Éditions Intervalles

  • Aristophane est inconsolable?: ses rivaux dramaturges monopolisent toute l'attention d'Athènes, un aspirant poète en mal de reconnaissance lui colle aux basques, ses acteurs sont incapables de retenir la moindre réplique et son propre mécène semble avoir été piqué par la mouche de l'avarice.
    Comment La Paix, sa dernière comédie, pourrait-elle convaincre les Athéniens de s'opposer à la guerre contre Sparte dans de telles conditions ?
    Mais il y a pire. Aristophane ignore que les généraux de Sparte et d'Athènes ont confié à Laet, la déesse de la bêtise et des mauvais choix, la mission d'instiller le chaos et le bellicisme à Athènes. Pour contrer l'influence de Laet, la déesse Athéna dépêche Brémusa, une redoutable mais peu loquace amazone, et Métris, une nymphe désarmante de naïveté au secours de La Paix.
    Jonglant entre les mouvements d'humeur de dieux tatillons, des débats politiques qui rappellent furieusement ceux du XXIe siècle, les luttes intestines dans les coulisses d'un théâtre et un aperçu de la vie dans la Grèce antique, Martin Millar compose une farce spirituelle et fort à-propos sur nos petits et grands travers.
    EXTRAIT
    L'Agora ne désemplissait jamais. Tout le monde venait y faire ses courses. Les pièces volaient de bouche en main et de main en caisse, au rythme des produits achetés et vendus. Les marchands criaient leurs prix, les amis se saluaient et se donnaient des nouvelles, de temps à autre un petit garçon échappait à la surveillance de son tuteur pour venir chercher refuge derrière les étals. À quelques jours du festival des Dionysies, la place était noire de monde.
    Aristophane aimait beaucoup cet endroit. Non qu'il fût particulièrement doué pour faire le marché ou tenir une maison - pour l'essentiel, il laissait cela à son majordome Epiktetos - mais l'Agora était un excellent terrain d'observation, et l'une des principales sources d'inspiration des pièces qu'il écrivait. Les gens savaient qu'Aristophane les observait. Cela ne les dérangeait pas. Pour beaucoup, c'était devenu un sujet de plaisanterie.
    CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE
    - « Un roman à la Martin Millar, c'est-à-dire avec un coeur grand comme ça, drôle voire timbré sur les bords, et bien plus profond qu'il n'en a l'air de prime abord. » - Jonathan Wright, The Guardian
    - « L'intrigue et les personnages de Martin Millar sont à la limite de l'univers de la bande-dessinée, mais l'auteur a serti son récit d'informations passionnantes sur l'époque et la comédie grecque. Les chapitres très courts, l'alternance des points de vue des personnages principaux donnent à ce roman un rythme maniaco-euphorique des plus plaisants. Une lecture d'évasion diablement intelligente. » - Publishers Weekly
    - « Martin Millar mélange les personnages réels et les fictifs, les dieux, les personnages de la mythologie grecque dans une histoire un peu folle, naïve, drôle, réjouissante, un pur bonheur de lecture qui amène le sourire à quasiment toutes les pages. » - Yves Mabon, Lyvres.fr
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Martin Millar est né à Glasgow, en Ecosse, et vit à Londres. Ses romans sont traduits dans le monde entier. Sous le pseudonyme de Martin Scott, il est aussi l'auteur de la série de science-fiction Thraxas, qui a remporté en 2000 le World Fantasy Award dans la catégorie «?roman?». Neil Gaiman, qui compte parmi ses plus grands admirateurs, l'a comparé à «?un Kurt Vonnegut qui aurait eu les pires fréquentations du monde?». Après Les petites fées de New York et les deux tomes de la série Kalix, La Déesse des marguerites et des boutons d'or est le quatrième roman de Martin Millar publié aux éditions Intervalles.

  • Portraits de jeunes Français dans la société actuelle.
    Elle a vingt-quatre ans, une licence de lettres modernes avec laquelle elle peut au mieux espérer trouver un boulot de vendeuse au rayon librairie de la Fnac, toujours autant de comptes à régler avec papa, maman et docteur Freud, trois cents mots d'allemand et une centaine de thaï, deux histoires d'amour ratées et, à force de frimer en portant cinq assiettes à la fois, une tendinite chronique au poignet gauche.
    Summer sent les larmes monter lorsque soudain, dans la foule, elle reconnaît les silhouettes de JC et Douma. Elle lâche son chariot et court vers eux. En un cillement, les deux années et demie, les routes, les villes, les questions existentielles, les tendinites s'envolent. Elle court se jeter dans les bras de Douma et JC, et elle pense que ce n'est pas grave, parce qu'elle finira bien par se trouver, parce qu'elle a aussi deux histoires d'amour réussies et parce qu'elle vient de rentrer à la maison.
    Découvrez un magnifique roman contemporain qui traite le thème de l'amitié.
    EXTRAIT
    Ils se sont retrouvés à la gare du Nord. JC rentrait de Bruxelles, il avait pris le premier train à l'aube. Il n'avait probablement pas beaucoup dormi. En l'embrassant, elle a noté les relents de bière à peine masqués par sa Cologne, son visage et sa chemise chiffonnés. Summer a fait un effort, s'est vêtue de ses fringues les plus colorées. Elle en a peut-être un peu trop fait. JC a cligné des yeux, mimant l'éblouissement. « Tu ressembles à une affiche pour un restau indien qui offre du LSD en apéro », lui a-t-il dit. Leurs rires se voulaient d'une joie un brin trop appliquée.
    Ils ont fumé devant la gare alors qu'il pleuvotait. Elle a pensé qu'il pleut toujours devant les gares, il pleut toujours dans des moments comme celui-là. Le café était imbuvable et leur brûlait les doigts à travers le carton trop fin des gobelets.
    CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE
    Parfois, un auteur réussit à condenser une fresque sur 200 pages, et c'est la grâce. - Bertrand Guillot
    Roman fin et émouvant, tendre et pour autant pas mièvre ni complaisant. - Yves Mabon
    Sociologie de l'intime aussi truculente que bouleversante, la narration balaye trente ans de patrimoine et d'inconscient collectif avec la nonchalance d'une écolière qui piétinerait sa marelle en y jetant tour à tour ses trois cailloux : bleu-blanc-rouge. - Hans Limon, Diacritik
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Née en 1972 à Belgrade, Sonia Ristic a grandi entre l'ex-Yougoslavie et l'Afrique, et vit à Paris depuis 1991. Après des études de lettres et de théâtre, elle a travaillé comme comédienne, assistante à la mise en scène et avec plusieurs ONG. Dans les années 2000, elle a fait partie du collectif du Théâtre de Verre et a créé sa compagnie, Seulement pour les fous. Elle encadre régulièrement des ateliers d'écriture et de jeu en France et à l'étranger. Après La Belle Affaire paru en 2015, Des fleurs dans le vent est le deuxième roman de Sonia Ristic publié aux éditions Intervalles.

  • Après l'effondrement du Second Empire et l'écrasement de la Commune de Paris, deux jeunes hommes quittent l'Alsace afin de rester français et se rencontrent sur la route de l'espoir.
    Voulant s'affranchir des conventions de leur temps, ils revendiquent l'héritage de certains pirates et rêvent d'une terre promise, Libertalia, tout en devant composer avec la réalité parfois amère de la IIIe République.
    De l'atelier de Bartholdi aux Batignolles, où s'édifie la statue de la Liberté, jusqu'à l'exposition universelle de 1889 en passant par le canal de Panama et la Tunisie coloniale, l'un et l'autre participent aux aventures qui font vibrer la presse à grand tirage, et grimpent les échelons de la société parisienne.
    Trajectoire géographique, historique autant qu'humaine, Libertalia explore une époque où prend fin la Révolution et où naît la France d'aujourd'hui.
    EXTRAIT
    Alphonse avait grandi dans une famille de la petite bourgeoisie alsacienne ayant prospéré à l'ombre de la révolution industrielle. Son père était premier contremaître dans la plus grande filature de Mulhouse, maillon d'une chaîne vouée à l'oppression des masses. Rêvant de grands espaces, Fons avait fui l'enfermement de l'usine, l'accumulation du capital, l'église du dimanche et les ruines de l'Empire. Il avait fui intérieurement, bien avant de quitter Mulhouse pour ce qui restait alors de la France amputée. Il avait tracé des lignes imaginaires dans les champs et les bois, couverts des arpents de collines, établi des côtes destinées à légitimer une propriété qu'il honnissait. La mesure du terrain l'avait tiré de l'illusion matérialiste pour mieux le plonger dans une réalité faite de biens fonciers, de litiges de voisinage et de bornes déplacées. Il rêvait de cartographier des terres inconnues, des continents lointains et obscurs, des ténèbres de jungle. Il songeait à l'Abyssinie, à Madagascar. Au moment du choix, la Prusse ayant laissé aux Alsaciens la possibilité de quitter leur région jusqu'au 1er octobre 1872, ce n'est pas tant la France que Fons avait embrassée, car la bourgeoisie menait la danse des deux côtés du Rhin, mais une certaine idée de la liberté, celle de la Commune écrasée dans l'oeuf un an plus tôt, celle du maître Proudhon. Enfin, il avait renoncé aux vêpres ainsi qu'aux repas familiaux, invariablement conclus par le sermon paternel.
    CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE
    - « Voici les deux amis sur la route de Paris, à pied, puis en bateau, sur la Marne. Un clin d'oeil au Flaubert de L'éducation sentimentale, qui permet à Mikaël Hirsch de belles descriptions de la France d'alors, à la fois rurale et laborieuse. » - Jean-Claude Perrier, Livres Hebdo
    - « Je pourrais encore parler de ce roman des heures tant il est dense : 140 pages qu'il ne faut pas lire trop vite, de peur de perdre le fil mais surtout pour ne pas rater un mot - aucun n'est superflu -, une phrase ou une tournure qui (...) me plaisent de plus en plus à chaque livre de Mikaël Hirsch. Un auteur à lire absolument. » - Yves Mabon
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Mikaël Hirsch est un écrivain français né à Paris en 1973. Deux de ses romans, Le Réprouvé (2010) et Avec les hommes (2013) ont figuré dans les sélections du Prix Femina.

