Éditions Payot

  • L'Australie, c'est en bas à droite Nouv.

    Ce devait être son dernier voyage ; ce sera le plus beau. Près de 25 000 kilomètres : c'est le tour complet de l'Australie qu'Anne-France Dautheville fit en 1975, à 30 ans, sur une BMW 750. Ce fut un tournant dans sa vie. Trois ans plus tôt, l'Afghanistan (Et j'ai suivi le vent) avait été la terre bouleversante des rencontres humaines ; l'Australie sera le voyage de l'émerveillement face à l'immensité d'un « monde-racines », un monde d'avant les êtres humains.

  • Après le tour du monde, la biker de choc de Et j'ai suivi le vent s'attaque à la France et livre une petite philosophie de la moto, de la nature et de l'amitié. Le jour de ses 60 ans, cela fait déjà dix ans qu'Anne-France Dautheville n'est pas remontée sur une moto. Cédant de nouveau à l'appel de la route, elle achète une BMW800 d'occasion et part faire un tour de France de l'amitié et de la bonne humeur pour fêter son anniversaire avec les gens qu'elle aime. Alternant récit de son road trip français, souvenirs et conseils de motarde, son texte brosse le portrait d'une mémé flingueuse qui a décidé que malgré l'âge son corps serait "moelleux", toujours nature, habitée par le seul plaisir de vivre, d'une liberté et d'une ouverture sur le monde qui remettent à leur place nos "horizons" actuels, si étriqués.
    Une récit de voyage qui est aussi une méditation tonique sur la vie et une exaltation des sensations à moto.

  • Un récit de survie au coeur d'une jungle aussi dangereuse que sublime

    En 1950, un explorateur de 23 ans disparaît en pleine jungle amazonienne alors qu'il tentait de traverser seul la Guyane française d'ouest en est. Il s'appelait Raymond Maufrais. De lui, on ne retrouva que son carnet de voyage, perdu,
    au milieu de la forêt.
    La découverte de ce texte bouleversant conduit Eliott Schonfeld à retenter cette expédition extrême. Il s'enfonce ainsi dans la jungle, soixante-dix ans après Maufrais. Face aux mêmes dangers, étreint par les mêmes émotions, le jeune aventurier partage le même rêve fou que son aîné : vivre dans la jungle, quitter la civilisation qui détruit le monde sauvage. Accompagné par le peuple de la jungle - singes hurleurs, anacondas, caïmans... - et hanté par son alter ego disparu, Eliott Schonfeld écrit pour ne pas se perdre. Il est le premier homme à achever cette aventure en solitaire - la plus grande de toute sa vie.

    Eliott Schonfeld, 27 ans, est le plus jeune membre de la Société des explorateurs français. Après l'Islande, le désert de Gobi, l'Alaska et l'Himalaya, cette expédition en Amazonie l'a emmené plus loin encore dans la solitude et la confrontation avec une nature impénétrable - et pourtant si menacée.

  • « Jamais un bouquin ne m'a fait autant rire », affirme Robert Redford, qui en a fait son livre de chevet et vient de l'adapter à l'écran. Retour aux Etats-Unis, retour à la nature : Bill Bryson s'attaque à l'Appalachian Trail, un sentier qui serpente, sur 3500 kilomètres, du Maine à la Géorgie. Dans cette aventure qui mêle histoire naturelle et histoires drôles, il s'est choisi pour compagnon de marche son vieux copain d'école, Stephen Katz, l'un des personnages de Ma fabuleuse enfance dans l'Amérique des années 1950, que la nature intéresse beaucoup, beaucoup moins que X-Files. Le problème, c'est qu'en se promenant dans les bois on risque de croiser, comme dans la série de science-fiction, d'étranges créatures...

  • C'était en 1972. Seule femme sur 92 pilotes, Anne-France Dautheville, 28 ans, participe à un raid moto entre Paris et Ispahan. Depuis l'Iran, elle poursuit en Afghanistan avec onze motards, puis au Pakistan avec quatre. Trois mois plus tard, à son retour en France, des rumeurs circulent : elle serait lesbienne, nymphomane, et surtout n'aurait suivi le raid qu'en camion. Furieuse, elle débarque à la rédaction du magazine Champion et déclare : « Je repars, toute seule ! » Canada, Alaska, Japon, Inde, Afghanistan... au cours de son périple autour du monde sur une fragile Kawasaki 100cc, les rencontres vont se succéder et prendre le pas sur les paysages. La fureur de vivre de cette icône biker au franc-parler nous fait rêver aujourd'hui, avec nostalgie, à une époque où l'on pouvait encore être joyeux, libre, et où la Terre était un espace ouvert.

