Éditions Prise de parole

  • Qui a tué le roi Hamlet ? Sa veuve, la reine Gertrude ? Son frère Claudius, devenu roi en épousant la veuve ? Le jeune prince Hamlet, visité par le fantôme de son père, les soupçonne tous deux... "Il est admis par tous qu'Hamlet est plus vivant qu'un homme qui passe." Alfred Jarry.

  • «Richard III» est le récit de l'ascension fulgurante et de la chute brutale d'un homme animé par une quête de pouvoir. Ne reculant devant aucun mensonge, aucune traîtrise ni bassesse, le duc de Gloucester (futur Richard III) parviendra à manipuler la cour et à anéantir ses nombreux ennemis. Mais son triomphe sera éphémère. Dès qu'il s'emparera du trône, le système de haine dont il aura été l'architecte aura raison de sa vie et de son règne sanglant.

    Mêlant le tragique et le comique dans la plus pure tradition shakespearienne, la pièce donne à voir les travers d'un homme méchant, certes, mais aussi ceux d'une classe entière?: tous les personnages de la cour mentent, déçoivent et trompent allègrement, dans un ballet savamment chorégraphié. Qui oserait prétendre que le duc, aussi méchant soit-il, est le seul fourbe dans cette histoire??

    Après sa magistrale plongée dans «Hamlet» (Prise de parole, 2011), Jean Marc Dalpé poursuit son appropriation de l'univers shakespearien avec cette nouvelle traduction et adaptation pour la scène. Dans ce «Richard III» puissant, il réalise une fois de plus l'exploit de donner force et modernité à un grand texte du patrimoine théâtral.

  • Les habitants d´un petit village se voient en photo et se trouvent plutôt... laids. Arrive alors Arsène Clou, un inventeur, qui, grâce à sa machine, promet la beauté à tous ceux qui la veulent. Les villageois se précipitent dans la machine où ils sont immédiatement transformés, pour leur plus grande joie. Mais celle-ci est de courte durée. C´est qu´il y a un hic : la perfection n´a que deux visages, un pour les hommes, l´autre pour les femmes. Impossible dès lors de se reconnaître. Adaptée du roman de Raymond Plante, La machine à beauté a connu un immense succès auprès de son jeune public.

  • Di a 16 ans et habite la grande maison familiale perdue entre champs et forêts. Elle y vit dans une sorte d'enchantement aux côtés de Makati, sa mère adorée, de Paclay, son papa rêveur, et du beau Mario Morneau, deuxième mari de sa mère. Or, voici que l'arrivée de Peggy Bellatus et de ses effrayantes machines minières qui bouleversent la terre, les désirs et les secrets vient rompre ce fragile et merveilleux équilibre.

    Avec cette pièce «pour une femme seule», Michel Ouellette poursuit son exploration des frontières théâtrales : le personnage, composé comme un poème, s'exprime dans une langue bigarrée et joueuse, pleine de trous et de rebonds. Il en résulte un poème scénique tout en spirale, ludique et poignant.

  • Dans son quotidien régulé par les sonneries des radios-réveils et les bulletins météo animés par son ex, le gars tente tant bien que mal de ne pas s'affaisser. Seul, sans le sou, happé par un tourbillon dont il ne parvient pas à s'extirper, ce héros malgré lui se retrouve dans la boue jusqu'au cou. Mais avec le soutien de Super-Poulet BBQ, véritable ange gardien déplumé qui se métamorphose au gré des situations, il réapprendra peu à peu à vivre. Les leçons de résilience s'enchaîneront, malgré les retours à la case départ, et, grâce à une capacité incroyable à se réinventer, à sa ténacité, le gars trompera le désespoir, imaginera le beau temps et une volée d'oiseaux revenant du sud pour enfin renaître, peut-être, de ses cendres.

    Sous un ciel nuageux ponctué d'éclaircies, «Le gars qui voulait se faire phénix» cache une ode à l'autodérision, à l'importance de s'enfarger et de tomber pour mieux se relever.

  • Une femme et un homme s'engagent dans un jeu de séduction qui les mènera à révéler leurs secrets refoulés. Au milieu de la mer, sur un bateau, un quai, une plage ou encore sur le sol froid d'une cuisine, ELLE et LUI se retrouvent dans un espace entre mémoire et fantasme, entre souvenir et dessin à la craie, entre enfance et vieillesse, entre départ et saut dans le vide... Ils chercheront alors à se libérer d'un passé qui les écrase, les empêche de vivre pleinement la spontanéité de leur désir.