  • Comme l'héroïne de Breton dont elle porte le nom, Nadja est légèrement étrange.
    Un peu « off », diraient les Américains dans cette université du Vermont où elle enseigne l'écriture durant le semestre d'été. Absente à elle même et au monde, comme déconnectée de son corps, de sa carrière d'auteur et de sa famille, qu'elle a laissée en France.
    Durant ces quelques semaines de canicule et d'orages dans cette Nouvelle Angleterre follement cinématographique, à l'approche de la quarantaine et à l'heure des premiers bilans, les souvenirs d'une première passion adolescente ressurgissent, réveillés par une rencontre amoureuse impromptue. Et Nadja de plonger dans une danse de la mémoire, valsant entre souvenirs et présent, entre trois hommes qui ont marqué sa vie de femme, trois moments de vérité, trois continents. Que reste-t-il de ce premier amour vécu sur la terre rouge et ocre qu'elle foulait pieds nus sous des pluies diluviennes ?
    Toutes les douleurs doivent-elles forcément être guéries ?
    À travers les souvenirs de Nadja, La Belle Affaire nous plonge au plus profond des sentiments humains.
    EXTRAIT
    De l'enfance remonte la voix sévère de sa mère, « Nadja, ne reste pas sous la pluie, tu vas attraper la mort ! », et celle, joyeuse, chantante, de nonna Giulia, « Laisse-la jouer, ça ne fait rien, elle n'est pas en sucre ! »
    Nadja se rappelle qu'enfant cette idée l'amusait follement, elle riait de penser qu'elle pourrait être en sucre. Elle en riait aux éclats, elle en riait tellement. Nonna Giulia riait elle aussi de la voir rire. Sa mère ne riait pas.
    La plupart du temps elle oublie de prendre un parapluie ; il y a tellement de choses qu'elle oublie, Nadja. Mais elle se rappelle qu'elle n'est pas en sucre, que rien de bien grave ne va arriver si elle enlève ses sandales et marche dans l'herbe qui se teinte d'un vert profond, obscur, presque bleu.
    CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE
    - « Un livre attachant... le climat à la Sylvia Plath et le duel discret et posé avec le déplacement et la folie ont quelque chose d'universel. » - Yaël Hirsch,Toutelaculture.com
    - « Beau, douloureux et bouleversant, La Belle Affaire de Sonia Ristic, est à lire passionnément. » - Téri Trisolini, Hi-zine.fr
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Sonia Ristic est née en 1972 à Belgrade. Elle a grandi entre l'ex-Yougoslavie et l'Afrique, et vit à Paris depuis 1991. Après des études de Lettres et de Théâtre, elle devient comédienne puis metteuse en scène. Elle a aussi travaillé avec plusieurs ONG. En 2004, elle crée sa compagnie de théâtre, Seulement pour les fous. Elle encadre régulièrement des ateliers d'écriture et de théâtre, en France et à l'étranger.

  • Carole Zalberg a passé, entre le 16 avril et le 16 mai 2015, un mois en Israël dans le cadre d'une mission Stendhal de l'Institut Français, pour un projet de fiction inspirée de la vie de ses trois cousins germains nés là-bas.
    C'était la première fois en 30 ans qu'elle revenait sur cette terre magnifique et compliquée.
    Pour sa famille installée en Israël, c'était une évidence, elle viendrait un jour s'établir là, chez elle. Mais pourquoi envisager un exil si l'on n'éprouve pas le besoin de se mettre à l'abri d'une hypothétique menace ? Et une terre, quelle qu'elle soit, peut-elle vraiment être synonyme de sécurité ?
    À travers ce journal de Tel Aviv, Carole Zalberg explore l'ambiguïté de son lien avec cette terre promise et interroge les malentendus d'une famille que l'exil rassemble et éloigne à la fois.
    EXTRAIT
    Hier, entre deux portes, j'ai commencé à parler « du livre » avec Itaï, qui était venu déposer ma valise égarée par Air France. J'ai enfin compris leur silence à lui et à ses frères quand, il y a deux ans, j'avais évoqué mon projet et leur avais proposé de m'envoyer quelques lignes qui résumeraient leur trajectoire et leur rapport à ce pays. Tout est si complexe ici, si chargé et si intriqué qu'ils craignent de blesser ou, pire, de mettre d'autres en danger. J'ai demandé à Itaï de me faire confiance, essayé d'expliquer ma démarche (en anglais, donc assez grossièrement). Our lives have changed, a alors dit Itaï, comme pour couper court. Il m'a montré une photo d'Omri, qui fait son service dans une unité de combat. Ima doesn't know but he almost got killed yesterday. Le mélange de fierté et d'angoisse dans ses yeux nous a précipités au coeur du sujet. Bienvenue en Israël !
    CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE
    - « Une chronique sensible, nourrie d'atmosphères et d'échanges, qui interroge l'identité, les racines et surtout l'importance qu'on leur accorde. » - Virginia Bart, Le Monde des Livres
    - « Alors il lui faut partir pour enquêter en quelque sorte, sur un lieu comme sur soi, sur les traces d'une histoire à la fois intime, familiale et collective, partir en quête d'une écriture aussi. » - Christine Marcandier, Diacritik
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Carole Zalberg est une romancière, parolière et critique littéraire née à Paris en 1965. Elle a notamment publié Chez eux (Phébus, 2004), Mort et Vie de Lili Riviera (Phébus, 2005), Et qu'on m'emporte (Albin Michel, 2009), À défaut d'Amérique (Actes Sud, 2012), Feu pour feu (Actes Sud, 2014). Elle a reçu plusieurs prix littéraires dont le Grand Prix SGDL du Livre Jeunesse et le Prix Littérature Monde. Elle anime aussi régulièrement des ateliers d'écritures et des rencontres littéraires.

  • Un roman naturel est le premier grand roman de la génération des années 1990, comme on appelle en Bulgarie la génération de la rupture.
    Traduit dans près de vingt langues, maintes fois réédité, il catapulte son auteur sur le devant de la scène littéraire et devient l'oeuvre fondatrice du postmodernisme bulgare.
    L'enjeu d'Un roman naturel tient dans l'impossibilité de raconter du début à la fin et dans l'ordre chronologique une expérience personnelle douloureuse et indicible, en l'occurrence un divorce, après que la femme du narrateur lui annonce être enceinte d'un autre homme.
    C'est donc l'histoire d'un homme qui se sépare de sa femme - et de ses chats. C'est l'histoire d'un homme qui voudrait vivre quelques jours en clochard afin de pouvoir raconter l'histoire d'un type qui, pour écrire un roman dont le héros est un clochard, s'est fait clochard lui-même.
    C'est une histoire du monde vue du point de vue des mouches - un récit aux mille facettes qui démultiplient ce que nous appelons la réalité?; c'est une histoire des toilettes, publiques et domestiques, haut lieu de la dissidence à l'époque du communisme?; c'est un roman drôle et nostalgique à la fois dans lequel son auteur confie?: «?J'aimerais que l'on dise?: Ce roman est beau parce qu'il est tissé de doutes.?»
    Un récit aux mille facettes... Surprenant !
    EXTRAIT
    Nous nous séparons. Dans le rêve, la séparation n'est liée qu'au fait de quitter la maison. Tout, dans la pièce, est emballé, les cartons s'entassent jusqu'au plafond, et pourtant on a l'impression d'espace. La famille - la mienne et celle d'Ema - remplit le couloir et les autres pièces. Ils chuchotent, murmurent, dans l'attente de ce que nous allons faire. Ema et moi, nous sommes debout près de la fenêtre. Il ne nous reste plus qu'à partager une pile de disques. Brusquement, elle sort le plus haut de sa pochette et le jette avec force par la fenêtre. Celui-ci est à moi, dit-elle. La fenêtre est fermée mais le disque passe au travers, comme si c'était de l'air. Instinctivement, je sors le second et le lance également. Le disque plane, telle une soucoupe volante, tourne autour de son axe comme s'il était posé sur le tourne-disque, mais plus rapidement. On entend son sifflement. Quelque part au-dessus des bennes à ordures, il se dirige, menaçant, vers un pigeon crasseux qui vole bas.
    CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE
    C'est fou. Absurde. Impensable. En apparence confus mais d'une fluidité incroyable... Un ``roman à facette'' comme se plaît à le définir Guéorgui Gospodinov lui-même. Et toujours cet emploi de métaphores originales où la poésie aime se nicher... Très beau roman, aussi déroutant que dépaysant et qui, forcément, fait mouche. - Stéphanie Fréminet
    Il y a quelque chose d'entraînant dans la propension de ce roman à refuser obstinément de se réduire à quoi que ce soit. - The New Yorker
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Guéorgui Gospodinov est l'un des auteurs phares de la jeune génération des écrivains bulgares. Son premier roman, Un roman naturel, traduit en plus de vingt langues, a renouvelé profondément la prose bulgare, redonné goût aux lecteurs de lire des oeuvres bulgares et fait du roman le genre dominant dans la littérature bulgare du XXIe siècle en lieu et place de la poésie. La plupart de ses oeuvres ont connu un immense succès en Bulgarie. Il a reçu plusieurs prix nationaux et est, à ce jour, l'écrivain bulgare contemporain le plus lu dans son pays et le plus traduit. Il est aussi l'auteur de nouvelles et d'essais, poète, dramaturge et critique littéraire. Physique de la mélancolie, son second roman, a fait partie des quatre finalistes du Prix Strega en 2014 et a reçu le Prix Jan Michalski de littérature 2016.

