des endroits qu'il affectionne : à travers la ville de Liège, puis dans la cité de La Roche-en-Ardenne. L'auteur pose un regard tour à tour acide et tendre, cruel et drôle sur la condition humaine avec des personnages qu'on croit connaitre, à peine les a-t-on rencontrés. A PROPOS DE L'AUTEUR Né en 1974 à Liège, David Waucquez fait ses études primaires à Angleur, les secondaires à La Roche-en-Ardenne. Comme bon nombre de " luxos ", il revient vers sa ville natale lors de ses études supérieures. Il devient alors professeur de français, s'établit définitivement à Liège et enseigne à Marche-en-Famenne. C'est à 28 ans qu'il publie son premier ouvrage, Ensaignement, que la presse qualifie de " thriller sociologique à l'humour corrosif ". Suite à une double promotion - en tant que Chef d'établissement et en tant que père de famille- il met sa passion pour l'écriture entre parenthèses. Il est actuellement Préfet des études à l'Athénée Royal de Marche-en-Famenne. Amateur de récits policiers, c'est dans l'observation de ses contemporains que l'auteur puise son inspiration. Sa plume incisive et truculente trace les portraits des protagonistes à l'encre acide, ce qui nous offre de subtiles et succulentes caricatures. EXTRAIT Les cailloux crissaient sous les grosses chaussures de maçon. Sous l'action vigoureuse d'un râteau persévérant, ils s'éparpillèrent dans l'allée qui menait au parking destiné aux visiteurs endeuillés. Michel faisait les mêmes gestes depuis des années. Des centaines de passages de tondeuse, des milliers de va-et-vient, avec des outils aussi hétéroclites que le taille-haie ou le fer à souder. Il était cantonnier-fossoyeur depuis quarante ans. Il en avait cinquante-huit. Des collègues sans mansuétude déclaraient derrière son dos qu'il ne devait son poste qu'aux « faveurs » que sa mère avait prodiguées jadis à un échevin communal de la ville de Liège, mais l'homme n'en avait cure. Il récurait les tombes, éliminait les chrysanthèmes défraîchis, c'était son travail, voilà tout. Comme tous les matins, un groupe d'écoliers passa en trombe dans le sentier poussiéreux perpendiculaire à l'allée caillouteuse, au beau milieu du cimetière. Ce raccourci leur permettait de rallier leur école et de railler l'ouvrier au passage.

  • Un auteur se trouve englouti dans sa propre fiction, enfermé dans la peau d'un de ses personnages. Accusé de deux meurtres, il est interné dans un établissement de défense sociale. C'est là qu'une psychiatre l'interroge sur ses écrits, sous hypnose... Si Jean Blanchard, le journaliste local, avait su dans quelle situation inextricable l'Inspecteur principal, Christian Lablaque, le précipiterait, jamais il n'aurait commencé à rédiger son roman naturaliste "Lucietta et Gilbert" ! Construit à la manière d'un puzzle temporel, "Lablaque et Blanchard" peut être lu comme un roman à la fois policier, fantastique, social, sentimental, régional... Certains y verront une réflexion sur l'acte d'écrire (et donc de créer) et sa relation avec la réalité, un peu comme si la pipe peinte jadis par Magritte se mettait soudainement à fumer. D'autres ne manqueront pas d'y déceler un voyage dans la conscience, une allégorie sur le perfectionnement de l'être. À chacun sa partition, à chacun son plaisir. Un roman psychologique à mi-chemin entre fiction et réalité EXTRAIT Sylviane Henriet me paraît transfigurée. Pour un peu, son visage exprimerait la tendresse ; le maquillage sans doute. Sa voix est plus grave, ses lèvres plus charnues. Quand je m'étends sur le divan, elle se penche sur moi, me frôle, je sens son souffle, elle est parfumée au jasmin. Un trouble me saisit, à moins que ce soit Lablaque qu'il surprenne. J'ai une érection ou peut-être lui. Je me suis habitué à tout, me raser, me laver, uriner ou déféquer avec un corps étranger. Mais l'excitation sexuelle me rend toujours mal à l'aise. Cette verge raidie n'est pas la mienne, j'ai l'impression déplaisante d'être un imposteur. Pourtant, la sensation au creux des reins est délicieuse. Je ferme les yeux. Je vois Diana ou Lucietta... - À quoi pensez-vous ? La psychiatre a rompu le charme en une seconde ; je réponds bêtement : - Je me sens inquiet, Docteur. Que va-t-il se passer ? À PROPOS DE L'AUTEUR Yves Herlemont est né et vit à La Louvière (Hainaut, Belgique). Son premier roman se déroule dans le double imaginaire de sa ville natale : Abelville.

