Éditions du remue-ménage

  • La crise de la masculinité ; autopsie d'un mythe tenace

    Francis Dupuis-Déri

    • Éditions du remue-ménage
    • 10 Avril 2018

    Une crise de la masculinité, dit-on, sévit dans nos sociétés trop féminisées. Les hommes souffriraient parce que les femmes et les féministes prennent trop de place. Parmi les symptômes de cette crise, on évoque les difficultés scolaires des garçons, l'incapacité des hommes à draguer, le refus des tribunaux d'accorder la garde des enfants au père en cas de séparation, sans oublier les suicides. Pourtant, l'histoire révèle que la crise de la masculinité aurait commencé dès l'antiquité romaine et qu'elle toucherait aujourd'hui des pays aussi différents que le Canada, les États-Unis et la France, mais aussi l'Inde, Israël, le Japon et la Russie. L'homme serait-il toujours et partout en crise?

    Dans ce livre, Francis Dupuis-Déri propose une étonnante enquête sur ce discours de la «crise de la masculinité», dont il retrace l'histoire longue et ses expressions particulières selon le contexte et les catégories d'hommes en cause, notamment les «hommes blancs en colère» ainsi que les Africains-Américains et les «jeunes Arabes». Il analyse l'émergence du «Mouvement des hommes» dans les années 1970 et du «Mouvement des droits des pères» dans les années 1990 et leurs échos dans les réseaux chrétiens et néonazis. Il se demande finalement quelle est la signification politique de cette rhétorique, qui a pour effet de susciter la pitié envers les hommes, de justifier les violences masculines contre les femmes et de discréditer le projet de l'égalité entre les sexes.

  • Le boys club

    Martine Delvaux

    • Éditions du remue-ménage
    • 14 Octobre 2019

    Ils sont tournés les uns vers les autres. Ils s'observent et s'écoutent. Ils s'échangent des idées, des armes, de l'argent ou des femmes. Dans cet univers clos réservé aux hommes, le pouvoir se relaie et se perpétue à la façon d'une chorégraphie mortifère. Le boys club n'est pas une institution du passé. Il est bien vivant, tentaculaire: État, Église, armée, université, fraternités, firmes... et la liste s'allonge.

    À la manière d'une chasse à l'image, c'est dans les représentations au cinéma et à la télévision que Martine Delvaux le traque. Véritable plongée en eaux noires, ce livre nous invite à considérer l'entre-soi des hommes comme un phénomène régressif. Un dispositif à profaner, déconstruire, refuser, parce que nos vies comptent.

  • Ville féministe : notes de terrain

    Leslie Kern

    • Éditions du remue-ménage
    • 1 Mars 2022

    À qui appartient la ville ? Sûrement pas aux femmes. Souvent le théâtre des violences ordinaires ou frontales, la ville repose sur des fondations sexistes. Kern s'attarde à la manière dont les relations de genre, de classe, de race, d'âge se déploient dans la ville. Elle nous invite à redéfinir et à nous réapproprier les espaces urbains. Comment rendre nos villes plus féministes ? Partant de son expérience quotidienne de citadine à différentes époques de sa vie (enfant, adolescente, étudiante, travailleuse, militante et mère), elle s'appuie sur les théories d'urbanisme, des travaux de géographes féministes et des références à la culture pop pour montrer comment une ville genrée qui s'embourgeoise exclut les populations marginalisées, mais également pour évoquer les possibles configurations d'une ville plus inclusive.

  • Le féminisme pop : la défaillance de nos étoiles

    Sandrine Galand

    • Éditions du remue-ménage
    • 21 Septembre 2021

    Elles sont belles. Elles sont riches. Elles sont populaires. Elles sont des superstars, et elles se disent féministes. Dans la lignée de Madonna, des Riot Grrrls et des Spice Girls s'élèvent aujourd'hui les voix et les corps de femmes puissantes et controversées comme Beyoncé et Lady Gaga. On leur reproche de faire fructifier leurs prises de position. D'édulcorer les idées politiques dont elles se réclament. Simple plus-value à leur image de marque ou résistance authentique ? Et si leur discours relevait à la fois de l'une et de l'autre ?

