Éditions de l'Isatis

  • On le surnomme l'Indien blanc. Tout jeune, Étienne Brûlé commence sa vie d'aventurier en s'embarquant comme mousse sur le Don-de-Dieu, commandé par Samuel de Champlain. Quelques années plus tard, il se porte volontaire pour passer un an dans une tribu de la grande famille des Hurons afin d'apprendre leur langage et leurs coutumes. Peu de temps après, il adopte le mode de vie des Hurons et passe de nombreuses années à faire des expéditions de toutes sortes. Un héros attachant et hors du commun, à la vie mouvementée et trépidante.

  • Samuel de Champlain est le veritable père de la Nouvelle-France. Navigateur, cartographe, écrivain, ethnographe, il avait une vision : celle d'installer une colonie française sur les bords du Saint-Laurent. Il a toujours manifesté un grand respect pour les nations amérindiennes qu'il a côtoyées.
    Malgré tous les obstacles rencontrés sur sa route et les multiples voyages qu'il a dû effectuer entre la France et le Nouveau-Monde, il n'a jamais cédé, jamais fait de compromis. Sans son acharnement et son courage, il est probable qu'il n'y aurait plus rien de français en Amérique du Nord.

  • Lucy Maud Montgomery est la première femme
    écrivaine reconnue du Canada dont le livre le plus célèbre est Anne... la maison aux pignons verts. Elle est née en 1874 sur l'Île-du-Prince-Édouard. Orpheline de mère dès son plus jeune âge, et à cause de l'absence prolongée de son père parti travailler en Saskatchewan, c'est à Cavendish qu'elle demeura le plus longtemps,
    dans la maison de ses grands-parents maternels. À une époque où « les femmes ne pouvaient être écrivains », cette féministe avant l'heure a su faire mentir l'adage et
    a publié vingt romans, des nouvelles, de la poésie et de nombreux articles. Encore aujourd'hui, ses oeuvres sont lues dans le monde entier.

  • Mary Travers, Madame Bolduc, est née le 4 juin 1894 dans le petit village de pêcheurs de Newport, en Gaspésie. Elle démontre très vite un goût prononcé pour la musique. À treize ans, elle part pour Montréal, engagée comme domestique. Grâce à ses talents de musicienne, elle rencontrera Édouard Bolduc qui deviendra son mari et le père de ses quatre enfants.
    La récession causée par la Grande Dépression de 1929, mais surtout l'accident de son époux, obligent Mary à endosser le rôle de soutien de famille. La musique devient ainsi son gagne-pain. Excellant dans l'art de la turlute et de la chanson, Mary compose et enregistre des disques à un rythme effréné en s'inspirant
    des actualités.
    Première auteure-compositrice-interprète québécoise du début du XXe siècle, Madame Bolduc demeure une figure féminine emblématique de son époque. Encore aujourd'hui, pas moins de cent de ses chansons survivent et font la joie des amateurs de musique folklorique.

  • Joseph-Armand Bombardier est né le 16 avril 1907 en Estrie. Dès treize ans, il démontre un réel talent d'inventeur.
    À 17 ans, le jeune homme quitte son village natal de Valcourt pour Montréal, où il espère parfaire ses connaissances en suivant des cours du soir en mécanique et en électricité automobile. C'est lui qui mettra au point
    la célèbre autoneige B7 en 1937. D'autres inventions le feront connaître à travers le Canada et poseront les assises de la compagnie multinationale qui porte encore
    aujourd'hui son nom.
    Joseph-Armand Bombardier est un grand inventeur et créateur de notre époque. Il demeure une figure emblématique du XXe siècle.

  • Tout jeune, Kondiaronk, dit le Rat, se fait remarquer par son habileté au combat, sa passion pour la politique et sa capacité à captiver son auditoire. Reconnu comme chef dans sa tribu, il occupe rapidement un rôle important dans la grande nation autochtone. En 1701, après plusieurs années de guerre, alors que débutent les pourparlers de paix entre les Autochtones et les dignitaires de la Nouvelle-France, Kondiaronk fait entendre sa voix. Un mois après le début des négociations, alors qu'il est gravement malade, le grand chef fait un long discours, écouté de tous et qui mènera à la signature du traité de la Grande Paix. Par son dévouement envers les siens et sa grande sagesse, Kondiaronk est devenu une légende qu'on se doit de connaître.