  • Après Hachichiyyin, découvrez la suite des aventures de Zayane et de son mari Février 2014, durant les Jeux Olympiques d'hiver de Sotchi, Zayane et son mari, le professeur Pierret, décident de s'offrir une petite escapade moscovite. Tandis qu'ils profitent de la douceur du Café Pouchkine, un marginal vient leur proposer de prendre part à une émission ayant pour but de récolter des fonds en faveur des nombreux mendiants de la capitale russe. Cet olibrius ajoute qu'il est un descendant direct de Staline. Pressentant le piège mais séduits par la noble cause du projet, Zayane et Pierret se lanceront dans une aventure qui les entraînera dans les dérives obscures d'un gouvernement qu'ils oseront défier. Bien documenté, Pascal Riguelle nous plonge dans l'univers des 250.000 sans-abri qui croupissent dans des lieux infâmes de Moscou, dans les arcanes d'une politique mafieuse que l'auteur dénonce, se fondant sur certains faits avérés. « Que la lumière se taise » raconte également le parcours bouleversant d'une femme au courage exceptionnel : la protectrice des pauvres. Sur fond de thriller, aux accents de services secrets internationaux, l'auteur nous livre une intrigue haletante, truffée de rebondissements. EXTRAIT Cela faisait plus de cinq jours qu'une effroyable tempête sévissait sur la capitale française. Des bourrasques et des pluies torrentielles avaient contraint la mairie à interdire toute circulation sur les axes tant principaux que secondaires. Trams, métros et bus étaient à l'arrêt et seuls de rares passants tentaient, tant bien que mal, de se rendre à leur travail. Sur les terrasses des troquets du centre, habituellement si bruyants à cette heure-là, seule la force du vent et de la pluie faisait quelque peu monter les décibels. Depuis quarante-huit heures, la Seine était sortie de son lit et les autorités craignaient que le fleuve n'atteignît les limites de la crue de 1910, quand il avait dépassé les huit mètres sur l'échelle hydrométrique du pont d'Austerlitz. Cette année-là, le nombre de victimes avait endeuillé une multitude de familles parisiennes et il était hors de question qu'une telle catastrophe pût se reproduire. Policiers, pompiers et protection civile s'affairaient donc à vérifier que les mesures d'interdiction de circuler étaient bien respectées. Malgré tous ces efforts, une vieille dame avait péri noyée en tentant de sauver son chat. Affolé, l'animal avait quitté la maison et s'était retrouvé sur une planche à la dérive. Sa maîtresse n'avait pu se résigner à l'abandonner. À PROPOS DE L'AUTEUR Pascal Riguelle est né à Namur (Belgique) en 1968. Ses romans se caractérisent par des sources documentées qui ajoutent un fond historique à un scénario très captivant. Nous faisant souvent voyager aux quatre coins de la planète, l'auteur aborde également des sujets graves et contemporains tel que le terrorisme international. Après « Hachichiyyin, la prophétie des assassins » paru en 2011 à la maison parisienne « la société des écrivains », il nous revient avec les mêmes personnages dans de nouvelles aventures. Le troisième et dernier tome de la trilogie devrait paraître prochainement et s'intitulera « l'or du mont Elbrouz ».

  • Que signifiait l'occupation pour les familles belges de l'époque ? Un de mes petits-fils m'a demandé un jour si nous avions fait de la résistance, caché des juifs pendant la guerre. J'ai répondu que non en parlant de notre ignorance, de l'exiguïté de notre rez-de-chaussée, du problème de ravitaillement, de l'occultation... Un fossé d'incompréhension nous séparait. J'étais bloquée par l'impuissance à lui expliquer les choses. Comment évoquer les années d'occupation en une phrase ? " Je te raconterai un jour comment j'ai vécu la guerre de treize à dix-huit ans, en détails. " J'ai tenu parole : c'est La Rawette. L'histoire d'une gamine et d'une famille modeste dans la banalité du quotidien, ce qui n'empêche pas les contrecoups violents des événements et du régime en place, ni les fulgurances de l'imaginaire d'une adolescente heureuse de vivre, envers et contre tout. Un témoignage poignant qui nous plonge dans la réalité quotidienne des années d'occupation EXTRAIT Des trois ans passés à Malines (Mechelen), j'ai quelques souvenirs. Une photographie prise devant notre demeure montre la famille au grand complet : mes parents, proches de la quarantaine, et deux grandes filles, l'une, blonde comme les blés, Berthe, l'autre, châtain, les mains derrière le dos, longue et bien faite, Marthe. Dans les jambes de ma mère, un petit bout aux cheveux bouclés, au regard grave, c'est moi, la rawette. C'est ainsi que mon père m'appelait en wallon : - Mi p'tite rawette... Un mot qui n'a pas son équivalent en français et qui désigne le petit plus qu'un commerçant ajoute à votre commande avec un clin d'oeil complice : une tranche de saucisson ou un abricot en prime. Cette aimable pratique ne se vit plus que sur les marchés. Elle nécessite une relation directe et cordiale entre le vendeur et l'acheteur, perdue à jamais dans nos grandes surfaces. Un mot bien choisi puisque je suis née dix ans après la deuxième fille, rompant l'harmonie du quatuor familial, inattendue, mais accueillie. Quand j'ai saisi le sens de cette étiquette, je balançais entre l'humiliation d'être ce petit rien et la satisfaction d'être ce qui fait plaisir. En somme, quelque chose qui n'a pas de prix. À PROPOS DE L'AUTEUR Louise Lacharon, née en 1926, a longtemps mené de front son métier de professeur, ses activités de responsable syndicale et de citoyenne engagée ainsi que sa vie de mère et de grand-mère. Ce n'est donc qu'à l'âge de la retraite qu'elle a enfin pu répondre à son désir d'écrire. Son premier livre, Le Jardin d'Enfance, présenté par Le Ligueur, préfacé par Gilles Perrault, a été édité à Paris en 2002.

  • Vous voilà au Touquet, en bord de mer.
    Vous avez projeté ce séjour dans le but de vous ressourcer par des séances de thalassothérapie. Vous avez décidé d'être à l'écoute des vagues qui s'énervent en grondant, du vent qui fait décoller les cerfs-volants, du soleil qui plonge dans la mer à la nuit venue... Vous allez respirer l'air parfumé par les pins maritimes, durant vos balades à travers la forêt plantée voilà plus d'un siècle, sur des kilomètres de dunes.
    Ce que vous ignoriez, c'est que vous croiseriez le chemin de différentes personnes, cocasses, agaçantes, touchantes, étonnantes, mais souvent attachantes. « Évidemment ! Vous avez le pompon pour vous mêler de ce qui ne vous regarde pas ! », vous souffle la « Dérision » qui vous suit pas à pas en se moquant de vous.
    Vous rencontrerez Flore, la pianiste qui veut changer de vie ; de vieux jumeaux querelleurs ; Rose, une gamine surdouée ; Marie, la béguine qui a jeté ses cornettes au feu ; Honoré, le misanthrope... et d'autres qui attiseront votre appétence. Car, il faut bien l'avouer, votre principale qualité, c'est la curiosité...
    Et, bien entendu, vous ne sortirez pas indemne de telles rencontres.
    Mais que serait la vie sans les échanges avec les autres ?
    Découvrez une galerie de personnages attachants en bord de mer.
    EXTRAIT
    Donc, vous connaissez son prénom, Flore, « même si je le trouve ridicule, mais soit ! » vous, il vous fait rêver. Allez savoir pourquoi ? Vous voilà au bord de la plage, tout près des vagues qui vont et viennent ; elles sont un peu indécises, c'est le propre des vagues... Et elle est là, juste devant vous, les pieds nus dans le sable « Quelle cruche ! Il fait froid, non ? » Bref ! Elle marche pieds nus, ses ongles sont vernis de rouge carmin. « Ce n'est pas un peu démodé ? » Donc, vous qui n'y connaissez pas grand-chose à la mode, vous trouvez ses pieds jolis. Vous posez les vôtres sur l'empreinte de ses pas marqués dans le sable.
    Donc, Flore marche devant vous, et, évidemment, vous la rejoignez. Voilà que vous êtes pieds nus, vous aussi. « Malin ! Vous allez attraper froid. »
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Bien connue du public belge, Anouchka Sikorsky fut animatrice radio à la RTBF avant de rejoindre les équipes de RTL Télévision puis de RTL TVI en qualité d'animatrice et productrice. Elle a rédigé des articles, des interviews, des nouvelles, pour différents magazines. Ce livre est son cinquième roman.