  • Tout commence par une histoire d'amour vouée à l'échec avant même ses prémices.
    La relation passionnelle que partagent un peintre ukrainien et la narratrice constitue une métaphore de l'Ukraine du XXIe siècle. L'héroïne d'Explorations sur le terrain du sexe ukrainien nous raconte la chute de l'URSS et du modèle soviétique qui a donné naissance à l'Ukraine indépendante, mais qui a également laissé dans ce pays une fracture et un traumatisme encore béants. À travers ses tentatives d'émancipation, la narratrice cherche à comprendre la force d'une identité et l'importance de se détacher du passé. Ce travail de deuil ne renvoie pas seulement au fait d'être ukrainien, mais au fait de se retrouver à genoux sous le poids d'une culture allogène. Oksana Zaboujko, dans cette fiction partiellement autobiographique, fait vivre cette langue et cette culture qui flotte dans la « non-existence ». Le corps d'une femme devient ainsi la métaphore d'un pays, de sa culture et de ses racines.
    Explorations sur le terrain du sexe ukrainien nous donne de précieuses clés pour comprendre ce que signifie être humain, dans toute sa poésie et sa conscience.
    EXTRAIT
    Attendre un peu. Regarder ce film jusqu'au bout. À la différence de ceux que diffusent les public channels locales, lorsque dans les moments les plus tendus, ceux qui font froid dans le dos, quand on suit le héros qui court à travers un tunnel et que devrait croiser d'un instant à l'autre un monstre tapi dans un recoin, on se reprend - que le diable l'emporte ! - tout ira bien, encore deux-trois minutes, une confrontation, une bagarre générale et le monstre, après un dernier cri inhumain, se transformera on ne sait comment en poussière, alors que le héros courageux, légèrement atteint, reprenant son souffle dans le halo de l'incendie, serrera contre lui une Sharon Stone (ou une autre demoiselle aux cheveux bruns, peu importe) sauvée, et voilà que l'inquiétude étreint, dévoilant tout son ridicule : de nouveau les GI hollywoodiens auront réussi ne serait-ce qu'un instant à t'avoir ! - à la différence de ceux-là, le film, que tu n'oses tout de même pas interrompre, ne finira pas forcément bien. Néanmoins, éteindre serait une véritable goujaterie. Et une idiotie. Et une gaminerie : pas appris la leçon, pas d'école. Non, très chère (« chérie », se reprend-elle non sans ironie : c'est ainsi que l'appelait cet homme qui, sans doute, se sent encore moins bien, mais cela n'a plus aucune importance), non, pas moyen de se tirer : essaye d'abord d'aller jusqu'au bout, et c'est là que tu sauras ce que tu vaux. Understand ?
    CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE
    - « Liberté de ton, insolence, appel à la réflexion, aux mises en question des rapports au passé, à l'identité, aux rôles imposés par les impensés sociaux, aux partages qui « vont de soi »... Tout cela, pris dans les rythmes haletants d'une langue littéraire originale, en fait un roman qui mérite d'être lu. » - Francis Wybrands, revue Etudes
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Diplômée de philosophie et de littérature, Oksana Zaboujko réfléchit dans sa fiction comme dans ses articles de presse sur l'identité ukrainienne et l'empreinte de l'histoire, à travers un prisme féministe. Explorations sur le terrain du sexe ukrainien a été publié en 1996 : premier best-seller ukrainien, il a été traduit en onze langues et adapté au théâtre.

  • Naufragé sur une île déserte, Robert décide de tout recommencer à zéro
    Un journaliste d'une petite ville de Nouvelle-Zélande fait naufrage et échoue sur une île déserte au milieu du Pacifique. Très vite, ce Robinson du XXIe siècle voit dans cette péripétie l'occasion rêvée de donner libre cours à ses aspirations profondes. Mû autant par l'obsession de la réussite que par une naïveté à toute épreuve, déterminé à atteindre à tout prix le bonheur et la reconnaissance, il décide d'édifier... un supermarché.
    En transposant dans le temps et dans l'espace le Robinson de Daniel Defoe, Dimitris Sotakis revisite les valeurs idéologiques, sociales et esthétiques de Robinson Crusoé, proposant une version particulièrement subversive de ce mythe littéraire.
    Une comédie désopilante sur les ambitions et les désirs au XXIe siècle. Un roman sur la solitude, la vanité, et surtout sur les illusions après lesquelles nous courons tous.
    EXTRAIT
    Je m'appelle Robert Lhomme et je suis propriétaire de supermarché. C'est ce qui me caractérise le mieux ou en fin de compte ce dont je veux que les générations futures se souviennent après ma mort. Je vis sur cette île depuis près de trois ans et, je tiens à ce que vous le sachiez, ce furent sans conteste les années les plus heureuses de ma vie. Je dis « sur cette île », dans la mesure où je ne sais pas où je me trouve exactement, mais selon mes calculs, il s'agit d'un îlot rocheux situé selon toute vraisemblance au sud des îles Gilbert de Micronésie. Je suis quasiment sûr que la plupart d'entre vous qui lisez aujourd'hui mon histoire n'avez aucune idée de cette mystérieuse région du monde, mais vous n'avez pas à en être gênés, puisque certains de mes collègues de Hamilton ne savaient même pas à combien s'élève la population australienne ou ignoraient que sur les îlots microscopiques de Moala poussent les noix de coco les plus savoureuses de la planète.
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Dimitris Sotakis est né à Athènes en 1973. Il a étudié la musicologie à Londres et a publié son premier livre en 1997. Son oeuvre a reçu de nombreux prix et ses livres connaissent un succès croissant en Grèce et plus largement en Europe. Après L'argent a été viré sur votre compte (prix Athènes de Littérature, 2010), Comment devenir propriétaire d'un supermarché sur une île déserte est le deuxième roman de Dimitris Sotakis publié aux éditions Intervalles.

  • Immigration vers l'Europe à la recherche de réponses à des questions identitaires Je m'appelle Europe témoigne de la vie apparemment ordinaire d'un immigré qui s'immerge dans une nouvelle culture. C'est le roman d'une renaissance : découverte d'une autre langue, initiation aux sens cachés derrière les mots et expressions les plus banals, exploration de l'étrangeté fondamentale du statut d'immigré dans une société en proie à de nombreux démons, apprivoisement de l'autre au moment de nouer les premiers liens affectifs dans une nouvelle patrie. Une curiosité insatiable envers tous ceux qui, comme lui, ont dû s'inventer un nouveau moi, un nouveau présent, amène le narrateur à laisser parfois la parole à d'autres migrants, venus des quatre coins du monde, et qui racontent leurs parcours souvent extravagants, la manière dont ils essayent de se retrouver dans leur histoire personnelle, pleins de désespoir, de résignation ou d'énergie. Les pages de ce roman comptent parmi les plus subtiles qui aient été écrites sur cette expérience si particulière consistant à changer de langue. Je m'appelle Europe confirme tout le talent que la critique française et étrangère a reconnu à Gazmend Kapllani. Un talent qui fait de lui l'une des voix les plus précieuses de la littérature européenne contemporaine. Des mémoires qui retranscrivent la longue étape d'adaptation d'un immigré dans un nouveau pays EXTRAIT Je suis née à Téhéran, en 1993. Mon prénom d'origine perse n'était pas du goût des islamistes. Depuis leur arrivée au pouvoir, seuls les prénoms musulmans étaient autorisés. Pour que je puisse conserver le mien, mon père a dû graisser la patte d'un fonctionnaire de l'état civil, allant jusqu'à lui offrir un appareil photo de grande valeur. Ce genre de pratique peut rendre les commandements d'Allah beaucoup plus souples... CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE - "Gazmend Kapllani fait la part belle à des réflexions sur les liens que l'on tisse avec une langue étrangère. Les pages les plus originales sont celles qu'il réserve à son expérience de l'apprentissage d'une nouvelle langue et le plaisir, presque sensuel, de la faire sienne." (Notes bibliographiques) - "Il faut en effet tout réapprendre, interpréter attitudes et comportements, ouvrir ses oreilles et se perdre dans les sons d'une nouvelle langue, ouvrir ses yeux et décrypter messages et coutumes inhabituels, accepter les humiliations, surmonter ses peurs, faire profil bas sans perdre sa dignité, et, toujours, se savoir indésirable. L'humour et l'ironie féroces ou souriants confèrent à ce texte volontairement concret, quotidien, voire anecdotique la force d'une fable moderne." (Cécile Sales, revue Etudes) A PROPOS DE L'AUTEUR Gazmend Kapllani est né en 1967 en Albanie. En janvier 1991, il immigre en Grèce, où il travaille comme ouvrier du bâtiment, cuisinier et kiosquier, tout en poursuivant des études à l'université d'Athènes, où il soutient un doctorat sur la représentation des Albanais dans la presse grecque et des Grecs dans la presse albanaise. Son éditorial bihebdomadaire dans le plus grand quotidien grec, Ta Nea, fut une référence dans le monde des médias grecs et plus largement balkaniques. Il a désormais renoncé à ses activités de journaliste pour se consacrer à l'écriture. À travers ses éditoriaux et ses romans, il s'est fait l'ardent défenseur des droits de l'homme, de la justice et des minorités.