    Sandrine Galand plonge au coeur de ces questions difficiles dans cet essai documenté sur la place du féminisme dans la culture populaire contemporaine. Elle fait le pari d'embrasser les tensions qui le traversent pour mieux repérer ce que ces stars pop représentent de subversif et d'inclusif, pour mieux comprendre ce qui se passe entre les gloires et les chutes. Plus qu'un effet de mode, ce sont de nouveaux récits qui s'écrivent avec ou en marge des luttes. L'autrice réapprend à aimer ce féminisme qui fleurit à l'ombre du spectacle, en révélant ce qui, en lui, nous parle de nous.

  • Télévision queer

    Joëlle Rouleau

    • Éditions du remue-ménage
    • 12 Avril 2022

    Queer, la télévision? À en croire certains éditocrates excédés, il serait désormais impossible d'ouvrir la télé sans y voir toutes les couleurs de l'arc-en-ciel. S'il est vrai que la diversité sexuelle et la complexité des genres sont de plus en plus représentées à la télévision, les efforts déployés par les Netflix de ce monde pour rester en phase avec les attentes du public sont souvent suspects... et incomplets. Que signifient au juste ces nouvelles représentations? Peut-on faire confiance à un média qui cherche avant tout à engranger des profits? La télévision peut-elle être queer?
    Talk-show, websérie, téléroman, les études de cas réunies ici portent sur divers formats de ce média, et ce, dans différents contextes culturels (Québec, Canada, États-Unis, Allemagne et Espagne). Ces analyses montrent tout à la fois les limites du média et ses possibilités pour mettre en scène des représentations queer radicalement subversives.

    Des textes de Stéfany Boisvert, Tara Chanady, Florian Grandena, Charlotte Kaiser, Antonio Lérida Muñoz, Alexis Poirier-Saumure, Julie Ravary-Pilon, Joëlle Rouleau, Olivier Tremblay, Christoph Vatter et Arnaud Widendaële.

  • Qu'y a-t-il de commun entre la mort de Joyce Echaquan en 2020 et celle de Marie-Joseph Angélique en 1734? La militante de longue date Alexandra Pierre en aurait long à dire sur le sujet. Dans ce livre, elle s'entretient avec neuf femmes engagées afin de connaître leurs histoires de résistance et faire apparaître le fil qui les unit les unes aux autres. Elle en tire un matériau inédit, ancré dans les luttes passées et futures, et détaché des grandes trames du féminisme blanc et du militantisme de gauche. Habilement orchestré, alternant de l'intime au politique, cet essai révèle une pensée en mouvement, généreuse et insoumise.

    «Toutes nos histoires sont interconnectées. Nous sommes toutes des soeurs de lutte.» - Émilie Monnet et Marilou Craft, extrait de la préface

    Avec la participation de Avni, Dalila Awada, Naïma Hamrouni, Widia Larivière, Marlihan Lopez, Abisara Machold, Hirut Melaku, Sheetal Pathak et Alejandra Zaga Mendez.

  • Moi, Gémeau ascendant Sagittaire, j'apprends à devenir une plante, l'espace d'un livre, d'un parcours spirituel, avec ses résistances, ses engagements, ses frustrations, ses désistements et ses extases. C'est avec une pelle, un sécateur et mes pieds que j'ai ouvert le sentier sur lequel j'ai traîné le bagage critique d'une femme qui a passé beaucoup de temps à l'université. Je l'ai gardé, ce bagage, même si je l'ai un peu remodelé, parce qu'au final, c'est lui qui peaufine, qui sculpte, et qui fait shiner ma destinée.

