Éditions Marcel Broquet

  • Rose-Aline Berniau apprend qu'elle est atteinte de la maladie d'Alzheimer. Entourée et supportée par ses enfants, Rose-Aline débute alors son odyssée dans le tourbillon chaotique, confrontant et déchirant de la souffrance physique et de la détresse psychologique. Les mots et les visages s'effacent lentement, les rôles s'inversent et chacun est confronté aux tabous omniprésents affrontant l'impuissance et la peur. À tour de rôle, ils (QUI QUOI ? les mots, les visages ?) deviendront une mémoire ambulante, la seule encore possible pour Rose-Aline.Ce roman raconte peut-être votre histoire ainsi que celle de toutes ces familles atteintes par l'incompréhension et la culpabilité qu'engendre l'impuissance devant l'incontournable et inévitable déchéance physique d'un membre de la famille, d'un ami. C'est aussi celle de l'être humain confronté à un futur sans lendemain. C'est son combat solitaire contre l'inconnu et l'oubli. L'univers de la maladie d'Alzheimer est et restera une énigme dans le coeur de ceux qui côtoient chaque jour " le regard vide de l'oubli".

  • Enfant de la guerre, l'éditeur Marcel Broquet, originaire de Suisse Romande, a su après des études intensives et dans des conditions difficiles, se tailler une place de choix dans la jungle du livre au Québec et ce depuis 53 ans. Plus jeune libraire au Québec en 1959, fondateur avec Henri Tranquille et Paul-André Ménard de la première association des libraires indépendants du Québec, en guerre ouverte avec les cartels du livre de l'époque.
    Dans la première partie, l'auteur retrace les péripéties de son enfance. Il nous entraîne dans les affres de la France en guerre, raconte son retour en Helvétie et son départ en terre d'Amérique. À cette époque, il voulait suivre les traces d'Alain Gerbault, de Pierre Loti, de Gauguin, Blaise Cendrars et autres rêveurs ou grands voyageurs et son long et interminable cheminement dans les domaines du livre au Québec.
    Il se permet des échappées dans l'histoire, résultat de ses nombreuses lectures et observations. Parfois intimiste, il évoque dans la seconde partie, une vie pleine de rebondissements, d'échecs, de surprises et parfois de succès. Ce livre n'est pas un catalogue, encore moins l'apologie d'une carrière qui n'en finit plus. Il se permet par contre de jeter un oeil critique sur les rouages de la diffusion du livre et de la lecture et sur les conséquences des profonds changements que le milieu traverse actuellement. Marcel Broquet nous raconte pourquoi il continue d'oeuvrer dans le domaine de l'édition en tant que rêveur, fou du livre et se targue de faire passer son amour du livre avant les affaires.

  • Théo S creuse des puits. Parfois, il reçoit des signes des profondeurs abyssales où se tord son trépan en quête de la source fuyante. Théo vient d'accepter un drôle de contrat : creuser dix puits dans la cour d'une auberge cossue où l'on projette de construire un Spa luxueux alimenté à l'eau salée. Dans ce lieu de villégiature, Théo fait des rencontres curieuses. L'arrivée d'Hélène, comme l'eau qu'on n'attend plus, fait basculer le fragile équilibre de sa vie. Puis les événements se précipitent. L'eau se brouille dans les verres. On aurait trouvé du mercure. Les poissons ont le dos blanc sur la rivière, derrière l'auberge. Tout le monde a sa petite idée sur le mystère qui plane sur ce pays paisible. Même les Indiens reprennent le chemin de l'eau et la société d'histoire de la région veut remonter du temps un vieux fort. Théo s'accommode mal de toute cette agitation. La recherche de l'eau salée dans les profondeurs de la terre, ce n'est pas une mince affaire. Surtout quand il faut composer avec la protection de l'environnement, celle du patrimoine et la poursuite d'un rêve : remonter jusqu'à la source où tout a été fixé par le père. Creuser un puits, c'est s'arrêter, se loger. Théo, lui, creuse pour les autres