  • Partez sur les traces de James S. Lee et revivez ses nombreux périples ! La plupart des écrivains voyageurs ont entendu parler de James S. Lee et de son Underworld of the East, un classique oublié de la littérature de voyage et de la « drug literature » jamais encore traduit en français. Ingénieur des mines en Asie mais né en 1872 dans le Nord de l'Angleterre victorienne, James S. Lee a attendu d'avoir 62 ans pour publier le récit (scandaleux, pour beaucoup) de ses voyages à travers le monde. De l'Inde à l'Indonésie, de la Malaisie à Shanghai, du Brésil au Congo, des bas-fonds portuaires aux jungles tropicales les plus denses, des lupanars secrets aux fumeries d'opium souterraines, le lecteur suit cet élégant et désarmant junkie dans sa recherche effrénée d'expériences interdites. Underworld of the East retrace l'intégralité de ces voyages à travers le monde colonial des années 1895-1915, et offre une vision particulièrement moderne du rapport à la médecine et aux cultures étrangères. Entre deux prises de stupéfiants, le narrateur du récit élabore une esquisse de testament écologique, dresse un procès impitoyable du système colonial de l'intérieur, et témoigne d'une sensibilité aux cultures étrangères particulièrement surprenante dans le Commonwealth victorien déclinant des années 1895-1915. Un véritable carnet de voyages relatant les aventures de l'auteur à travers le monde, entre ses découvertes des empires coloniaux et sa consommation démesurée de drogues EXTRAIT Avant de commencer le déroulement chronologique de mon récit, je dirai quelques mots de l'usage de la drogue en général. Au cours des vingt ans durant lesquels je prenais constamment de multiples substances, diverses personnes, y compris des médecins et des pharmaciens, m'ont demandé comment je pouvais continuer à consommer des drogues pendant si longtemps, et en si grandes quantités, tout en restant en bonne santé. Le récit de mes expériences l'expliquera, et pourra aussi montrer l'usage de la drogue sous un angle entièrement nouveau. Je ne prends plus aucune drogue depuis de nombreuses années, mais durant les vingt ans dont traite ce récit, j'ai fait usage de morphine, de cocaïne, de haschich, d'opium, et de bon nombre d'autres drogues, aussi bien de manière isolée qu'en association les unes avec les autres. CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE - "Underworld of the East est à la fois une curiosité littéraire et un livre-culte de la littérature de voyage qui méritait d'être enfin publié en France." (Jean-Claude Perrier, Livres-Hebdo) - "Son témoignage retrace une aventure unique, subversive et dépeignée, digne de figurer parmi les récits de voyages extraordinaires." (Eric Dussert, Le Matricule des Anges) - "Délirantes, drôles, touchantes, voire cinglées, ses tribulations feront le délice des amateurs d'authentiques curiosités." (Nicolas Ungemuth, Le Figaro Magazine) - "Les têtes de chapitres dégagent le parfum d'interdit et d'exotisme qui imprègnent les mémoires de James S. Lee." (François Montpezat, Les Dernières Nouvelles d'Alsace)

  • Rêvé ou fantasmé, l'Orient interroge les moeurs européennes, et le harem centralise l'ensemble de ces divagations.
    Peuplés d'odalisques lascivement alanguies, les harems sont représentés par les artistes comme des lieux de permissions et de perdition, à l'instar de L'Odalisque à l'esclave de Jean-Auguste-Dominique Ingres.
    Dans Le Peintre et la voyageuse, Ingres, tourmenté et en manque d'inspiration, fuit Paris et s'isole à la campagne. Il retrouve la confiance et l'envie de créer grâce à la compagnie de lady Montagu, voyageuse indépendante et libérée, célèbre dans toute l'Europe pour ses carnets d'Orient.
    Bien que ces deux personnages aient vécu à un siècle d'écart, Patricia Almarcegui les rassemble dans ce roman savoureux dont la lecture nous entraîne à travers les salles du Louvre et dans les débats passionnés qu'entretiennent ensemble Ingres, Delacroix, Baudelaire ou Nerval, mais aussi sur les voies de la passion entre deux grands visionnaires.
    Une brillante et savoureuse uchronie sur la représentation de la femme dans l'art et sur la place de l'art dans la société.
    EXTRAIT
    Il avait peur. Pour la première fois de sa vie, il s'était aperçu qu'il n'éprouvait plus de désir. Les femmes, les corps et la peau avaient disparu. Inutile de regarder, du moins comme autrefois. Et cela lui rappelait qu'il venait de perdre le seul sens qu'il ait su utiliser : la vue. Il songea qu'il avait rêvé pendant longtemps que le désir disparaisse, pour enfin pouvoir vivre en paix. Mais maintenant que cela venait de se produire, il ne parvenait pas à s'expliquer comment et, ce qui était pire, s'il reviendrait. C'était dramatique : ne plus désirer, plus jamais. Il baissa la tête, tendit les doigts et, avec les pouces, alla toucher le bout de chacun d'eux, tentant par là de mieux les sentir. Puis il passa l'index sur ses lèvres et attendit. Il remarqua qu'il ne réagissait plus, même à l'humidité. S'il avait le courage de se regarder dans un miroir, il verrait que ses lèvres avaient perdu leur couleur : le sang du désir.
    CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE
    « Une des voix les plus sensibles et belles de la littérature de voyage. » - El País
    « Poétique, mesuré et sensuel. » - lesmiscellaneesdepapier.com
    « L'écrivain nous propose un voyage de toute beauté et extrêmement enrichissant. » - arthemiss.com
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Patricia Almarcegui est écrivain et professeur de littérature comparée. Elle est spécialiste de la littérature de voyage et de l'orientalisme. Grande voyageuse elle-même, elle a arpenté le Caucase, le Moyen-Orient, le Sri Lanka ou encore le Japon. Le Peintre et la voyageuse est son premier roman.

  • François Sauval est un capitaine d'industrie et un aventurier qui accumule les records dans l'espoir de marquer son époque. Il fait venir auprès de lui un écrivain pour bâtir sa légende, avant de relever un ultime défi?: acquérir un territoire pour y fonder un État.
    Chassée de chez elle voilà des siècles et s'amenuisant aux confins de l'Amérique centrale, la tribu des Charahuales semble condamnée à disparaître avec sa langue ancienne et sa culture. Son destin croise celui d'une jeune linguiste française convaincue de l'influence des noms sur les choses.
    Tous craignent d'être oubliés, mais laissent le soin à des tiers de décrire leur trajectoire, comme s'il était impossible de raconter sa propre destinée sans en précipiter la fin.
    À la croisée des mythologies anciennes et des péripéties du monde contemporain, Quand nous étions des ombres est un roman endiablé sur l'effacement de soi et la volonté de puissance.
    EXTRAIT
    De loin en loin, j'aperçois quelques Indiens miskitos qui rôdent aux abords de la clairière, des enfants pour la plupart, portant des tee-shirts trop grands. Les adolescents, quant à eux, franchissent parfois crânement la lisière et s'aventurent de quelques mètres sur la pelouse ensauvagée, avant de partir à reculons. On a dû leur dire que j'étais un démon, un fantôme, ou quelque chose comme ça, nani, espíritu. Périodiquement, leurs parents me déposent des offrandes dont je me nourris, viande de brousse et pâte de maïs cuits à l'étouffée dans des feuilles de bananier. Pour eux, je suis un lasa blanc, un esprit malin dont il ne faut pas croiser l'ombre sous peine de maladie et qu'il faut respecter, Swinta peut-être, le grand maître des cerfs, car ceux-ci trouvent refuge dans le jardin en friche. En dehors de ces fidèles distants et craintifs, je ne reçois aucune visite. Les animaux, quant à eux, n'ont plus peur de moi depuis longtemps. Je fais maintenant partie du décor.
    CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE
    - « Merveilleux de style et d'intelligence... Mikaël Hirsch signe ici un nouvel ouvrage aussi dense que bref, salutaire à plus d'un titre, auquel on souhaite cette fois de faire plus que figurer sur les listes des grands prix d'automne. » - François Perrin, Le Vif
    - « Un roman aussi méditatif que plein d'action qui pourrait servir de terreau de réflexion à plus d'un moraliste. » - Toutelaculture.com
    - « Ne vous fiez pas à la taille de ce petit roman : riche d'une histoire méconnue de notre côté de l'Atlantique, il pose surtout la question de l'illusion du pouvoir. Et montre combien vouloir être puissant est infiniment destructeur. Ça ne vous rappelle rien ? » - Karine Frelin, L'Est républicain
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Mikaël Hirsch est un écrivain français né à Paris en 1973. Deux de ses romans, Le Réprouvé (2010) et Avec les hommes (2013) ont figuré dans les sélections du Prix Femina. Après Libertalia, paru en 2015, Quand nous étions des ombres est le quatrième roman de Mikaël Hirsch publié aux éditions Intervalles.