    Historienne de l'art, horticultrice-arboricultrice, forestière et yogini, Pattie O'Green nous entraînedans l'univers des yogis qui nous expliquent la vie, des déesses néolibérées, des fuckboys spirituels, des sirènes en sac de couchage et des jardiniers-bénéficiaires d'un CHSLD. Elle y explore les rapports à la nature et au corps sur les chantiers d'horticulture, dans la forêt urbaine et lors de longues randonnées dans le bois, mais c'est par la danse, la masturbation féminine et le rêve chamanique que le coeur finit par s'ouvrir.

  • La question des jeunes trans gagnerait à être mieux connue du grand public. Longtemps, les identités trans et non binaires chez les enfants et les jeunes ont été comprises comme des pathologies du développement à mettre en veilleuse, voire à corriger. Or, la littérature scientifique actuelle et l'expérience du terrain nous montrent que les identités de genre non conformes sont une expression parmi d'autres de la diversité humaine. Défendant une approche dite «transaffirmative», qui repose sur une vision non binaire du genre, non pathologisante, respectant l'autodétermination et l'expertise des personnes sur leur vie, cet ouvrage pluridisciplinaire entend fournir des fondements théoriques et pratiques sur le sujet, dans le but d'accompagner et d'améliorer la qualité de vie de ces jeunes.

    Avec des textes de Éli Abdellahi, Florence Ashley, Alexandre Baril, Greta Bauer, Gabrielle Bouchard, Lucile Crémier, Aaron Devor, Karine Espineira, Maxime Faddoul, Annie Fontaine, Andrée-Ann Frappier, Gabriel Galantino, Shuvo Ghosh, Gabriel Girard, Andreea Gorgos, matthew heinz, Valeria Kirichenko, Zack Marshall, Denise Medico, Annie Pullen Sansfaçon, Jake Pyne, Marjorie Rabiau, Muriel Reboh Serero, Marie-Joëlle Robichaud, Jean-Sébastien Sauvé, Françoise Susset, Charles-Antoine Thibeault, Jacques Thonney, Raphaël Wahlen et Adèle Zufferey.

  • Libérer la culotte

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    • Éditions du remue-ménage
    • 20 Avril 2021

    Luxure, nom féminin : comportement de quelqu'un qui se livre sans retenue aux plaisirs sexuels.

    Les codirectrices de Libérer la colère poursuivent leur relecture libre et féministe des péchés capitaux en s'attaquant cette fois à une bête redoutable : le sexe. Qui a dit que la libération sexuelle des années 1970 avait vraiment «libéré» notre sexualité? Est-ce que le devoir conjugal n'appartient qu'à la génération de nos grands-mères? Comment se fait-il que le fossé orgasmique soit encore si profond? Peut-on repenser le sexe en dehors du modèle standard de couple? De l'asexualité au BDSM, du polyamour au consentement enthousiaste, ces textes culottés réclament haut et fort une nouvelle révolution sexuelle, une réinvention de nos rapports intimes. Si le privé est politique, la sexualité est la clé de voûte de véritables rapports égalitaires. Nous réclamons le droit à la jouissance complète de nos vies. Si dans Libérer la colère nous disions être des féministes frustré·e·s, nous constatons dans Libérer la culotte que nous sommes aussi mal baisé·e·s.

    Avec des textes de Stella Adjokê, Caroline Allard, Julie Artacho, Rose-Aimée Automne T. Morin, Sarah Beaudoin, Rachel Bergeron, Pascale Bérubé, Isabelle Bouchard-Veillette, Fanny Britt, Emilie Sarah Caravecchia, Zed Cézard, Maya Cousineau-Mollen, Caroline Dawson, Fannie Dionne, Catherine Darion, Laïma A. Gérald, Amélie Gillenn, Marie-Laure Landais, Leyla Lardja, Maude Ménard-Chicoine, Geneviève Morand, Mélodie Nelson, Maude Painchaud-Major, Léonie Pelletier, Véronique Pion, Shirley Rivet, Natalie-Ann Roy, Hélène Saint-Jacques et Catherine Voyer-Léger, et des entretiens avec Melissa Mollen Dupuis et France Castel.