  • Sur les rails

    Anna Dvorak

    Des histoires autour des vieux trams et des dépôts de Bruxelles du début des années septante.
    Ces vieux trams qui faisaient rire ou pleurer leurs conducteurs et qui font encore aujourd'hui parler d'eux avec nostalgie. Des petites histoires de gens liés entre eux par ces trams d'antan.
    Une série d'anecdotes romancées ayant pour point commun les trams bruxellois...
    EXTRAIT
    Les bourrasques de début mars balayaient les rues de Bruxelles : l'aube n'allait pas tarder.
    Au dépôt d'Ixelles, la journée était depuis longtemps entamée, les premiers convois de trams le quittaient à cinq heures huit. Dans la salle du personnel, le chauffage maintenait une température tiède. Les hommes ne s'attardaient jamais très longtemps et ceux qui traînaient dans le coin devaient avoir une bonne raison. L'endroit n'était pas spécialement accueillant. Le vieux lino laissait voir le plancher, les tables étaient remplies de taches d'encre et de café. Peu de chaises assuraient une assise confortable ! Le plafond était noir de la fumée des cigarettes et des pipes, si ce n'étaient pas les restants de la suie de l'ancien poêle qui trônait avec sa buse au milieu de la pièce. Il donnait juste l'impression d'une douceur d'antan et n'avait rien à voir avec la chaleur du temps présent, fournie par un chauffage central mal entretenu.
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Anna Dvorakova (Dvorak) est née à Prague (ex-Tchécoslovaquie) en 1944. Après avoir été bibliothécaire à Prague, elle est venue en Belgique où elle a été, entre autres, conductrice des trams à Bruxelles, employée de bureau et, finalement, administrateur de sociétés à Bruxelles et à Vincennes (France). Après avoir pris sa retraite, elle s'est mise à sérieusement exploiter son hobby d'enfance : la peinture. Depuis 2003, elle expose en Belgique, en France, en Italie et ailleurs. Cette activité artistique, uniquement axée sur l'abstrait, l'a incité à écrire son premier livre : Zigzags de la vie.

  • L'Avalant

    Melissa Collignon

    Au bistrot de la place T'sertsevens, comme partout à Thuin, on adorait parler de ceux de l'Avalant.
    Le dimanche midi, quand le café était bondé et que les bateliers commençaient à être bourrés, on aurait pu penser qu'il s'y tenait un colloque tellement il y avait de l'animation. On parlait du Père et de la Mère jusqu'à l'écluse de Charleroi et on y allait gaiement car on l'avait bien remarqué, ces indiscrétions ne semblaient pas affecter le couple qui, assidûment silencieux, éternellement indifférent, ne s'apercevait même pas que toute la ville faisait de sa vie un mystère.
    Un roman régional et pittoresque à découvrir sans attendre !
    EXTRAIT
    Ceux de l'Avalant sont des sots. Plus qu'une certitude, c'était une évidence.
    /> La Mère, elle, ne sortait pratiquement jamais de la cabine. On ne la voyait que lorsqu'elle faisait son marché, le vendredi à l'aube, quand les vendeurs n'avaient pas encore déployé leur marchandise sur les étals. Elle débarquait au milieu de l'agitation avec ses sabots en bois et son sac en jute, désignait d'un index silencieux ce qu'elle voulait, payait et s'en allait. C'était aussi rapide qu'un courant d'air un jour de grand vent. Si au début, les gens d'à terre s'étaient montrés vexés par l'impolitesse de son silence, bien vite, ils s'en étaient réjouis : les passages de la Mère, aussi furtifs fussent-ils, avaient au moins le mérite d'alimenter les conversations jusqu'à l'heure de l'apéro.
    CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE
    L'Avalant... une fabuleuse intrigue au fil de l'eau ! - RobT, Babelio
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Née en 1980 quelque part en bord de Sambre, Melissa Collignon est, depuis toujours, passionnée par les lettres. Infiltrée dans la grande mafia ihecsienne en 1998, elle en sort quatre ans plus tard avec l'envie de travailler dans la com (ce qu'elle fera) et de changer le monde (ce qu'elle abandonnera bien vite). Après une spécialisation en humanitaire à l'UCL, Melissa part en voyage par-ci par-là, avant de poser ses valises à Nivelles, auprès de ses deux petits garçons. Pendant des années, des tas de romans se sont accumulés dans le bazar de son salon (Barjavel, Murakami, Werber, Ancion, Maalouf,...). Et puis un jour, elle a eu envie d'en ajouter un en haut de la pile. Le sien. Après quelques succès à des concours de nouvelles, Melissa se lance dans l'écriture de l'Avalant, son premier roman.