    Pièce à l'univers obsessionnel, «Un quai entre deux mondes» explore le déracinement et l'enracinement comme deux chimères trop souvent bercées de mensonge et d'illusion.

  • Dans un immeuble gris, quatre solitudes occupent un espace-rêve. Le temps, parfois décalé, y avance sans avancer.

    Écrite comme un songe fragmenté, la pièce chorale «Et si un soir» s'inspire de l'obscurité qui rend possible l'exploration d'une intimité qu'on ose rarement avouer à haute voix, et où l'inaction, ce moment d'avant le geste, est la source même de la tension.

  • Quelque part dans le Nord ontarien, au cours d'une semaine de froid exceptionnel...

    À la suite du décès de leur mère, un conflit éclate entre deux soeurs au sujet du vieil hôtel-motel familial. Marie-Élizabeth, pianiste de renommée internationale, veut vendre La Queens à un investisseur sans scrupule. Sa jeune soeur Sophie, une ancienne chanteuse pop rentrée au bercail, et qui gère depuis l'hôtel avec son mari, s'y oppose, convaincue qu'il y a un avenir pour l'établissement et la ville. Dans cette arène où bien des coups sont portés, le destin de la bâtisse en mal de rénovations est loin de constituer l'unique enjeu.

    «La Queens» est la première création dramaturgique originale de Jean Marc Dalpé depuis Août : un repas à la campagne, parue en 2006. Tragicomédie savamment orchestrée, elle présente à travers ses nombreux revirements une réflexion sur l'identité, l'appartenance et la transmission.

  • Cinq résidentes d'un foyer pour personnes âgées participent à un documentaire sur les éphémères, ces vilains shadflies qui émergent du lac Nipissing chaque été et s'abattent par nuées sur North Bay. Elles s'y prêtent de mauvais gré, car ce dont elles meurent d'envie de parler, c'est plutôt des quintuplées Dionne. Tout en jouant le jeu pour la caméra, les vieilles se racontent dans une langue tout à fait savoureuse. Et, comme par inadvertance, chacune en vient à révéler un sombre pan de son passé. Avec tendresse et mordant, cette comédie dramatique nous apprend que la vie, et la mémoire, sont... éphémères.

    Texte sur l'oubli qui prend comme point d'ancrage une des plus fameuses histoires du 20e siècle, «Le club des éphémères» conclut, après «Un neurinome sur une balançoire» (2015, prix littéraire Émergence AAOF) et «Un quai entre deux mondes» (2018), un triptyque de «théâtre mémoriel» explorant la déconstruction de certains mythes fondateurs personnels et collectifs.

  • J'entends des sons.
    Un souffle ?
    Je me penche sur bâbord
    et une ombre lumineuse passe à toute vitesse.
    Puis une autre, et encore une autre.
    Les corps souples de cinq dauphins se dessinent,
    nageant le long du bateau,
    luisant dans l'eau phosphorescente.

    Il est 0 h 55. Le lourd manteau de la nuit tombe sur le port. Une femme à la dérive embarque sur un voilier pour sa première traversée de l'Atlantique, aux côtés d'un capitaine tatillon, de sa jeune épouse et d'une jeune femme de Marseille. Se succèdent pour elle des moments forts - de doute, d'extase, de fièvre -, mais aussi des expériences féeriques, comme cette voie lactée de plancton phosphorescent dans le sillage du voilier ou encore cette baignade qu'elle s'offrira dans l'infini, entourée de l'immensité bleue et mouvante de l'océan.

    Récit d'émancipation à une voix, «Dans le bleu» raconte le formidable triomphe de la ténacité sur l'adversité.

  • Un jeune immigrant, Jim, attend Axelle, qu'il n'a pas vue depuis leur « nuit des étoiles ». Déterminé à quitter la médiocrité du Magic bowling magique de son père dont il nettoie les planchers aux petites heures du matin, il vient de s'enrôler dans l'armée.

    Arrive Axelle, enceinte de huit mois. Froide et méprisante, elle se débat pourtant contre les sentiments qu'elle éprouve à l'égard de Jim.

    Dans une salle de quilles au décor éliminé et quétaine, les deux adolescents n'auront qu'une heure pour faire accepter à l'autre leur rêve d'avenir.

