Romans & Nouvelles

  • Un couple modèle de Montréal, jeune et cultivé, qui assiste à des pièces d'avant-garde et à des happenings. Derrière cette apparence de couple branché, mais ordinaire et raisonnable, se dissimule une fracture : une longue période de délire, une plongée dans l'alcool et la drogue. Depuis, Anne ne porte que des tailleurs stricts, car il y a «un lien entre la rigidité des tenues et la protection nécessaire pour affronter le quotidien».

    Michael Delisle sait combien les mots ne sont jamais innocents, que, une fois qu'on les a prononcées, il faut aller «au coeur des phrases».
    Alain Salles, Le Monde

  • Et j'ai entendu les vieux dragons battre sous la peau

    Entre colère et ironie, c'est à l'exultation que nous convie ce long poème. Prônant le cataclysme de l'amour, défiant toute forme de sécurité, celui qui dit je ramène le moi à ses sources. Tourné vers ce qui bouleverse, le garçon turbulent choisit de trembler, de tomber, d'aller à corps perdu pour faire jaillir l'émotion dans l'attaque, le déchirement.
    Et j'ai entendu les vieux dragons battre sous la peau : un excès du réel, un talent imprévu, un
    vertige essentiel.


    Voilà

    Il ne sert à rien de vouloir nier l'évidence : « nous ne savons pas vivre ». Et puisque « je suis né d'une traite », le poème s'accomplit de même, dans une coulée unique, haletante, accrochant au passage les débris d'un amour, ceux de la mémoire et de l'oubli. Et lorsqu'il ne reste que le muscle de vivre, « je continue », car on le sait, « c'est un poème de vivre encore ».

  • André Roy, écrivain, poète ainsi que critique cinématographique et littéraire, est né à Montréal en 1944. Il a collaboré à plus de cinquante revues littéraires et culturelles, tant des Amériques que des pays européens. Il a publié toute son oeuvre poétique, plus de vingt-cinq titres, aux Herbes rouges. Sa poésie est traduite en albanais, en anglais, en chinois, en espagnol (Espagne et Mexique), en italien, en macédonien, en portugais, en serbo-croate et en slovaque.

  • L'homme qui pleure

    Un homme s'envole vers l'Orient, sur la foi des récits qu'un autre a inventés. Dix ans plus tard, cet autre part à son tour et se lance sur les traces de l'ami disparu. Des rives du Gange aux neiges éternelles, un autre voyage commence qui le conduit lentement vers l'intérieur. Comment renaître d'une rencontre où l'on s'est perdu corps et âme? Comment transformer l'expérience d'une ancienne liberté en ferveur? Comment trouver dans la perte de l'autre le sens d'une vie nouvelle?
    Autant d'énigmes que l'auteur cherche à résoudre dans un roman généreux qui déploie toutes les facettes du discours amoureux avec un courage et une puissance d'évocation rares.

    C'était un homme aux cheveux et aux yeux foncés

    C'était un homme aux cheveux et aux yeux foncés raconte, d'un façon toute simple, mais
    pourtant implacable, l'histoire d'une fascination. Deux fonctionnaires dans un bureau impersonnel se toisent, s'apprivoisent petit à petit, puis, comme si un pacte mystérieux avait été conclu, l'un se met à parler de lui. Surgissent alors l'impossible aveu, la luminosité de l'enfance, la fragilité des corps. Surgit surtout le récit d'une passion, inexorable, tranchante, rédemptrice, qui ne veut jamais dire son nom.

  • La narratrice raconte le difficile passage de l'enfance à l'âge adulte d'une jeune fille de campagne à une époque où le Québec passait par un profond bouleversement des valeurs. Tout le propos du livre est d'écrire l'empêchement de vivre et de trancher le noeud des générations dans une réappropriation violente de la mémoire. Indiscret et impudique comme un témoignage, ce roman touchera le lecteur par sa densité rare.

  • À propos de MÉLANCOLIE:

    «Mélancolie est un des plus forts textes de la nouvelle poésie québécoise. Cette «mélancolie de fin du monde» et de fin de soi qu'il faut écrire pour l'oublier, Michael Delisle nous en donne le sentiment exact. Mieux que tous les poètes de sa génération réunis, Delisle réussit à investir la forme du journal jusqu'à la poésie.» - Jean Royer, Le Devoir

    À propos de CHOSE VOCALE :

    «Les émotions éclatent à chaque page au milieu de ces phrases saccadées et courtes.

    Delisle trouve une sorte d'équilibre entre la tragédie de vivre et le bonheur d'être, bonheur qui semble trouver son apogée dans le travail d'écriture. Il y a des passages splendides qui rendent à merveille cette tension: Alors, je pense que les mots sont des bulles. / Je pense que ces bulles sont molles. / Que souvent, elles forment des globes. / Que souvent, au-dessus de petits lions enjoués, / Elles frissonnent devant la mort.» - Gilles Toupin, La Presse

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