  • Sofonisba Anguissola, artiste peintre de la Renaissance italienne, fut oubliée pendant plus de trois siècles.
    La plupart de ses oeuvres furent perdues, détruites ou bien attribuées à d'autres peintres.
    Pourtant, elle fut l'une des premières femmes artistes dont la renommée fut internationale. Michel-Ange apprécia quelques dessins de sa jeunesse, le pape Paul IV voulut un portrait de sa main, le roi d'Espagne Philippe II la fit venir à Madrid comme artiste de cour auprès de son épouse Élisabeth de Valois. Elle fut proche de l'archiduchesse Isabelle, future souveraine des Pays-Bas, dont elle entoura la petite enfance après le décès prématuré de sa mère. Elle fut bien connue du peintre Rubens qu'elle accueillit parfois dans sa maison de Gênes. Enfin, tout à la fin de sa vie, elle reçut la visite à Palerme du jeune peintre Van Dyck, illustre portraitiste en devenir, qui la considérait comme un exemple à suivre....
    Sofonisba était née à Crémone en 1532. Elle mourut à Palerme en 1625. De nombreux autoportraits ponctuent ce long itinéraire de vie, dix-sept reconnus à ce jour, le premier réalisé à l'âge de treize ou quatorze ans, le dernier quand elle en eut quatre-vingt-huit.
    Alors pourquoi ce long silence autour d'elle ?
    Découvrez le portrait fascinant d'une artiste peintre de la Renaissance et femme du XVIe siècle !
    EXTRAIT
    Dans ces années-là, un souffle nouveau touche les villes lombardes où les peintres en devenir, conscients d'avoir à redéfinir leur espace de création, cherchent d'autres codes et de nouvelles sources d'inspiration. Une question de survie, pourrait-on dire, car, au cours des deux ou trois générations précédentes, la peinture italienne a atteint de tels sommets d'élégance et d'harmonie que la question se pose :
    - Comment peindre après Botticelli, Vinci ou Raffaello ?
    Pour ne citer que ces noms-là parmi des dizaines d'autres. Comment, en ce milieu du seizième siècle, faire en sorte d'éblouir encore Florence, Rome, ou Venise ? Ou même Naples et Milan ? Partout, on a touché du doigt l'idéal absolu. Et cela, malgré des guerres incessantes et peut-être même grâce à elles. On a ravi leur pouvoir aux princes régnants des plus grandes familles féodales, on a pu accéder du même coup aux éblouissements de leurs cours, on souhaite désormais en accroître encore les splendeurs. C'est possible puisqu'on en a les moyens : la croissance des villes est au rendez-vous et on assiste à un élan commercial sans précédent. Les marchands circulent, les capitaux aussi. Naissent des États concurrents et prospères, en quête de prestige et de légitimité. Rien ne pourra mieux les leur accorder que le spectacle des arts.
    CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE
    [L]es amateurs d'Histoire devraient se délecter à la lecture de La jeune fille au clavicorde, et ils apprécieront l'important travail de recherche que représente ce roman, autant que l'élégance de la plume d'Agnès Sautois. - Blog d'Hugues Alexan
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Passionnée de littérature et d'histoire, Agnès Sautois s'y plonge avec délices en écrivant des histoires dans l'Histoire où elle invite le lecteur à la suivre sur la piste de faits révolus ou à la rencontre de destins singuliers du passé. Parfois surgissent dans le récit d'autres péripéties ou d'autres personnages et la fiction se mêle alors à la réalité ; pour l'auteure, une façon de tenir en haleine, d'apporter un autre regard sur les choses ou tout simplement de les regarder par un autre petit bout de la lorgnette.

  • Pleine lune

    Gilles Horiac

    C'est l'été. La nuit est tombée sur le village de Saint-Maël. Poussés par la peur, la faim ou le besoin d'aventure, huit personnages déambulent dans les ruelles. Il y a la veuve Suzie, Antoine-le-délinquant, une adolescente écervelée, un ermite en quête d'amour, un loup égaré, un enfant désobéissant, un aveugle et un fantôme. A leur insu, tous redonneront vie à une légende qu'on croyait oubliée. Ces huit personnages ne se connaissent pas. Ils n'ont qu'une complice : la lune... Un roman haut en couleur pourvu de personnages plus attachants les uns que les autres EXTRAIT Un incendie a complètement détruit la bibliothèque de Saint-Maël. Il n'y a pas eu de victimes, mais tous les livres qu'elle abritait ont été réduits en cendres. Bien peu de journaux ont relaté l'événement. A peine un entrefilet dans un quotidien local. Il faut dire que la plupart des gens ignoraient l'existence d'une bibliothèque dans un si petit village et que celle-ci n'ouvrait ses portes qu'une matinée par semaine, à condition que l'employé municipal responsable n'en ait point oublié les clefs. Il serait exagéré de dire que les quelque quatre cents livres passablement poussiéreux et rangés de manière anarchique sur six étagères en bois vermoulu constituaient un trésor de littérature : tout juste quelques récits de voyage, des légendes de la région ainsi que deux ou trois fardes d'archives départementales, dont on ignorait comment elles avaient un jour abouti à la bibliothèque de Saint-Maël. Parmi ces livres, il en était un qui relatait une bien curieuse histoire, qui se serait déroulée au sein même du village. C'était un opuscule d'apparence insignifiante, dont la couverture en carton était protégée par une toile brute, au ton écru. L'ouvrage n'était pas signé. Il racontait l'histoire de Saturnin, un jeune poète, qui habitait seul à l'entrée du village. Tout le monde aimait le voir parcourir les rues, de sa démarche chaloupée. Sous sa chevelure hirsute, ses yeux semblaient toujours rire, et sa barbe claire s'ouvrait sur un sourire immuable. À PROPOS DE L'AUTEUR Gilles HORIAC est né à Bruxelles en 1954. Professeur de français dans la banlieue de la capitale, il se sent très concerné par l'éducation des jeunes les plus défavorisés. Gilles HORIAC est également auteur compositeur de chansons françaises.