  • Une fiction historique sur la place de la femme au Vietnam Une bien modeste famille est un roman majeur sur la condition féminine dans le Vietnam de la seconde moitié du vingtième siècle. Il conte les obstacles rencontrés par un amour de deux êtres que tout oppose? : leur famille, leur environnement politique, le qu'en-dira-t-on, l'éloignement géographique, ainsi que la pénurie dans laquelle est plongé le pays dans les années qui suivent l'Indépendance. Peignant la jeunesse idéaliste ayant pris part au combat pour l'Indépendance comme les vicissitudes de la construction d'un foyer en temps de paix, puis sa déliquescence, ce roman est celui du combat d'une femme, un combat de douze ans pour atteindre l'émancipation. Une bien modeste famille s'est vu décerner le premier Prix de l'Union des écrivains de Hanoi en 2005, puis de l'Union des écrivains vietnamiens en 2006. Compte tenu de son succès au Vietnam, il a été réédité à cinq reprises. Il a été traduit en anglais et publié par l'éditeur Curbstone Press (Etats-Unis). Une version en chinois est également prévue d'ici un an. Au travers d'une trame romanesque, l'auteur dépeint la place sociale réservée à la femme vietnamienne au XXe siècle CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE - "Une bien modeste famille, c'est l'histoire d'une femme. C'est aussi l'histoire d'un pays. Les deux se battent, se cherchent, se perdent et se retrouvent pour ne former, au final, qu'une seule et même histoire." (Amy Tounkara, Toute la culture) - "Les nantis roulent en voiture Volga, les haut-parleurs publics, accrochés aux poteaux électriques, diffusent des messages de propagande à toute heure et par tous les temps, les jeunes rêvent d'exil en Pologne ou en URSS." (Libération) A PROPOS DE L'AUTEUR Grande figure des Lettres vietnamiennes à l'écriture poétique et subtile, D? Ngân est un écrivain dont toute l'oeuvre défend la condition de la femme et évoque ses luttes pour s'émanciper pendant la période d'après-guerre, marquée par la dépression matérielle et les bouleversements d'une société vietnamienne en profonde mutation. EXTRAIT Il pleuvait sans arrêt. Il n'y avait que vent et pluie, une pluie interminable au point que la Terre entière semblait sombrer peu à peu dans la rivière couleur café au lait. On était en pleine saison des pluies dans ce coin perdu au fin fond du delta du Mékong. Un temps aussi démonté révélait à coup sûr un typhon quelque part au nord. Les habitants de la région le savaient grâce à un don naturel, ils n'avaient pas besoin des nouvelles pour en avoir confirmation. Ti?p entrouvrit la porte, observa le ciel pour mesurer à quel point elle serait trempée si elle sortait tête nue sous la pluie. L'ampoule électrique au bout de la ruelle, à peine suffisante pour éclairer des toilettes, se balançait lentement, péniblement, tandis que le haut-parleur public accroché à un poteau électrique suffoquait comme s'il se noyait. Les eucalyptus alignés le long de la petite rivière en face se courbaient sans pouvoir se redresser ; dans l'obscurité de la rive au loin, les pommiers étoilés d'un verger se balançaient bizarrement comme sur une musique endiablée.

  • Une fiction entre les Etats-Unis et l'ex-URSS Bye bye Leningrad pose un regard particulièrement original sur la vie quotidienne dans l'ex-Union soviétique et les Etats-Unis de la seconde moitié du XXe siècle. En partie autobiographique, ce livre est à la fois un roman picaresque et d'apprentissage. Son héroïne, Tatyana Dargis, a grandi en URSS. Après une adolescence durant laquelle ses malheurs en amour n'ont d'égal que ses déboires intellectuels et administratifs avec le KGB, elle émigre aux Etats-Unis où de nouvelles absurdités (capitalistes, cette fois) lui donnent un aperçu cinglant de la vie en Occident. Avec un sens aigu des sous-entendus et un art de la satire qui se prête merveilleusement à la description des mille contradictions propres au déracinement, Ludmila Shtern brosse un tableau profond quoique hilarant des deux grandes puissances mondiales à la fin de la guerre froide. Nourri d'influences autobiographiques, ce roman décrit les conflits politiques entre les deux géants de la Guerre froide CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE - "Humour, profondeur sociale, ironie, philanthropie : ces traits distinctifs révèlent une auteure attachante dont les singulières péripéties se lisent d'une traite." (Livres Critique) - "Son originalité et son principal attrait, c'est le ton, toujours drôle, souvent grinçant, avec lequel est restituée cette tranche de vie." (Régis Sully, BSC News magazine) - "Ludmila Schtern nous propose un panorama non dénué d'ironie sur ses deux patries : l'Union Soviétique de sa naissance et les États-Unis, son pays d'adoption. Elle nous dévoile l'envers des livres d'histoire en mettant en lumière le quotidien des petites gens de ces deux pays, leurs travers et leurs us et coutumes." (La Plume ou la vie) - "Ludmilla Shtern raconte avec une rare pertinence ses déboires avec la bureaucratie russe, déboires sur des sujets mineurs mais qui peuvent vous valoir tout votre avenir. On rit même et pourtant, c'est dramatique. La famille finit par réussir à rejoindre l'Amérique, mais la réalité n'est pas aussi douce que le rêve, l'administration n'y est pas non plus en peine de vilenies. Une joyeuse satire !" (GB, BB Le Mag Urbain/Dijon) A PROPOS DE L'AUTEUR Ludmila Shtern a quitté l'Union soviétique pour émigrer aux Etats-Unis en 1976. Née à Leningrad, elle vit désormais à Boston. EXTRAIT À compter du jour où nous déposâmes nos papiers pour demander l'autorisation de quitter le pays, le temps s'arrêta. Si l'on s'en tient au calendrier, il s'écoulait pourtant à toute allure. Six ou sept mois avaient dû passer. Mais dans mon souvenir, ils se fondaient en un seul et même jour accablant, gorgé de la crainte qu'on nous accorde l'autorisation de quitter le pays et de l'horreur qu'on nous la refuse. La famille n'était plus qu'un vaste champ de ruines. Mon mari Tolia restait prostré dans son lit avec quarante de fièvre mais sans diagnostic. Maman, d'ordinaire si impeccable, si fière et si élégante, restait assise sur le divan en robe de chambre, les cheveux en désordre, à se balancer comme un vieux juif en prière, répétant avec mélancolie et monotonie : « Non, je n'irai pas, non, non, je n'irai pas. Pourquoi le devrais-je ? Qui me chasse ? C'est ici qu'est toute ma vie... Du jour au lendemain, d'un coup, comme ça... Je ne bougerai pas de là, nulle part, jamais... » Comme en écho à ce faible bredouillement, en moi se soulevait un vague trouble où se mêlaient rage, tendresse, repentir et culpabilité.

  • Périples vagabonds au coeur des Balkans Lazare, vingt-cinq ans, accompagne un groupe de rock dans sa tournée européenne. Mais le projet tourne court à Sarajevo et le jeune homme doit se débrouiller seul pour rentrer en France. Le chemin du retour se révèle plus compliqué que prévu : par distraction, par nonchalance, par curiosité aussi, cet Ulysse maladroit va se perdre dans les Balkans. Découvrant les lois du vagabondage, il affronte des tempêtes, croise des âmes perdues et des compagnons providentiels, travaille où il peut, dort dehors, voyage en clandestin, embarque sur un vaisseau fantôme... Au fil de cette errance chaotique, c'est une géographie de l'âme qui commence à se dessiner, sous les pas de Lazare et sur le dos de la carte d'Europe qu'il annote comme un journal intime. La route se fait alors plus sinueuse, les rencontres plus inquiétantes. Le point de non-retour semble inéluctable. L'auteur nous livre ici un somptueux roman d'aventures, teinté d'une touche humoristique. EXTRAIT La roue avant gauche était bien à plat. Lazare tourna autour, les bras ballants, puis rentra se mettre à l'abri dans la camionnette : - Vous savez changer un pneu ? - Non, répondirent ses deux compagnons. Ils n'avaient jamais voyagé aussi loin, aucun des trois garçons ne s'était occupé de ce genre de choses auparavant. Mais le mauvais temps battait la campagne et la plaine était déserte, personne ne viendrait les aider sur ces petites routes du nord de l'Italie. Ils ressortirent sous la pluie et cherchèrent comment s'y prendre - Lazare se tordit le pouce dans la jante, Patrick se blessa la cheville en voulant resserrer un boulon à coups de bottes. Trente minutes plus tard, la roue était enfin changée et ils regagnaient la chaleur du véhicule.. CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE - "Avec la vivacité de ses descriptions, de belles qualités de style [...] Un écrivain est né, voyageur de surcroît. On ne demande qu'à le suivre." (Jean-Claude Perrier, Livres Hebdo) - "Le vagabondage réserve des surprises. C'est ce que rappelle le jeune reporter Guillaume Jan dans son premier roman." (Philippe Vallet, France Info) - "Plus qu'un récit de voyage et un très bel objet, une véritable leçon de vie, à la fois réconfortante et très réjouissante !" (Barbara Lambert, Point de vue) - "Un premier roman [...] bien raconté et construit, que l'on suit avec intérêt de bout en bout." (Corinne Abjean, Le Télégramme) - "Guillaume Jan restitue joliment l'étrange sentiment d'ivresse et de plénitude, d'émerveillement euphorique et de curiosité boulimique qui accompagne dans leurs périples les voyageurs solitaires." (Pamela Pianezza, Be) - "Un périple cocasse qui emporte le lecteur, le fait sourire et lui donne l'enivrante sensation du voyage." (Hélène Claudel, Monsieur Magazine) A PROPOS DE L'AUTEUR Guillaume Jan, né en 1973, est reporter dans la presse magazine française. Son métier lui a permis d'être chercheur d'or en Guyane, de partager le quotidien des jeunes Irakiens sous l'empire de Saddam Hussein, de slalomer entre les mines à Kaboul, de séjourner dans le charmant village d'Al-Qaida au Yémen, de suivre les enseignements d'un gourou biterrois dans son ashram en Inde, d'infiltrer une filière de concubines en Chine, de jouer au ballon avec l'équipe de foot de Grozny ou au billard avec des gangsters anglais. Il vit à Paris. En 2009, il a publié Le Baobab de Stanley, ballade douce-amère au coeur de l'Afrique.

