Éditions De Courberon

  • « Je veux qu'on sache que je ne chercherai plus à mentir comme je l'ai fait trop souvent par le passé... ». Par cette courte phrase qu'il met dans la bouche de son narrateur au début des "Mémoires de Merlin", Guy D'Amours dévoile le but qu'il s'était fixé en commençant à rédiger son roman historique sur Merlin : écrire la plus vraisemblable histoire de ce héros du début du Moyen Âge que les légendes ont fait tour à tour magicien, prophète, créateur de la Table Ronde, instigateur de la quête du Graal et conseiller royal. Le résultat est éloquent. Le lecteur découvre un Merlin puissant et énergique, mais épuré de cette poussière magique et féodale que le temps avait déposée sur la figure historique du personnage.

    Depuis le tout début de ses études universitaires, l'auteur des "Mémoires de Merlin" se consacre à l'étude du mythe de Merlin sous toutes ses formes et à l'historicité de la légende arthurienne. Dans ce roman écrit à la première personne, il donne la parole à Merlin lui-même et raconte les événements tragiques qui ont marqué la Grande-Bretagne du début du Moyen Âge, peu après la chute de l'Empire Romain. Résultat de cinq ans de recherches et d'un travail de démythisation énorme, ce roman est sans doute la plus vraisemblable histoire de Merlin.

  • L'Attente est un récit « calme et parfois triste » (Christian Bobin) sur le temps qui passe, sur le feu de vivre qui ne laisse souvent que des cendres, sur les guirlandes que l'on dispose dans sa vie pour décorer le vide, sur les chaines que l'on met partout et qui finissent invariablement par se briser. Sur un enfant et un homme aussi, qui sont à la mauvaise place au bon moment, qui font tout ce qu'il faut faire sans savoir le faire et, surtout, qui attendent. Qui attendent quoi ?
    Que quelque chose arrive, mais sans savoir quelle est cette chose.
    Une histoire sans noms, sans visages, que des ombres et une lumière diffuse pour les faire apparaître. Une lecture qui porte en silence, qui touche à l'humain dans ce qu'il a de plus fort et, paradoxalement, de plus fragile. « Ce n'est plus un roman, c'est un poème » (Jean Marcel).

  • Dans ce récit fragmenté, le lecteur entre dans l'univers de douze personnages à la personnalité singulière surpris à un moment décisif de leur vie. Douze destins qui se recoupent et s'éclairent mutuellement à travers des histoires : d'amour, de peine, de joie. Douze histoires indépendantes, mais qui se révèlent, au fil des chapitres, autant de pièces d'un casse-tête qui forment un grand tout, un portrait de famille qui rend compte de combats humains pour le bonheur, la survie et l'amour.

  • Agnès est peintre. Elle peint inlassablement les chemins de traverse de son existence : une mère morte à sa naissance ; un père, marin, qui l'a déposée à l'orphelinat ; un silence terrible que lui ont laissé Joshua, son fils, et le bruit des pas de son grand frère Charles, le danseur étoile ; Henri, finalement, l'époux déchu qui attend le pardon derrière son journal. Toile trop sombre. Elle y rajoute de l'or, une étoile et là... il se met à briller. Il n'a pas de prénom. Pas de regard. C'est un peintre... Le peintre de nuages. Entre eux, il n'y a rien. Juste quelques ombrages étonnants, des lueurs mystiques, des bleus outremer et des ors féeriques pour les verres de champagne... L'histoire d'Agnès est une histoire comme bien d'autres, un tout petit sentier qu'elle essaye de peindre encore et encore pour arriver chez elle. Un chemin que nous cherchons tous.

  • À sa mort en septembre 1999, l'écrivain Gilles Leclerc lègue une production inédite monumentale : romans, nouvelles, essais, poèmes, pièces de théâtre. Ses écrits sont dispersés dans de nombreuses boites, parmi lesquelles se distingue un petit classeur vert contenant dix-sept cahiers lignés numérotés de 2 à 18 (le cahier 1 demeure introuvable à ce jour) : ses « carnets noirs ». Dans ce second tome de Miniatures se retrouvent les cahiers 7 à 13 de ce journal rédigé entre le 14 juillet 1956 et le 17 avril 1963. L'auteur y poursuit sa réflexion avec une sincérité crue, une lucidité tranchante et un indéniable talent d'écrivain. En abordant une variété de sujets, des dangers d'une mondialisation balbutiante à la dénonciation de la « guerre commerciale », des tourments de l'artiste inconnu au réquisitoire contre l'art qui n'est que divertissement, ce « Mozart assassiné de la Révolution tranquille » se pose une fois de plus en prophète, du meilleur, mais plus souvent du pire.