  • Alexander Graham Bell naît en Écosse où il enseigne à parler à des sourds. Son intérêt pour l'enseignement le conduit à développer des outils pour faciliter la communication orale. Après la mort de ses deux frères, il suit ses parents qui émigrent en Ontario. Il va ensuite s'installer à Boston, centre de recherche scientifique très vivant en cette fin de 19e siècle. L'invention du téléphone lui assure gloire et postérité mais comme tout grand inventeur, il mènera des recherches dans de nombreux domaines : électricité, médecine, aéronautique. Il vivra de nombreuses années à Baddeck, en Nouvelle-Écosse, où il s'éteindra après une vie exceptionnelle.

  • Antoine Labelle naît au Québec en 1833. Contemporain de la rébellion des Patriotes en 1837-1838 et de l'union du Bas-Canada au Haut-Canada, il vit son adolescence au sein de conflits incessants. Ordonné prêtre en 1856, il devient curé de la paroisse de Saint-
    Jérôme une dizaine d'années plus tard. Il travaille avec acharnement à la construction d'un chemin de fer dans la région des Laurentides. Il encourage le développement
    économique et rêve de voir monter son train jusqu'après Mont-Laurier pour rejoindre celui du Canadien Pacifique. En 1888, le curé Labelle est nommé sous-ministre de l'Agriculture et participe à la rédaction de nombreux
    projets de loi. Personnage historique du Québec, Antoine Labelle a fondé 20 paroisses où 5 000 colons ont défriché la terre pour s'y installer et fonder famille.

  • Lucy Maud Montgomery est la première femme écrivaine reconnue du Canada dont le livre le plus célèbre est Anne... la maison aux pignons verts. Elle est née en 1874 sur l'Île-du-Prince-Édouard. Orpheline de mère dès son plus jeune âge, et à cause de l'absence prolongée de son père parti travailler en Saskatchewan, c'est à Cavendish qu'elle demeura le plus longtemps, dans la maison de ses grands-parents maternels.
    À une époque où « les femmes ne pouvaient être écrivains », cette féministe avant l'heure a su faire mentir l'adage et a publié vingt romans, des nouvelles, de la poésie et de nombreux articles. Encore aujourd'hui, ses oeuvres sont lues dans le monde entier.

  • Michel Sarrazin était un homme de sciences. Un homme curieux de tout ce qu'il l'entoure, tant des êtres humains que des plantes et des animaux. Lorsqu'il débarque en Nouvelle-France, il voit là une occasion de venir en aide à ses contemporains tout en nourrissant sa soif de découvertes. Quelques temps après son arrivée, il devient rapidement indispensable; il est appelé de toutes parts non seulement pour soigner les malades mais également pour développer les concepts de base de l'hygiène et prévenir les épidémies. Les sciences et la médecin de cette époque étaient fort différentes d'aujourd'hui et Michel Sarrazin, par sa persévérance, sa curiosité et son dévouement, a contribué à leur évolution. Un homme et un scientifique à découvrir.
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  • «Jacques Cartier prépare minutieusement son premier voyage. Comme il est soutenu par le roi de France, il parvient à lever son équipage. Le 20 avril 1534, il assiste à la messe et au sortir de l'église, toute la ville l'accompagne sur les quais. La foule en liesse veut assister au départ de ce grand personnage auquel rien ne résiste. Il appareille avec deux navires ornés du drapeau fleurdelisé, symbole de la royauté. C'est le départ pour la grande aventure. En moins de trois semaines d'une traversée assez tranquille, Jacques Cartier passe au large de Terre-Neuve. Comme les glaces lui barrent le chemin, il se réfugie dans une crique. Le 21 mai, il repart plein nord. Il découvre alors une île couverte d'oiseaux, qu'on nomme aujourd'hui Fous de Bassan. Un peu plus tard, le navigateur croise un ours sur son chemin. Dans son premier récit de voyage, il le décrit comme "grand comme une vache, aussi blanc qu'un singe".»