  • Partez à la découverte du quartier le plus "peace and love" de Copenhague Christiania a été fondée en 1971 au coeur de Copenhague sur une friche militaire de 34 hectares. Héritage du mouvement peace and love, la « ville libre » autoproclamée reste de nos jours un quartier mythique où flotte un drôle de drapeau et un parfum de liberté. Si aujourd'hui l'on ne s'y promène plus nu avec des fleurs dans les cheveux, Christiania demeure un immense squat urbain où près de mille personnes, dont deux cents enfants, expérimentent l'autogestion et la démocratie directe, et où le haschich et le cannabis sont en vente libre. Qu'est-ce que Christiania ? Dix-sept Christianites ont ouvert leur porte et accepté de raconter leur quotidien à Laurène Champalle. Christiania est la plus grande expérience de vie alternative au coeur d'une capitale européenne. Christiania est aussi un espoir : l'espoir qu'un autre mode de vie urbain est possible au XXIe siècle. Christiania est un chantier, une expérience en cours, un lieu unique au monde où rien n'est figé, où tout reste à inventer. Une enquête sociologique format grand angle sur la vie urbaine au Danemark CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE - "Au travers de leurs parcours de vie s'inscrit l'histoire de Christiania : création utopique et expérimentale." (Globe-trotters magazine) EXTRAIT Mette et Søren, tous les deux architectes, ont construit la maison de leurs rêves au bord du lac de Christiania : l'un des endroits les plus charmants de l'enclave. Comme l'ensemble des constructions sauvages bâties aux abords des anciennes fortifications de Copenhague, aujourd'hui classées, elle est menacée de démolition. Un nouveau jour se lève sur le lac de Christiania. Mette ne se lasse pas du spectacle : à travers les roseaux blonds, elle observe les cygnes et les canards glisser tranquillement sur l'eau étale. Réunie autour de la table familiale en bois clair dessinée par Mette et Søren, confortablement assise sur des chaises Eames vintage vert amande, coquelicot et crème, la famille assiste tous les matins au lever de soleil sur la pièce d'eau, à travers les baies vitrées. A PROPOS DE L'AUTEUR Laurène Champalle est née à Paris en 1981. Journaliste, elle se spécialise dans les questions de société et le grand reportage. Utopie réalisée mais fragile et menacée, Christiania est un sujet qu'elle suit depuis 2003. à cette époque, elle était correspondante à Copenhague des quotidiens Libération et La Tribune. Elle collabore depuis sept ans à de nombreux titres de la presse française (Le Figaro Magazine, Ulysse, Management...)

  • Récit des désillusions d'un immigré Après une enfance albanaise durant laquelle les minijupes des animatrices de la télévision italienne résument à ses yeux la vie en Occident, Gazmend Kapllani franchit un jour la frontière grecque dans l'espoir d'une vie meilleure. Mais la Terre Promise ne lui réserve pas l'accueil amical auquel il s'attendait : nulle speakerine légèrement vêtue en signe de bienvenue, et pas la moindre trace d'un sourire bienveillant sur le visage des autochtones. Parqué dans un centre de rétention pour immigrés, il commence à entrevoir la dure réalité de la condition qui sera désormais la sienne. Lui et ses camarades albanais bâtissent dans leurs rêves un futur en Grèce où le travail leur apporte succès et fortune, un futur qui restera à l'état de chimère pour la plupart d'entre eux. L'absurdité de ces châteaux en Espagne comme celle de leur condition n'en rend leur quotidien que plus cruel. Avec autant de recul que d'engagement, d'humour que d'indignation, Kapllani mêle le récit de son expérience à une méditation sur ce qu'il appelle « le syndrome des frontières » pour composer un premier livre d'une acuité et d'une vigueur extraordinaires. L'auteur nous livre avec humour dans cette autobiographie le choc des cultures entre l'Orient et l'Occident CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE - "Un livre original, à la fois sensible, critique et détaché." (Catherine Simon, Le Monde des Livres) - "Une chronique simple et juste de l'immigration européenne aujourd'hui." (Bertrand Guillot, Standard) - "Cette brève autobiographie est un délice de lecture, émouvant, drôle, écrit à la pointe sèche. Plus efficace que bien des ouvrages sociologiques sur le sujet." (Jacqueline Remy, Marianne) - "Une réflexion sur la condition d'immigré, où le burlesque et l'humour sont opposés au déracinement." (Globe-trotters magazine) A PROPOS DE L'AUTEUR Gazmend Kapllani est né en 1967 en Albanie. En janvier 1991, il immigre en Grèce, où il travaille comme ouvrier du bâtiment, cuisinier et kiosquier, tout en poursuivant des études à l'université d'Athènes, où il soutient un doctorat sur la représentation des Albanais dans la presse grecque et des Grecs dans la presse albanaise. C'est aujourd'hui un auteur en vue, un dramaturge et poète reconnu, et son éditorial bihebdomadaire dans le plus grand quotidien grec, Ta Nea, fut une référence dans le monde des médias grecs et plus largement balkaniques. Il a désormais renoncé à ses activités de journaliste pour se consacrer à l'écriture. À travers ses éditoriaux et ses romans, il s'est fait l'ardent défenseur des droits de l'homme, de la justice et des minorités. EXTRAIT Vous vous demandez sans doute : pourquoi nous racontes-tu tout cela ? Le fait est que l'immigré, surtout un immigré de la première génération, n'a qu'un seul choix au début, celui de se taire. Au fond de lui cohabitent la peur, la prudence, le choc lié à son départ, le choc du premier contact avec un pays inconnu, le sentiment de n'être pas le bienvenu, la rancoeur, la nostalgie de la patrie et son reniement tout à la fois, la culpabilité et la colère. L'immigré est un être complexe, tellement peu sûr de lui qu'il redoute de se livrer. Il suffit d'un petit signe en face, un signe de refus ou d'indifférence, du genre : « Qu'est-ce que ça peut bien me faire, mon ami, de savoir d'où tu viens et par quoi tu es passé ? » Et l'immigré se sent ridicule, vulnérable, défiguré...

  • Que se passe-t-il dans les villes touristiques à la morte saison ? Mykonos, en Grèce. Attirant chaque année près de 400 000 visiteurs, ce petit port paisible des Cyclades devient de mai à septembre un Eden touristique généreux en plaisirs universels (soleil, danse, fête, feta). Mais en mars ? Y-a-t-il seulement un club ouvert après minuit ? Au hasard d'errances alcoolisées dans des rues blanches et désertes, deux pieds nickelés vont provoquer les dieux sans le savoir... Entre fantaisie et comédie, cette épopée éthylique endiablée convoque aussi bien l'humour grand-guignolesque d'Hunter S. Thompson que l'art du mystère de la série Lost. CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE - "Un pamphlet hilarant contre l'illusion hédoniste [...] Le passé pèse lourd, la crise économique n'en finit pas, seule la poésie nous venge de nos malheurs... et c'est ainsi qu'un séjour raté en mer Egée peut donner un petit bijou d'humour et de concision." (Frédéric Beigbeder, Le Figaro Magazine) - "Un récit drôlissime." (Grazia) - "Un premier roman haletant où le lecteur aura toutes les peines du monde à démêler le vrai du faux et les visions d'ivrogne des véritables phénomènes surnaturels." (Sara Guillaume, Libération) - "Joyeux et barré [...] Enlevé et farfelu [...] Deux garçons à la recherche d'aventures mais pas trop téméraires, surtout prêts à rire et à profiter sans se soucier du lendemain [...] Insolite et surprenant, tout pour plaire." (Yves Mabon, Les 8 Plumes) A PROPOS DE L'AUTEUR Richard Gaitet est né en 1981. Admiré dans toute l'Europe pour sa pratique très personnelle du sirtaki, il anime depuis 2011 l'émission « Nova Book Box » sur Radio Nova. Son premier roman, Les Heures pâles, écrit sous le pseudonyme de Gabriel Robinson, est paru en 2013 aux éditions Intervalles. EXTRAIT Le dimanche à Mykonos, les gens repeignent. Rafraîchissent de bleu les volets, de blanc le pourtour des pavés dessinant ce dédale de ruelles et de maisons à un étage à travers lequel nous nous perdrons plus d'une fois, mon camarade et moi. La population s'active mollement, il est 14 heures. À la fin du mois de mars, tout ou presque semble fermé, l'horizon gris et l'humeur maussade. Le vent souffle. Sur le front de mer, près de la place aux taxis, un serveur nous amène deux assiettes, gravats de grillades et de fritures si indigestes que nous partirons discrètement sans régler l'addition... ce qui ne nous ressemble pas. CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE - "Un pamphlet hilarant contre l'illusion hédoniste [...] Le passé pèse lourd, la crise économique n'en finit pas, seule la poésie nous venge de nos malheurs... et c'est ainsi qu'un séjour raté en mer Egée peut donner un petit bijou d'humour et de concision." (Frédéric Beigbeder, Le Figaro Magazine) - "Un récit drôlissime." (Grazia) - "Un premier roman haletant où le lecteur aura toutes les peines du monde à démêler le vrai du faux et les visions d'ivrogne des véritables phénomènes surnaturels." (Sara Guillaume,Libération) - "Joyeux et barré [...] Enlevé et farfelu [...] Deux garçons à la recherche d'aventures mais pas trop téméraires, surtout prêts à rire et à profiter sans se soucier du lendemain [...] Insolite et surprenant, tout pour plaire." (Yves Mabon, Les 8 Plumes) A PROPOS DE L'AUTEUR Richard Gaitet est né en 1981. Admiré dans toute l'Europe pour sa pratique très personnelle du sirtaki, il anime depuis 2011 l'émission « Nova Book Box » sur Radio Nova. Son premier roman, Les Heures pâles, écrit sous le pseudonyme de Gabriel Robinson, est paru en 2013 aux éditions Intervalles.