  • Là où je me terre

    Caroline Dawson

    • Éditions du remue-ménage
    • 25 Novembre 2020

    Valparaíso, décembre 1986, tremblement de terre entre les quatre murs d'une maison. Un homme et une femme annoncent à leurs enfants qu'il faut tout laisser derrière et fuir le Chili de Pinochet. C'est Noël, la petite Caroline a sept ans et elle aura la nausée durant tout le voyage.

    La fillette atterrit à Montréal. En plus de la neige dehors, il y a le tapis rouge vin de l'hôtel Ramada qui accueille les personnes réfugiées en attente de papiers. Il y a aussi Passe-Partout qui semble s'adresser à elle à travers le téléviseur. Après le premier appartement à Montréal-Nord, la classe d'accueil de madame Thérèse qui lui apprend le français, les enfants qui se moquent de ses cheveux et de sa boîte à lunch, la misère des rues d'Hochelaga, il y aura tout ce temps passé dans les banques où ses parents font des ménages. Entre l'exil, les fantômes du passé et le jeu des différences, la petite Caroline camouflera sa furieuse envie de vivre pour ne plus détonner et devenir une immigrante modèle.

    Mais comment apprend-on à ne plus s'effacer? Peut-on embrasser une nouvelle culture sans renier ses origines? Lumineux et vivant, Là où je me terre sonde la possibilité d'aimer et de lutter sans ne plus avoir à fuir.

  • L'école enseigne-t-elle l'hétérosexualité? Y apprend-on les bonnes et les mauvaises manières d'être une fille ou un garçon? Dans la cour de récréation comme en classe, les jeunes ont tôt fait de comprendre quels corps, quels comportements et quelles attirances sont admissibles. Et c'est peut-être dans les cours d'éducation à la sexualité que ces messages sont transmis le plus directement.

    Ce livre passe au crible une culture scolaire qui contribue à reconduire des normes de genre et de sexualité, souvent à son insu. Il montre comment les programmes, les manuels et les pratiques enseignantes peuvent maintenir les élèves dans l'ignorance quant à leur identité et leurs désirs, voire alimenter la violence. Dressant un portrait sans complaisance de l'éducation à la sexualité en France et au Québec, il propose des pistes d'intervention afin de rendre les contenus scolaires véritablement inclusifs, positifs et antioppressifs.

  • Filles corsaires

    Camille Toffoli

    • Éditions du remue-ménage
    • 31 Août 2021

    Camille Toffoli croit que les serveuses de diners, les chanteuses country, les sad girls et les championnes de rodéo ont quelque chose de fondamental à nous apprendre sur les rapports de genre et les privilèges de classe. Filles corsaires construit une pensée qui a les deux pieds dans la vie, qui jette son dévolu sur les figures oubliées et les angles morts d'un certain féminisme universitaire.

    Pourquoi le célibat volontaire, l'autonomie sexuelle et la non-maternité sont-ils toujours frappés de suspicion ? L'amitié peut-elle réellement lutter contre l'hétéronormativité ? Comment penser une politique de la solitude ? L'autrice investigue ces questions, et bien d'autres, à travers une série de portraits où les anecdotes côtoient les réflexions philosophiques. Une éthique féministe inconfortable qui se déploie quelque part entre les journées de travail en librairie, les soirées karaokés et les brunchs deux oeufs-bacon.

  • Les malentendues : foi et féminisme : des droits réconcilliables

    Dania Suleman

    • Éditions du remue-ménage
    • 20 Avril 2021

    Féminisme et religion sont-ils mutuellement exclusifs, voire irréconciliables? Devons-nous absolument vivre des déchirements autour de ces enjeux fondamentaux ? À l'heure des tensions que l'on connaît en Occident et de la hausse des discriminations liées aux signes religieux, tout porte à croire que oui. Dania Suleman pense plutôt le contraire. Avec cet essai bref et brillant, écrit dans un souci de vulgarisation, elle saute dans l'arène dans le but avoué d'amorcer une réconciliation.

