Éditions Prise de parole

  • Depuis toujours, on affirme que les Canadiens français ont été des participants tardifs aux travaux miniers dans le Nord de lOntario. Or, il nen est rien. Les Canadiens français ont participé pleinement, dès 1886 année où samorcent les premiers travaux miniers dans la région de Sudbury à ce secteur névralgique de léconomie. À partir des fiches dembauche de lINCO, jusqualors inexplorées, cette étude pionnière démontre la forte présence canadienne-française dans cette industrie. Une étude qui est désormais une référence.

  • Au fil des décennies, lAssociation canadienne-française déducation, devenue plus tard lAssociation canadienne-française de lOntario (ACFO), a défendu et aidé à développer le fait français à Sudbury et ailleurs. Cette étude fascinante documente : la contribution de lACFÉO à la création décoles primaires françaises à Sudbury (en dépit de linterdiction imposée par le Règlement XVII) et à léventuelle révocation de cette loi ; les interventions dune société secrète provinciale, lOrdre de Jacques Cartier ou la Patente ; le débat autour de la création de lUniversité Laurentienne qui a profondément divisé la communauté ; le mouvement décentralisateur mené par Sudbury qui a entraîné la création dACFO régionales indépendantes un peu partout en Ontario ; les dossiers nouveaux et plus nombreux - bilinguisme municipal, services de santé, promotion de la femme, etc. - que l'ACFO du Grand Sudbury a tenté de faire progresser, tant bien que mal, au fil des années 70 et 80. Cette histoire de luttes sudburoises intéressera tous ceux et celles qui ont à cur la promotion de la francophonie canadienne.

  • « L'Éducation de langue française en Ontario : enjeux et processus sociaux » présente les principaux résultats de recherches dans le domaine de l´éducation franco-ontarienne, tels qu´ils ressortent des plus récentes études menées au Centre de recherches en éducation franco-ontarienne (CRÉFO). / Les recherches sont réparties selon quatre grandes thématiques : o l´exercice du pouvoir dans le système d´éducation ; o le traitement de la différence ; o la formation à l´enseignement et le perfectionnement professionnel ; et o les réalités des jeunes. De nature qualitative, elles englobent un vaste ensemble de considérations langagières et identitaires ancrées dans un contexte précis, l´Ontario français ; elles révèlent, ce faisant, des phénomènes susceptibles d´exister ailleurs, dans d´autres minorités linguistiques au Canada et dans le monde. Les lecteurs y puiseront donc des enseignements au sujet des enjeux et des processus sociaux typiques de l´éducation en milieu minoritaire. / Les auteurs épousent une conception de l´éducation qui ne se limite pas au système conventionnel, mais où l´éducation et la formation sont l´affaire de chacun d'entre nous, toute notre vie durant. Un ouvrage qui suscite une réflexion chez les citoyens engagés dans l´éducation de langue française en Ontario, qu´il s´agisse de contribuables, de parents, de professionnels de l´éducation, ou d'étudiants.

  • Trois études examinent la nature, le développement et la situation actuelle des littératures régionales francophones du Canada : de l'Acadie, du Bas-Saint-Laurent et de la Gaspésie, des Cantons de l'Est, de la Mauricie, du Saguenay-Lac-Saint-Jean, de l'Abitibi-Témiscamingue, de l'Ontario français et de l'Ouest canadien.



    La première étude définit la littérature régionale en la mettant en parallèle avec la littérature nationale. La deuxième décrit les conditions d'émergence et de développement des littératures régionales au Québec et au Canada : l'apparition de la foi en la littérature, la volonté « d'engagement » qui anime les écrivains, l'identité régionale des écrivains et l'existence d'un corpus spécifique. La troisième étude renseigne sur l'état de la recherche et de l'enseignement des littératures régionales. Un outil de référence précieux pour ceux et celles qui s'intéressent à la littérature régionale du Québec et du Canada français.

  • Pour rendre hommage à la carrière exemplaire de l'ethnologue Germain Lemieux, des chercheurs du Québec, du Canada et d´Europe ont participé à un colloque organisé en son honneur par le département de folklore de l´université de Sudbury et le Centre franco-ontarien de folklore. Les actes reprennent les six séances du colloque. / La 1re séance fait connaître le contexte de production de l´oeuvre de Germain Lemieux, en la mettant en parallèle avec celle d'autres religieux qui ont oeuvré en Ontario français et en Acadie. / La 2e séance considère la matière folklorique en tant que source d'inspiration pour les artistes et les enseignants. / La 3e séance, consacrée au conte, explore le jeu des échanges entre l'oral et l'écrit, analyse la gestuelle des conteurs, éclaire la moralité des récits, et apprécie la place et la qualité des sources franco-ontariennes dans le corpus narratif de la francophonie. / La 4e séance, consacrée à la chanson traditionnelle, analyse le répertoire recueilli par Germain Lemieux, étudie la valeur littéraire d'une chanson locale, la « Complainte de Cadieux », les variations d'une chanson type internationale, le « Siège de Mons », et le rôle du chansonnier dans la transmission de la mémoire populaire. / La 5e séance, consacrée à la culture matérielle et sociale, étudie le réseau des artisans forgerons, les caractéristiques de la langue du conte franco ontarien, le patrimoine religieux d'un groupe minoritaire et le rôle de la tradition orale perçue comme acte de communication. / La 6e séance est tournée vers l´avenir. On y dénonce la minorisation culturelle des Franco-Ontariens ; on propose l´économuséologie comme modèle de tourisme culturel ; on critique l´expérience du macro-inventaire du patrimoine québécois, et on suit l´évolution du concept de folklore vers la notion de patrimoine vivant. / Ces actes de colloque, tenus à l´université de Sudbury les 31 octobre, 1er et 3 novembre 1991, ouvrent des perspectives nouvelles pour la compréhension et l´exploitation de l´oeuvre féconde de ce grand ethnologue.