  • Fractions t.3

    Jean Marcel

    Neuf ans après avoir reçu le prix Victor Barbeau pour Fractions 2, Jean Marcel revient à l'essai avec le troisième tome de ses réflexions. Écrits sur un ton unique, les textes de Fractions 3 entraînent le lecteur par petits bonds dans une vision du monde qui est celle de la culture, de l'art, de la littérature et de la vie en général. En abordant avec la même passion la simplicité du détail quotidien et la question existentielle, ce recueil propose une étonnante mosaïque formée de cette matière et ces sujets qui font l'être humain. Fractions 3 est une pensée en mouvement qui place sans contredit Jean Marcel auprès des plus grands essayistes québécois.

  • Fractions t.4

    Jean Marcel

    « Avec ce quatrième volume de fractions s'entame un nouveau jeu. » Ainsi débute Fractions 4, et il va de soi que les grands gagnants de ce jeu seront les lecteurs. L'essayiste Jean Marcel poursuit ici ses libres considérations, du trait bref et pertinent au texte réflexif et approfondi.
    Le lecteur se voit ainsi transporté par une pensée en mouvement dans le monde des arts, de la littérature, de la musique, de la politique, de l'histoire, bref, de la culture : celle de l'auteur, qui est phénoménale. De Miron à Nabokov, de Bouddha à Jésus-Christ, de la littérature siamoise au ginkgo, en passant par la passion de l'encens et la réécriture du Ramakien, rien ne semble
    échapper à cet esprit curieux qui, de toute évidence, s'intéresse plus que tout à l'être humain et à son indescriptible cheminement dans l'humanité.

  • Les années cinquante, soixante. Une ville ouvrière du Saguenay. Un maelstrom de sentiments, un enchevêtrement de personnages, une atmosphère délicieusement surannée. Un destin, une vie, celle de Clara. À l'exemple de sa grand-mère autrefois, Clara remonte le temps explorant son passé pour raconter des histoires à ses enfants et petits-enfants : « Car ne découvre-t-on pas des réponses essentielles en suivant le fil du temps ? » Des réponses et des questions. Surtout des questions, peut-être. Sur la vie, la mort, la fatalité, la solitude, le désir, le destin, la transmission. À travers des récits teintés des couleurs sombres et lumineuses d'une époque marquante du Québec, "L'air du temps" nous invite à voyager dans notre enfance, puisque « l'enfant en nous ne meurt pas. »

  • Fractions 6

    Jean Marcel

    La plume vive de Jean Marcel sied parfaitement à ce qu'il nomme ses fractions. Dans ces carnets faits de petits bonds littéraires, d'éclairs historiques et de flammèches réflexives, Jean Marcel a sans contredit trouvé son genre.

    Ce sixième tome entraîne de nouveau ses lecteurs dans une épopée faite d'idées et de concepts parfois intellectuels et parfois drôles, mais toujours avec ce ton juste et cet esprit aiguisé qui font apprécier son talent d'essayiste à la grandeur de la francophonie.

  • Dans ces carnets, le lecteur découvre une pensée libre comme on n'en voit peu aujourd'hui, et enveloppée dans une prose à la fois fine et cinglante : « Ce livre n'est pas un objet de mode consommable que l'on feuillette sur une plage un cocktail en main. Il a été écrit au fil des jours, en réponse à une absurdité de l'actualité, sur le vif d'une émotion ou à partir d'une réflexion sur la condition humaine. Je l'ai rédigé parfois en riant, souvent pour ne pas crier et quelquefois pour ne pas pleurer.

    On dit qu'il y a au moins sept façons de livrer une même idée. Pour ma part, je n'en connais que deux : avec des fleurs ou avec un revolver. Si j'ai écrit précédemment en parfumant ma pensée, la plupart de ces pages ont plutôt des odeurs de poudre. Il serait inutile de m'en tenir rigueur : je plaide la légitime défense. »

  • Fractions 5

    Jean Marcel

    Une lecture des Fractions est une véritable croisière autour du monde. Dans ce cinquième tome, Jean Marcel entraîne à nouveau son lecteur sur une mer de culture, d'amour des arts et de la littérature, de musique, de politique et d'histoire. Inlassable curieux, il fait goûter à son univers vaste qui touche tant au cinéma iranien qu'à Shakespeare, à la méditation bouddhiste qu'à l'Histoire du Siam, à son amour de Racine qu'à des anecdotes fascinantes tirées de ses observations ou de sa vie personnelle. Souvent riches, parfois comiques, mais toujours passionnantes, ces Fractions sont de petits trésors qu'il fait bon découvrir et déguster.