    La coexistence de la liberté de religion et de l'égalité des sexes est une question sensible qui n'est pas sans comporter de pièges. Dania Suleman sait les éviter pour nous mener ailleurs. Là où il est possible de reconnaître la dimension patriarcale des religions à travers l'histoire, mais du même souffle, le rôle qu'elles jouent dans l'intégration sociale de la population immigrante. Possible de constater que les tribunaux canadiens savent faire la part des choses pour protéger les femmes, sans hiérarchiser ces droits constitutionnels. Possible d'explorer le travail des théologiennes féministes postcoloniales qui revisitent les textes sacrés. Une réflexion salutaire puisant à la sociologie, au droit et au féminisme, qui vient revaloriser l'autonomie et la liberté des femmes tout en offrant un point de vue incarné sur l'identité religieuse. Et surtout, qui peut contribuer à apaiser les fractures sociales.

  • La crise de la reproduction

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    • Éditions du remue-ménage
    • 24 Septembre 2020

    Nées en Italie dans les années 1940, Silvia Federici et Mariarosa Dalla Costa sont des militantes pionnières et des intellectuelles féministes de premier plan. Dans ces entretiens avec Louise Toupin, elles reviennent sur le mouvement qu'elles ont cofondé en 1972, le Collectif féministe international, qui fut à l'origine d'une revendication radicale et controversée au sein du féminisme, celle de la rémunération du travail domestique. À partir de ce riche terreau, elles racontent comment s'est développée leur pensée au fil du temps, et formulent une critique intersectionnelle du capitalisme néolibéral, depuis la notion de crise de la reproduction sociale.

  • En quoi consiste la notion de consentement enthousiaste? De quelles façons se vit le plaisir sexuel, seule ou avec des partenaires? Comment conjuguer désir et handicap ou maladie chronique? Et comment la société et la culture influencent-elles l'expérience de la sexualité? Des questions fondamentales qui se retrouvent bien souvent sans réponse, à une époque où on en aurait tant besoin pour faire des choix éclairés. Corps accord vient rompre le cycle de l'ignorance.

    Accessible, décomplexé et inclusif, cet ouvrage est la première adaptation québécoise du classique Our Bodies, Ourselves, dont la dernière édition est parue en 2011. D'abord publié en 1971, puis maintes fois réédité et traduit en 34 langues, OBOS a révolutionné le domaine de la santé de femmes en alliant des témoignages sur leur sexualité, des points de vue féministes diversifiés et des données scientifiques. Cette véritable encyclopédie a contribué à une réappropriation du pouvoir et du savoir des femmes sur leur corps et demeure à ce jour une ressource incontournable pour toutes les générations.

  • Je suis féministe ; le livre

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    • Éditions du remue-ménage
    • 1 Novembre 2016

    Quand sont apparues ces Correspondances libres, furieuses et joyeuses, en 2008, le web avait encore l'air d'un vaste boy's club. C'était l'époque où le féminisme n'avait pas du tout la cote. Des aventurières ont alors pris la toile d'assaut, en faisant le pari d'offrir aux jeunes féministes une tribune à leur image. Elles ont blogué, créé et piaffé sans répit, et ce, jusqu'à transformer le web.

    Je suis féministe a été - et est toujours - ce blogue influent, incubateur de polémiques et d'émois, tel un feuilleton du féminisme 2.0. Cet espace a servi de porte d'entrée dans l'écriture et dans le débat public à des dizaines de jeunes francophones qui s'y sont multipliées, jusqu'à ce qu'on ne puisse plus les ignorer.