  • Le plus important des paradigmes en sciences sociales veut que la compétence linguistique, ainsi que la production des idées, s'expliquent principalement par référence à l'origine familiale, en fonction notamment du statut socioéconomique des parents. Ce

  • Les années 60 et 70, en Ontario français, sont porteuses de transformations idéologiques retentissantes. Dans la foulée de la Révolution tranquille au Québec, le nationalisme canadien-français traditionnel est chassé du discours dominant, alors même que le gouvernement fédéral, par l´entremise de ses politiques linguistiques, en vient à occuper une place de plus en plus grande dans la vie socioculturelle des minorités françaises. Ces bouleversements entraînent un réaménagement fondamental du discours identitaire des Franco-Ontariens. Les notions de culture, de communauté et d´histoire habituellement associées à la notion canadienne-française sont évincées en faveur d´un discours individualiste. De « Canadiens-Français » qu´ils étaient, les Franco-Ontariens deviennent des « francophones », sans assises culturelles. / « Comment un peuple oublie son nom » trace l´évolution des termes clés de l´identité franco-ontarienne telle qu´elle se manifeste, sur une période de quinze ans, dans la presse française de Sudbury. Les résultats sont probants.

  • Dans cette étude pionnière. Gaétan Gervais examine la tutelle gouvernementale (1934-1944) des jumelles Dionne. Mise en place pour empêcher une possible exploitation des jumelles par leurs parents, la tutelle servira ironiquement à cautionner une vaste entreprise commerciale dont le gouvernement ontarien et le médecin des quintuplées retireront d´énormes bénéfices. Les luttes engagées dans ce dossier par l´Association canadienne-française d´éducation de l´Ontario (ACFÉO), à la demande des parents, Elzire et Olivia Dionne, ne représentent qu´un chapitre des luttes des Franco-Ontariens pour le contrôle de l´enseignement français et catholique dans leur province. Cette étude jette un nouvel éclairage sur un épisode marquant de l´histoire des Franco-Ontariens. Cette étude a remporté le prix Christine Dimitriu Van Saanen en 2001.

  • « Parcours identitaires de jeunes francophones en milieu minoritaire » explore comment s´articule la notion d´identité chez huit adolescents franco-ontariens, âgés de 15 et 16 ans. Ces jeunes ont participé, de 1997 à 2000, à une étude ethnographique qui a mis l´accent sur leurs pratiques langagières et le sens qu'ils accordent à ces pratiques. La recherche a porté une attention toute particulière à la notion d´identité bilingue, qu´elle déconstruit en vue d´en comprendre la signification pour ces jeunes et d´examiner si cette forme identitaire peut exister en soi en tant que phénomène stable, ou s´il s´agit plutôt d´un phénomène transitoire menant, à plus ou moins long terme, à l´assimilation.
    Les portraits révèlent que l´identité de ces jeunes est en pleine mouvance, que leurs parcours identitaires sont loin d´être linéaires. L´étude démontre que le concept « d´identité bilingue » est plus complexe que ne le laissent croire, à ce jour, les études quantitatives qui voient dans ce phénomène un pas vers l´assimilation définitive au groupe anglophone dominant.

  • « Des gens de résolution » aborde la question suivante : comment les Canadiens-Français de l´Ontario, femmes et hommes, ont-ils vécu la fin du Canada français ? La réponse se présente en trois temps. Dans le premier chapitre, les congrès patriotiques apportent une description de ce que représentait le Canada français avant 1960. Le deuxième texte décrit l´éclatement de la nation canadienne-française, comme en témoignent les États généraux du Canada français (1966-1969). Enfin, le troisième chapitre explore comment cette rupture a forcé la communauté franco-ontarienne à définir autrement sa culture, pendant qu´émergeait une nouvelle « identité franco-ontarienne ». / Ces trois textes ont d´abord paru séparément dans les « Cahiers Charlevoix. Études franco-ontariennes » (numéros 1, 2 et 3).

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