  • Derive

    Charles Mouton

    Une nouvelle affaire commence pour l'inspecteur Convers après une découverte macabre en eaux liégeoises... À Liège, le cadavre d'une étudiante est repêché dans les eaux froides de la Dérivation. L'enquête est confiée à l'inspecteur Convers, qui vient d'être promu dans la "Cité ardente". Dans sa recherche de la vérité, il sera confronté au corporatisme du petit monde universitaire et à la loi du "milieu" de la drogue. Heureusement, il sera aidé par une jolie Espagnole, Eva Martinez, qui suit des cours de français à l'université. Pourra-t-il permettre aux parents de l'étudiante de faire leur deuil en découvrant l'assassin de leur fille ? Un polar troublant qui plante son décor dans la célèbre Cité ardente EXTRAIT Mais en automne, suivant un rituel immuable depuis des temps immémoriaux, c'était le jeu de billes qui était à l'honneur. Le plus fréquent était celui qu'on nommait dans la région liégeoise "al pote" ou "al fosse"2. Trois gamins s'affairaient, se disputaient la primauté et discutaient ferme les points, car le plus habile se réservait le droit de gagner les belles billes en verre strié de ses adversaires. Vite lassés par leur jeu, comme tous les enfants, ils décidèrent ensuite de lancer des pierres, visant, qui une boîte, qui une branche dérivant au fil de l'eau. Ils aimaient voir l'objectif plonger dans l'eau, puis réapparaître. Ils étaient assez précis, les bougres ! Ils venaient de choisir un objectif assez imposant, lorsqu'un vieux qui promenait son chien vint s'appuyer au muret pour les voir jouer. Les gamins faisaient mouche presque à tous les coups. D'abord admiratif, le vieux les encourageait, mais rapidement, il s'assombrit, car l'amas, en balançant, lui parut bizarre, inhabituel. A mieux y regarder, il commença même à s'inquiéter. Rapidement, il se dirigea vers l'"État-Major" afin de prévenir ses amis. Apparemment, tous en arrivaient à la même conclusion : c'était un corps. À PROPOS DE L'AUTEUR Charles Mouton est un Liégeois qui a mené une carrière d'enseignant à la Ville de Liège dans le secondaire, tout d'abord, où il fut professeur de latin et de grec, puis, au niveau universitaire, où il enseigna en slavistique. Il a écrit plusieurs ouvrages et articles scientifiques. Libéré de ces obligations, il a pu s'adonner à l'une de ses passions, l'écriture, et plus spécialement le roman policier. Ses livres de chevet dans ce domaine : Ceux de Georges Simenon et d'Agatha Christie.

  • Il y a des milieux où le crime paraît insolite... Pourtant, c'est peut-être parce qu'il y est d'autant plus inattendu qu'il en devient plus effrayant. L'affaire que va tenter de résoudre l'inspecteur Alexandre Convers se déroule parmi les enseignants "bon teint" d'un collège réputé et conservateur. Comment s'imaginer que ceux qui s'érigent en modèles pour la jeunesse en arrivent parfois à de telles bassesses dans leur rapports sociaux qu'ils créent un terrain propice au crime ? Et quel crime ! Un des plus horribles qui soit. Ruminé, machiné depuis longtemps. Un polar qui met en lumière les facettes les plus sombres de l'âme humaine EXTRAIT Lundi 23 septembre Le gyrophare d'une ambulance striait le petit matin de Bourbonne-les-Bains de ses reflets bleutés. Des infirmiers s'affairaient auprès d'une petite vieille visiblement en état de choc. Elle était toute menue, ses cheveux blancs avaient eux aussi des reflets bleutés, mais son visage était presque aussi blanc que ses cheveux. Quelques minutes auparavant, elle avait découvert la chose en promenant son chien dans le parc d'Orfeuil comme chaque matin. Sans trop se rendre compte tout d'abord, elle avait puisé le courage, on ne sait où, d'avertir la police. C'est en revenant sur les lieux qu'elle avait craqué. On emmenait maintenant la pauvre Ruth Meyer vers l'hôpital le plus proche. A quelques pas de là, une autre équipe de professionnels : la brigade du Commissaire Alain Roussel. Même eux n'en menaient pas large. Jamais dans une si paisible petite ville, ils n'avaient eu à affronter un tel spectacle. La victime était affalée près d'un banc, ombré de deux flaques de sang coagulé et visqueux. À PROPOS DE L'AUTEUR Charles Mouton est un Liégeois qui a mené une carrière d'enseignant à la Ville de Liège dans le secondaire, tout d'abord, où il fut professeur de latin et de grec, puis, au niveau universitaire, où il enseigna en slavistique. Il a écrit plusieurs ouvrages et articles scientifiques. Libéré de ces obligations, il a pu s'adonner à l'une de ses passions, l'écriture, et plus spécialement le roman policier. Ses livres de chevet dans ce domaine : Ceux de Georges Simenon et d'Agatha Christie.

  • Ce livre raconte l'histoire d'un peuple indomptable De la mythologie celte aux légendes gaéliques; de la fabrication du whiskey à la description des paysages de landes où se confondent parfois terre et mer; des chants et de la littérature aux tragédies qui secouèrent l'île; des passions et luttes de ce peuple de marins et de paysans; ce sont toutes les facettes et l'histoire de l'Irlande, des origines à nos jours, que retrace ce livre. Vivant et fouillé, mêlant tour à tour rigueur historique, humour et légèreté, "Irlande, si je t'oublie" est aussi une belle invitation, pour le lecteur, à la découverte personnelle de l'île d'émeraude. EXTRAIT A chacun des mes séjours sur l'île d'Émeraude, j'aurai mille fois l'occasion d'apprécier les Irlandais, au détour d'un pub, d'une rue de Dublin, ou le long d'une route perdue dans la brume de ces paysages de fin du monde, quand la terre, l'air et la mer ne font qu'un, et que votre salut, votre chemin ne sont retrouvés que par la voix rauque d'un pasteur qui mène ses moutons à la masure toute proche. A travers ses poètes, ses écrivains anciens ou actuels, ses chanteurs et ses héros. Quand le violon, la flûte, et la guitare secouent les pintes de Kilkenny et de Guinness, en même temps que le coeur et le corps des hommes ; quand résonne le rire des femmes de ce pays ; quand l'équipe de rugby de Dublin écrase celle de Cork ; que les jurons grommelés entre les dents par des géants barbus roux ou blonds se mêlent aux chants de la mer, de l'amour, des tragédies ou des plaisirs des hommes ; alors, l'Irlande vous conquiert tout entier. À PROPOS DE L'AUTEUR Ghislain Dubois est avocat. Il aime s'engager pour des causes mêmes perdues et n'a pas peur non plus de déboulonner des héros classiques.