    Grâce au minutieux travail de Marianne Prairie, auteure et chroniqueuse, et de Caroline Roy-Blais, recherchiste et gestionnaire de communauté, Je suis féministe passe au papier, afin de garder une trace de cette aventure collective marquante. Cette anthologie réunit des textes de plus de 30 auteures, écrits entre 2008 et aujourd'hui.

    «Dans les voix claires et nettes de ces jeunes femmes, on entend tour à tour l'exaspération, la moquerie, la colère, la curiosité, la tristesse, la révolte, l'humour autocritique, la complicité et, surtout, un immense désir de bousculer un ordre établi sans elles.» - Sylvie Dupont, extrait de la préface

  • Travail invisible ; portraits d'une lutte féministe inachevée

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    • Éditions du remue-ménage
    • 2 Octobre 2018

    Encore invisible, le travail des femmes? La question peut faire sourciller tant les féministes ont obtenu des gains sur ce front au cours des dernières décennies. Or, si les femmes ont massivement intégré le marché de l'emploi, le travail dit invisible, majoritairement effectué par celles-ci, n'a fait que croître et se complexifier. En plus du strict travail ménager, il se présente sous de multiples visages: la charge mentale de l'organisation familiale, le travail invisible d'intégration des femmes immigrantes, le travail des proches aidantes, celui des aides familiales venues d'ailleurs, des femmes autochtones et racisées, des étudiantes stagiaires, ou encore, des travailleuses du sexe.

    Comment se décline l'enjeu du travail invisible dans différents milieux, et où en sont les revendications pour faire reconnaître ce travail et le sortir de l'ombre? Rassemblant des militantes féministes et des intellectuelles engagées sur ces questions, cet ouvrage collectif entend remettre le sujet du travail invisible à l'ordre du jour politique tout en proposant des pistes de réflexion et de mobilisation concrètes.

    Des textes de Stella Adjokê, Sandrine Belley, Sonia Ben Soltane, Annabelle Berthiaume, Jenn Clamen, Hélène Cornellier, Irène Demczuk, Myriam Dumont Robillard, Claudia Foisy, Monica Forrester, Elizabeth James, Elene Lam, Widia Larivière, Valérie Lefebvre-Faucher, Linda Li, Camille Robert, Annabelle Seery, Valérie Simard et Louise Toupin.

  • Promenade sur Marx ; sur les traces de Jenny, Laura et Eleanor Marx

    Valérie Lefebvre-Facuher

    • Éditions du remue-ménage
    • 1 Décembre 2020

    Avez-vous remarqué ce personnage en marge du cadre, dont on ne nous raconte pas l'histoire? Une enquêtrice décide de suivre la piste des femmes entrevues dans les portraits de Marx. Ses antennes féministes remuent en direction de l'héritage marxien: tant de gloire virile recouvrant une pensée d'égalité, c'est louche. Quel risque courons-nous si nous nous intéressons aux femmes qui étaient là? Une simple promenade qui, au final, chamboule tout.

    Vous qui possédez Le petit Karl comme un catalogue d'outils à dégainer dans toutes les situations, que savez-vous de l'oeuvre d'Eleanor Marx? De l'influence de Jenny ou de Laura Marx? Camarades, quelqu'un vous a-t-il parlé d'elles pendant ces nombreuses années d'université?

  • À l'heure où des crises environnementales, économiques, politiques et humanitaires se croisent et menacent jusqu'à la vie sur Terre, il est troublant de constater que nous ne faisons toujours pas de la défense du vivant une priorité. Et si le travail de soin, les modes de vie égalitaires et durables souffraient du même mépris qui a longtemps occulté le savoir et l'action des femmes? Ce livre postule l'urgence de l'écoféminisme. Comprendre les similitudes dans le fonctionnement du patriarcat et de l'exploitation de la nature permet de revaloriser de puissantes stratégies de résistance.