  • Le temps des collages est une oeuvre littéraire et visuelle de grande qualité. Yves Perreault y présente trente-six collages et autant de poèmes liés entre eux par différentes thématiques qui sont le matériau brut de cet artiste coloré. Avec ses créations aux titres évocateurs tels que « L'écrit en vain », « Être de différence » ou « Génération Bof ! », Perreault nous conduit dans son univers unique où la société est observée, puis disséquée. Parfois dure, parfois comique, souvent touchante sans jamais être fastidieuse, cette oeuvre est bien plus qu'un simple recueil : c'est un vibrant cri artistique qui ne laissera personne indifférent.

  • « Il dort, mais il ne sait pas qu'il dort ». C'est sur le ton de la douce ironie que Guy D'Amours nous livre sa dernière création, Un réveil agité d'histoires. À la lecture de ce texte, le lecteur se trouve légèrement désorienté, car l'oeuvre est difficilement classable dans les genres connus en littérature. Concrètement, il s'agit d'un conte philosophique entrecoupé de très courtes histoires qui se rapportent de par leur thématique au thème principal qui sera traité dans la partie du conte qui suit. L'histoire, car il y en a une, relate les diverses rencontres de Zigma, qui se réveille d'un très long sommeil. Le personnage ira de rencontre en rencontre, croisant tour à tour, femme, enfant, serpent, soleil et autres. Le récit ne se veut pas réaliste, mais concourt railleusement à nous faire sentir l'inspiration qui a donné naissance aux différents sujets abordés. Ainsi l'auteur nous met-il en garde dès le départ : «Ceux qui aimeraient une histoire structurée, avec un héros hollywoodien qui cherche à résoudre une intrigue solide établie entre un mégot de cigarette oublié sur un tapis et une belle et ambitieuse danseuse nue, je les renvoie à d'autres que moi. Dans mon histoire, pas de temps ni de lieu où s'accrocher, qu'un désir d'entraîner le lecteur sur des sentiers singuliers ». Des passages singuliers, l'auteur nous en laisse goûter plusieurs, souvent satiriques, parfois même caustiques, comme dans l'extrait suivant : « J'ai vu déjà dans mes songes leur crémation ; j'ai senti l'odeur de leurs corps putréfiés qui se calcinent : ils sont morts mais ne le savent pas. Et ce ne sont pas des hommes que je vois lutter, mais une danse morbide de squelettes décharnés qui ne peuvent s'arrêter. »

  • Lauréate du concours « Pleins yeux sur la nouvelle » (Des pas dans la neige, 2008), Valérie Forgues présente ici une nouvelle émouvante où, dans le hasard des jours, la tragédie amoureuse surgit de l'éternelle
    humanité. Sa plume, habile et colorée, entraîne le lecteur avec une lucidité et une sensibilité qui laissent présager un bel avenir d'écriture. À l'automne 2007, paraissait son premier recueil de poèmes, L'autre saison (Éditions du Sablier). Elle a également publié nouvelles et poèmes dans diverses revues et collectifs.

  • "Bang Bang" est une nouvelle crue, sans enjolivures, sans dissimulation. Avec un style qui va errer du côté de Bukowski, Cristina Moscini offre ici une histoire dure et par moments cynique qui n'a rien d'un conte pour enfants. Sous l'omniprésence de la violence, de la misère et du désespoir, se dessine un récit empreint d'un réalisme gênant que l'on voudrait occulter.

  • Journal intime et enflammé "Miniatures" est un livre de feu. Dans ce qu'il appelait au quotidien ses « carnets noirs », Gilles Leclerc se livre tout entier : on y découvre la pensée en mouvement d'un écrivain. De la réflexion sur le corps à celle sur l'âme, en passant par la critique sociale virulente et l'introspection fiévreuse, il expose son intelligence curieuse, son âme angoissée et sa lucidité incisive, voire caustique. Ces textes rédigés entre 1954 et 1956, en plus de livrer un portrait sévère mais riche
    d'une époque tourmentée du Québec, présentent une réflexion intéressante sur l'écriture, l'art, la religion au Québec
    et de nombreux autres sujets qui sont toujours d'actualité.

    Préfacé par André Major, Miniatures - titre que l'auteur avait suggéré lui-même pour ses carnets - est le premier d'une série de trois livres qui embrassera les dix-sept carnets qu'a légués l'auteur qui écrivait avant tout non pas « pour être beau, faire beau, mais pour être compris ».