  • Chaque nuit, durant le sommeil, notre esprit s'envole vers des horizons inconnus... Durant ce voyage étrange, nous allons vivre des situations exceptionnelles à travers les rêves que nous allons faire. Certains d'entre nous ferons des merveilleux songes et d'autres vivront des cauchemars terrifiants ! Une chose est certaine, nous rêvons tous et personne ne peut échapper à cette règle ! Sur une nuit de sommeil, on estime la durée du rêve d'environ 90 minutes, c'est dire l'importance que le langage des rêves renferme secrètement. Ce livre va vous permettre de comprendre l'interprétation de vos rêves les plus fous... Sous la forme d'un dictionnaire, vous pourrez vous amuser en retrouvant les significations les plus invraisemblables de vos songes. Dans cet ouvrage, vous allez retrouver des centaines de présages afin de vous aider à percer la clef de vos rêves durant vos nuits. A PROPOS DE L'AUTEUR Non loin d'être un inconnu dans sa profession, Pascal Riolo est un voyant de notoriété internationale. Conférencier très apprécié sur divers thématiques se rapportant au surnaturel, il est régulièrement invité dans plusieurs émissions de télévisions et a écrit différents livres sur le paranormal. EXTRAIT L'onirologie est l'étude du rêve et son importance est capitale depuis la nuit des temps. Au même titre que la voyance, la médiumnité ou les astres, les rêves font partie des arts divinatoires les plus anciens. L'interprétation des rêves est probablement la plus vieille méthode de divination par laquelle nos ancêtres ont tenté de percevoir le futur. L'histoire a montré que dans le passé, les dieux communiquaient avec l'homme par l'intermédiaire des rêves en montrant la voie et le chemin à suivre. L'homme n'a jamais été qu'un grain d'énergie relié par l'esprit face aux forces qui nous entourent. Le rêve est très justement un pont entre le monde physique et celui du psychique. Les anciens avaient déjà compris depuis bien longtemps qu'un lien existait entre l'homme, les rêves et celui de l'invisible. Dans certains textes spirituels, les prémonitions par les rêves annonçaient à quelques hommes leurs destinées ou celle d'un peuple ! C'est dire l'importance que l'on a accordé à ce sujet il y a bien longtemps. Pharaons, Chef spirituel, Rois mages, Bouddha, la Bible, le Coran... tout le monde s'accorde sur un point, l'utilité dans le passé que l'on a accordé à l'importance des rêves. Depuis le début de son existence, l'homme à toujours rêvé car du plus petit au plus âgé d'entre-nous, il n'y à pas d'âge pour rêver.

  • Une fois la construction de la Station Spatiale Internationale (ISS) terminée, l'Homme se lancera un nouveau défi spatial : retourner sur la Lune et ensuite se lancer dans la grande aventure martienne En 2002, Pierre-Emmanuel Paulis, enseignant détaché à l'Euro Space Society de Dirk Frimout, et passionné par la conquête de l'espace, a participé à une mission de simulation de séjour sur la planète rouge. L'objectif ? Préparer les procédures de débarquement de l'Homme sur Mars... Dans ce récit, Paul-Emmanuel Paulis nous relate cette odyssée hors du commun à bord de la Mars Desert Research Station du désert de l'Utah. EXTRAIT Depuis de nombreuses années, une amitié indéfectible me lie à Vladimir Pletser, responsable des vols paraboliques à l'Agence Spatiale Européenne (ESA) et candidat astronaute belge. Vladimir fait partie des 5 candidats astronautes sélectionnés par la Belgique en 1991 mais malheureusement, son rêve d'aller dans l'espace ne s'est pas encore concrétisé. Nous avons déjà vécu pas mal d'aventures ensemble, comme voler en impesanteur, ou encore assister à un lancement de la navette spatiale emmenant notre ami commun Jean-François Clervoy. Vladimir m'a également conseillé lors de la rédaction du scénario de mes bandes dessinées Tania. Sur l'Île de Devon, dans le Grand Nord Canadien, en juillet 2001, Vladimir a participé à une mission de simulation de séjour sur la planète Mars, à bord de la « Flashline Mars Artic Research Station ». Là-bas, dans un cratère météoritique, la Mars Society américaine a installé un Module Spatial, un habitat martien dans lequel se relayent des équipages d'« astronautes » qui simulent un travail à la surface de la planète rouge. L'isolement est total et les sorties se déroulent en scaphandre spatial. Cette aventure exceptionnelle, Vladimir me l'a fait vivre jour après jour grâce aux courriels qu'il me faisait le plaisir de m'envoyer. Il la partage encore régulièrement avec son public lors de ses passionnantes conférences. À PROPOS DE L'AUTEUR Après des études à l'Institut Supérieur des Beaux-Arts Saint-Luc de liège, section Illustration-Bande Dessinée et un Certificat d'aptitude Pédagogique de l'Institut Saint-Laurent à Liège, Pierre-Emmanuel Paulis est actuellement Enseignant détaché (Space Teacher) auprès de l'Euro Space Society de l'astronaute belge Dirk Frimout.