    Les auteures de ce recueil réfléchissent à la décentralisation du pouvoir, à la décolonisation, aux droits des animaux, à la crise de la reproduction, aux grands projets d'exploitation des ressources, au retour à la terre, à la financiarisation du vivant, à la justice entre générations. Toutes sont engagées sur plusieurs fronts pour freiner la destruction du monde. Et pensent que nous n'y arriverons pas sans rompre radicalement avec l'idéologie de domination.

  • Les enragées

    Valérie Bah

    • Éditions du remue-ménage
    • 31 Mai 2021

    On a chacun·e vécu plus que l'équivalent d'une maîtrise en mangeage de marde, et ce, par cumul de certificats en précarité, en instrumentalisation, en domination temporelle, complétés par une étude indépendante en détournement cognitif. Cette accréditation, il faut l'encadrer, l'afficher sur nos murs et puis mettre le feu à l'immeuble avant de déguerpir.

    À travers cette suite de récits sans concession, on voit apparaître et réapparaître des personnages résolus, damnés et triomphants dont on devine les liens au fil de la narration fragmentée. L'écrivaine trace, dans un style impitoyable, le portrait d'une sororité que n'arrivent guère à ébranler la violence sociale, les traumas et les faux-semblants.

    «Et pourtant, voici dans cette écriture de Valérie Bah, les enragé·e·s qui si peu ont su mourir, débordant d'amour et de pages à remplir, sublimant des chairs pleines que font frémir les accents de leurs âmes.» - Stéphane Martelly, préface

  • Anthologie de la poésie actuelle des femmes au Québec, 2000-2020

    Collectif

    • Éditions du remue-ménage
    • 9 Mars 2021

    Cette anthologie présente le travail de cinquante-cinq poètes qui incarnent les mouvances de la poésie québécoise actuelle. Outil de référence, ce livre propose de découvrir et de célébrer, dans une approche intersectionnelle et intergénérationnelle, une sélection d'oeuvres frondeuses d'un milieu en pleine effervescence.

    avec les poèmes de

    Martine Audet, Daphné B., Joséphine Bacon, Marjolaine Beauchamp, Virginie Beauregard D., Laurie Bédard, Geneviève Blais, Daria Colonna, Marie-Ève Comtois, Sonia Cotten, Véronique Cyr, Marie Darsigny, Carole David, Denise Desautels, Roxane Desjardins, Anne-Marie Desmeules, Kim Doré, Isabelle Dumais, toino dumas, Clémence Dumas-Côté, Louise Dupré, Mireille Gagné, Renée Gagnon, Marie-Andrée Gill, Véronique Grenier, Catherine Harton, Lorrie Jean-Louis, Natasha Kanapé Fontaine, Annie Lafleur, Catherine Lalonde, Roseline Lambert, Annie Landreville, Tania Langlais, Caroline Louisseize, Stéphane Martelly, Tara McGowan-Ross, Erin Mouré, Roxane Nadeau, Chantal Neveu, Ashley Opheim, Laurance Ouellet Tremblay, Virginia Pesemapeo Bordeleau, Maude Pilon, Sina Queyras, Emmanuelle Riendeau, Maggie Roussel, Stéphanie Roussel, Nada Sattouf, Chloé Savoie-Bernard, Erika Soucy, Elkahna Talbi, Élise Turcotte, Maude Veilleux, Claudine Vachon et Laurence Veilleux.

  • À chaque mouvement de libération, sa réplique contre-révolutionnaire: c'est ce que nous enseigne l'histoire. Les luttes féministes n'y font pas exception. Décrié à droite comme un réel péril pour la stabilité sociale et l'avenir de la nation, à gauche comme une lutte secondaire à inscrire dans un bien plus vaste programme, le féminisme a toujours dérangé ceux qui trouvent intérêt à préserver le régime patriarcal.