  • Aliénor ne connaît dautre monde que la forêt qui l'a vue naître, où son père, Étienne, s'était exilé avec les siens lors du Grand Nettoyage du village. Il y a très longtemps. Si longtemps qu'Étienne Landry en a oublié le nombre d'années. Et comme si lhiver n'avait pas réussi à l'engloutir, Étienne se voit soudainement propulsé dans l'univers de la « justice civilisée », accusé d'inceste sur la seule personne quil lui reste à aimer, son Aliénor.

  • Sudbury, depuis trente ans, est un creuset dans lequel les artistes continuent de puiser, qui continue de les alimenter. Six d'entre eux, dans le coeur desquels Sudbury occupe une place toute spéciale, ont accepté l'invitation d'André Perrier, directeur artistique du Théâtre du Nouvel-Ontario de 1998 à 2004, et on créé un conte urbain ayant pour cadre cette ville. Le résultat est un heureux et vigoureux mélange de styles, où l'humour côtoie le dramatique, où l'émotion brute et la truculence, à l'image de cette ville du Nord, éclatent à pleine page.

  • En 1910, Ève-Marie Guérin, une jeune chanteuse de talent, quitte Montréal pour s'inscrire au conservatoire de Paris, dans l'espoir de poursuivre une carrière à l'opéra. Maurice Kleinman, son ami d'enfance doué pour le piano, rêve de devenir concertiste ; il part avec elle parfaire ses études dans la Ville lumière. Le destin unit alors les deux complices. Ils connaîtront pourtant des parcours fort différents. La pièce explore la nuance entre l'ambition et le dépassement de soi.

    «La passagère» a été coproduite par le Théâtre La Tangente de Toronto et le Théâtre français du Centre national des arts.

  • Quelque part en Asie, Maïta, âgée d´à peine 12 ans, termine un contrat dans une fabrique de jouets. Après quatre ans de dur labeur, au cours desquels elle a réussi à rembourser les dettes de sa famille, elle aspire de tout son coeur à retrouver son père. Maïta a hérité de l´art de son père et envoûte ses camarades en mettant en scène la marionnette Issane, princesse de la lumière, qui ouvre les portes d´un autre univers... Avec une justesse de ton qui ne se dément jamais, l´auteure insuffle véracité et émotion à ce huis clos pour le moins inusité. Comédiens, ombres chinoises et marionnettes se conjuguent pour accentuer la cruauté du drame ou propulser le spectateur dans les voiles du rêve. Porté à la scène par le Théâtre de la Vieille 17 en 2000, le premier texte de théâtre pour la jeunesse d´Esther Beauchemin a été acclamé au Canada et à l´étranger. En 2002, «Maïta» remportait le prix Christine Dimitriu Van Saanen au salon du livre de Toronto.

  • À la mort de son mari, une mère entraîne ses six enfants à la cabane de chasse familiale, un chalet rudimentaire, éloigné de tout, dépourvu d'électricité et d'eau courante. Coupant tout lien avec le monde, elle s'entoure d'une meute de chiens chargée de les protéger, elle et ses enfants, des «Ombres» qui les traquent.

    Hantés par la peur de l'autre, les enfants se replient sur eux-mêmes et se débrouillent comme ils le peuvent. Un jour, alors que la mère vient de donner les dernières gouttes de lait aux jeunes chiots plutôt qu'à son bébé, l'aînée, Irène, se révolte et quitte l'enclos familial à la recherche de nourriture pour sauver l'enfant.

    Inspirée d'un fait divers survenu en Idaho à l'été 2001,« La meute » a été créée le 28 novembre 2003 par le Théâtre la Catapulte, en collaboration avec le Théâtre français du Centre national des Arts.

  • Une femme déconnectée, vidée. Autour d'elle, ou peut-être en elle, une succession d'images personnifiées, fantasmées ou horrifiantes : vidangeur sexy, dentistes admirablement de gauche, petit couple d'emmerdeurs bourgeois, pimp, pute, punk virulent. Le monde intérieur de Solange nous apparaît comme un film présenté au ralenti, dont des morceaux auraient été volontairement coupés.

  • Une jeune fille de quinze ans, victime de la polio, entreprend un long voyage de Timmins à Toronto, en quête dun miracle de la médecine moderne. En cours de route, des drames intérieurs se jouent : celui de la mère qui envisage une vie lourde de responsabilités, celui de la cousine qui perdra son insouciance de jeune fille gâtée.

    « La Ptite Miss Easter Seals », cest aussi les rapports inégaux entre anglophones et francophones, entre riches et pauvres ainsi quun témoignage brûlant sur la situation de la langue française en Ontario.