  • Chaque homme a son secret. Pour le narrateur de cette nouvelle, le poids du silence est trop lourd à porter. Sa révélation est-elle celle d'un fou ? D'un génie ? À vous de juger. Dans ce texte aux parfums anciens, Vincent Thibault présente une histoire qui mêle subtilement l'art à l'ésotérisme et entraîne le lecteur malgré lui dans une narration troublante.

  • Charlotte est hantée par le souvenir de sa soeur Marguerite, confidente et amie, morte trop jeune, la laissant seule avec une vie qui l'embarrasse. Une vie qu'elle passe sans pouvoir s'empêcher de chercher en vain le regard de la disparue dans les yeux des femmes qu'elle croise. Jusqu'au jour où elle voit Adèle, qui, sans trop savoir pourquoi, lui rappelle sa soeur. Charlotte a retrouvé sa confidente, son amie, sa soeur. Mais, avec Adèle, le nuage qui entoure Charlotte est soufflé par des vents puissants : amitié, liberté, vagabondage, mais aussi jalousie, colère, folie... Et dans l'intensité de cette relation se trame une fatalité.

  • L'héritage littéraire que nous a légué la figure de Merlin depuis le milieu du VIe siècle a propulsé le personnage, dans l'esprit occidental, au rang de figures mythologiques telles que Tristan, Faust, Don Juan et Don Quichotte. Son rôle primordial dans la légende arthurienne explique en partie ce succès populaire.
    Mais il y a plus : la figure du prodigieux enchanteur est de tout temps fascinante et les mythes et contes de fées ne seraient ce qu'ils sont sans ces puissances, bonnes ou mauvaises, qui influencent à leur guise la destinée des hommes. Au fil des siècles, le personnage de Merlin s'est cristallisé en un emblème d'autorité qui n'est pas sans rappeler le père symbolique de la psychanalyse. Cette fascination qu'exerce cette figure sur les esprits contemporains porte à croire qu'elle possède un contenu à forte charge subconsciente qui prend naissance dans nos désirs secrets.

  • Dans « Le fardeau de l'infamie », un homme est rattrapé par un secret qu'il garde depuis des années. Ce roman policier relate l'histoire du Docteur Mark Côté, élevé dans un quartier difficile. D'une mauvaise fréquentation de jeunesse naîtra une aventure enlevante qui entraîne un homme ordinaire dans des aventures sombres et extraordinaires. Meurtres, tromperies et suspense au menu.

  • On trouvera dans ces carnets des phrases abruptes, des anecdotes truculentes, des propos importuns, des pensées achevées en sentence et des idées provocantes. On y verra aussi l'humour et la raillerie qui se dissimulent parfois sous un cynisme et une ironie qui sont naturels à l'auteur. Enfin, on y distinguera une parole libre, des réflexions affranchies, des exhortations à penser par soi-même et, surtout, un éloge du combat qui doit être mené contre ceux qui aiment les gens à genoux. Mais plus que tout, l'auteur aspire à ce qu'on y discerne sa totale souveraineté d'écrivain. Il ne fait partie
    d'aucune coterie, n'est à gage d'aucun patron, n'est tributaire d'aucune école de pensée et n'a donc pas de censeur dessus son épaule. C'est important de le mentionner, car c'est chose bien rare de nos jours.

  • Fractions 7

    Jean Marcel

    On lit les fractions de Jean Marcel à la grandeur de la francophonie. La raison en est fort simple : les réflexions qui composent cette oeuvre, parfois lapidaires, souvent substantielles, emportent le lecteur dans un périple aux escales variées et plus passionnantes les unes que les autres. Ce septième tome est constitué de ce qui fascine l'auteur depuis longtemps : l'histoire, la littérature, le Moyen Âge, la Thaïlande, l'état du monde, l'humain, la vie. La plume est si bien maîtrisée qu'on ne peut, en terminant ces carnets, que se sentir plus intelligent.

  • Dans ce troisième et dernier tome des « Miniatures » se retrouvent les cahiers 14 à 17 des carnets tenus par Gilles Leclerc sur une période de presque 7 ans, du 2 janvier 1957 au 17 avril 1963. L'auteur du « Journal d'un inquisiteur » y poursuit ses réflexions quotidiennes où l'on sent désormais l'essoufflement de l'écrivain, la perte du courage d'écrire et la part sombre de l'auteur prendre de plus en plus de place au détriment de la pensée et de la créativité. Le lecteur trouvera, à la suite des carnets, la première oeuvre éditée de Gilles Leclerc, un recueil de poèmes publié en 1957 aux éditions De l'Aube : « La chair abolie ».

  • D'un certain point de vue est un recueil d'images à l'encre de Chine accompagnées de courts aphorismes qui baignent le lecteur dans une atmosphère particulière.

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