  • 16000 kilomètres en deux ans, un peu à pied, mais surtout en cheval : de Constantinople à Qaraqorum, capitale de l'Empire des steppes. Plusieurs années avant Marco Polo, le récit du père Guillaume de Rubrouck, envoyé de Saint Louis auprès du Grand Khan, est l'un des premiers textes qui révélèrent à l'Occident les merveilles de l'ordre mongol et de son empire. Un document historique médiéval exceptionnel doublé d'un fabuleux récit de voyage au coeur de l'Asie.

  • Le 12 octobre 1933, en gare de Genève, Annemarie Schwarzenbach monte à bord de l'Orient-Express. Destination : Istanbul. La journaliste-photographe accompagne un groupe d'archéologues pour une mission de six mois à travers la Turquie, la Syrie, la Palestine, l'Irak et la Perse, alors que le poison nazi se répand sur l'Europe. Ce voyage la marque profondément. Au cours de périples ultérieurs, l'Orient deviendra pour elle le symbole de l'égarement existentiel de l'être humain. Hiver au Proche-Orient est un récit de voyage où se mêlent découvertes archéologiques, observations politiques sur la fin d'un empire (Ottoman) et journal intime.

  • Nicolas Bouvier (1929-1998) : écrivain-voyageur ? Sans doute, mais d'abord écrivain tout court, et puis aussi Genevois, poète, photographe... À seize ans, celui qui s'emploiera à « raconter le voyage pour apprendre à écrire » sait qu'il veut sillonner le monde et inventer un art de la vie. Il part sur la route de l'Orient, d'abord en auto avec un ami jusqu'à Ceylan, puis seul jusqu'au Japon. Ce portrait se fonde sur des documents inédits : la correspondance de l'écrivain (notamment avec le peintre Thierry Vernet, son meilleur ami), ses feuilles de route et ses carnets. François Laut, qui l'a connu, a également interrogé ses proches. C'est donc un Nicolas Bouvier intime qu'il nous raconte, introspectif, souvent déprimé, toujours ironique, pleinement artiste. On suit le Genevois dans les voyages qu'il n'a pas racontés et dans ce qu'il a tu ou écarté des voyages qu'il a racontés. On le voit batailler en poète ; on le voit vivre, aimer, souffrir en consumant son existence.

  • Pierre Loti (1850-1923) fut un romancier à succès et un mondain courtisé. C'est pourtant le même homme qui, délaissant les honneurs, partit pour le Sinaï en février 1894. Son ami Claude Farrère le décrivait comme « un agnostique qui ne se résigna jamais à renoncer à Dieu », d'où ce voyage en Terre sainte qui nourrira son inquiétude religieuse et lui inspirera l'une de ses oeuvres majeures, récit de voyage autant que quête spirituelle sous forme de triptyque. Après avoir saisi l'intemporalité et la virginité du Sinaï (Le Désert), il observe minutieusement églises et pèlerins dans Jérusalem avant de peindre des paysages en mots, les Évangiles à la main tel un guide (La Galilée).

  • Le Shvil, ou Israel National Trail, a été créé en 1995. C'est un chemin de randonnée long de mille kilomètres qui traverse Israël tout en serpentant, ondulant et se tortillant. Peu de gens le connaissent et encore moins savent qu'on l'appelle aussi "le chemin des anges". Linda Bortoletto l'a parcouru seule pendant plus de deux mois. Les "anges" ? Ce sont des habitants qui accueillent et hébergent gratuitement les marcheurs. Depuis la frontière avec le Liban, au nord, jusqu'à la mer Rouge, au sud, elle qui n'est pas juive, qui n'était jamais venue en Israël, elle dont la mère est musulmane, va pas après pas, rencontre après rencontre, appréhender Israël par la nature, l'intensité et l'énergie de cette terre, mais aussi chercher la raison de sa présence là-bas, tenter de réconcilier en elle-même la guerrière, la femme et la mystique.

  • Entre récit de voyage, peinture de société et expériences loufoques, cet impertinent et savoureux portrait de l'Angleterre des années 1990 (épicé de flash-backs dans les années 1970) a consacré Bill Bryson comme le plus british des écrivains américains.