    Tant sur le plan des idées que de l'action, l'antiféminisme se déploie suivant une logique réactionnaire, dont la visée, consciente ou pas, serait de revaloriser une condition masculine mise à mal. Pour arriver à leurs fins, les antiféministes usent de stratégies discursives comme la désinformation ou le recours à la nostalgie du «bon vieux temps» et à l'ordre naturel. Ce sont précisément ces discours revanchards, présents sur toutes les scènes, de celle de l'humour à celle du militantisme, que cet ouvrage entend décortiquer.

    «L'antiféminisme a accompagné toute l'histoire du féminisme, en dénonçant ses excès ou en s'empressant d'en dresser le constat de décès. Il couvre un spectre très large, mais il comprend toujours une dénonciation de la liberté et de l'égalité que revendiquent les féministes pour toutes les femmes.» - Francis Dupuis-Déri et Diane Lamoureux, extrait de l'introduction

    Des textes de Julie Abbou, Jérôme Cotte, Francine Descarries, Francis Dupuis-Déri, Sara Garbagnoli, Diane Lamoureux, France Théoret et Sidonie Verhaeghe.

  • J'ai peur des hommes

    Vivek Shraya

    • Éditions du remue-ménage
    • 15 Septembre 2020

    Vivek Shraya a des raisons d'avoir peur des hommes. Tout cela a commencé lorsque, enfant, on la maltraitait parce qu'elle n'était pas assez garçon; cela s'est poursuivi lorsque, adulte, on l'a punie parce qu'elle n'était pas assez femme, ou parce qu'elle en était une tout simplement. Pour Shraya, il n'y a pas d'échappatoire, que des stratégies de survie, de la performance forcée de la virilité de sa vie d'avant aux contraintes quotidiennes que lui imposent aujourd'hui sa vie de femme trans, cible de toutes les cruautés, les humiliations, les déconsidérations. Dans une écriture franche et bouleversante, elle livre un témoignage lucide sur le fil qui relie la masculinité toxique, la misogynie, l'homophobie et la transphobie.

    J'ai peur des hommes, paru chez Penguin Random House en 2018, a été nommé Meilleur livre par The Globe and Mail, Bitch Magazine, Indigo, Audible, CBC, Apple, le Writers' Trust of Canada et la Brooklyn Public Library.

    Traduit de l'anglais par Arianne Des Rochers et Kama La Mackerel

  • À l'automne 2013, au moment de la controversée Charte des valeurs visant à interdire aux fonctionnaires le port de signes religieux dits ostentatoires, des femmes et des féministes se sont organisées. Pendant que certaines se regroupaient sous des bannières faisant de la laïcité la seule garante de l'égalité des sexes, des féministes se sont saisies d'espaces de parole alternatifs pour dénoncer le déni des droits fondamentaux et la stigmatisation des femmes issues de minorités.

    Si l'analyse des intersections entre racisme et sexisme fait partie intégrante du champ des études féministes depuis la fin des années 1960, le contexte politique récent ramène à l'avant-plan ces questions difficiles et nous force à les revoir sous un éclairage nouveau. Qui est le sujet-femme dont parle le féminisme? Qui fait partie de ce «Nous» et quelles femmes en sont implicitement tenues à la marge? Est-ce que les revendications au coeur du féminisme actuel représentent bien les préoccupations profondes des femmes minorisées, racisées? Compte tenu de l'effervescence que connaît le féminisme ces derniers temps, il était devenu incontournable de rassembler dans un même ouvrage ces réflexions sur le thème des femmes racisées, une première dans le monde francophone.

    Avec des textes de Leïla Benhadjoudja, Sonia Ben Soltane, Ryoa Chung, Julie Cunningham, Naïma Hamrouni, Gaëlle Kingué Élonguélé, Chantal Maillé, Ida Ngueng Feze, Geneviève Pagé, Sandrine Ricci, Karine Rosso et Diahara Traoré. Avec la participation de Alia Al-Saji, Alexa Conradi, Viviane Michel, Maria Nengeh Mensah et Geneviève Rail.

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