  • C'est l'histoire d'une descente en enfer. C'est le récit d'une vie gâchée, d'un enfant battu qui vécut son premier placement dès sept ans par décision d'un juge de la jeunesse. J'ai connu Farid Bamouhammad, jeune adolescent placé au centre fermé pour délinquants juvéniles de Braine-le-Château. J'étais un jeune sous-directeur pédagogique du Ministère de la Justice. Lui était déjà considéré par ses pairs comme un dur, une tête brûlée. Une certaine presse le surnommait déjà " Farid le fou " tant son comportement était rebelle, parfois déraisonnable, au sens où nous, adultes, ne pouvions comprendre ses gestes insensés apparemment gratuits, hors des normes communément admises. Prévenons tout de suite le lecteur, le livre témoigne d'une violence extrême, mais n'est qu'un épisode de la vie de Farid Bamouhammad. Depuis la rédaction, Farid a replongé et a été condamné à une nouvelle lourde peine. Aujourd'hui, il va d'un quartier de haute sécurité à un autre, d'une prison à une autre. Et il n'est pas rare que les gardiens d'une prison ne se mettent en grève avec pour seule revendication son départ. J'ai pu être le témoin de mises au cachot suite à des incidents avec, en corollaire, des mesures de sécurité particulièrement dégradantes pour l'individu. Revenons au livre. Le récit est une sorte de journal décrivant principalement la situation carcérale et sa violence. Il est d'abord cathartique en ce sens que Farid se défoule en dénonçant les conditions de ses détentions successives. C'est surtout un cri d'amour désespéré à l'égard de sa fille qu'il sent lui échapper de plus en plus au fur et à mesure que son incarcération dure et que les incidents qui l'accompagnent se font de plus en plus nombreux. Huit années d'orphelinat et déjà vingt ans de prison ! " Je crains mes réactions ", écrit-il. Pourtant, son livre se termine par une volonté d'espérer et de construire pour et avec sa fille. - Claude LELIEVRE, Délégué général aux Droits de l'Enfant. Le récit interpellant de l'un des criminels les plus médiatisés de notre génération MOT DE L'AUTEUR Ce livre, je l'ai écrit en prison. Ce ne fut pas facile tous les jours. La prison est un univers violent. Outre ma feuille et mon stylo, il m'aurait fallu des boules " Quies " pour pouvoir m'isoler des bruits carcéraux, des cris, des ricanements sournois, des pleurs aussi. Comment parler de sentiments ou d'émotions autres que la rage et la violence dans un tel endroit ? La vie en prison, c'est la détresse totale, l'absence de compassion, la jalousie, les coups, la terreur, l'abandon et l'injustice. J'espère de tout mon coeur pouvoir atteindre mon but ou, à tout le moins, que ce livre pourra ouvrir les yeux de quelques personnes, celles qui ne savent pas ce qu'est la vie en prison ou celles qui ne comprennent pas le cheminement de certaines vies. Personne n'est à l'abri d'un incident de parcours. Le mien aurait pu être le leur.

  • Pourquoi le commissaire Saint-Loup boude-t-il un succès que nul ne conteste ? Si la redoutable filière qu'il vient de démanteler a mobilisé toute son énergie, il ne peut s'empêcher de penser à l'exceptionnelle personnalité du tueur... La motivation lui échappe et la relation entre les différents crimes lui apparaît incohérente. Il faut être malade (ou désespéré) pour exécuter sauvagement des jeunes gens promis à un bel avenir. Théo rumine de sombres pensées et sa victoire à la Pyrrhus conforte sa perplexité. Et puis il y a ce dingue qui fauche stupidement des jonquilles dans un jardin public... "Seul dans son bureau, Théo regarde sa montre : quatre heures du matin... Il fait silence dans le centre ville à part les beuglements intermittents de quelques ivrognes... Le commissaire a tout relu pour la centième fois. Il n'y a rien, rien qui puisse le mener à un embryon de piste..." Avec "Le Tueur de jonquille", Michel Joiret signe son troisième polar EXTRAIT - Faut vraiment être givré pour commettre un acte aussi répugnant ! - Mais que vous arrive-t-il, ma chère Jacqueline, et de qui parlez-vous ? Jeanne Crayon, une petite dame à la coiffure rehaussée d'un curieux chignon gris traversé par une épingle observe Madame Pernelle, habillée de son sempiternel tablier bleu, qui pointe un doigt accusateur vers le massif de jonquilles au centre du square Marie-Louise à Bruxelles. - Là, là, regardez ce qu'« ils » ont osé faire ! Les deux locataires s'avancent sur le trottoir pour mieux fixer le parterre qui garnit le coeur du petit parc. Le cercle des fleurs printanières y a été proprement investi et les jonquilles « exécutées » ! Comment dire cet état de désolation qui sape le moral au premier regard ? Il ne reste rien de ce jardin d'avril qui invite à la promenade et à la rêverie. Les quatre bancs où viennent s'asseoir les habitants du square s'érigent comme les sentinelles d'une imprévisible désolation. Les jonquilles qui ont été sectionnées à la base et piétinées rageusement ne sont plus qu'un champ de bataille après l'affrontement, un amas de déchets... À PROPOS DE L'AUTEUR Michel Joiret est né à Bruxelles le 31 janvier 1942. Professeur de français dans l'enseignement secondaire. Depuis 1980, détaché pédagogique puis chargé de mission du CPEONS (Conseil des Pouvoirs organisateurs de l'Enseignement officiel neutre subventionné). Animateur du Projet-Lecture Charles Bertin en Hainaut (Belgique), tente de concilier enseignement et culture autour de projets interdisciplinaires. Aujourd'hui conseiller pédagogique à la Fondation Michel de Ghelderode et animateur de la revue trimestrielle d'art et de littérature LE NON-DIT. Organisateur de débats, foires du livre, conférencier. Responsable de séjours pédagogiques dans les sites littéraires pertinents : Alain-Fournier, Marcel Proust, Ronsard, Pierre Loti, Chateaubriand et George Sand. Ecrivain (roman, poésie, essai, nouvelle théâtre). Nommé Chevalier de l'Ordre des Arts et des Lettres en 1990 par Jack Lang, Ministre de la Culture, de la Communication, des Grands Travaux et du Bicentenaire.