  • Officiellement, c'est interdit. Pourtant, pendant deux mois, au printemps 2014, Stephan Orth, jeune journaliste au Spiegel, a parcouru près de 9000 kilomètres en Iran, de Téhéran à Bam, de Shiraz, à Mashad ou Ispahan, délaissant les hôtels pour dormir chez l'habitant. Derrière les portes closes, le voile tombe et, de ce périple « très émotionnel » dans la vie quotidienne et l'histoire des Iraniens, entre une jeune dominatrice SM, une bikini party dans une ville ultrareligieuse, et les marques indélébiles laissées par la guerre Iran-Irak, il a ramené ce livre plein d'humour et d'informations, best-seller en Allemagne, qui tient à la fois du récit de voyage, du guide underground, et du reportage sur une société, l'une des plus jeune au monde, en train de basculer dans la modernité.

  • Fécamp, juin 1939. Anita Conti embarque sur le morutier Viking pour une campagne de près de trois mois dans l'Atlantique Nord. C'est la première fois qu'elle reste aussi longtemps sur un navire. Seule femme parmi cinquante pêcheurs, elle restitue au jour le jour, dans ce carnet inédit, l'émotion brute ressentie à bord. Gorgé d'images et de confidences de marins, fouetté d'embruns ou noyé de brume, Le Carnet Viking ouvre aux secrets de la mer, ce monde énigmatique et mouvant où l'on se confronte au détachementet aux sensations les plus élémentaires.
    Anita Conti (1899-1997), écrivain, photographe et voyageuse, avait la mer dans le sang. Pionnière de l'océanographie, ardente protectrice des océans et des poissons, elle fut aussi la première femme à pénétrer le monde fermé des marins et à en témoigner.
    Préface de Catherine Poulain.

  • Lorsque Bill Bryson naît en 1951 à Des Moines, capitale de l'Iowa, 90 pour 100 des Américains possèdent déjà un réfrigérateur. Au cours de cette décennie heureuse, il leur sera répété que tout ou presque est bon pour la santé, dont la cigarette, le DTT et les retombées radioactives. Tout en racontant son enfance, Bryson nous régale d'une chronique des années 1950 aussi drôle que tendre. Gags à chaque page sur le quotidien d'un petit garçon de la middle class dans le Middle West, mais par-delà le fou rire, ce portrait d'une superpuissance trop sûre d'elle nous fait méditer sur le déclin de l'empire américain.

  • Le naufrage de La Méduse sur le vif, par l'un des « naufragés du désert » et surtout le seul des survivants à avoir tenu un journal en temps réel.

  • Toucher le coeur des hommes: tel est, selon Annemarie Schwarzenbach, le désir profond de tout écrivain. La cinquantaine de textes publiés ici couvrent les dix dernières années de sa vie. Parmi eux figurent, dans une traduction révisée, les reportages de Loin de New York et de Où est la terre des promesses ?,mais aussi vingt inédits sur le Proche-Orient, les Pays baltes, la Scandinavie et les États-Unis. L'écrivain raffiné s'y révèle une femme de terrain, libre, défendant avec courage les minorités et les subalternes, célébrant le "modèle suédois", décrivant une Amérique étonnamment proche de celle d'aujourd'hui et racontant, de Trébizonde à Kaboul et Peshawar, un Orient disparu, cet Orient apaisé dont nous ne pouvons plus qu'avoir la nostalgie.
    Carson McCullers lui dédia Reflets dans un oeil d'or. Stefan Zweig et Thomas Mann saluèrent son talent d'écrivain. Ella Maillart fit d'elle l'héroïne de La Voie cruelle. Annemarie Schwarzenbach(1908-1942), écrivain, reporter et photographe suisse, est l'auteur de plusieurs ouvrages cultes, dont Hiver au Proche-Orient et La Mort en Perse.

  • Si vous voulez savoir depuis quand l'on voyage pour le plaisir, qui fut la première femme globe-trotter, quel est le rapport entre un voyage de noces et le tourisme sexuel, ce que cherchaient réellement Nerval et Théophile Gautier en Belgique, à quoi servait le physiographe ou ce que peut bien être le sexotisme, si vous aimez la littérature, les récits de voyage, les anecdotes et le savoir, alors ce livre est pour vous. Toute la malice, la curiosité et l'érudition de Jean-Didier Urbain y sont concentrées pour dévoiler la face cachée de nos aventures à travers le monde. De Flaubert et ses « tétons d'Égypte » à Robinson étreignant un arbre, en passant par le tourisme libertin en Croatie, en Thaïlande ou au Cap d'Agde, son livre ne cache pas grand-chose, mais il explique aussi qu'au-delà des bordels et des aventures sexuelles, il existe un autre érotisme, lié à notre aattirance forcenée pour l'ailleurs. Et à cette aune, c'est la planète tout entière qui devient aphrodisiaque !