  • La vie de Marie Rollet prit son envol par un doux matin ensoleillé du printemps alors qu'elle se rendait chez l'apothicaire. Derrière le comptoir, le destin avait le visage de Louis Hébert. Entre les deux jeunes gens commença alors une tendre histoire d'amour qui les mena jusqu'en Nouvelle-France où ils vécurent une vie exemplaire. Parce qu'elle a été la première mère de famille à s'établir au pays avec ses enfants, parce qu'elle n'a jamais perdu courage malgré les nombreuses épreuves qui ont parsemé sa vie, Marie Rollet mérite de porter le titre de « Mère de la Nouvelle-France ».

  • La jeune Magdelon est habituée à la vie au fort et à la menace constante que font planer les Iroquois sur la petite seigneurie de Verchères et ses environs. Toutefois, elle ne pensait pas avoir à la défendre elle-même contre l'ennemi. Ainsi, par un beau jour d'octobre 1692, alors que ses parents se sont absentés pour affaires, Madeleine de Verchères doit agir avec ruse, courage et sang-froid pour diriger sa petite troupe et tenir tête aux assaillants. Cette longue bataille contre les Sauvages, qui dura plusieurs jours, forge tout l'avenir de Madeleine qui sera dès lors reconnue comme une héroïne par ses contemporains.

  • Marie Guyart, Mère Marie de l'Incarnation, est une femme forte à qui le travail n'a jamais fait peur. D'abord épouse et mère, elle devient rapidement veuve et se voit dans l'obligation de reprendre l'entreprise de son mari, qu'elle dirige de main de maître. Malgré toutes ses activités, Marie ressent un vide. Elle ne pourra le combler qu'en répondant à l'appel de Dieu qu'elle entend depuis sa tendre enfance. C'est en tant que Mère Marie de l'Incarnation que Marie Guyart viendra en Nouvelle-France. Elle supervisera la construction du grand couvent de la congrégation des Ursulines où elle consacrera sa vie à l'éducation des jeunes filles Françaises et Amérindiennes. Une femme d'exception trop souvent oubliée par les livres d'histoire.

  • Louis Jolliet possédait de multiples talents. Après des études au Séminaire de Québec et un voyage en France pour parfaire ses connaissances en cartographie, il revient en Nouvelle-France, décidé à faire sa marque. Peu de temps après son retour,l'aventurier effectue sa première expédition entre Québec et les Grands Lacs pour faire le commerce des fourrures. Mais c'est en 1673, quand il découvre le Mississippi en compagnie du père Marquette, qu'il réussit son plus grand exploit.

  • Jean Talon était un homme à la volonté de fer et aux multiples talents. Lorsque le Roi Soleil lui offre l'occasion de devenir l'intendant de la Nouvelle-France, il accepte ce défi avec enthousiasme.
    Une grande aventure commence alors pour la jeune colonie. Sur son chemin, l'intendant Talon rencontrera des alliés de choix, mais également quelques ennemis qui s'opposeront à son style de gestion. Malgré les obstacles et les difficultés multiples, rien ni personne ne viendra mettre un frein à sa volonté de faire de la Nouvelle-France un endroit digne des ambitions de son roi.

  • D'origine métisse, Riel est né dans la colonie de la rivière Rouge, dans l'actuel Manitoba. Aîné d'une grande famille, il quitte les siens à treize ans pour venir étudier à Montréal. De retour chez lui dix ans plus tard, Riel, par son charisme et son éducation, s'impose rapidement comme leader et s'engage dans la défense des Métis. Il réussira, non sans mal, à faire valoir plusieurs de leurs droits et contribuera à la création de la province du Manitoba, mais sera finalement jugé pour haute trahison et exécuté en 1885.