  • La vie n'est rien d'autre qu'une suite de séparations et de ruptures et, ce qui au fond revient au même, de nouveaux départs. Toutes nous séparent de quelqu'un ou quelque chose, toutes nous renversent et laissent une trace. Les liens qui se défont, les étapes naturelles de la vie, la maladie, la mort, sans compter les mutations dans le domaine de l'esprit, sont autant de coupures ouvertes. Liliane, Guillaume, Anna, Cécile, Simon et quelques autres avancent dans leur existence, de séparations en recommencements. Un livre à double lecture, une sorte de mosaïque, de roman gigogne ; chaque chapitre forme une histoire en soi, les récits étant reliés les uns aux autres, jusqu'au dénouement final, par les personnages qui évoluent et deviennent chacun à leur tour le personnage central. A PROPOS DE L'AUTEUR Martine Rouhart est née à Mons en 1954. Juriste de formation, depuis toujours amoureuse des livres et de la littérature, elle a été naturellement amenée à prendre elle-même la plume. Mais c'est grâce à l'une de ces épreuves de la vie qui vous tombe dessus sans crier gare que l'écriture a définitivement pris le dessus. EXTRAIT C'était au coeur de Paris, dans le XVIIe, à deux pas du parc Monceau. Liliane et Guillaume, à première vue un couple parmi d'autres, avec ses hauts et ses bas, qui ne connaissait guère de remous importants ni de disputes véritables. Pas grand-chose en commun non plus, mais ce n'était pas l'avis de Liliane si quiconque hasardait cette constatation. Ne profitaient-ils pas ensemble de restaurants étoilés, de sorties et de spectacles divers, de voyages lointains plusieurs fois l'an ainsi que d'une flopée d'amis et connaissances qui, chaque semaine ou presque, s'invitaient les uns les autres ? Sans oublier leur appartement, vaste et lumineux, situé au dernier étage d'un immeuble haussmannien, au 6, rue Édouard Detaille. Enfin, son appartement devrait-on dire, car, tout banquier qu'il était, ce n'était pas grâce à lui que le couple vivait sur un grand pied et tout ce qu'ils possédaient, y compris la grosse berline allemande, venait de son côté à elle, de sa famille. Une fortune que la crise n'avait pas encore entamée ou si peu, grignotage indolore, dernier domino de la chaîne qui se mettrait à vaciller.

  • Enquête policière au coeur des rédactions des grands journaux Luce Verbinski est la rédactrice en chef d'un prestigieux hebdomadaire culturel parisien. Fascinée par Françoise Giroud, " patronne " des journalistes et célèbre fondatrice de l'Express, elle l'imite en tout. Un meurtre odieux et la disparition inexpliquée de Juliette Fontanges, une jeune journaliste belge, perturbent la rédaction. L'enquête menée au Quai des Orfèvres par le capitaine Ange Mattéi le conduira de Paris en Dordogne, sur les ruines de la châtellenie de Miremont. La passion des objets d'art des Collections privées est le pivot de ce nouveau roman policier dédié à une femme mythique, Françoise Giroud. CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE - "Une bonne idée de cadeau [...] à réserver aux amateurs de polars." (L'Avenir) A PROPOS DE L'AUTEUR Martine Cadière est Waterlootoise. Elle écrit essentiellement des romans policiers contemporains dont le sujet est toujours une femme mythique, qui a des combats à mener et des idées à défendre. Un gendarme Corse, malin et suprêmement courtois, dirige les enquêtes. Martine Cadière est membre de l'association des Conférenciers francophones de Belgique, des Ecrivains belges francophones, des amis de George Sand, et académicienne de Provence. EXTRAIT Je m'appelle Juliette Fontanges, mais ni mon nom ni ma personne n'intéressent quiconque. Car il s'agit de parler d'Adèle, ma grande girafe de soeur, une fille épatante que j'aime beaucoup et qui a disparu, je veux dire vraiment disparu, sans laisser de traces. Je l'ai précisé, ma soeur ressemble définitivement à une girafe. Elle est grande, gigantesque même, et affligée d'une masse anormale de cheveux blonds qui lui poussent de partout. Nous avons grandi ensemble en Belgique, à Waterloo. Nous vivions dans une petite maison ouvrière du quartier de Joli-Bois, un quartier où notre mère allait faire ses courses à pied, en traînant derrière elle un panier à roulettes. C'était un foyer joyeux, mes parents riaient de tout, sans aucune mesure, avec une gaieté pétillante comme un très bon cava. Mon père, tonitruant et rabelaisien, n'attendait pas la fin des repas pour taper sur le ventre des invités, et je crois avoir entendu à la maison plus de chansons paillardes qu'un foyer d'étudiants éméchés à l'issue d'un bizutage orgiaque.

  • Récit touchant relatant le quotidien d'une victime de harcèlement moral "Ce livre, je le dédie à toutes les victimes des pervers narcissiques, des harceleurs moraux comme on les appelle plus communément. Ils sont partout : à la maison, au travail, à l'école... et vous réduisent au silence pour mieux vous détruire. Ce n'est pas ni un phénomène de mode, ni une fatalité ; c'est un fléau qu'il faut dénoncer et combattre." Le second roman de Valérie Narval relate avec force les pressions psychologiques éprouvées par son personnage CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE - "Poignant." (L'Avenir) A PROPOS DE L'AUTEUR Depuis toujours, Valérie Narval aime lire et écrire. C'est donc tout naturellement qu'en 1989, elle entame des études littéraires. Soucieuse de maîtriser plusieurs langues, elle délaisse le français au profit du néerlandais et de l'anglais. En 1993, l'auteur obtient son diplôme de philologue germanique à l'ULB. Tout au long de sa carrière professionnelle, elle privilégie les fonctions qui lui permettent de communiquer. Aujourd'hui, elle travaille comme Business Analyst dans le département informatique de la première banque privée belge. EXTRAIT Bonjour Ève, Ça fait longtemps maintenant qu'on ne s'est plus vues. Pourtant, je pense à toi presque tous les jours : chaque fois que je croise une Peugeot 206, chaque fois que je m'épile (ne ris pas), chaque fois que j'aperçois Madeleine, que tu ne connais même pas. Tant de choses me ramènent à toi. Tu m'as raconté ta vie parce que, pour une fois, quelqu'un te comprenait. Pas pour que tout le monde sache. Je sais. Et avec le temps, ta douleur est devenue la mienne. Aujourd'hui, je ne la supporte plus. Je veux parler pour toi, en ton nom puisque tu ne peux plus le faire à présent. En aurais-tu d'ailleurs un jour été capable ? Veux-tu bien m'accompagner, regarder par-dessus mon épaule, me corriger si j'oublie des choses importantes à tes yeux ? Cette histoire est la tienne, alors, s'il te plaît, guide-moi.

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