  • Une tranche de vie, une fresque sociale où trois effeuilleuses, ces femmes qu'on regarde, mais qu'on n'écoute jamais, prennent enfin la parole. Un regard sur notre comportement dans la vie publique et l'intimité, sur les désirs et les frustrations face aux rêves inpsirés par le bombardement d'images publicitaires des médias.

  • Lili, jeune fille habillée en punk, se réfugie dans l'atelier de son père. Elle est couverte de sang et tremble à l'idée qu'elle vient peut-être de tuer un inconnu pour plaire à ses amis néonazis.

    Trois heures du matin. Ken, le père, un homme d'affaires peu scrupuleux, pénètre à son tour dans l'atelier. Il parle à son comptable au téléphone tout en sculptant une statuette d'argile. Il entend un bruit, voit sa fille et remarque le piètre état dans lequel elle se trouve.

    Suivra un affrontement entre fille et père dans un huis-clos brutal. Lili, l'ado rebelle, cherchera à échapper à sa peur en projetant sa colère sur son père, qu'elle rendra responsable de sa misère, lui reprochant ses absences, son égoïsme, le fait qu'il ait renoncé à ses idéaux de jeunesse... Pour Ken, aux prises avec des problèmes financiers, ce sera à l'occasion de prendre la place qu'il n'a jamais su occuper dans le coeur de sa fille.

    Le Théâtre la Catapulte a produit un excellent dossier d'accompagnement qui aide le lecteur à bien comprendre l'univers de la pièce, traite des enjeux qui y sont explorés et propose des activités pour les approfondir. Il présente également les éléments du spectacle, comme la mise en scène, les costumes, l'environnement sonore, etc.
    Le dossier est disponible gratuitement en ligne à http://catapulte.ca/Media/Content/files/DOSSIER_ACCOMPAGNEMENT-La_Fille_dargile.pdf. On peut aussi le demander par courriel en écrivant à communications@catapulte.ca.

  • Un veuf, attristé par le décès récent de sa femme, joue aux cartes avec ses trois fils. À la fin de la soirée, il leur impose un jeu grave, auquel il les contraint, sinon il se laissera mourir : de lui ramener, au terme d'un an et un jour, un improbable objet, le plus petit chien possible. À celui qui réussira l'exploit, il promet la ferme en héritage. Ce sera le plus jeune, Jean, qui s'acquittera le mieux de cette épreuve, qui se révélera être la première de trois, d'un an et un jour chacune.

    Au terme de leurs aventures, les trois fils auront obtenu bien plus que les clés de la ferme ; ils auront appris à se débrouiller, à vivre, à aimer. Et le père pourra mourir en paix, confiant d'avoir donné à ses fils les ressources pour vivre.

    Inspiré d'un conte du Saguenay, «L'amour incurable» propose une chose rare au théâtre, un conte pour les grands. La pièce a été présentée à Montréal en février 2010.

  • Dans « Je... adieu », trois personnages doivent, chacun à leur façon, survivre à la journée du 14 février. Derrière une fable à la fois satirique et grave, se cachent les clichés commerciaux qui viennent troubler ces amours complexes et souvent volatiles des adolescents.

    Dans « Vie d'cheval » que Léger signe avec André Roy, la pièce met en scène une journée dans la vie de deux adolescents. Le texte plonge le lecteur « dans les transformations sauvages de l'adolescence, dans le désir de trouver sa place et de plaire, mais aussi dans les blessures de l'exclusion en cette époque de téléréalité et de vedettariat instantané. »

  • Au centre d'un village qui se meurt, une enseignante s'est barricadée à l'intérieur de l'école, une ceinture de dynamite autour du ventre. Elle tente d'empêcher que « son » école soit démolie. Ironie, c'est le démolisseur, Jeff, qui tente de la dissuader de tout faire sauter.

    Entre les deux, un jeu de lettres qui tient lieu de compte à rebours...

  • Trois classiques - un roman (Oz), un conte (Ti-Jean de partout) et une pièce de théâtre (Cyrano Tag) - sont ici transformés grâce à la magie de Marie-Thé Morin et de Pier Rodier en théâtre musical contemporain.

    Chacune d'elle a été adaptée pour un jeune public d'âge différent :
    Oz pour les 6 à 10 ans ;
    Ti-Jean de partout pour les 7 à 12 ans ;
    Cyrano Tag pour les 10 ans et plus.

    Ces productions ont largement tourné dans les écoles, où elles ont été chaleureusement accueillies par les jeunes publics.

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