  • Fernandville : petite municipalité au creux d'une région pauvre, dépeuplée, sans histoire, sans ambition et sans importance revivant inlassablement ses mêmes drames insignifiants.
    Mais qu'y a-t-il donc alors à Fernandville pour que le haut dirigeant d'une chaîne nationale de journaux s'y intéresse? Pourquoi donc Dominique Benoît, jeune journaliste idéaliste, s'y est-elle accroché les pieds? Pourquoi certains s'intéressent-ils tant au petit journal local que son patron, ce vieux singe ratoureux, mène en dictateur. Pourquoi monsieur le maire en fait-il une obsession? Que vient donc y trafiquer un chef syndicaliste carriériste en pleine ascension professionnelle? Des intrigues s'y préparent? mais qui donc tire les ficelles?
    Fernandville endormie aura ouvert un oeil et assisté, désabusée, à un invraisemblable mélodrame. Plusieurs de ses acteurs auront raté une belle occasion de se tenir tranquilles. Quelques-uns auront tout perdu là ou quelques autres auront beaucoup gagné. Aussi insignifiants que soient les enjeux, les trahisons n'en seront pas moins douloureuses.
    Québécois pure laine né en Afrique par un coup du destin, Pascal Chaussé a passé l'essentiel de sa vie active à observer les dessous de la politique de village. Journaliste de formation, il a été, tour à tour, commis de dépanneur dans une pourvoirie, barman à 16 ans, animateur de radio, directeur de l'information, conseiller informatique, agent de développement local et agent d'information dans « sa » Vallée-de-la-Gatineau. Fin observateur, il a acquis un oeil critique et un goût prononcé pour le sarcasme qu'il met à profit dans ce tout premier roman. Mais bien sûr, Fernandville n'est pas Maniwaki et toute ressemblance ne serait évidemment que le fruit d'un malencontreux hasard?

  • Contrebassiste à ses heures, grand séducteur, Réal Beauregard est aussi tueur à gages au service de la mafia. Sa première règle a toujours été de n'accepter pour cible qu'un homme déjà lourdement impliqué dans des activités criminelles, et jamais une femme. Mais lorsqu'on lui demande, dans la grisaille de novembre, de s'envoler vers Cancún pour y rayer de la liste des vivants une demoiselle qui s'est éclipsée en emportant une valise bourrée de cash, Réal ne peut résister à la tentation.

    C'est en voyant pour la première fois la belle Rosalie qu'il comprend, un peu tard, qu'il vient peut-être de signer son propre arrêt de mort. Les dés sont bientôt jetés : Rosalie et lui sont follement épris l'un de l'autre. Réal n'a d'autre choix que de passer aux aveux, ce qui suscite bien des émotions. Rosalie finira par comprendre que, parce que son amant a mis sa tête sur le billot en retournant sa veste, ils ont avantage à s'unir pour sauver leur peau.

    Traqués, les nouveaux complices se débarrassent de quelques indésirables, avant de mettre le cap sur la Thaïlande, puis l'Australie, pour y exploiter un restaurant qui leur permettra de blanchir les liquidités dont ils disposent. La vie est belle. Mais, rattrapé par ses vieux démons, Réal se retrouvera bientôt dans de sales draps.

  • Nouvellement assignée au journalisme d'enquête, Ariane Vidal effectue un reportage sur le meurtre d'Alexandre Wilson, PDG de l'entreprise pharmaceutique Pilgrem, assassiné à Laval dans des circonstances sordides. Ce n'est que le début d'une période trouble dont la trame se dérobe au fur et à mesure des faux pas de la jeune femme inexpérimentée.
    Suite à un incident, Ariane ne résiste pas à la tentation d'ouvrir son propre dossier d'enquête sur la criminalité en milieu universitaire.
    En se lançant à la chasse aux attentats perpétrés sur le campus de l'Université de Montréal, la journaliste ne se doute pas de la cascade d'événements qu'elle est sur le point de déclencher, risquant d'y engloutir aussi sa vie personnelle. Son frère, Benjamin, à la tête d'une importante équipe de recherche à la Faculté de biologie, pourrait bien être impliqué dans des manoeuvres criminelles lorsque des vols, en apparence isolés et anodins, prennent des allures de complot.
    Ariane Vidal, aux prises avec cet imbroglio, n'aura d'autres choix que de s'acharner à démanteler un réseau depuis sa source : Popayán, en Colombie.
    Danielle Forget enseigne au Département de français

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