  • Focus sur un métal que l'on connaît trop peu.
    Après être passé près de la mort en cultivant son potager, Bill Carter a voulu comprendre les tenants et aboutissants du métal responsable de l'empoisonnement des sols de son jardin, situé à Bisbee, une ancienne ville minière. Il se lance alors dans une investigation au long cours sur le cuivre, ses propriétés, son rôle dans l'évolution des civilisations, les conséquences environnementales, sociales et financières de son exploitation, et surtout de son omniprésence dans notre vie quotidienne.
    Car en effet, sans cuivre, pas d'électricité, de téléphonie, d'internet... ni même d'alternative aux énergies fossiles?!
    De l'ancienne Égypte jusqu'à l'Arizona d'hier ou l'Alaska d'aujourd'hui, Bill Carter découvre comment l'extraction et l'exploitation du cuivre ont façonné nos sociétés. D'assemblées générales d'actionnaires à Londres jusqu'aux montagnes d'Indonésie, Bill Carter remonte le fil d'une bobine qui enserre le monde dans des liens étroits. En chemin, il fait témoigner un prospecteur aux faux airs de chercheur d'or, un chef de réserve indienne tiraillé par des conflits d'intérêt, des mineurs de père en fils, des communautés de pêcheurs du grand Nord inquiets pour leur survie, des patrons de multinationales rarement loquaces ou des traders cachés derrière leurs écrans.
    Il livre ainsi une analyse passionnante sur ce métal qui est partout autour de nous et dont pourtant nous ignorons presque tout, à commencer par les dangers imminents et les dommages irréversibles que son exploitation peut causer à la planète.
    Boom, Bust, Boom est une enquête fascinante sur un métal dont nous dépendons tous ?: le cuivre.
    EXTRAIT
    Nous vivons à Bisbee en Arizona, dans un petit hameau niché dans les Mule Moutains, à 1 600 mètres d'altitude. Bisbee, ville minière désaffectée, se situe à 13 kilomètres de la frontière mexicaine à vol d'oiseau. La mine de cuivre, fermée depuis plus de trente ans, a laissé des traces de sa période d'activité. Ses puits grêlent le flanc des collines et les écoulements d'acide sulfurique colorent les falaises d'un orange foncé. Des chevalements gigantesques ponctuent l'horizon et rappellent les ascenseurs, chacun grand comme une maison, qui emportaient les hommes 300 mètres sous terre.
    CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE
    Boom, Bust, Boom est le meilleur type de journalisme qui soit : magnifiquement écrit, riche en détails et incontestable... C'est un superbe livre. - Sebastian Junger
    Souvent, nous croyons connaître le monde, et soudain nous lisons un livre qui nous révèle que ce n'est pas le cas. Carter est un homme aguerri, qui confond l'industrie du cuivre et les graves dangers auxquels elle nous expose par négligence. Une lecture nécessaire. - Jim Harrison
    Boom, Bust, Boom est un exposé fascinant sur l'abondance et la dévastation que représente le cuivre - un des éléments les plus omniprésents dans le monde moderne. - Joel Reynolds, Huffington Post
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Bill Carter est l'auteur de plusieurs récits, dont Les Ailes de Sarajevo (éditions Intervalles, 2008) où la dimension documentaire est toujours prégnante. Enquêteur acharné, tentant toujours de voir l'humain derrière les chiffres et les statistiques, il bâtit une oeuvre où dominent les questions humanitaires et environnementales. Il enseigne actuellement l'art du documentaire dans une université d'Arizona.
    Boom, Bust, Boom a remporté le prix Arizona/New Mexico Book Award de l'essai en 2013.

  • L'amitié rémunérée, au contraire de la vraie, présente un million d'avantages.
    Elle peut, par exemple, s'arrêter à tout moment. Je ne promets rien, ne pose pas de conditions particulières, ne suis pas obligée de parler et ne me vexe pas. J'accepte les défauts, n'attends rien, n'emmerde pas, ne dévore pas le contenu du frigo, ne vais pas finir tes bouteilles de vin, ne bave sur personne et ne juge pas. Je me conduis de façon à ce que la clientèle savoure vraiment cette amitié. Je suis une invitée, une amie, une copine, une connaissance, une collègue, une ancienne camarade de classe, une cousine... c'est à mes clientes et clients de choisir mon rôle. S'ils ne sont pas satisfaits de l'amitié proposée, pas de problème. Ils peuvent rompre le contrat quand bon leur semble. Point. Pas de reproches, pas de scènes. L'amitié est expirée et basta.
    Que reste-t-il des relations humaines dans une société consumériste à l'extrême ? Un roman décapant.
    EXTRAIT
    Je propose donc des services. Je vends de l'amitié. D'occasion. À des gens qui, pour une raison quelconque, ne peuvent ou ne savent pas trouver d'affection véritable, pure et sincère. Ils sont esseulés. Trop timides. Moches. Ils sentent mauvais. Ils sont bêtes. Intolérants. Niais. Radins. En bref, un million d'attributs ne donnant envie à personne de mettre les pieds chez eux et un millier de raisons pour qu'eux-mêmes n'y tiennent pas de toute façon. J'offre une amitié payante, l'amitié que tu choisis. Tu lui donnes son orientation, détermines son déroulement et son rythme. En gros, tu paies pour l'amitié comme tu la conçois. Bon, d'accord, il ne s'agit pas d'une vraie amitié qui découlerait d'affinités mutuelles, d'intérêts communs ou d'une angoisse partagée. J'offre également des visites uniques pour un prix un peu exagéré. Mes visites se paient. Toujours. Personne ne va m'embobiner pour que je vienne gratuitement. En fin de compte, la vraie amitié a aussi son prix.
    CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE
    À travers la galerie de personnages que composent les clients de Csabika, l'écrivaine scrute ce qu'il reste d'humain là où tout s'achète et se vend. - Florence Bouchy, Le Monde des Livres
    Un roman vif, malin et osé, qui se lit d'une traite. - Yaël Hirsch, Toutelaculture
    Tout en menant une réflexion par l'exemple de ce qui peut s'acheter ou pas, l'auteure maintient tout au long de son récit une poésie pleine de fantaisie qui confère à ce roman une indéniable légèreté, presque souriante par moments, et volontiers audacieuse. - Daniel Fattore
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Ursula Kovalyk est née en 1969 en Slovaquie. Impliquée depuis longtemps dans la défense du droit des femmes et dans l'aide aux sans-abri, elle dirige également une troupe de théâtre composée de personnes sans domicile fixe. Elle a publié de la poésie, des romans et du théâtre, et a reçu plusieurs prix littéraires prestigieux. Ses oeuvres sont traduites en de nombreuses langues. Femme de seconde main est son premier roman traduit en français.

  • Gabriel est un jeune marin belge, facétieux, fort en gueule mais maladroit. Il veut apprendre à naviguer mais aussi à boire, à se battre et à aimer.
    Pour sa première traversée transatlantique, le voilà radio sur un cargo, d'Anvers à Buenos Aires. Hélas ! Une escale aux Açores lui révèle qu'une organisation secrète internationale vient de s'accaparer les ressources inespérées d'un recoin du pôle Sud, menaçant l'équilibre géomagnétique mondial...
    Saura-t-il conjurer la catastrophe ?
    Roman contemporain d'aventures maritimes, récit d'initiation tragi-comique aux accents surnaturels, L'Aimant poursuit l'histoire d'un titre méconnu de Jules Verne, Le Sphinx des glaces, qui reprenait déjà l'intrigue irrésolue de l'unique roman d'Edgar Allan Poe, Aventures d'Arthur Gordon Pym.
    La conclusion rocambolesque d'un mystère littéraire au long cours.
    EXTRAIT
    Entre les réverbères, la nuit paraissait l'avaler. Gabriel Chanteloup, c'était son nom, avait 20 ans, tout rond. Tout rond lui correspondait bien : il avait de bonnes joues glabres, pas tout à fait dégrossies de l'adolescence, des bras larges, de grandes jambes et déjà de la brioche. Le nez, comme dirait l'autre, c'était un cap - de Bonne-Espérance, qui lui permettait de distinguer les coups pendables des occasions à ne pas louper, telle cette « aimable croisière » transatlantique ; bref, ce pif, comme le cargo sur lequel on l'attendait, était au long cours, il était proéminent.
    Au-dessus de ce tarbouif insubmersible, les sourcils étaient charbons et se rejoignaient presque, ligne mazout, accentuant un regard noir, vif, rieur - naïf également, mais qui deviendrait perçant.
    CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE
    - « Qui mieux que Riff Reb's est capable d'illustrer un récit d'initiation tragi-comique aux accents surnaturels qui se passe en haute mer ? Quand on découvre ses 15 illustrations N&B, on ne voit personne d'autre ! Alors courez acheter ce magnifique ouvrage... de Richard Gaitet qui vous fera voyager dans tous les sens du terme. Que du bonheur ! » - DBD Mag
    - « La prose est éclatante... Un roman d'aventures qui captive, comme ceux que l'on lisait enfant, mais résolument pour adultes. La critique du capitalisme sauvage côtoie les descriptions sensuelles et les sombres mésaventures. Un livre superbement singulier. » - Juliette Plagnet, Causette
    À PROPOS DES AUTEURS
    Richard Gaitet est né en 1981. Admiré dans toute l'Europe pour sa pratique très personnelle du sirtaki, il anime depuis 2011 l'émission « Nova Book Box » sur Radio Nova. Son premier roman, Les Heures pâles, écrit sous le pseudonyme de Gabriel Robinson, est paru en 2013 aux éditions Intervalles.
    Riff Reb's est né en 1960. Qualifié de « Baron du dessin » par Moebius, il est l'auteur d'une vingtaine d'albums de bande dessinée, dont une remarquée « trilogie maritime » : À bord de l'Étoile Matutine (2009), Le Loup des mers (2012, prix Fnac), Hommes à la mer (2014).