  • Jeanne Mance est née en France, dans la ville de Langres. C'est lors de la grande peste qu'elle découvre sa vocation de soignante. Après de nombreuses péripéties, elle arrive en Nouvelle-France en tant que missionnaire laïque en compagnie d'une quarantaine de personnes afin de fonder Ville-Marie. Elle y occupe le poste d'économe et d'administratrice de la colonie. Elle fondera également l'Hôtel-Dieu, le premier hôpital de Montréal.
    Aujourd'hui, Jeanne Mance est reconnue comme la cofondatrice de Montréal au même titre que Paul de Chomedey, sieur de Maisonneuve.

  • Joseph-Elzéar Bernier est un des plus illustres explorateurs et navigateurs du Canada. Né en 1852 à L'Islet-sur-Mer dans une famille de grands navigateurs, il deviendra lui-même capitaine à l'âge de 17 ans seulement. Animé d'une passion sans borne pour l'Arctique, il mènera plus de dix expéditions sur les mers du Nord entre 1906 et 1925. Le 1er juillet 1909, Joseph-Elzéar Bernier dépose une plaque sur l'île de Melville proclamant la souveraineté du Canada sur les îles de l'Arctique.

  • Originaire de Champagne, en France, Paul de Chomedey sieur de Maisonneuve s'initie très tôt à l'art militaire. Mais cela ne le satisfait pas : il rêve de voyages et d'aventures. Nommé gouverneur de Ville-Marie, il fonde la bourgade avec une quarantaine de colons prêts à relever le défi. L'homme d'honneur et de parole tentera toute sa vie de surmonter les nombreux obstacles qui se dresseront sur son chemin pour assurer le bien-être et la postérité de Ville-Marie. Aujourd'hui, Paul de Chomedey sieur de Maisonneuve est reconnu comme le cofondateur de Montréal au même titre que Jeanne Mance.

  • Laura Secord est considérée comme une héroïne de la guerre anglo-américaine de 1812. Née en 1775 dans le Massachusetts, elle déménage avec sa famille quelques années plus tard pour s'installer dans ce qui s'appelait alors le Haut-Canada. Elle y fondera sa propre famille. Obligée d'héberger des officiers de l'armée américaine, elle apprendra par hasard qu'une attaque imminente s'apprête à être menée contre les Anglais. Elle décide alors de prévenir ces derniers, marchant pour cela près de vingt heures sans s'arrêter. Son intervention portera fruit puisque les Anglais, prévenus, remporteront ainsi la victoire. Son rôle ne sera reconnu que bien des années plus tard, en 1860.

  • George-Étienne Cartier est considéré comme un des pères de la Confédération canadienne. Né en 1814 dans le village de Saint-Antoine-sur-Richelieu à l'est de Montréal, il est issu d'une ­famille de marchands installés au Canada depuis 1735. Il deviendra avocat, tout en s'intéressant aux affaires politiques. Il participera ainsi à la révolte des patriotes en 1837 et devra se réfugier quelque temps aux États-Unis avant de revenir à Montréal. En 1848, il est élu député à l'Assemblée législative du Canada-Uni, commençant ainsi sa carrière politique. Il deviendra ministre puis premier ­ministre et défendra la création d'une Confédération canadienne.

  • En 1651, Pierre-Esprit Radisson quitte la France à l'âge de onze ans pour rejoindre sa demi-soeur Marguerite, aux Trois-Rivières. L'année suivante, il est kid nappé par des Iroquois. Pendant des mois, il deviendra l'un des leurs, apprenant tout de leurs moeurs et de leurs coutumes guerrières. Polyglotte, l'explorateur vivra une foule d'aventures aussi bien en Europe qu'au fort Onondaga, au lac Supérieur, dans les Petites Antilles et jusqu'à la baie d'Hudson dont il sera l'un des découvreurs. Individualiste et opportuniste, cherchant constamment à faire du commerce, Radisson sera toujours partagé entre son envie de servir la France ou l'Angleterre.

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