  • Le journal de voyage (mai-sept. 1865), jusqu'alors inédit en français, d'une institutrice de vingt-quatre ans partie du Missouri dans un convoi de chariots avec sa mère et ses frères pour se construire une nouvelle vie dans le Montana après les années sombres de la guerre de Sécession. Le western côté femmes, entre document historique et récit de voyage : un témoignage majeur sur le quotidien des millions d'héroïnes méconnues qui traversèrent les Grandes Plaines au xixe siècle.

  • Pierre Loti (1850-1923) fut un romancier à succès et un mondain courtisé. C'est pourtant le même homme qui, délaissant les honneurs, partit pour le Sinaï en février 1894. Son ami Claude Farrère le décrivait comme « un agnostique qui ne se résigna jamais à renoncer à Dieu », d'où ce voyage en Terre sainte qui nourrira son inquiétude religieuse et lui inspirera l'une de ses oeuvres majeures, récit de voyage autant que quête spirituelle sous forme de triptyque. Après avoir saisi l'intemporalité et la virginité du Sinaï (Le Désert), il observe minutieusement églises et pèlerins dans Jérusalem avant de peindre des paysages en mots, les Évangiles à la main tel un guide (La Galilée).

  • Février 1894. Pierre Loti part pour le Sinaï. Ce voyage en Terre Sainte lui inspirera l'une de ses oeuvres majeures, récit de voyage autant que quête spirituelle sous forme de triptyque : après avoir saisi l'intemporalité et la virginité du Sinaï (Le Désert), il observe minutieusement églises et pèlerins (Jérusalem), avant de peindre des paysages en mots, les Évangiles à la main tel un guide (La Galilée). Le style est épuré, comme si l'ascèse à laquelle se trouvait confronté le voyageur rejaillissait sur sa manière de dire. Entre âpreté et spiritualité, on ne ressort jamais indemne du désert...

  • De 1914 à 1931, l'existence africaine de Karen Blixen fut infiniment plus riche et complexe que ne le révèlent ses propres textes, les biographies ou le célèbre film Out of Africa. Cette période de la vie d'un des auteurs majeurs du vingtième siècle fut particulièrement romanesque. La baronne fermière survécut tant bien que mal à un mariage chaotique, à un quotidien ravagé par la syphilis, à l'hostilité de la nature et à sa passion tourmentée pour Denys Finch Nation. Seules l'écriture et l'amitié de ses « frères noirs » lui permirent d'affronter ses drames les plus intimes et d'envisager d'autres alternatives à ce qu'elle considérait comme un idéal de vie.

  • Durant son établissement en Nouvelle-Angleterre, après avoir vécu vingt ans en Angleterre, Bill Bryson se lance à la "redécouverte" de l'Amérique avec l'humour pour seule arme. Rien n'échappe à son sens de l'observation ni à son manque de sens pratique. Il lui faut guerroyer avec l'administration et les supermarchés, avec la publicité et les séries télé, avec l'informatique et le jardinage, avec les créatures de la forêt et son coiffeur, et même avec son épouse britannique, qui deviendra vite une Américaine accomplie.

  • La Française Marie Grandin (1864-1905) se rend aux États-Unis en 1892 avec son mari Léon, sculpteur, qui collabore à la réalisation d'une fontaine pour l'Exposition universelle de Chicago. Elle observe les moeurs d'un pays encore neuf ; elle s'indigne quelquefois mais s'émerveille le plus souvent, surtout pour constater à quel point les Américaines sont des pionnières en matière de liberté. Un récit injustement oublié.

  • Le 6 juin 1939, Annemarie Schwarzenbach quitte Genève dans la Ford Roadster Deluxe que vient de lui offrir son père. Sa destination : l'Afghanistan. Sa compagne de voyage : la déjà célèbre Ella Maillart qui veut arracher à la drogue cet « être noble au charme prenant ». On ne connaissait jusqu'alors de cette aventure exceptionnelle que La Voie cruelle, le plus beau livre d'Ella Maillart. Voici rassemblés les textes de celle qui s'y cachait sous le pseudonyme de Christina. Annemarie Schwarzenbach (1908-1942), qui fut écrivain, photographe et archéologue, mêle ici journalisme et poésie sous une plume dont la jouissance ne tarit jamais. C'est avec un même talent qu'elle promène son errance intérieure dans l'immensité de la steppe et qu'elle s'interroge sur le statut de la femme en terre d'islam.

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