  • Mystères autour d'une expédition scientifique aux îles Kerguelen Durant les grandes grèves de 1995, une biologiste se rend aux îles Kerguelen pour y étudier l'impact du réchauffement climatique. En plus de l'isolement géographique, renforcé par l'ampleur du mouvement social en métropole, elle y découvre un espace façonné par la littérature et fait la rencontre d'un technicien, maillon de la chaîne du renseignement. Au même moment, la mise au point d'un satellite espion, ainsi que la soudaine reprise des essais nucléaires français dans le Pacifique seraient-ils de simples coïncidences, ou bien les éléments épars d'un secret plus vaste, véritable chambre d'échos pour les fantômes de la Guerre froide? ? Mêlant tout à la fois réalité scientifique, récit d'exploration et conte fantastique, Mikaël Hirsch renoue ici avec le roman d'aventures maritimes, dont les maîtres incontestés furent Edgar Allan Poe et Jules Verne. Un thriller comme on les aime : aventure, suspense, secrets, histoires d'amour, intrigues politiques, tout y est CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE - "Sa grande prouesse est de réussir à faire d'une idylle entre deux personnes qui n'auraient jamais dû se rencontrer, un roman original et captivant." (Yves Mabon) - "Toujours aussi élégant dans son écriture, Mikaël Hirsch s'intéresse à une mission scientifique sur une île des Kerguelen. Ce territoire français d'outre-mer est dépeint dans une langue précise, raffinée jusqu'au moindre caillou." (Notes bibliographiques) A PROPOS DE L'AUTEUR Mikaël Hirsch est un écrivain français, né à Paris en 1973. Deux de ses romans, Le Réprouvé (L'Éditeur, 2010) et Avec les hommes (éditions Intervalles, 2013) ont figuré dans les sélections du Prix Femina. EXTRAIT Sa main serrait toujours la feuille de papier froissé. Elle ne s'en aperçut qu'une fois la porte convenablement refermée. Le chuintement du groom avait tout de l'alunissage, la détente du gaz surchauffé dans une tuyère de titane. Il annonçait le silence des espaces refroidis. Le piston coulissait alors dans le cylindre empli d'huile, donnant naissance à l'isolat. Le vacarme du couloir se vit ainsi repoussé aux limites extérieures de son monde. On n'entendait plus désormais les étudiants et les assistants de recherche qui se ruaient déjà vers le RER comme une volée de moineaux.

  • Forcée à grandir trop vite, Amina lutte pour sa survie et celle de ses deux frères
    À la mort de sa mère, la jeune Amina devient responsable de l'éducation de ses deux petits frères. Confrontée à des choix cruciaux dans une Algérie qu'elle aime profondément mais dont l'évolution l'attriste, elle va voir son destin inextricablement lié à celui de sa ville, Alger.
    Dans le milieu de la nuit où elle choisit de faire ses premiers pas d'adulte, comme dans un miroir grossissant, elle découvre une image du monde et d'elle-même dans laquelle tous les traits sont exacerbés.
    La Porte de la mer nous plonge dans le quotidien d'une société dont les rouages sont parfois défaillants. Bien que gangrénée par de nombreux maux et soumise à un silence assourdissant, l'Algérie et ses paysages majestueux forment le décor d'un théâtre d'ombres où les hommes et les femmes s'aiment et s'affrontent.
    À travers l'histoire d'Amina, c'est un véritable parcours initiatique que nous propose Youcef Zirem. Parfois douloureux, souvent touchant, mais toujours juste.
    EXTRAIT
    Pendant dix jours, je restai cloîtrée à la maison. Je faisais la cuisine et méditais. Je revoyais ma vie d'avant et je pensais à ma mère. De là où elle se trouvait, elle m'observait certainement. Que se disait-elle ? De là où son âme se reposait désormais, essayait-elle de m'aider ? Pouvait-elle faire quelque chose pour me tirer de là ? Elle était partie trois années auparavant ; au terme de longues souffrances, le cancer avait eu raison d'elle. Maman avait essayé de se battre contre ce terrible mal, mais c'était peine perdue. On n'avait pas décelé la maladie à temps, expliquaient les médecins. Mon père l'avait soutenue ; il l'avait beaucoup aimée durant leurs premières années de mariage, et la maladie avait fait resurgir chez lui les sentiments d'autrefois. Mon père avait promis à ma mère de prendre soin de ses trois enfants. Il le lui avait juré plusieurs fois à l'hôpital.
    C'était peut-être la mort prématurée de ma mère qui avait poussé mon père à se réfugier dans la religion et, plus tard, à n'accorder de l'importance qu'à la parole de Dieu, sans voir les réalités qui l'entouraient, sans se rendre compte de l'hérésie qui s'emparait de lui.
    CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE
    - « Zirem trempe avec courage sa plume dans le sang frelaté d'une nation qu'il ne sait plus comment aimer ni défendre. Simplement percutant. » - Pierre Vavasseur, Le Parisien
    - « Avec un style d'une simplicité et d'une justesse déconcertante, Youcef Zirem porte un regard implacable sur les ressorts cassés de la société... » - Hamid Arab, Le Matin
    - « La trajectoire contrariée vers la liberté d'une femme puissante dans une Algérie où la justice a cédé le pas au sein des instances dirigeantes au clientélisme -sinon au cynisme pur et simple. » - François Perrin, Focus Le Vif
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Après une carrière d'ingénieur d'État en pétrole, Youcef Zirem a démissionné du secteur industriel pour devenir journaliste à Alger après les tragiques événements d'octobre 1988. Durant près de 15 ans, il a fait partie d'une dizaine de rédactions dans la capitale algérienne dont La Nation, La Tribune, Le Quotidien d'Algérie... Son premier livre, Les Enfants du brouillard, est paru à Paris au mois de novembre 1995. Depuis, il a publié une dizaine de titres. Vivant à Paris depuis plus de dix ans, il anime l'émission littéraire «?Graffiti, littératures du monde?», sur BRTV.

  • Baby, baby

    Marianne Groves

    Le combat d'une femme qui veut être mère, tout simplement. Marianne vit de sa passion pour le théâtre, la traduction et la musique. Une seule chose manque à son bonheur : un enfant. La cinquantaine approche à grands pas, les demandes d'adoption n'en finissent pas, l'homme de sa vie ne se sent toujours pas prêt... Une seule solution : faire un bébé toute seule. Ou plutôt deux. Eh oui, l'échographie est formelle, ce sont des jumeaux ! Ainsi devenue le mobil-home de ses mini-twins, Marianne regarde avec un humour dopé à l'adrénaline la France se déchirer, pour ou contre le mariage pour tous, pour ou contre la PMA, pour ou contre le bonheur permis à chacun. Nous sommes au printemps 2013 et pour elle, le suspense est quotidien? : il s'agit de tenir la route pendant neuf mois, quitte à prendre des sens interdits et faire des détours improbables. Entre intimité et vie publique, anecdotes du quotidien et évènements majeurs, espoirs, éclats de rire et amour inconditionnel, Marianne relate son marathon tragicomique pour donner la vie. Un parcours aussi extravagant que touchant, qui fait de ce témoignage à la fois drôle et profond un récit moderne dans lequel chacun se retrouvera. Un témoignage drôle et humoristique qui se penche sur des questions sociologiques d'actualité comme la PMA ou le mariage pour tous. EXTRAIT Jeudi 22 novembre 2012. J'ai toujours pensé qu'une héroïne était quelqu'un qui pouvait courir très vite, sauter très haut, escalader des falaises comme on éternue et manger du yack cru à pleines dents. Pourtant, la seule pensée qui me traverse l'esprit, ce matin, emboutie à l'intérieur de mon siège Air France conçu pour accueillir un demi-Japonais, les deux genoux tapant douloureusement contre la tablette du dossier de devant, cette position me donnant un sentiment de grâce proche de la tourte à la viande fraîchement décongelée, la seule pensée, disais-je, capable de couvrir dans mon esprit le bruit nasillard des annonces trilingues du commandant de bord - anglais pourri, français d'école hôtelière, espagnol de boucher - est : Je suis une héroïne des temps modernes. CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE - "Elle relate avec humour et dérision cette grossesse inespérée et sa maternité évidente." (Candice Satara-Bartko, infosbébés.com) - "Émouvant et drôle, Baby Baby, est un récit enchanteur, sans concession et débordant de tendresse, à lire et à offrir." (Téri Trisolini, Hi-zine.fr) - "Je ne suis ni mère ni maman mais le livre m'a beaucoup plu. J'ai trouvé qu'il soulevait de vraies questions (la PMA, la filiation) et la forme, au jour le jour, rend l'ensemble très punchy et agréable. Alors, après l'actrice, la réalisatrice (et j'en passe), je crois bien avoir affaire à la naissance d'une nouvelle plume et ça aussi c'est réjouissant !" (Mélopée lit) - "Une fois que vous l'avez entre les mains, vous ne pouvez plus le lâcher. Et c'est ensuite l'émotion qui vient vous chatouiller les glandes lacrymales, qui accélère votre coeur." (collectif BAMP) A PROPOS DE L'AUTEUR Marianne Groves est une actrice, scénariste, metteur en scène, parolière et traductrice française. Pour les éditions Intervalles, elle a traduit les romans de l'auteur écossais Martin Millar, Les petites fées de New York, Kalix, La loup-garou solitaire et Kalix, La malédiction de la loup-garou, ainsi que les pièces de théâtre d'Anthony Neilson, Les Menteurs et de Ben Elton, Doris Darling. Baby Baby est son premier roman.

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